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Ont contribué: Peter Ballantyne, Peter Lievense, Tameru Belay, Aida Opoku-Mensah, Afework Temtime
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iConnect Africa
iConnect Africa est une publication sous format web, papier et e-mail ayant pour objectif de sensibiliser les Africains sur les possibilités offertes par les TICs dans le développement. Il est produit par la Commission économique de lONU pour lAfrique (CEA) et lInstitut International pour la Communication et le Développement (IICD). Il rend compte des activités faisant partie de lInitiative Société de lInformation en Afrique (AISI) et du programme Création des Opportunités numériques (BDO). Il est financé par le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, le Ministère des Affaires étrangères de la Hollande, le Département de la Coopération internationale et du Développement (DGIS) et lAgence Suisse pour le Développement et la Coopération (SDC).
iConnect Africa - Volume 1, Numéro 3 Novembre 2002
Dans ce numéro:
Entretien:
Nouvelles en Bref:
Coup de Projecteurs
LHistoire du Trimestre
A lAffiche : Focus sur TIC et Société Civile A VENIR : Déc 2002- Mars 2003
Entretien : SchoolNet Namibie : Lil sur le Prix !
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Le lauréat du Prix APC Hafkin de cette année est SchoolNet Namibie. Le thème du prix était « Une Politique des TIC pour les populations en Afrique ». SchoolNet Namibie a mis en place un réseau des écoles et institutions éducatives affiliées en Namibie avec des partenariats stratégiques et opérationnels entre différentes parties intéressées sur le plan national et international. Juste après la cérémonie de remise du prix à Addis Abeba, Ethiopie, iConnect a eu un entretien avec le directeur de SchoolNet Namibie, Mr Joris Komen, sur le travail effectué par son institution dans le pays et ce quils entendent faire du prix qui est dune valeur de 7.500 $ US. |
iConnect Africa : Quels sont les principaux objectifs de SchoolNet Namibie ?
J K: SchoolNet Namibie sévertue à renforcer les capacités et à développer le savoir-faire à tous les niveaux du réseau à travers la communication de données, les relais dinformations, les facilités daccès à l ordinateur, les logiciels, les procédures de fonctionnement et de gestion, sur la base dune série daccords entre partenaires, et des programmes de formation pour les enseignants et les élèves sur le fonctionnement du réseau , pour lutilisation des TIC dans lenseignement en Namibie. Ce processus favorise lintroduction de nouveaux programmes et offre des canaux de communication aux institutions éducatives dans le pays .Lautre dimension est la recherche et linitiation de méthodes créatives permettant dassurer la continuité des activités de mise en réseau des écoles, telles que des solutions peu coûteuses permettant de démocratiser davantage laccès, notamment dans les zones rurales. Il sagit également de développer des applications et des contenus pédagogiques locaux, de même que dencourager le rôle déterminant des leaders et des mécanismes des TIC pour assurer la pérennité. Par ailleurs, lorganisation suit et évalue limpact de lutilisation des TIC dans lenseignement, rehausse la prise de conscience et la compréhension du potentiel que représentent les TIC pour léducation, partage les bonnes pratiques en matière de mise en réseau des écoles et développe des partenariats.
iConnect Africa : Est-ce que SchoolNet Namibie est impliqué dans le processus délaboration de la politique nationale en matière de TIC en Namibie ?.JK : Bien sûr ! En fait SchoolNet est lun des précurseurs de lagenda de la politique des TIC en Namibie. Nous avons joué un rôle de leader dans le processus de formulation de la politique, qui a été soumise au Cabinet et le projet sera bientôt approuvé. Lorganisation était représentée dans le groupe de travail chargé du plan National des Infrastructures de Communication et dInformation (NICI) qui a élaboré le document de la politique nationale en matière de TIC. Nous avons mené un vaste lobbying sur les questions déducation auprès des partenaires- hauts fonctionnaires ministériels, principaux des écoles, institutions du secteur tertiaire- de même quauprès des partenaires du secteur privé pour les impliquer aussi dans le processus. Dans les ateliers nationaux de concertation qui ont suivi , nous avons joué un rôle clé dans lidentification de partenaires variés issus de tous les secteurs de la population. SchoolNet Namibie sest également fortement impliqué dans les consultations organisées dans le cadre du NICI pour la révision des avants-projets des différents chapitres avant leur publication. iConnect Africa : Est-ce que lorganisation sera impliquée dans la mise en uvre de cette politique ?JK : Oui. Nous envisageons de diriger la mise en uvre de la stratégie nationale . Nous avons déjà des plans que nous mettrons en uvre dès que le gouvernement approuvera la politique. Dautres programmes sont en cours dexécution , et SchoolNet Namibie en est un exemple.iConnect Africa : Quel a été limpact réel et visible du travail de SchoolNet Namibie ?
