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Commission Économique pour lAfrique Liste de Discussion du Forum pour le Développement de lAfrique 99 Sommaire, 28/06 - 10/07 1999 |
Commission
Economique pour lAfrique La semaine dernière, nous avons engagé un débay sur ce qui promet dêtre lun des thèmes les plus importants du FDA et qui est le suivant: LAfrique et lEconomie de linformation. La discussion a porté sur la nécessité dune définition appropriée de lEconomie de linformation pour lAfrique, a suggéré les voies potentielles pour une participation africaine, a préconisé des modèles pour lélaboration des politiques et a attiré lattention sur le fait que ces questions peuvent faire lobjet de controverse sans une vision locale claire et des institutions championnes en matière de TIC. Par ailleurs, la discussion a abordé le sujet traitant des possibilités potentielles et existantes du commerce électronique, dont la plupart sont mises à bonne fin lors de la discussion. Il est vrai quil y a beaucoup à faire sil faut donner des réponses aux questions prises en considération. La discussion de cette semaine a soulevé une nouvelle série de questions qui se trouvent résumées ci-dessous. Ce qui est bien pour lun est bien pour tous? Lun des thèmes choisi par les participants dans la discussion la plus récente est celui dune technologie "appropriée" pour lAfrique sil existe une chose pareille. "Quelquefois, je me demande pourquoi nous avons tendance à penser que ce qui est bien pour lEurope, les Etats-Unis, ou autres pays développés ne peut pas lêtre pour lAfrique" a cherché à savoir lun des participants. "La technologie est un instrument de libération humaine" dit-il en citant McLuhan. Un autre collaborateur a ajouté "si les gens continuent à nourrir la conviction que ce qui est bien pour lun nest pas nécessairement bien pour lautre, ils vont continuer à entretenir le complexe dinfériorité qui a été la cause de la mise à mort du continent africain pour nombre de siècles... Ces mêmes gens ont soutenu lidée selon laquelle lInternet ne peut pas marcher en Afrique. Mais aujourdhui, ils utilisent tous ce système pour communiquer avec les Africains". Comme il a été souligné, il est sûr que les TIC peuvent aider lAfrique à accélérer son processus de développement si et seulement sil y a une collaboration en matière de politique, dinvestissement et de développement des capacités humaines. LAfrique, terrain dessai La question selon laquelle lAfrique doit ou non constituer un terrain dessai pour les nouvelles technologies a été longtemps débattue. Le premier point qui doit être abordé est celui de la signification du terme "terrain dessai": Est-ce que cela constitue dune part un scénario qui favorise lexploitation et limposition ou dautre part, cela signifie-t-il un "voyage de découverte de lintérieur"? Les arguments contre: Même si lAfrique est rapide dans sa volonté et sa demande pour combler son retard, elle ne doit pas constituer un terrain pour les technologies nouvelles. "Quil ny ait aucun ordinateur en Afrique jusquà ce que lon soit capable de produire [un] simple disque souple" a affirmé un participant. La technologie de lAfrique doit évoluer en accord avec le reste du monde mais par elle-même. Un participant de la Scandinavie a exhorté les Africains de la diaspora de chercher à savoir ce dont les nations africaines ont besoin et ce quelles veulent afin de pouvoir saméliorer: " Si on ne va pas retourner à la case de départ pour créer et produire notre propre circuit intégré, nos économies resteront dépendantes en matière dimportations technologiques." "On ne peut pas se permettre dêtre la zone de recyclage technologique" a mis en garde un des participants. Sans distinction des pour et des contre, il est aussi important de reconnaître que les technologies de linformation et de communication ne sont pas sans effets. La diffusion de la technologie en matière dinformatique au sein des cadres sociaux et économiques réorganise les environnements sociaux et économiques. "Cette réorganisation est aussi enveloppée de toute une vague de spéculation concernant lenthousiasme pour et la peur dun avenir contrôlé par les technologies" a indiqué un participant. Cependant, lorsque les groupes tels que les centres communautaires ou les entreprises transnationales africaines adoptent plusieurs TIC en vue de maîtriser leur utilisation selon leurs besoins particuliers, cette réorganisation est orientée localement. Les arguments pour: Pourquoi lAfrique ne constituerait pas un terrain dessai? a demandé un participant. Après tout, avec un minimum de connaissances et laccès à une machine, nimporte qui peut transférer des logiciels ou passer des commandes en ligne. LAfrique doit constituer un environnement où a lieu un développement "tranchant". Cela doit constituer un des "piliers" en ce qui concerne le problème de saute-mouton. Le fait que lAfrique soit un terrain dessai technologique présente des avantages dans le sens où les