Commission économique pour l'Afrique
adflogofr.jpg (10709 bytes)Forum pour le développement de l’Afrique

 

Les perspectives d’avenir

pour une société africaine d’information centrée sur la population

  

Ce rapport, rédigé au cours de la session, compte refléter le consensus général et les synergies qui sont atteints lors du FDA 99, ainsi que les chemins à suivre en vue des actions futures, les recommandations générales et les accords concrets qui ont été conclus. Le rapport complet, qui devra être publié en décembre 1999, présentera les rapports finaux des sessions, des groupes et des ateliers, y compris le détail de toutes les recommandations qui ont été faites.

 

1. Les principes généraux

1.1 Le défi de 64 000 personnes

En l’an 2010, la population de l’Afrique sera de 1 150 million d’habitants, c’est-à-dire une augmentation de prés de la moitié par rapport à celle de 1996, année du lancement de l’Initiative Société de l’information en Afrique. Au cours des quatre décennies prochaines, elle va encore quasiment doubler, et l’Afrique restera le deuxième continent le plus peuplé au monde.

C’est dans ce monde que l’Afrique sera un acteur à part entière dans les domaines culturel, économique, politique et écologique. C’est dans ce monde que nos peuples, les femmes, les hommes et les enfants, vont devenir des citoyens mondiaux tout autant qu’ils sont citoyens à part entière de leurs communautés, leurs nations, leurs régions et notre continent.

Au XXIe siècle, nous vivrons dans des sociétés dominées par l’information et le savoir, éléments qui nous permettront d’atteindre nos buts en termes de développement social, y compris un enseignement intégral, une sécurité alimentaire approprié, une santé convenable, une réelle équité en ce qui concerne le genre et le respect du pluralisme culturel, et à continuer de les atteindre. L’Afrique devra surmonter, par exemple, les défis des opportunités d’enseignement qui tripleront, pour toutes les générations, de la garantie de l’approvisionnement en eau et du ravitaillement alimentaire qui quadruplera. C’est dans le but d’atteindre et de maintenir ces objectifs que nous sommes engagés à établir la Société africaine de l’information.

1.2 L’infrastructure globale de l’information et de la communication

Des évolutions rapides sont en train de se dérouler dans les domaines des techologies de l’information et de la communication (TIC), notamment dans la convergence de la technologie de l’information informatisée et des média de longue date tels que la télévision et la radio. Dès lors que tout effort de développement durable ne peut être mené à bien que s’il se base sur le savoir existant et la meilleure pratique, la diffusion des TIC sera faite à travers l’utilisation des média existants, qui sont dans le contexte africain, les communications radiophoniques.

La rapidité avec laquelle se font le processus de développement et la convergence dans les TIC rend impératif la nécessité de déverser les énergies des peuples africains pour qu’ils puissent modeler leur monde à eux. Nous avons organisé nos sociétés et nos économies de telle façon que nous sommes à la fois le gouvernement, le secteur privé commercial et financier, la communauté universitaire et de recherche, et la société civile. La société civile comprend non seulement les groupements traditionnels et indigènes, mais aussi les organes établis tels que les sociétés bénévoles et les syndicats, y compris les forces nouvelles et émergentes telles que les organisations communautaires. Nous devons, plus que jamais, partager ce que nous avons en commun et unir nos spécialités.

Nous faisons face à un besoin en investissements massifs, non seulement financiers, mais aussi sociaux et culturels. Aucun secteur n’a le monopole en capital, que ce soit social, financier, intellectuel ou politique.

Nos approches et nos réalisations doivent être globales: notre point de départ est le droit fondamental de communication et la participation dans la société. Cela requiert une équité en matière d’accès aux TIC et à leur utilisation. A l’heure actuelle, certaines personnes sont trop éloignées que d’autres des opportunités qu’offrent les TIC, notamment un grand nombre de femmes, de jeunes, d’handicapés, et d’habitants des zones rurales ainsi qu’une grande partie de la population marginalisée des zones urbaines.