JK : En un an et demi seulement dexistence, SchoolNet Namibie est passé de 20 établissements connectés à plus de 230 actuellement. Les enfants des écoles en Namibie profitent énormément de cette possibilité de se connecter et daccéder aux outils des TIC qui en plus renforcent davantage le processus denseignement et dapprentissage. Le rôle de leader que nous jouons dans lélaboration et la mise en uvre de la politique nationale en matière de TIC constitue la principale contribution et un impact majeur de notre part dans le développement en Namibie. Par ailleurs , il existe plus de 87 projets actuellement en cours à lactif de SchoolNet Namibie. Cest le cas de la gestion des projets dinstallation des réseaux informatiques pour le compte du Ministère de lEducation , dONG, de donateurs et dentreprises ; la création et la mise uvre doptions de connexion peu coûteuses pour les établissements et les éducateurs, lutilisation de matériel neuf et remis à neuf et de logiciels stables de source ouverte comme Linux, Open (et Star) Office , des logiciels de gestion scolaire , des contenus pédagogiques à cheval sur plusieurs plates-formes, de vrais portails pédagogiques vers les ressources disponibles sur le web ; la fourniture de service Internet abordable et subventionné aux établissements et aux éducateurs grâce à des solutions câblées ou sans fil (lInternet à lécole est gratuit, les frais de télécom sont à 0,026 $US /unité 20% de moins quun appel intérieur). En plus, nous avons créé des domaines dappui , un ISP School Net avec un numéro national 0700 abordable pour les abonnés des lignes commutées, notamment pour ceux qui disposent dinfrastructures de télécom éloignées et de qualité défectueuse (e.g. les ultraphones). Par ailleurs, un numéro vert 0800 pour les renseignements et lassistance technique 08 00 00 57 93 est actuellement en service à notre nouveau siège de Katutura, Windhoek. Il y a des installations gratuites ( des volontaires de SchoolNet) dun réseau informatique local , de même quun appui , maintenance et une assistance de façon continue et gratuite de la part de ces volontaires.
iConnect Africa : Que signifie pour vous le fait de remporter le Prix APC Hafkin 2002 ?JK : Nous sommes particulièrement comblés et honorés dêtre le lauréat du Prix APC Hafkin 2002. Je pense que cela va nous motiver davantage sur le chemin de nos objectifs et que ce prix aura un impact significatif sur notre travail dans lavenir aussi bien en Namibie quailleurs. Il nous poussera à faire plus, et on peut le percevoir comme une marque de reconnaissance de notre travail . Mais lessentiel est quil vient à un moment où on accorde désormais plus dattention aux solutions de Source Ouverte dans léducation et les autres domaines dactivité des organisations de la société civile, et je ne peux que formuler lespoir que notre gouvernement (et ceux des autres pays africains) appréciera à leur juste valeur ces solutions de Source Ouverte !iConnect Africa : Comment SchoolNet Namibie entend-il utiliser largent de ce prix ?
JK : Le prix , dune valeur de 7 500 $US, servira à lancer une équipe de recherche et développement (R&D) composée de jeunes africains . Cela permettra de les renforcer et de renforcer dautres experts au niveau local qui vont développer des applications de source ouverte dans le domaine des contenus des programmes éducatifs, des techniques dapprentissage de toujours, lenseignement à distance et le matériel spécialisé pour lenseignement des personnes handicapées. Nous avons reçu une manifestation dintérêt dun certain nombre de partenaires , pour collaborer avec nous dans ce domaine. Ce projet concernera toute la région et se fera en trois langues : en Anglais , en Français et en Portugais, et pourrait bien coûter plus de 250 000$US. Je suis convaincu que lAfrique a le potentiel pour profiter et contribuer à la société mondiale de linformation. On ne peut y parvenir quen mettant en uvre des applications novatrices qui impliquent les jeunes. Il y a un nombre tout à fait important délèves africains disposant de capacités énormes. Ces capacités peuvent être explorées si les conditions préalables telles que laccès aux TIC sont en place. Je suis également convaincu que lavenir des TIC en Afrique sera dans lutilisation des applications des sources ouvertes , élaborées, entretenues, et soutenues au niveau local , dans un contexte de rareté des ressources financières pour lutilisation des instruments et des applications en Afrique.
