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Commission Économique pour l’Afrique

Liste de Discussion du Forum pour le Développement de l’Afrique ’99

Sommaire, 10 - 30 juillet

Commission Economique pour l’Afrique
LE FORUM POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE 1999

Sommaire des débats tenus du 10 au 30 juillet sur les TIC pour une gouvernance développée

Les débats tenus du 10 au 30 juillet ont été focalisés sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour une gouvernance développée. Les modérateurs ont ouvert le débat en évoquant les questions relatives aux TIC et à la gouvernance, notamment les échecs et les succès, les requêtes dans le contexte africain, les TIC pour des populations marginalisées sur le plan économique et géographique, les opportunités de participation publique lors des débats politiques, etc.

Plusieurs questions évoquées lors du débat sont analysées ci-dessous:

Les TIC pour une gouvernance développée

Les participants ont estimé que les TIC peuvent jouer un rôle significatif pour promouvoir la gouvernance et développer la société civile. Les TIC peuvent également aider les gouvernements africains à atteindre la majorité de la population vivant dans des milieux ruraux et venir en aide à ces populations pour que leurs voix soient entendues lors des débats politiques et dans les administrations publiques.

Il a été indiqué que le rôle des gouvernances des TIC en Afrique est probablement faible, du moins dans un court terme, puisque l’accès jusque-là est extrêmement limité. C’est clair que les TIC sont des outils permettant le développement de l’Afrique. Les gens auront un accès bénéfique au développement. Ils utiliseront également cet accès pour influencer les législateurs, donner leurs opinions et s’opposer à leurs adversaires, etc. Cela pose une question d’équité pour assurer l’accès aux pauvres et aux démunis, et ce non seulement pour que ces derniers ne restent pas marginalisés sur le plan économique, mais aussi pour assurer l’expression de leurs voix politiques. Le choix n’est pas (et ne devrait pas être) entre l’accès ou le non accès aux TIC, mais plutôt entre celui réservé aux seuls élites ou entre un accès équitable. Les participants ont exprimé leurs soucis face au manque de confiance et d’engagement de la part des gouvernements africains pour mettre en œuvre d’une manière durable les applications des TIC incluant les gouvernances.

Etude globale sur les gouvernances en ligne

Le groupe a été informé sur l’étude globale relative à la gouvernance en ligne, menée par la fondation COMNET IT et l’UNESCO (http: www.comnet.mt/globsurv/annolgov.htm). La réaction préliminaire de l’Afrique est positive; il est attendu que les résultats de l’étude soient présentés lors du Forum FAD 99.

Le groupe a été également informé du point de vue de l’UNESCO sur le problème de la gouvernance en ligne pour le développement, qui comprend par exemple la gouvernance et l’Internet, les applications de l’Internet dans les pays en développement, l’accès aux informations gouvernementales, les prestations des services en ligne, la participation en ligne, la gestion du gouvernement, l’accès communautaire, les problèmes, les solutions et les priorités du futur.

« BOTTOM UP » vis-à-vis du « TOP DOWN »/LES « DESSUS-DESSOUS » vis-à-vis des « DESSOUS-DESSUS »

Un participant a critiqué la concentration sur les possibilités de participation des « BOTTOM UP » dans les TIC et dans les débats sur la gouvernance, face à une légère concentration sur les obligations des « TOP DOWN » pour une meilleure transparence des gouvernements et de gouvernance. La participation de la gouvernance « BOTTOM UP » trouve du mal à être « stratégique » face au manque de transparence des « TOP DOWN ». Un exemple canadien a été évoqué en public à travers les audiences de la mairie sur le futur de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation), chaîne de radio publique canadienne. Un participant a tenu l’argument selon lequel, faciliter la participation des « BOTTOM UP » pour le développement des gouvernances, échouera à moins qu’il y ait une transparence des « TOP DOWN », surtout en ce qui concerne les processus politiques. Par conséquent, les TIC pourraient développer les gouvernances si on considère les approches des « BOTTOM UP » et des « TOP DOWN » pour mettre en œuvre de tels programmes. Le groupe a été informé de l’existence du Centre des communautés électroniques/l’Institut pour la gouvernance électronique qui a publié plusieurs études sur les TIC pour la gouvernance.

Une société mieux informée

Il a été indiqué que les TIC ont la possibilité d’ouvrir l’accès à l’information sur les affaires publiques, que les gens pourraient utiliser pour leur propre formation politique, chose importante pour le processus de démocratisation de plusieurs systèmes politiques en Afrique. Une société mieux informée réussira à développer une société d’information et à déterminer les agents-clés du progrès socio-économique.

Un participant a suggéré qu’on devrait se servir des TIC, d’abord et en premier lieu, pour la formation politique de la masse. Si les gens sont mieux renseignés sur des sujets tels que les finances et l’économie, le niveau de leur débat sera plus développé et par conséquent, exigeront de leur gouvernement de meilleurs services, ce qui aboutira à une gouvernance développée et à une plus grande transparence.