 

2. Les perspectives d’avenir

Les problèmes relatifs à la mise en place et à la gestion de la Société africaine de l’information constituent un tissu complexe et à dimensions multiples. Par exemple, il ne peut y avoir d’infrastructure durable sans un enseignement approprié ou un approvisionnement fiable en énergie. Il ne peut y avoir d’enseignement approprié pour tous ni une répartition suffisante des ressources d’énergie limitée, sans une diffusion de l’utilisation des TIC. Il ne peut pas y avoir une diffusion de l’utilisation des TIC sans un environnement favorable qui permet de rapprocher aux opportunités ceux qui se trouvent éloignés; et un tel environnement est déterminé par l’existence d’une gouvernance optimale qui ne peut être mis en place que dans une société d’information.

Où se situent les points-clés du cercle pour rendre le cercle virtuel? Les ressources doivent provenir en premier lieu de l’Afrique et peuvent être complétées avec le soutien et l’apport de l’extérieur (que ce soit en termes, par exemple, de capital étranger, ou du savoir-faire provenant de la diaspora). Mais cela ne constitue-t-il pas une question de réorganisation des ressources et des priorités? Quelles synergies auront nous, par exemple, dans le cas d’une la fusion accélérée des réseaux décentralisés des épargnes et des fonds destinés aux femmes avec les besoins en investissements en direction des entreprises électroniques émergentes, dans le cadre d’institutions et d’approches plus récentes?

Quelle sera l’approche à prendre en ce qui concerne ces points: à quel niveau?

2.1 Dans le contexte global, l’élément clé est l’Infrastrucure nationale d’information et de communication

Le fondement de la Société africaine de l’information est le développement et la consolidation des plans et politiques de l’Infrastrucure nationale d’information et de communication (INIC), qui sera la pierre angulaire de la réponse de l’Afrique aux défis de la globalisation. C’est au niveau national que pourra être fourni une plateforme permettnat d’effectuer des choix stratégiques quant aux modalités les plus appropriées de prise de décision relatives, entre autres exemples, à la régulation, aux priorités en matière d’infrastructure et à la distribution des services.

Certaines activités stratégiques seront mis en place au niveau sous-régional, régional voire même au niveau local. C’est souvent au niveau supra-national que les activités devraient être implémentées de manière à ce que plusieurs Etats puissent bénéficier d’un accès partagé aux passerelles mondiales. De la même façon, des mécanismes régionaux d’échanges, voire même de concertation d’expériences et de programmes peuvent également fournir le moyen le plus approprié pour l’Afrique de jouer un rôle actif dans la sphère mondiale. Mais, il est clair que sans équipements appropriés et sans des INIC fonctionnant correctement au niveau national, qui peuvent également bénéficier de contacts mutuels, il ne peut y avoir de Société africaine de l’information. Le développement des INIC est un processus continu par lequel le consensus des partenaires sur le progrès vers la Société africaine de l’information peut être soutenu.

Parmi les mesures spécifiques qui pourraient renforcer l’établissement des INIC, on peut envisager un mécanisme régional de partage d’information aux niveaux régional et national sur le renforcement des capacités de développement des INICs. Il serait ainsi possible d’utiliser l’initiative SCAN-ICT du CRDI.

2.2 Les actions à développer

Les différents secteurs ayant participé au FDA ont bénéficié des opportunités issues de l’élaboration de plans d’actions futurs aussi bien au sein des secteurs qu’entre les différents secteurs et à des niveaux divers. Cela montre le sérieux et la sincérité des engagements des acteurs du FDA et ils sont mentionnés en détail dans la section suivante.

De surcroît, il existe trois éléments-clé sur lesquels les programmes de coopération et les partenariats peuvent déboucher sur des progrès stratégiques considérables, notamment dans les domaines de la réglementation, du financement et de l’éducation.

2.3 Approches communes et outils

Dans chaque domaine de travail, soyons explicites, il doit y avoir des activités qui devraient permettre le renforcement des capacités et l’amélioration des compètences parmi les partenaires et au sein des différentes institutions. Il devrait y avoir des systèmes de suivi, de révision et, si besoin est, de correction, de l’application de certains objectifs communément acceptés au sein d’une activité donnée: cela devrait comprendre l’intégration des femmes sur la base d’un équité totale, et donc, lorsque celab s’avère nécessaire, l’adaptation de certaines activités et pratiques à cette fin.