Nouvelles en Bref
Vive la Société Civile Africaine et la Société de lInformation ! Cest avec ces mots qua été déclaré ouvert le premier atelier regroupant toute lAfrique jamais tenu sur la société civile et son engagement dans lélaboration des politiques en matière de TIC dans leurs pays. Il est luvre de lAssociation pour les Communications Progressistes (APC) et de la Commission Economique pour lAfrique (CEA) avec lappui des organisations de défense des droits de lHomme. Latelier a débouché sur la création dun réseau de mobilisation pour la politique en matière de TIC prévu dans les sous régions du continent . Il aura pour tâche dédifier à travers lAfrique une société de linformation où tout le monde aura sa place .Cet atelier, qui a eu lieu à Addis -Abéba en Ethiopie, a réuni plus de 80 représentants dorganisations non gouvernementales (ONG), dorganisations de défense des droits de lHomme, dassociations de la presse et de femmes, dagences de développement et des chercheurs venus de 24 pays africains. Ils ont discuté du rôle de la société civile africaine dans lélaboration de la politique en matière de TIC, et élaboré un plan daction pour poursuivre lagenda. La Déclaration et le Plan dAction de latelier peuvent être consultés à : http://africa.rights.apc.org/workshop.shtml ou http://www.uneca.org/aisi/cspr.htm
Paysans et commerçants sénégalais à lheure de la technologie sans fil pour améliorer leurs affaires.Manobi , qui est une création dentrepreneurs français et sénégalais , permet aux paysans de sinformer sur les prix des denrées alimentaires et des produits grâce au téléphone portable avant de se rendre en ville pour faire leurs achats . A lépoque où il ny avait pas daccès à cette technologie pour accéder aux nouvelles du marché , des intermédiaires abusaient souvent les paysans en leur vendant des produits à des prix élevés. Cette technologie permet aux téléphones portables de composer un numéro de serveur vocal où les prix sont contenus dans une base de données. Bien que Manobi nen soit quà une phase dessai , son impact sur la façon de cultiver des paysans est réel. Près de 150 participants utilisant des systèmes mobiles pour charger les bateaux et consulter la météo sont en train dessayer cette technologie. Visiter le site web : http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/2290540.stm
Age et Genre contre les Technologies en Afrique.Anastacia, vieille dame de 70 ans, na jamais été à lécole et ne parle pas un seul mot en Anglais ; et pourtant elle a trouvé son moyen avec la souris ! Anastacia a acquis ses aptitudes à linformatique dans un télécentre à Nakaseke , à environ 2 heures de route de Kampala, la capitale de lOuganda .Le télécentre offre des services Internet, de téléphone et de fax aux populations environnantes, qui sont subventionnés par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), le Centre International de la Tribune des Femmes ( IWTC) , et le Gouvernement Ougandais. Anastacia incarne limpact que la démystification des technologies peut avoir sur les femmes illettrées et celles du monde rural des pays en développement. En plus de favoriser laccès des femmes du monde rural aux technologies, le projet a un brin doriginalité en ce quil propose un contenu adapté aux réalités locales , avec lutilisation de la langue et de limagerie des femmes ciblées. Pour plus dinformations sur cette histoire consultez le site : http://www.uneca.org/aisi/ictstory1.htm
Evaluation de la Considération de Genre dans les Projets Internet. Le Programme APC dAppui à la Connexion des Femmes a élaboré une méthode dévaluation de la considération du genre permettant aux utilisateurs des TIC dévaluer leurs projets en matière de changement social. Cette méthode la MEG- constitue un moyen de déterminer si les TIC contribuent réellement à améliorer la vie des femmes et les rapports de genre, et si elles permettent de promouvoir des changements positifs au niveau individuel, institutionnel, communautaire et social de façon générale. Le guide donne aux utilisateurs un aperçu du processus dévaluation ( avec des liens vers des ressources dévaluation générale) avec des stratégies et méthodologies proposées pour lintégration de lanalyse de genre tout au long du processus dévaluation. Elle permet de sassurer de la prise en compte des préoccupations de genre dans les processus de planification des projets. Pour plus dinformations, voir : http://www.apcwomen.org/gem/go4.htm
