Bamako 2002 Conference SOMMET MONDIAL SUR LA SOCIETE DE L'INFORMATION CONFERENCE REGIONALE AFRICAINE (Bamako 28-30 mai 2002) MESSAGE DU SECRÉTAIRE
GÉNÉRAL À LA CONFÉRENCE RÉGIONALE AFRICAINE PRÉPARATOIRE Lu par Mme Karima Bounemra
Ben-Soltane, Bamako, le 28 mai 2002
Je voudrais remercier le peuple et le gouvernement maliens qui accueillent cette réunion importante dans leur capitale, et rendre hommage au Président Alpha Oumar Konaré pour son engagement actif en faveur de la pleine intégration de l'Afrique dans la société de l'information. La révolution numérique ouvre des perspectives inégalées de prospérité et de progrès. Grâce à elle, les petites et moyennes entreprises peuvent se projeter au cur même des marchés régionaux, nationaux et mondiaux. Les communautés les plus isolées de la planète peuvent avoir accès aux données sanitaires et médicales les plus récentes. Les nouvelles technologies permettent aussi de dispenser à peu de frais un enseignement à distance. Grâce à elles, la société civile peut faire entendre sa voix, ce qui renforce les institutions démocratiques. Et elles encouragent la transparence, le débat et la coopération entre tous les secteurs de la société, en créant de nouveaux espaces de dialogue. Malheureusement, les pays et les communautés où ce coup de pouce serait le plus nécessaire sont aussi ceux qui, à l'heure actuelle, sont le moins en mesure de tirer parti de la révolution numérique. C'est le cas de l'Afrique sub-saharienne, et c'est pourquoi je me réjouis de la tenue de cette conférence qui atteste la détermination des Africains à rattraper leur retard dans le domaine numérique. Certes, ce ne sera pas chose facile. Il existe un certain nombre d'obstacles : manque de ressources et de compétences, insuffisance de l'infrastructure de base, analphabétisme et barrières linguistiques. Les gouvernements ont un rôle fondamental à jouer lorsqu'il s'agit d'éliminer ces obstacles. Mais nous ne réussirons à mettre les bienfaits des nouvelles technologies au service du développement et à la portée de tous qu'en forgeant des partenariats entre toutes les parties intéressées - gouvernements, institutions bilatérales et multilatérales de développement, secteur privé et société civile. C'est dans cet esprit qu'a été lancée l'Initiative Société de l'Information en Afrique (AISI), dont je tiens à saluer le travail accompli au cours des six dernières années. Le Sommet mondial sur la société de l'information sera une occasion unique de réfléchir aux moyens de réduire la fracture numérique et de créer une société de l'information véritablement mondiale. L'Afrique a tout à y gagner, en particulier sa jeunesse à qui la révolution numérique ouvre de formidables perspectives. Je vous engage à participer activement à cet événement et à faire bénéficier les autres nations du résultat de vos discussions d'aujourd'hui. Je vous souhaite à tous une conférence enrichissante et fructueuse.
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