technologies sont essayées et adaptées à lusage humaine, et non pas imposées de lextérieur. Cela ne veut pas dire que les risques en matière dimportation des technologies sont réels ces risques doivent être pris en considération et évités si possible. Mais lAfrique a besoin dun bon conseil pour prendre certains risques (même ceux qui sont mal définis) pour pouvoir bénéficier au plus tôt des avantages des TIC. "Plus on omet nimporte quel aspect de ce qui se passe dans le monde au nom dopportunité... plus on se prive doccasions pour un développement avancé et donc on continue à être un dépotoir. Si linformation ne peut pas facilement être accédée ou partagée, quest-ce qui va nous permettre daller de lincapacité à linnovation en vue de notre développement?" a demandé un débatteur. Il y a aussi une utilisation des créneaux pour les technologies plus anciennes. Lapplication doit cependant être bien réfléchie. Responsabilité La vérité première, comme il a été dit lors du débat, est que les gouvernements africains doivent répondre de leurs actes en tout premier lieu à leurs peuples alors quon peut débattre sur ladoption des TIC par les gouvernements pour organiser, disséminer et gérer linformation pour la gouvernance, la question-clé est si ces efforts les responsabilisent plus ou pas du tout vis-à-vis des contribuables. Il a été souligné que les TIC doivent être utilisés tout dabord pour léducation politique des masses: lorsque la population est bien informée en matière des finances et de léconomie, le niveau du débat sélève et les populations exigent une meilleure qualité de services de leurs gouvernements. "Sil y a quelque chose de spécial dans la soi-disante économie de linformation, cest la rapidité de la population qui fait la différence et non pas le matériel et lénergie dépensée." Poser les questions pertinentes "Quelle est la signification de ces technologies par rapport à lobjectif quon essaie datteindre?" a demandé un participant. Une expérience sur le terrain ne va peut-être pas constituer une expertise en matière des diverses technologies existantes mais étant donné loccasion il y a tant à gagner en matière dexpertise et de sagesse si lon pose les questions pertinentes. Cela nexiste pas dans le cas dune approche descendante ("top-down"). Privatisation Une liste de suggestion: Que les secteurs de télécommunications soient privatisés par des entreprises compétentes, qui possèdent lexpertise, la gestion, lexpérience, les capacités organisationnelles et les fonds pour mener la recherche/développement. Il est généralement reconnu que des partenariats entre les secteurs public et privé soient mis nécessairement en place, mais la mise en oeuvre des stratégies TIC sont retardées par le manque de confiance entre ces deux groupes. "Cependant", a noté un particpant concernant les entreprises travaillant dans le domaine de linstallation dInternet en Afrique "elles ne nous font aucune faveur puisque nous payons pour les services quils fournissent." Chambres de commerce Le débat sur la possiblité de faire des Chambres de commerce des sites de télécentre a soulevé au début la question de léconomie de linformation dont la discussion a continué dans la deuxième partie. Lidée que les TIC soutiennent le développement des affaires et de léconomie nest réaliste que si elle est fondés sur une connaissance solide des affaires: les Chambres de commerce en ont. Ladhésion des membres est poussée par la demande et donc les Chambres de commerce sont obligés de tenir les promesses faites à lélectorat. Ceux-ci constituent des candidats potentiels à lutilisation de leur perspicacité pour les affaires afin de trouver des solutions à base de TIC pour soutenir les entreprises locales et le développement économique cest-à-dire des solutions qui sautofinancent et qui remplissent les critères de performance requises. Errata re: Commerce électronique Le sommaire de la semaine dernière a déformé les propos de la coordinatrice du FDA 99, Kate Wild. La citation aurait du être la suivante: "Dans le contexte africain, le commerce électronioque ne doit pas être compris dans les mêmes stricts termes avec les quels il est défini autre part." Kate a expliqué en développant ce point: "Du point de vue développement, les avantages de laccès à Internet et les TIC se manifestent par leur capacité à produire des revenus et à donner de nouvelles perspectives aux communautés pauvres. Le commerce électronique au niveau microéconomique est négligeable comparé à celui du Nord." Les sites web cités cette semaine: Africaservice http://www.ncdnhc.isoc.org/home.html list servs:
Ce résumé a été préparé par Dawn Blalock, une licenciée en Affaires internationales et Etudes africaines à lUniversité Columbia, New York, qui a effectué son stage cet été à la CEA. Si vous avez des demandes ou des questions concernant ces résumés, veuillez adresser vos messages à ladresse suivante: deblalock@hotmail.com. Merci. Copyright
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