LAfrique doit utiliser les logiciels de source ouverte.Dans ce contexte de rareté des ressources financières, lAfrique doit voir comment mieux utiliser les opportunités quoffrent les logiciels de sources ouvertes , indique la Ministre du Service public et de lAdministration de lAfrique du Sud, Geraldine Fraser-Moleketi. Elle précise que cest le coût élevé des produits et services des TIC qui nous impose cette approche. « Ma suggestion est quon engage une réflexion critique pour trouver une façon plus judicieuse dutiliser les opportunités que nous offre lémergence de logiciels de sources ouverte afin datténuer les coûts des produits TIC , et je lespère, des services pour nous. » Lisez-en plus : http://www.itweb.co.za/sectionss/software/2002/0210291210asp ?O=TE
Les PDA pour renforcer les capacités de recherche en milieu rural . Le« Projet DInformations Médicales SATELLIFE » américain est lun des deux lauréats du prix Stockholm Challenge Award 2002 dans la catégorie « Santé ». SATELLIFE utilise plusieurs technologies- des satellites aux modems- pour connecter des professionnels de la santé aux informations critiques dans les zones sous-informées. Dans le monde rural africain, les enquêtes manuelles sur la santé sont chères, inadéquates , imprécises et lentes. . Le projet utilise des PDA pour collecter des données récentes sur la santé publique , les renvoyer aux décideurs politiques et explorer les technologies les plus adaptées et accessibles pour lenvironnement . Dans un programme pilote en uvre au Ghana, 30 volontaires ont été formés pour mener des PDA, avec à la clé plus de 2400 enquêtes effectuées en 5 jours . Les données ont été analysées, et le rapport livré en six jours au lieu des six mois habituels . Lisez-en plus à : http://www.healthnet.org/index2.php
Sénégal : Guérison et technologie. Les guérisseurs qui tiraient des médicaments à partir de plantes locales utilisent maintenant linformatique pour sauvegarder leurs connaissances et obtenir des revenus. Lisez-en plus à : http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/2296893.stm
Ghana Dot Gov- Explorer le potentiel pour fournir des services de gouvernance électronique au Ghana .
Cofinancé avec le Ministère ghanéen de lInformation et des Affaires présidentielles, ce projet est en train dexaminer et de tester des systèmes et des applications concrets de gouvernance électronique au Ghana. Il débouchera sur des portails de démonstration pour le Ministère , des applications et des contenus
. Lisez en plus à : http://www.iicd.org/base/base_index?project_id=85
Campagne du Groupe de la Francophonie dans neuf pays africains.
Neuf ateliers sont en préparation pour neuf pays, dans le laboratoire de TIC de lorganisation, le LABTIC, en partenariat avec lassociation locale des utilisateurs de logiciels gratuits. En savoir plus à : http://intif.francophonie.org/INTIF/CP/VOIR CP.cfm ?ID=230
Coup de Projecteurs: Vue ou Vision ? Progrès des TIC au Service des Aveugles en Ethiopie
Ces dernières années, le monde a connu des avancées remarquables en matière de TIC qui se sont révélées être beaucoup plus efficientes et plus rapides que jamais pour lactivité et les interactions humaines. Le plus fascinant de tout cela est que la technologie est en train dêtre adaptée pour permettre aux utilisateurs non voyants daccéder à linformatique et à lInternet sans aide . Evidemment cette technologie nest pas tellement répandue en Afrique et dans les autres pays en développement. Mais à travers le travail du Centre de Technologie Adaptative des Aveugles (ATCB), une ONG créée en 2000 et basée à Addis Abéba en Ethiopie, les TIC sont en passe dêtre à la portée des aveugles en Ethiopie. L ATCB, une institution unique et pionnière sur le continent , est sortie de la tête dun Ethio- Canadien. Lorganisation vise à promouvoir une technologie adaptative en Ethiopie, avec laide et lappui dun groupe de collègues aveugles dévoués travaillant de façon bénévole. Avec ces initiatives, les aveugles ne seront pas laissés en rade par la révolution des TIC, pourvu que les autres obstacles soient levés.