Le souci a été exprimé sur l’usage des TIC pour l’éducation de la masse. Un engagement solide du gouvernement est nécessaire pour promouvoir, avec le soutien des donateurs, les centres communautaires à usages multiples dans les zones rurales et urbaines et ce, afin de parvenir à un accord avec les prestataires de services Internet (PSI) locaux à des prix spéciaux pour l’accès à l’Internet. Ceci encourage l’accès publique à l’information et au développement du produit dans la langue locale.

Rapport du PNUD sur le développement humain

Les participants ont été informés de la publication du rapport du PNUD sur le développement humain de l’année en cours, portant sur «La globalisation à la face humaine » qui soutient l’idée que les avantages de la globalisation ne sont pas partagés par tous. Le rapport stipule que l’Internet fait accroître l’inégalité globale. En effet, l’Internet a contribué à élargir l’écart entre les riches et les pauvres et selon le rapport du PNUD, les effets de globalisation et des TIC rendent les riches encore plus riches et maintient la propagation inégale de la technologie. Le rapport a déterminé sept objectifs qui devraient être ciblés pour atteindre une société d’information à savoir, la connectivité, l’accès communautaire, la capacité, le contenu, la créativité, la collaboration et l’argent. Les participants ont eu le sentiment que tous les membres concernés ont énormément besoin de redoubler leurs efforts pour promouvoir la prise de conscience de l’avènement de l’ère de l’information en Afrique.

Le groupe a été également informé des décisions du rapport qui peuvent être consultées sur le site:

http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0.4586.2292531.00html?chkpth

D’autres liaisons sont également disponibles sur les sites suivants:

Rapport de la BBC: http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/newsid 392000/392171.stm

Résumé du rapport: http://www.undp.org/hdro/99

Information pour commander: http://www.oup-usa.org/docs/0195215621.html

Le rapport: http://www.undp.org/hdro/report.html

Des experiences intéressantes relatives aux TIC en Afrique

Il a été demandé aux participants de partager leurs expériences intéressantes avec les TIC, leurs cas réels et leurs histoires vécues en Afrique avec le FAD, qui est en train de discuter avec l’Institut international des communications et de développement (IICD) et d’autres organisations (PANOS et IDRC) de la possibilité d’unir de tels efforts de façon à disposer autant d’informations que possible. Les contributions seront placées sur Internet et gérées dans un système de base de données partagé, et les résultats seront publiées lors du FAD 99. Une étude de cas réel était aussi proposée pour informer les participants sur le type d’information recherché – titre, lieu, institution(s), source et revenus de financement, les problèmes traités, la description, les succès, les problèmes rencontrés, les leçons retenues, le potentiel d’endurance, et les contacts.

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LA GOUVERNANCE – BONNE OU MAUVAISE

Les participants ont argumenté que la privatisation des télécommunications constitue une question politique complexe. A court terme, cela signifie certainement l’abandon d’une source de revenu gouvernementale, la perte d’emplois dans le secteur public, et (éventuellement) des factures plus importantes. En même temps, cela signifie généralement la privatisation des revenus. A long terme, la privatisation apporte aussi un meilleur service, plus de revenus fiscaux et plus d’opportunités de travail. Mais bien entendu, ceci dépend si l’on croit que la privatisation conduit à un meilleur réseau de télécoms qui mènera à une économie plus saine.

Un intervenant a argumenté que les pressions technologiques et financières occidentales gouvernent les choix africains. En même temps, il parait très difficile de lier toutes les questions, à savoir, les voies et moyens de la démocratie; la liberté de presse; les activités de base; les ONG et les organisations communautaires; les informations gouvernementales avec le potentiel d’Internet. Les connections ne sont pas disponibles pour la plupart des gens et ouvriront des débats de l’élite uniquement pour de longues années encore. Les forces motrices de la croissance de l’Afrique de nos jours reposent sur le flux d’investissement et sur les bons prix des produits de base. L’intervenant dit que les questions de la gouvernance, du gouvernement et d’Internet devront être vues sous l’angle de la médiation entre ce trafic et ces intérêts.

Il a été avancé que l’évidence présentée dans la trousse d’Internet de la Banque Mondiale suggérait que les pays africains avec des régimes de télécommunications plus libéraux avaient, en moyenne, un coût plus bas et un accès plus vaste sur l’Internet. Le rapport a soutenu aussi qu’un nombre d’autres études, provenant de sources plus variées, avaient relevé qu’il y avait une corrélation entre le niveau de développement des télécoms et la croissance économique future. La libéralisation avait enregistré des gains dramatiques. Il a été aussi remarqué que la plupart des gouvernements paraissent accepter cette situation, et que la tendance globale est fortement dirigée vers la libéralisation. En outre, aucun pays engagé ne paraît l’avoir regretté. Ainsi, la plupart des gouvernements semblent accepter le troc (sources de revenu court-terme et perte d’emplois dans le secteur public vis-à-vis des services, de la productivité, des revenus de la privatisation et des futurs impôts gagnés) comme alternative louable.