Il y a ici un rôle essentiel et continu pour la communauté des chercheurs, qui devra également s’engager activement à développer des indicateurs viables afin de mesurer les besoins, les performances et les impacts de chaque activité. De la même façcon, les compètences et le savoir de la diaspora et des composantes de la société civile, y compris des organisations communautaires, devront être mobilisés.

2.4 Politique et réglementation

Les politiques et régulations doivent pouvoir créer un environnement favorable à l’innovation, à la concurrence et à l’investissement local et étranger. Il est primordial de s’assurer que de tels investissements doivent répondre aux besoins nationaux de développement à tous les niveaux et pour tous les secteurs. Il est également nécessaire de renforcer et de consolider les autorités de réglementation qui sont de nature inclusives. Ils doivent être autonomes par rapport aux gouvernements et opérateurs et doivent activement impliquer tous les partenaires, y compris les consommateurs et les communautés d’utilisateurs afin d’équilibrer leurs intérêts divers. De tels organes opèrent au niveau national et auront toujours des spécificités nationales. La coopération aux niveaux régional et sous-régional est un élément essentiel du cadre politique et réglementaire.

Les expériences récentes et actuelles dans certaines sous-régions, telle que l’Afrique australe, peuvent constituer des modèles intéressants à suivre. De plus, l’émergence récente d’organes à l’échelle continentale ayant pour objet la concertation au sein des autorités de réglementation des médias peut être un point de référence utile pour toute initiative dans le domaine des TICs.

Les programmes dans ce domaine pourraient fournir une plateforme pour s’assurer que l’Afrique adoptera une position pro-active dans la défense de ses intérêts dans les enceintes internationales telles que l’OMC, l’UIT, l’ICANN et l’AFRINIC.

2.5 Financement

Le processus d’investissement pour l’utilisation des TIC et leur accés sera prometteur que si de nouveaux modèles de financements et d’instruments financiers, tels que l’analyse des risques, seront développés. Ceci est particulièrement essentiel pour permettre un investissement adéquat dans les domaines tels que les PME engagés dans l’électronique (commerce électronique des services, télécentres et des PME opérant des CyberCafés crées par de jeunes entrepreneurs) de manière a) à ce que les financiers s’assurent contre les risques encourus et b) à rendre les PME viables et plus accessibles à "la distance éléctronique".

Ce processus peut être développé par la mise en place de groupes de travail et de projets pilotes pour travailler sur des nouveaux modèles financiers et pour examiner les modèles d’investissement pour initiatives émergentes dans le domaine de l’éducation et des télécommunications.

De surcroît, l’investissement global du secteur privé dans la recherche et le développement devrait être mobilisé en coopération avec les entreprises locales et les institutions de recherche locaux.

2.6 Education

Le besoin pour une éducation élargie et un apprentissage à vie est au coeur des stratégies de développement, et les TIC ont un rôle essentiel à jouer dans la fourniture des services dans le secteur de l’éducation, mais ausi dans l’éducation directe telle que l’éducation à distance. Cela comprend les applications telles que, par exemple, Schoolnet et d’autres initiatives similaires, télécentres, groupes de femmes et de la jeunesse. En particulier, l’accent doit être mis sur les circonstances spéciales, les demandes et besoins des groupes spécifiques qui ont été souvent exclus des opportunités d’éducation telles que les jeunes femmes.

Un groupe de travail au niveau de l’Afrique sur l’éducation à distance pourra apporter des contributions significatives dans ce domaine.

 

3. Les recommandations des sessions

Les recommandations suivantes sont parmi les recommandations principales faites au cours des diverses sessions du Forum, en accord avec la structure du programme.

3.1 L’économie de l’information

  • Reconnaître l’importance des analyses de politiques et des approches quant à la mondialisation et l’économie de l’information

  • Pour faire partie de l’économie de l’information, l’Afrique doit:

  • Conjuguer les économies d’échelle avec la concurrence;

  • Améliorer les compétences locales pour faire face au problème de la fuite des cerveaux;

  • Encourager la coopération sous-régionale en matière de centres d’excellence;

  • Etablir un cadre stable pour l’investissement; et

  • Faire connaître l’apport effectué en direction du processus de la mondialisation à travers les voies internationales.