LATCB a jusque là introduit dans le pays une formation technique en informatique adaptative comme laccès aux convertisseurs, linformatique de Braille, lutilisation du multimédia, le scannage de documents, la communication via Internet et la transcription de linformatique de Braille. Ce sont là des techniques importantes pour les étudiants non voyants, de même que pour les professionnels. Par ailleurs, cette formation renforce la capacité des institutions de lenseignement supérieur , des centres dexamen et délaboration des programmes et de lAssociation Nationale des Aveugles de lEthiopie (ENAB). Ils ont tous besoin de ressources humaines capables de se servir de linformatique de Braille pour offrir suffisamment de services de transcription efficaces , notamment pour ceux qui travaillent dans les bureaux.LATCB nest pas seulement en train doffrir un service précieux en créant une société de linformation pour les aveugles, mais elle augmente en plus les opportunités demploi. Avec lacquisition des techniques de linformatique de Braille, le sentiment de sécurité augmente chez les gens non voyants, car ils ont un accès plus facile aux informations sur les affaires en cours, les questions de santé et de famille telles que le VIH/Sida et les autres pandémies. Ensuite cela peut créer en eux un sentiment dindépendance et réduire leur dépendance excessive de laide des autres pour les besoins de routine tels que lire , écrire, et traiter linformation. En plus, avec lutilisation des ordinateurs à reconnaissance vocale et des claviers de Braille, on peut augmenter le nombre de non voyants pouvant accéder à lInternet et envoyer des messages électroniques le plus naturellement du monde.Donc , lorganisation a le sentiment de devoir jouer un rôle clé en exhortant le gouvernement éthiopien à sensibiliser les responsables de lélaboration des politiques et les décideurs sur le besoin de mettre en place des politiques et des stratégies capables de satisfaire en la matière les besoins des personnes handicapées dans le pays.Jusque là, plus de 30 non voyants éthiopiens sont sortis du centre, dotés de techniques et de compétences en technologie de linformatique de Braille qui leur seront utiles dans cette ère de linformation. Selon lactuel coordinateur Ato Getu Mulatu, « la prochaine étape sera pour lATCB dadapter davantage ces technologies au contexte local, en explorant les possibilités dutilisation de notre langue locale, le Amharic. Ainsi nous pourrons permettre laccès de la majorité des gens, au lieu de ceux qui peuvent parler lAnglais uniquement ». Je nai pas de vue. Par contre jai une vision Tameru Belay, Fondateur et Directeur de lATCBContact info :ATCB, PO Box 56938,tél 251-1 56 64 97/98. Portable 251-09-223327Email : atcb@telecom.net.et. Site web :http:// www3.sympatico.ca/tamru
LHistoire du Trimestre : La Bureaucratie Freine les Progrès des TIC en Ouganda
LInternet est en train de gagner les districts ruraux en Ouganda- ce qui favorise davantage les interactions entre le gouvernement et les citoyens. Peter Lievense rapporte quelques activités de IICD en cours au niveau district .Stephen Dagada est le Président du Conseil du District de Kayunga, ce qui fait de lui l homme le plus puissant au niveau du district. Il dispose dun cahier et dun téléphone portable devant lui , mais lopérateur de GSM , dont le réseau peut atteindre Kayunga, na pas encore réussi à installer une connexion Internet. Mais dans un avenir vraiment proche, il va falloir créer un Point de Présence (PoP) pour la circulation de lInternet , qui permettra également de communiquer avec les villages reculés du district. Kayunga fait partie de 4 districts invités à un projet de Districtnet soutenu par IICD. Districtnet est en droite ligne de la politique du gouvernement ougandais. La Loi sur les Collectivités Locales a procédé à la décentralisation des rôles du gouvernement. Le problème est que les administrateurs de districts , tels que ceux de Kayunga, ne sont pas suffisamment équipés pour faire tout le travail administratif et de gestion nécessaire. Labsence de connexion du réseau des télécom avec les villages empêche de travailler correctement , indique Dagada. Si le gouvernement me demande de faire un rapport sur le nombre denseignants opérant dans le district, je serais obliger denvoyer un de mes assistants faire un décompte physique. Ainsi , il nous faudra certainement des semaines pour faire tous les villages.Enfin on attend de Districtnet un branchement