Bamako 2002 Conference SOMMET MONDIAL SUR LA SOCIETE DE L'INFORMATION CONFERENCE REGIONALE AFRICAINE (Bamako 28-30 mai 2002) REPUBLIQUE DU TCHAD DECLARATION
Je voudrais par la même occasion remercier le Gouvernement et tout le peuple du Mali, Mali terre déposée d'Empires africains, pour leur chaleureux accueil et leur légendaire hospitalité et qui n'ont ménagé aucun effort pour rendre notre séjour très agréable.
Cependant, la coopération entre nous et surtout par des investissements dans le secteur des Télécommunications répond à un appel du cur, à un besoin naturel, du fait que nous constituons un même ensemble culturel. L'Africanité, en effet, demeurera à jamais le ciment qui sous-tendra toutes nos actions en vue de la réalisation future du marché commun africain que nous appelons de tous nos vux. Il faudra en outre, surmonter ces obstacles majeurs qui se dressent sur le parcours de notre objectif d'intégration économique par l'éventuel apport financier et matériel de l'UIT et de la CEA en donnant l'occasion aux pays Africains d'être au rendez-vous de la Mondialisation et de l'internationalisation de l'Economie. Monsieur le Président, De tout temps, le Tchad, mon pays, par le truchement du Ministère des Postes et Télécommunications, a attaché une importance capitale aux problèmes des infrastructures des Télécommunications. A cet effet, le secteur des Télécommunications du Tchad, sous l'impulsion clairvoyante du Président de la République son Excellence IDRISS DEBY, s'est doté depuis 1998 d'un nouveau cadre réglementaire qui permettrait à échéance la libéralisation totale du secteur. Malgré les changements intervenus dans le secteur En effet, sur un parc de 37. 000 abonnés, 94% se trouvent concentrés dans la capitale qui ne représentent que 20% de la population totale du Tchad estimée à 7.200.00 habitants, soit une télé densité de 0,43% qui est en deçà de la moyenne de l'Afrique subsaharienne. Ainsi près de 6.000.000 d'habitants n'ont pas accès au téléphone. Dans le domaine du développement des nouvelles technologies de l'information et de la
Communication, en 5 ans d'exploitation du réseau Internet du Tchad (TCHADNET), vingt
millions (20 .000.000) de minutes de connexion ont été réalisées. A cela s'ajoutent les problèmes d'accès aux moyens de communications à savoir le coût d'acquisition des terminaux informatiques ( PC), les coûts de communications et d'abonnement aux services. Conscient du défi à relever, le Tchad, à l'instar des Etats membres de la CEMAC souscrit à toute action concertée et innovatrice, aussi bien bilatérale que multilatérale telle que tracée par le NEPAD inspiré par une volonté politique de nos Chefs d'Etat. Notre soutien va également aux recommandations formulées lors de la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications 2002 ( CMDT - 02) à Istanbul relative à la Société de l'information. Afin de permettre au Tchad d'entrer dans la Société de l'information, plusieurs
besoins essentiels identifiés lors de la réunion des Experts de la CEMAC dont nous
faisons nôtres à savoir : · Création d'un cadre législatif pour la monétique - Infrastructures · Extension et modernisation des réseaux des télécommunications ; - Accès aux services · Instauration d'une concurrence loyale dans le secteur, y compris pour le réseau
fixe ; - Outils Informatiques · Baisse des prix des équipements ; · Baisse des tarifs ; - FORMATION · Des cadres supérieurs (ingénieurs et techniciens supérieurs) Certaines mesures tendant à satisfaire ces besoins sont en cours d'application mais beaucoup reste à faire et pour la plupart d'entre elles nous sollicitons l'apport de UIT et de la CEA afin de nous y aider. Une des actions qui nous paraît urgente est celle de faire entrer les femmes, les jeunes et les handicapés dans l'ère du numérique par la maîtrise d'Internet et des ressources multimédias pour l'apprentissage et l'acquisition de nouvelles compétences. A l'ère de la mondialisation et la nouvelle société de l'information , l'Afrique se doit d'agir d'une manière concertée afin d'adopter des positions communes, et de participer activement au sommet Mondial sur la Société de l'information. Quant à vous Honorables Délégués vous aurez, au cours de vos travaux à rechercher
des voies et moyens pouvant permettre aux pays en développement en général et ceux
d'Afrique en particulier de briser certains obstacles qui empêchent l'Africain Ainsi nous aurons appris à aimer notre Continent à le soigner et à l'intégrer dans la mondialisation non seulement pour notre propre succès, mais pour l'intérêt des générations à venir. C'est l'occasion que nous donne cette Conférence Régionale Africaine qui se tient présentement à Bamako.
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