  • Il y a une nécessité pour une capacité significative de négociation dans la cadre de fora mondiaux.

  • Les gouvernements doivent reconnaître la nécessité d’avoir des indicateurs statistiques fiables pour faciliter le processus de planification de l’économie de l’information et contrôler l’impact et la performance.

  • Le développement de contenu local et de matériel en diverses langues

  • Les gouvernements doivent concevoir des stratégies claires et intégrées et un partenariat avec le secteur privé en vue de promouvoir l’accès local

  • Le secteur privé multinational au niveau mondial doit créer des partenariats avec les PME africaines

  • Il s’avère nécessaire d’aborder le problème de l’absence de sensibilisation et celui des barrières psychologiques à travers l’utilisation du commerce élecronique en Afrique, particulièrement la sensibilisation des PME de l’existence des opportunités offertes par la diaspora ainsi que la sensiblisation de la diaspora elle-même.

3.2 La gouvernance en Afrique

L’utilisation des TIC en vue d’une meilleure gouvernance peut s’avérer utile dans quatre domaines: la réduction de la pauvreté; la satisfaction des besoins humains; l’amélioration de l’administration publique et le développement de la démocratisation.

Les défis essentiels dans l’application des TIC en vue d’une meilleure gouvernance en Afrique sont: l’analphabétisme répandu, la nécessité d’utiliser les technologies appropriées telles que la radio dans les zones rurales dans lesquelles vivent 70% de la population africaine, la rapidité de l’évolution technologique et l’incapacité des institutions à se rattraper, et le développement et l’exploitation des contenus locaux.

  • Etablir de bonnes voies de communications entre les décideurs et les professionnels;

  • Développer des applications compatibles aux domaines de développement prioritaires: les systèmes de support à la décision, la gestion des dettes, la création d’emplois, l’information en agriculture et les systèmes de savoir, le développement des ressources humaines, la santé

  • Concevoir des systèmes pour capter le savoir indigène

  • Promouvoir le partage d’information et de ressources parmi les Africains à travers des projets pilotes conjoints, la reproduction des meilleures pratiques, et l’établissement de cadres ad hoc au niveau régional et sous-régional

  • Développer les partenariats Sud-Sud et internationaux adaptés au contexte local et permettre l’expertise aux niveaux national et local

3.3 L’infrastructure

Un engagement spécifique et des initiatives en vue de:

  • Mobiliser l’investissement local en matière de TIC et de réseaux, provenant des sociétés et des communautés

  • Développer les capacités en vue d’une formulation et d’une réglementation globales et effectives des politiques

  • Développer les capacités et la coopération relatives à la représentation de l’Afrique sur les scènes régionaux et internationaux

  • Une harmonisation et une coopération aux niveaux sous-régional et régional, en se basant sur des bons exemples

  • L’élargissement des fonds d’investissement existants et nouveaux en vue du développement rural et sous-régional

  • Développer sur une grande échelle la participation effective de l’Afrique et l’impact sur la gouvernance de l’Internet, aux niveaux régional et international.

3.4 Démocratiser l’accès

L’apport des TIC à l’enseignement primaire et secondaire: la mise en réseau des écoles et les outils de l’enseignement à distance

  • Trouver les moyens de s’assurer qu’en mettant en place de l’Internet et des projets en matière de TIC dans les écoles des zones urbaines, nous ne puiserons des ressources attribuées aux écoles des zones urbaines et rurales démunies, situation qui créera une nouvelle inégalité au sein de notre peuple.

  • Maintenir un équilibre entre la formation préalable et sur le tas des enseignants en matière d’utilisation des TIC appliquées aux disciplines conventionnelles, au lieu de se concentrer sur l’enseignement-même des TIC.

  • Promouvoir et protéger le savoir indigène à travers les TIC. Cela va engendrer un contenu et protéger les droits de propriété intellectuelle (IPR).