au réseau de télécommunications entre le siège du district et les autres grands villages qui constituent le centre administratif des petites contrées environnantes. Il devra également introduire les systèmes de gestion administrative et financière qui permettent lélaboration de rapports. Le troisième rôle assigné à Districtnet est la fourniture dinformations publiques aux citoyens et vice versa.Même si les tâches administratives peuvent être déléguées aux districts, Kampala reste le lieu où la politique est définie. Dagada entend se servir de Districtnet pour réaliser plusieurs programmes ambitieux. Le Président Museveni a initié un programme agricole consistant à regrouper des lopins de terre , qui font la même culture, pour créer ce quon appelle des zones de production. Notre chargé de linformation devra conseiller les gens via Districtnet sur le fait quil est davantage plus économique de regrouper les champs individuels des membres de la famille. Dagada imagine le PoP , qui consiste à relier Districtnet au reste du monde via une connexion par satellite , tomber entre les mains dun entrepreneur. Avec 50 clients dans le district , les sociétés, les ONG et un Cybercafé dans la ville , on peut normalement fructifier une affaire. Dans un proche avenir, nous entendons promouvoir le tourisme : navigation par pirogue sur le Nil, et cela suppose des hôtels et des lieux de restauration. On devrait par exemple pouvoir intéresser un promoteur dInternet de Kampala à se lancer dans une telle entreprise.Pour connecter les villages , on devrait pouvoir utiliser une connexion sans fil via une bande gratuite de 2,4 gigahertz, une technologie quon utilise beaucoup en Ouganda , en passant par une connexion mobile ou des lignes terrestres abandonnées sur place depuis longtemps. Dagada est optimiste. Dès que les gens prennent goût à lInternet, ils continueront à sen servir.Marcel Werner, Directeur de Programme à IICD et responsable de projets en Ouganda, a un point de vue plus terre-à-terre. Les connexions ne feront pas plus que de permettre lutilisation de la messagerie électronique. Il pense quil est important que les gens accèdent à linformation, connaissent les cours des produits agricoles, ce qui par exemple leur permet de mieux négocier avec les commerçants. Districtnet doit également favoriser la transparence dans la gouvernance au niveau local et du district. Ils doivent pouvoir sexpliquer devant les citoyens sur des questions liées à la politique quils mènent et aux dépenses. Districtnet , qui bénéficie de lappui du Ministère des Collectivités locales de lOuganda et qui a attiré des fonds du Département du Développement International du Royaume Uni (DFID), nexiste jusque là que sur papier. Les coûts des infrastructures , des logiciels , et de la formation sont estimés à 300.000 $US. Dès que le réseau atteindra sa vitesse de croisière, les frais de gestion et de maintenance seront à la charge du district.Patrick Mwesigwa est le Directeur Technique de la Commission des Communications de lOuganda (UCC). LUCC a été créée en 1998 pour surveiller le marché des télécommunications , qui a subi une déréglementation sous la pression du Fonds Monétaire International (FMI). Outre lancienne société nationale des télécommunications , UTL, qui est actuellement à 51% détenue par des étrangers, la Sud-africaine MTN a été autorisée à pénétrer le marché ougandais. Les deux parties ont leur propre passerelle . La troisième partie , Celtel , offre seulement des services de téléphonie mobile et reste tributaire de UTL et de MTN pour linterconnexion.Avec une population de 22 millions dhabitants, lOuganda compte soixante mille abonnés au téléphone fixe. Avec la libéralisation du marché, on assiste à une explosion de la téléphonie mobile. Plus de 350 000 personnes , notamment dans les villes, utilisent le téléphone mobile. Cependant, plusieurs zones du monde rural où vivent et travaillent 80% des Ougandais, nont pas accès au téléphone. Lun des objectifs de lUCC est de veiller à ce que les services de lInternet et de téléphonie atteignent les zones rurales, précise Mwesigwa. Présentement, 154 petites contrées sur plus de 900 sont dépourvues de service de téléphone. Dici 2005, ces districts devraient avoir au moins un téléphone public pour cinq mille habitants. En plus, chaque district devra avoir un accès à lInternet dici cette date . Ils sont actuellement 11.000 utilisateurs de lInternet en Ouganda , presque tous à Kampala, Entebbe et à Jinja.
