| FORUM POUR LE DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE "LE SIDA: UN DEFI SANS PRFCEDENT POUR LES DIRIGEANTS" ALLOCUTION DE H.E. NAGOUM YAMASSOUM, Excellences Messieurs les Vi ce- Présidents Excellences Messieurs les Premiers Ministres; Messieurs les Ministres; Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies; Monsieur le Secrétaire Général de I'Organisation de lUnité Africaine; Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Commission Economique des Nations-Unies pour lAfrique; Monsieur le Directeur Exécutif de lONUSIDA; Messieurs les Représentants des Organisations Internationales, Gouvernementales et Non-Gouvernementales; Honorables membres des délégations; Mesdames, Messieurs. C'est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre la parole à loccasion des assises du Forum 2000 pour le développement de lAfrique dont le théme est cette année: " le Sida, un défi sans précédent pour les décideurs ". Je viens au nom de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY, Président de la République du TCHAD, Chef de lEtat, au nom de la délégation qui maccompagne et en mon nom propre, exprimer nos remerciements les plus sincères au Secrétaire Exécutif de la Commission Economique des Nations Unies pour lAfrique et au Directeur Exécutif de lONUSIDA pour linvitation qui nous a été faite pour prendre part à ce grand rendez-vous quest le Forum 2000 pour le Développement de lAfrique. Je saisis aussi lopportunité qui mest offerte pour exprimer tous nos remerciements aux organisateurs du Forum, au peuple Ethiopien tout entier et particuliérement au Chef de lEtat et au Chef du Gouvernement pour lhospitalité combien chaleureuse qui nous a été réservée depuis notre arrivée dans la Capitale historique de la République Fédérale Démocratique dEthiopie. Je voudrais aussi saluer ici le choix judicieux du théme du Forum à savoir "le Sida, un défi sans précédent pour les décideurs". Défi sans précédent en effet en ce qui nous concerne, car le TCHAD qui a notifié deux cas de Sida en 1986 enregistre à ce jour plus de 12.000 cas notifiés qui ne sont sans doute que la partie visible de liceberg. La réalité est probablement plus dramatique et nous pensons quil y a entre 40.000 et 50.000 personnes souffrant de Sida. Il y a cinq (5) ans, la séroprévalence nationale se situait entre 2 à 5 %; elle est de 4 à 10% selon les régions actuellement. Grâce au systéme de surveillance épidémiologique mis en place et aux études/enquêtes complémentaires entreprises depuis cinq (5) années, le Gouvernement de la République du TCHAD maitrise mieux lévolution du problème et les véritables tendances de la pandémie qui ne semble pas sinfléchir. Cest pourquoi nous attachons le plus grand prix à la réussite du présent Forum. Excellence Monsieur le Président, Cest donc dans cet esprit et dans le souci d'une participation responsable aux présentes assises que le Gouvernement de la République du TCHAD s'est attelé avec grand sérieux à la préparation du Forum. Cest ainsi que nous avons retenu une approche comportant différentes opérations:
Excellence Monsieur le Président; Cet exercice nous a permis de réexaminer notre parcours dans cette lutte, den évaluer les contraintes en vue de formuler ou de reformuler des réponses plus congruentes. Loccasion nous a ainsi été donnée de faire plusieurs constats :
De ces constats, ont également procédé quelques propositions plus ou moins originales. Ainsi de celle consistant à demander aux partis politiques dinscrire désormais la lutte contre le SIDA dans leurs programmes politiques; ou encore de celle tendant à créer des taxes spécifiques sur lalcool et le tabac à léffet de financer cette lutte en amont et en aval. Ces propositions sont fondées sur lidée largement partagée que le SIDA est un fléau exceptionnel qui nécessité des répliques tout aussi exceptionnelles. La lutte contre le SIDA doit être considérée comme une guerre, ce qui induit de consentir des efforts particuliers pour y faire face. Si lexpression "effort de guerre" na pas été retenue en raison d'une fâcheuse connotation historique, lidée nen est pas moins là, celle d'une mise en oeuvre de mécanismes et de procédés hors du commun, d'une mobilisation exceptionnelle de moyens et de ressources extraordinaires pour freiner la propagation du mal et faciliter la prise en charge des malades notamment par un accés plus large aux anti-rétroviraux. A cet égard, Cest sans doute le lieu de sinterroger sur lattitude des multinationales pharmaceutiques dont le comportement pourrait bientôt sapparenter à une nouvelle forme de crime contre lhumanité. Cest surtout celui de lancer un appel en direction de ces pays du sud (ARGENTINE, BRESIL, THAILANDE notamment) qui fabriquent des anti-rétroviraux géneriques pour une certaine solidarité avec les autres pays du sud, en particulier les plus démunis comme les nôtres. Excellence Monsieur le Président; Dans le cadre du partenariat international et plus particulièrement dans le cadre de la lutte contre le sida, mon Gouvernement souhaite renforcer les rapports avec ses partenaires, dans loptique de recherches communes des solutions aux problèmes posés par la problématique du VIH/SIDA/MST. Aussi, cest avec un grand espoir que nous sommes venus au Forum 2000 car nous espérons avoir loccasion particulière de rencontrer et de discuter avec les plus hautes autorités dans le domaine de la lutte contre le Sida et des perspectives que celle-ci peut ouvrir. Je pense que lespoir qui nous a guidé pour prendre part au présent Forum aura sa juste confirmation à lissu de celui-ci. Encore une fois, je réitère lexpression de mes remerciements les plus sincères et formule mes voeux les plus ardents de pleine réussite au Forum 2000 pour le Développement de lAfrique. Je vous remercie. |