  • Développer des capacités diverses telles que l’intermédiation de l’information, les groupes sur le genre, les handicapés, les jeunes et autres pour élargir l’accès

  • Intégrer les anciennes et nouvelles technologies, favoriser l’expression de nos identités

  • En ce qui concerne les applications centrées sur les communautés, des mesures doivent être prises au niveau des organes qui favorisent le modèle coopératif

  • Etant donné l’importance des télécentres dans le cadre des stratégies en vue de la diffusion des TIC, des méthodologies doivent être développées pour choisir la localisation des télécentres

  • Le développement des page web et la conception des écoles, fournissant la base des services destinés à l’exportation vers les pays développés

3.5 Les jeunes

  • Un Forum en ligne sur la collaboration des jeunes

  • Le développement d’un plan d’action pour les jeunes africains à travers les fora nationaux sur les jeunes

  • La collaboration Sud-Sud

  • Le développement du contenu africain

3.6 Le genre

Les TIC sont mis en place dans un contexte de l’inégalité entre les hommes et les femmes. Afin que les TIC puissent devenir un outil de développement, il est essentiel que:

  • Les femmes participent effectivement dans les processus de prise de décision, y compris dans les INIC;

  • Les applications en matière de TIC, les produits et les services soient conçus pour subvenir aux besoins spécifiques des femmes africaines;

  • Les TIC soient utilisées pour renforcer l’entreprenariat des femmes

  • Les femmes engagées dans l’entreprenariat doivent être actives dans l’économie de l’information;

  • Les jeunes femmes soient formées dans les domaines de sciences et de la technologie

  • Les TIC soient utilisés pour améliorer la capacité impressionnante et existante des femmes africaines à s’exprimer et à se soutenir l’une l’autre; des mécanismes soient mis en place pour garantir l’équité du genre dans la planification, les projets et les programmes relatifs aux TIC

  • Qu’il y ait une recherche appropriée en matière d’impact des TIC sur les femmes et leur lutte pour l’égalité.

3.7 La diaspora

  • Les gouvernements africains doivent émettre un message pour accueilli la participation et le soutien de la part de la diaspora en vue d’atteindre les objectifs stratégiques à travers la création d’un environnement favorable et des primes à l’investissement et au commerce

  • Créer un forum virtuel à travers l’utilisation des TIC pour que les experts africains de la diaspora puissent fournir des conseils aux décideurs africains

  • Les gouvernements africains doivent communiquer les intérêts en matière de politiques aux partisans et amis en vue de la mobilisation du soutien des pays tels que les Etats-Unis

  • Explorer les modalités d’utiliser l’expertise de la diaspora pour appuyer les intérêts de l’Afrique dans le cadre des fora au niveau mondial tels que l’UIT, l’OMC et l’ICANN

3.8 Les groupes de réflexion

  • Développer la capacité institutionnelle pour la formation des décideurs, des analystes et des chercheurs sur le rôle et l’utilisation des TIC pour le développement, et assurer cette formation au niveau national et régional

  • Développer au niveau régional, des méthodologies en vue d’une évaluation de l’impact des politiques nationales en matière des TIC, et autres problèmes politiques, dans le but de promouvoir la transparence et la fiabilité en ce qui concerne la gouvernance et la coopération régionale.

3.9 Le secteur privé

  • Maintenir un site web, un portal pour la gestion du savoir, des listes d’adresses archivées de façon multiple, des outils de collaboration qui utilisent le web en vue de promouvoir la collaboration du secteur privé africain

  • Promouvoir un dialogue continu et un débat au sein du secteur privé africain et le secteur privé mondial afin d’améliorer la performance de l’Afrique dans les fora mondiaux

  • Le FDA est engagé à mettre en place des objectifs en ce qui concerne la création de l’emploi dans l’économie de l’information à base de biens et services intangibles

  • Mettre en place des nouveaux instruments pour apporter un appui aux besoins en capitaux dans le secteur privé africain, y compris des nouveaux fonds et la restructuration du financement disponible provenant des institutions financières régionales et internationales

  • Développer des mécanismes qui permettent la contribution du secteur privé au processus de planification de l’INIC, y compris un accent particulier porté au cadre légal et règlementaire requis pour l’économie de l’information

  • Redéfinir le savoir, l’enseignement et la formation requis pour l’économie de l’information

 

4. Initiatives émergentes du processus du FDA

Schoolnet Africa (réseau des écoles en Afrique)

Un groupe de travail a été mis en place pour entreprendre la mise en oeuvre du projet Schoolnet Africa, une initiative continentale s’adressant à une génération africaine de penseurs critiques qui joueront un rôle majeur dans la Société mondiale de l’information. Le groupe de travail s’est mis d’accord pour se réunir dans 6 mois afin de revoir un programme d’action concret.