En fait Mr Werner semble douter de la rentabilité de lexploitation de services téléphoniques dans ces districts .Le chiffre daffaire devra provenir des ONG locales, des organes du gouvernement local et dune ou deux petites entreprises. Les populations locales nont pas dargent. Néanmoins, Mr Werner souhaite faire un appel de fonds pour les quatre districts pilotes : Selon le modèle du Districtnet , les PoP basés dans les chefs-lieux de districts doivent être gérés comme des entreprises. Mais Mwesigwa jette les mains en lair en signe de frustration. Avant que largent ne soit donné , il faut bien quun comité soit en place pour gérer les fonds, et le projet délectricité devrait déjà être fonctionnel. On vient juste délaborer le dossier dappel doffres pour ce projet. Il faudra au moins six mois avant louverture de lappel doffres.
A lAffiche : Focus sur TIC et Société Civile
Le Réseau pour lInformation de Développement (DevNet) est une coalition de plus de 100 ONG et OSC qui utilisent linformation de développement. Créé en 1994 sous les auspices du British Council , le réseau est basé à Lagos. Contact : DevNet@infoweb.abs.net Tel/Fax234-01 4618953,PO Box 9524,GPO Marina, Lagos, Nigeria
APC- Femmes- Afrique est un réseau composé dorganisations et de personnes individuelles oeuvrant pour le renforcement des organisations féminines africaines pour leur permettre daccéder et dutiliser les TIC, et promouvoir légalité et le développement. APC- Femmes-Afrique est le programme régional Afrique du Programme dAppui au Réseau des Femmes de lAPC (APC WNSP). Lisez-en plus à : http://www.apcafricawomen.org Bridges.org, société à but non lucratif fondée en 2000 , est une organisation autonome qui fait des recherches et des analyses sur des questions concernant les TIC dans les pays en développement. En expliquant les problèmes en des termes très terre à terre , elle mobilise un appui du public en faveur des politiques en matière de TIC et permet aux citoyens de comprendre les enjeux des TIC dans leur quotidien. Léquipe chargée de la politique publie des articles qui expliquent en détail les implications des questions politiques de façon compréhensible, avec des questions dactualité telles que les informations/données publiques et le droit à la vie privée des citoyens. Lisez-en plus à : http://www.bridges.org
Forum National des Radios Communautaires (NCRF) est une association nationale des stations de radios communautaires et des organisations de service dappui en Afrique du Sud. Les membres des stations radios sont des organisations communautaires de base (OCB) indépendantes à but non lucratif, détenues et dirigées par diverses collectivités locales qui participent activement dans lélaboration dactivités de programmation pour un développement local durable et sans discrimination. Lisez-en plus à :http://www.ncrf.org.za
Le Réseau des Femmes Paysannes (WOFAN) est basé à Kano, Nigéria, et sintéresse à la mobilisation, la formation et lappui aux populations dans la gestion de linformation et de la communication pour leur propre développement. Contacter :PO Box 22 (Gyadi-Gyadi) Kano, Nigéria. Tel /fax : 234-64-665487/234-64-662 199 Email :wofangroup@yahoo.org.wofan@mega.bw
A VENIR : Déc 2002- Mars 2003
6-7 février 2003, San Diego, Californie : Symposium 2003 de la Société de lInternet sur la Sécurité des Réseaux et des Systèmes Distribués (Ndss03). Le 10e Symposium NDSS réuni des membres aux idées progressistes et novatrices , dont ceux à la pointe de la recherche et de la mise en uvre des questions de sécurité , des experts en technologie sécuritaire mondialement reconnus, des utilisateurs des secteurs public et privé. Ce sont ces gens qui conçoivent, élaborent , exploitent et déploient les technologies qui définissent la sécurité du réseau et du système distribué. Les thèmes de cette année sont : Défendre le Réseau contre les Attaques ; Protéger la Circulation et la Mobilité ; Sécurité des Protocoles à Diffusion multiple ; Protocoles et Elaborations Cryptographiques ; Surveillance du Réseau et Détection des Intrusions ; Contrôle dAccès et Résistance à la Pénétration ; Pour des informations et inscriptions en ligne, voir : http://www.isoc.org/ndss03/