Il a été aussi relevé qu’une bonne gouvernance ne pourrait être imposée à partir de l’extérieur/d’organismes étrangers, mais plutôt des conséquences des aspirations populaires des populations africaines.

LE SITE WEB DU PARLEMENT OUGANDAIS

http://www.ouganda.co.ug/parliament ou http://www.parliament.go.ug

Ce site est l’un des exemples-types pour rendre l’information gouvernementale disponible en utilisant les TIC. Toutefois, plusieurs participants ont trouvé extrêmement difficile l’accès au site, ce qui a conduit à un large débat sur la bonne conception du web. Des commentaires constructifs et très instructifs ont été avancés pour résoudre le problème d’accessibilité aux sites web ougandais ainsi qu’à d’autres.

LES ONG ET LA GOUVERNANCE

Un participant a argumenté que les ONG offrent une double réduction à la gouvernance, en donnant l’exemple relatif à la manière dont les mécanismes de gouvernance et les ONG ont formé quelque chose de passionnant et éventuellement de permanent (Information fournie par la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification aux pastorialistes en Tanzanie rurale et aux télécentres ruraux administrés par les ONG locales pour disséminer le savoir et l’information). Toutefois, la deuxième tendance soutient qu’avec Internet, les ONG peuvent devenir simplement des sous-traitants efficaces du développement. L’intervenant s’est demandé s’il y a une preuve de tout cela.

DIVISION DIGITALE NUMERIQUE

Quelques participants ont exprimé leur souci quant aux inégalités d’accéder aux ordinateurs et à l’Internet en Afrique. Il a été aussi indiqué que l’évaluation de ces inégalités, doit nécessairement être considérée avec précaution et devrait adresser des facteurs tels que les taux et les niveaux d’automation électronique, de l’usage efficace et de leur impact.

LES SITES WEB SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL

Il a été demandé aux participants de partager l’information sur les sites web portant sur le développement économique et social en Afrique. En réponse, il a été mentionné que l’UNESCO, dans le cadre du Réseau informatique régional pour l’Afrique (RINAF), a organisé une sélection des 50 meilleurs sites web d’intérêt public, portant sur l’éducation, la science, la culture, les services de l’information et du développement communautaire. Le projet est logé au site: http://www.woyaa.com/topweb. De plus, d’autres sites web sont indiqués ci-après (voir la section des sites web à la fin du sommaire).

TELECOM(S), L’ELEVAGE DU BETAIL ET LES TIC EN AFRIQUE

Un participant a soulevé l’idée d’utiliser les TIC pour assister les éleveurs de bétail africains afin de pouvoir suivre le mouvement de chaque bête dans le pays sur une station d’ordinateur programmé à cette fin (attacher une puce de localisation sur chaque bête et suivre ses mouvements via satellite).

Quelques participants ont exprimé leur réserve quant à l’aspect pratique de telle proposition en raison des entraves culturelles, sociales, économiques et bureautique qui rendent des pareilles suggestions impraticables. En outre, une telle activité ne constitue pas une priorité pour le développement de l’Afrique.

 

SITES WEB

Etude globale sur la gouvernance en ligne

http://www.comnet.mt/globsurv/annolgov.htm

Le site web du parlement ougandais

http://www.uganda.co.ug/parliament

http://www.parliament.go.ug

Le rapport du PNUD sur le développement humain

Commentaires:

http://www.zdnet.corg/zdnn/stories/news/0.4586.2292531.00 html?chkpth

Rapport de la BBC

http://news:bbc.co.uk/hi/english/world/newsid 392000/392171.stm

Sommaire du rapport:

http://www.undp.org/hdro/99.htm

Information pour commander

http://www.oup-usa.org/docs/0195215621.html

Le rapport:

http://www.undp.org/hdro/report.html

Les sites web et le développement social et économique en Afrique

RINAF – 50 Meilleurs projets

http://woyaa.com/topweb

Afrique: Recherche, ressources et liaison à l’éducation et au développement

http://comunicationculture.freeservers.com

Recherche, ressources et liaison à la relation entre la communication, la culture, l’éducation et le développement en Afrique

Institut de formation par correspondance, Swaziland

http://www.realnet.co.sz/ide

A propos des cours et du personnel de l’Institut de formation par correspondance au Swaziland, Afrique Australe, en même temps que l’information sur le Royaume royale du Swaziland, sa géographie, son climat, sa population et ses langues.

La formation par correspondance dans les pays développés

http://members.tripod.com/stewart_marshall

Conçu pour faciliter la collecte et la dissémination des résultats des recherches, l’information sur l’usage de la formation par correspondance et l’étude ouverte des pays développés.

Recherches instructives en Afrique Australe

http://www.realnet.co.sz.boleswa

Travaux de la 7ème conférence BOLESWA. Une conférence tenue à l’Université du Swaziland au mois d’août 1997 portant sur «La recherche instructive et le mode de vie en Afrique».

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Last updated: May 25, 2001.