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Commission Économique pour lAfrique Liste de Discussion du Forum pour le Développement de lAfrique 99 Sommaire, 19 - 25 juin |
| Cette
semaine nous avons commence le debat sur ce qui promet detre lun des themes
les plus importants du FDA: lAfrique et lEconomie de l Information.
Comme la plupart des participants ont essaye de repondre a la serie de questions tres
importantes posees par Catherine Nyaki Adera, le sommaire va suivre ses orientations.
Nous attendons avec impatience de
voir ces questions et ces sujets elargis et debattus davantage la semaine prochaine.
Les implications de
lEconomie de lInformation en Afrique
Un participant au debat pense quil ny a toujours pas encore une bonne definition de lEconomie de lInformation. En raison des developpements rapides dans le domaine des TICs, les perceptions et par consequent les definitions en usage changent presque constamment, a souligne Nyaki Adera qui dirige le debat de cette semaine. Les pays africains ont deja leur propres economie de linformation. Afin de mieux collecter, traiter et utiliser linformation, les economies africaines doivent profiter des progres accomplis dans le domaine du travail en reseau. Les benefices de leconomie de linformation se manifestent lentement et il est difficile de quantifier des progres reels dans quelque domaine que ce soit et les structures traditionnelles dependent toujours de methode de paiement par cartes de credit. Les implications pour lAfrique pourraient etre considerables si les problemes dacces aux systemes de financement par cartes de credit et par les banques sont resolus. Bien que lidee dune utilisation mondiale des TICs est nouvelle, les TICs operernt sur la base de la structure economique et sociale qui existe deja. Les TICs offrent la possibilite de surmonter un manque de ressources materielles en renforcant le capital humain, social et organisationel. Est-ce quon souffre dune maladie de "lamnesie historique"?, a demande un participant. Chaque nouvelle avancee technologique est vue comme un moyen pour detruire les hierarchies existantes, mais en realite, comme dans le capitalisme dinformation, il sagit simplement dun autre deplacement des pointeurs economiques. Un participant partageant cette idee a cite lexample de la venue des telegraphes et chemins de fer pour montrer comment les premiers effets de lintroduction des nouvelles technologies servent dordinaire a renforcer le pouvoir de ces organisations qui investissent dans la technologie. Le potentiel pour la participation de lAfriqueLe secteurs de participation comprennent: Mais tout ce potentiel est tributaire de la vision, de l infrastructure et des capcites du pays concerne. Vu que les petites et moyennes entreprises experimentent souvent les nouvelles solutions de marketing; elles constituent une source potentielle pour la participation de l Afrique. Cependant, bien que beaucoup de PME pensent que la technologie leur permettra detre competitives a lechelle mondiale, elles ne croient pas quelles ont lexpertise requise pour faire face a cette concurrence. Les entreprises africaines doivent renforcer leur capacite dinnovatipm et devenir des producteurs de TICs. Pour paraphraser un participant: "nous devons cesser de nous contenter detre des consommateurs de TICs; nous devons par contre les developper et exploiter leurs potentialites au maximum. Gardons a lesprit quaucun miracle et quaucune manne financiere ne transformeront un milieu quelconque en un "Silicon Valley" du jour au lendemain. Les changements de politiques necessaires Un participant a affirme quil etait necessaire de comprendre la formulation des politiques en Afrique pour mieux apprehender et formuler des politiques dans le domaine du savoir mondial. Un participant souligna que la recommandation de politiques de TICs/AISI aux gouvernements africains devra necessairement suivre un cadre conceptuel qui aidera a comprendre et articuler les dynamiques de la formulation de politique en Afrique. Il ajouta "Je mefforce de resister a la tres forte tentation dutiliser les modeles occidentaux." Il a ete suggere de faciliter le commerce des cartes de credit sur Internet, dencourager le developpement des capacites humaines et de linfrastructure physique ainsi que la creation dun environement securise exempt de tout conflit. Les Secteurs Le premier secteur qui a ete identifie concerne les jeunes. Une fois que les jeunes seront capables de participer "a la revolution de maniere interactive" et maitriseront a fond les technologies, ils laisseront leurs parents derriere dans la le domaine de linformation comme cest le cas actuellement dans les autres regions du monde. "On naura qua laisser les vieilles generations rattraper ce retard du mieux quelles peuvent", a dit un participant. Les contraintes/couts socials Postulat: la participation de lAfrique a lEconomie de lInformation ne se passera pas sans une vision locale claire et des instituions championnes des TICs. Le secteur prive ninvestira pas necessairement pour resoudre les problemes de grande importance pour la societe de leconomie de linformation. Les marches ne repondent pas aux besoins, mais aux demandes. Attention a lexageration: differents acteurs ont interet a ce quil yait une image positive de la technologie. Mais un individu ne pourra sinserer dans cette image exageree de leconomie de linformation que lorsque les technologies faciliteront lusage dapplications dans sa vie de tous les jours "peu de TICs repondent a cette exigence" a note un participant. La TIC est un secteur qui peut beaucoup profiter aux riches alors que les pauvres ont peu de chance dy participer; en fait il ne fait quaugmenter les disparites economiques existantes. Les autres couts sociaux cites incluent le deplacement des travailleurs et une perte de la une souverainete nationale. Comme toujours, un conflit est une contrainte: "Meme un conflit mineur peut influer considerablement sur les investissements" a ecrit un participant. Le commerce electronique Un particpant a cite Kate Wild du CRDI qui travaille actuellement au programme FDA qui a dit que dans le contexte africain, le commerce electronique doit etre compris dans les memes termes quil a ete defini ailleurs. Un participant souligna que la participation de l dEgypte, du Maroc, du Nigeria et du Soudan a la reunion du Groupe de travail sur la Conference electronique qui sest tenue a Vienne en Janvier 1998 montre linteret que porte ces gouvernements a ce secteur. Pour plus dinformations, voir: http://www.uncitral.org/english/sessions/unc/unc-31/acn9-446.htm#top Afin de promouvoir le commerce electronique et en meme temps de ralentir la fuite des capitaux, il a ete suggere de localiser des telecentres dans ou pres des chambres de commerce des prefectures provinciales africaines. Des exemples dinstitutions africaines qui sont dans la competition Les programmes parraines par les gouvernements marocains et tunisiens ont ete cites comme de bons exemples dun effort national dirige. Presque tous les pays africains ont des exemples dentreprises prives qui profitent des changements. Les exemples suivants ont ete fournis dans la liste de discussion:
Ce resume a ete realise par Dawn Blalock, une etudiante preparant une maitrise dans les Relations Internationales et les Etudes Africaines a Columbia University de New York. Elle est stagiaire a la CEA pour cet ete. Pour plus dinformations ou pour des commentaires, priere la contacter a ladresse suivante: deblalock@hotmail.com. |