12 février 2003, Genève : Deuxième Atelier de la Commission Economique des Nations Unies pour lEurope (CENUE) sur la Réglementation de lElectronique, Le Deuxième Atelier Annuel sur la Réglementation portera sur le thème Sécurité Electronique et Implications pour le Développement de lEconomie des Connaissances. La discussion vise à mettre en relief létendue de la corrélation positive et les facteurs externes négatifs entre ces domaines très imbriqués et le potentiel rôle des gouvernements , des hommes daffaires et des organisations internationales dans la sécurisation de lenvironnement de léconomie du numérique et le développement durable de la Société de lInformation. Pour en lire plus, visitez : http://www.uneca.org/press/pr2002 02opa 21e.htm 17-28 février 2003 à Genève : Deuxième Réunion du Comité Préparatoire ( PrepCom 2) du Sommet Mondial sur la Société de lInformation (WSIS). Pour en lire plus, visitez : http://www.itu.int/wisis/events/events WISISandITUEvents Prepcom2.html 19- 21 février 2003 à Accra, Ghana : Sommet du CTO sur Digital Africa. Le CTO organise une grande conférence sur : Digital Africa , Renforcer les Opportunités en matière de Numérique à travers des Partenariats entre le Privé et le Public. Des participants de haut niveau venant de toutes les parties du continent y sont attendus. La conférence entendra différents intervenants officiels et non officiels de haut niveau venus dAfrique et des organisations internationales , sans oublier la communauté des investisseurs. Pour plus dinformations, voir : http://www.cto.int/frame.php?dir=02&sd=12&id=63&back=frame.php%3Fdir%3D02%26sd%3D10 26-27 février 2003, Bangkok, Thaïlande : Combler le Fossé dans la Fracture Numérique/ Conférence Régionale sur le GSM Numérique. Accès à linformation, développement des affaires, économie de temps, dargent et de vies, et dautres priorités figurent sur lagenda de la démonstration des avantages des TIC. Des participants venus du monde universitaire, industriel, des agences gouvernementales, des organisations internationales, et des ONG y sont invités. Vous pouvez obtenir plus dinformations sur : www.ait.ac.th/digital gsm ou par email à : gital gms chair@ait.ac.th ou en écrivant à : peter Haddawy, Chair, Regional Conference on digital GMS, Asian Institute of Technology, P.O. Box 4, Klong Luang, Pathumthani12120, Thailand, Tel (66 2)524 5705, Fax : (66 2) 524- 5069.
24-28 mars 2003, Prague, République Tchèque : Trente Troisième Conférence de lInternationalisation et Unicode (IUC 23) sur Unicode, Internationalisation et le Web- La Connexion Mondiale. Cette manifestation est la première conférence technique jamais organisée au monde pour linternationalisation à la fois des logiciels et du web. Les nouvelles technologies, les applications novatrices de lInternet et lévolution de la Norme Unicode impliquent de nouveaux défis et de nouvelles capacités. Cette conférence technique va explorer les opportunités créées par les dernières avancées et comment les mettre à la disposition des utilisateurs à travers le monde, de même que les éventuels pièges à éviter, et les domaines où il y a des problèmes qui nécessitent des recherches complémentaires. Il y aura également des démonstrations de meilleures pratiques de création dapplications qui adaptent toutes les langues. En savoir plus en visitant : http://www .unicode.org/unicode/conference/about-conf.html
28-30 mars 2003 : Leadership Intellectuel et Société de lInformation. Quel Rôle pour les Universitaires Africains. La CEA est en collaboration avec la Fondation Ford pour offrir une plate-forme et un espace à un groupe restreint duniversitaires africains chevronnés pour quils réfléchissent sur les nombreuses questions intellectuelles qui se dressent devant eux lorsquils élaborent des stratégies de renforcement de leur rôle dans la société de linformation. Pour plus dinformations, contacter : Aida Okopu-Mensah, ECA at aopoku-mensah@uneca.org.
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