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Phase II IMPACT DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

SUR LE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE :ETUDE DE CAS AU SENEGAL

Par Omar DIOP, Consultant en Science de l'Information

Charge Cours a l'EBAD

UNIVERSITE CHEIKH A.DIOP

DAKAR-SENEGALRapport du SENEGAL: Phase II

1-INTRODUCTION.-

          1-1- Le projet, dont nous présentons ici le rapport, s'intitulait à l'origine "impact des communications élèctroniques sur le développement en Afrique " :ceci en harmonie avec les thèmes du programme du CRDI du CANADA; c'est sous ce titre que le projet a été appuiyé. L'équipe de recherche a trouvé que ce titre a une connotation trop large et même ambitieuse compte tenu de la situation actuelle et de l'avenir même du projet. C'est pour cela qu'avons nous décidé de maintenir ce titre principal pour les rapports finaux du projet. Précisons que le Rapport final de ce projet est constitué d'une série de documents autonomes pour faciliter sa meilleure diffusion. La série comprend : -des analyses synthétiques du rapport élargi aux rapports nationaux,

          -une synthèse en deux parties: l'une avec une présentation méthodologique ,l'autre avec les résultats acquis et les conclusions du projet; -les rapports de la phase une et de la phase deux des études nationales au Sénégal, en Ouganda, en Zambie, et un rapport consolide pour les deux phases en Ethiopie; tous ces rapports sont en version révisée. Les rapports seront disponibles en version imprimée ou élèctronique, au PADIS (Pan African Development Information System) de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique. On se propose également de le poster dans le site Web de l'African Information Society Initiative: (http://www.uneca.org/aisi)

          1-2 L'objectif de l'étude est de contribuer au developpement des indicateurs pour évaluer l'impact de l'information et des communications élèctroniques sur le développement en Afrique: Le projet CABECA conduit par la Commision Economique pour l'Afrique, ne couvre pas l'ensemble du continent. Cinq pays seulement ont été choisis sur des critères géographiques entre autres : L'Ethiopie, l'Ouganda, la Zambie et le Sénégal (seul pays francophone)

          1- 3 Le rapport contient une presentation sommaire : a)du déroulement de l'étude, b)des usagers des communications éléctroniques et leurs exemples d'utilisation, c)les profits et les contraintes, d)les changements apportés par l'utilisation de l'E.mail e)les conclusions et les recommandations et les appendices

2- DEROULEMENT DE L'ETUDE

          2 –1 Nous avons utilisé une population de 100 usagers dont les 98 répondants de la première phase, qui ont été contactés de nouveau ou remplacés par d'autres du même groupe

          2-2 Ici nous avons utilisé deux questionnaires groupes en un questionnaire qui contient une partie du questionnaire simplifié plus le questionnaire sur INTERNET. L'enquête a duré de Mars 1996 à un peu au –delà de Décembre 1996. Ici encore nous avons privilegié le contact direct et le téléphone à la voie éléctronique qui s'est avérée inoperante

          2-3 Les Interviews- C'est également la même population de la premiere phase, c'est à dire 45 usagers plus 5 du groupe des hommes d'affaires et du privés. Nous avons opté pour la méthode analytique. Ici encore devant certaines réticences, nous avons utilisé très souvent le téléphone et procéder à une technique particulière de notation acquise dans la phase première. L'interview a duré de Mars 1996 à Décembre 1996.

          2-4 Problèmes rencontrés. Dans l'ensemble les problèmes rencontrés sont les même que ceux de la première phase ,aux quels il faut ajouter d'autres plus proches des préoccupations économiques liées à la nature competitive du phénomène INTERNET dans ses rapports avec les intermediaires ; par ailleurs beaucoup d'usagers de RIO et de FIDONET commencent à migrer vers le full accès à INTERNET de TELECOM PLUS de la SONATEL et vers le reseau RAPID initié par ATI (Alliance Technologie Informatique) pour gagner le marche régional africain des communications éléctroniques.