Biz2BizNet

Un groupe de 15 représentants d’entreprises, d’associations commerciales et de chambres de commerce se sont mis d’accord pour lancer l’initiative du réseau Biz2BizNet qui a pris l’engagement de défendre les intérêts des Petites et Moyennes Entreprises en Afrique.

Beijing + 5 activités de réseaux des femmes

Un forum de discussion électronique a été formé pour étudier limpact des TIC sur les femmes en Afrique (qui devra être lancé à la 6ème Conférence régionale africaine sur les femmes à Addis Abeba en Novembre).

Initiative de réseaux des TIC de la société civile

Environ 40 organisations non gouvernementales et communautaires se sont engagées à mettre en place un réseau de TIC pour la société civile. Le réseau sera dédié à l’échange d’informations, au développement des capacités pour la compréhension des politiques et pour le renforcement de l’utilisation effective des TIC en vue du développement et l’acquisition de pouvoir.

Réseau de Télécentres

Des particulers de six pays africains se sont mis d’accord pour mettre en place un réseau d’opérateurs et de partisans de télécentres pour développer des stratégies de recyclage d’ordinateurs pouvant être effectués manuellement en identifiant les opportunités du commerce électronique au niveau communautaire, en améliorant les services pour les personnes handicapées et en partageant des méthodologies d’évaluation et de production.

Diaspora

Base de données de la diaspora

Le groupe de la diaspora s’est engagé à créer une base de données des groupes de la diaspora déjà actives et travaillant pour le développement de l’Afrique comme moyen de relier les besoins aux sources de soutien.

Diaspora, TIC et développement de l’Afrique

Le groupe de la Diaspora prendra en charge la production d’un journal à édition spéciale consacrée aux différents moyens permettant à la diaspora de promouvoir l’utilisation des TIC en vue du développement de l’Afrique; la publication d’un livre sur le même thème et une revue en ligne.

Mobiliser le capital intellectuel

Le groupe développera également un système d’éducation à distance qui intellectualisera le savoir indigène et le transmettra aux habitants des zones rurales africaines.

Créer des liens entre la diaspora et l’Afrique à travers les télécentres.

Le groupe de la diaspora initiera un projet visant à créer des liens entre les groupes de la diaspora et leurs communautés en Afrique en utilisant des télécentres à vocation multiple.

Plan d’action national du FDA au Malawi

Le Vice-Président du Malawi, RT. Honorable Justin Malewezi, a décidé de former un comité, parmi les délégués de son pays, pour intégrer les problèmes fondamentaux soulevés lors de la conférence dans un plan d’action national. Ce comité comprend le gouvernement, le secteur privé et les groupes de réflexion.

Programme africain d’éducation à distance

Une action pour le Programme africain d’éducation à distance a été mis en place. Pour le moment, cette action comprend la participation de l’Egypte, de Afrique du Sud, du Mozambique et de la Namibie et autre pays intéressés. Le programme a pour objet l’utilisation des TIC pour l’éducation à distance en Afrique. Le groupe recommande l’ébauche d’un cadre conceptuel pour le PAED pour la mi-décembre 1999. Ceci incluera la conception de systèmes numériques, la conception de contenus, la communication et la mise en réseau, la formation locale et des facilités de soutien.

GAIA: Global Access Information Agency (Agence d’information d’accès mondial)

Ce projet défini au FDA réduira le prix des services d’information pour les utilisateurs finaux en Afrique. Ceci se fonde sur les ordinateurs recyclés en provenance des pays développés, le développement et l’utilisation de logiciels gratuits, la formation et la connexion des utilisateurs finaux. Cette initiative sera promue par une coalition de participants africains de plusieurs pays qui se chargetont de sa mise en place.

 

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Last updated: 25 May, 2001