  1. LES USAGERS DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

          3-1 Leur profile suivant leur qualification universitaire, c’est toujours la même population à quelques nuances prés: notons pour mémoire que 15% possédent un diplôme de doctorat; rappelons que les hommes d'affaires interrogés n'ont pas jugé utiles de mentionner leurs qualifications académiques. Les usagers proviennent surtout du milieu académique/recherche ou on note 66%, des organismes gouvernementaux 12% , des organismes non gouvernementaux 6%, des organismes inter gouvernementaux 10% et des institutions privées et des affaires 6% ; les femmes sont nettement moins nombreuses pour l'instant 12% seulement.

          3-2 On notera au tableau 5 que 41% des répondants sont des débutants dans la manipulation de l'ordinateur ;39% ont des capacités moyennes, tandis que 20% sont des usagers expérimentés. Le tableau 8 indique que 64% des répondants ont des moyens d'information adéquats dans leur institution. Concernant les communications extérieures le tableau 9 indique que, 96% des répondants les trouvent essentielles pour la conduite des affaires de leur institution.

4- BENEFICES ET CONTRAINTES

          4-1 Bénéfices.- Le tableau 13 indique que 54% des répondants on leurs communications éléctroniques supportées par un projet ,32% par leur département et 14% payent eux mêmes leurs communications éléctroniques ; si on recoupe ces réponses avec les interviews , ils affirment tous avoir un gain sur les charges directes ; un gain de temps sur le temps de réponse et même un avantage sur la qualité des résultats acquis " En fait il y a bénéfice que quand on compare les résultats acquis avec les dépenses d'investissements or ici il me semble que les véritables investisseurs c'est nous; nous essayons de tirer le maximum de profit de cet outil qu'est INTERNET "Disait un operateur économique lors d'une discussion.

          4-2 Contraintes.- Par ailleurs, 41% des usagers soulignent le manque de formation comme une contrainte pour pouvoir tirer profit des communications éléctroniques. Il y a aussi dans l'ensemble la charge de travail qui constitue une sorte de pression angoissante sur les utilisateurs, car les correspondants attendent toujours une réponse Ce qui confirme les contraintes soulevées dans la première phase de notre étude ou 60% des usagers trouvent qu'il y a trop d'informations à gérer dans le système : ce qui revient à dire qu'on y perd facilement son temps si les imformations ne sont pas utiles Les interviews montrent que les problèmes de communications jouent un rôle important dans les activités de tous les jours et constituent une difficulté majeure notamment la communication à l'exterieur du pays avec les lenteurs des P.T.T. Avec l’avénement d'INTERNET, les interviews attestent des améliorations certaines , cependant, ils n'ont pas manque de souligner certaines contraintes non négligeables :ils soulignent qu'il est difficile de mettre en évidence le rapport coût/bénéfice.

  1. LES CHANGEMENTS APPORTES PAR INTERNET
  2. En plus des mêmes changement trouvés dans la première phase, c'est surtoutle souci de faire du marketing chez les providers qui caractérise l'avénement du full INTERNET au Sénégal. Ce qui explique la concurrence chez les intermédiares ; les environnements politique et économique vont particulièrement favoriser les changements apportés par le full INTERNET au Sénégal car les autorités ont voté des dispositions légales très liberales A côté du courrier éléctronique utilsé par 100% des usagers, on note l'utilisation de nouveaux services , notamment le www chez 29% des répondants Le D.G d'une société de la place affirme lors d'une discussion que grace à INTERNET , il peut accéder en toute liberté aux sites de certains de leurs fournisseurs et entamet avec eux des activités interactives de commande et de payement. Il faut noter que les providers d'INTERNET sont beaucoup plus pointueux en matière payement: en effet avec eux il faut payer à temps ou perdre son abonnement: ce qui veut dire surtout pour les organismes privés (en raison de moyens financiers exigés, parce que l'information coûte cher et qu'elle a une durée de vie courte), que seuls ceux qui en tirent un profit certain respectent les exigeances de leur abonnement; trop de centres ou de stuctures sont crées ou développés, au coup par coup, avec les facilités offertes par les E.mails classiques de la premiere heure, sans plan de travail défini, sans études des environnements et des besoins des utilisateurs et sans prendre en compte les moyens dont on dispose reellement. Ce qui vaut dire que l'avénement d'INTERNET c'est aussi la fin des facilités dans tous les secteurs ; ce pendant les témoignages attestent dans l'ensemble les mêmes formes d'avantages avec des effets sur le temps de réponse beaucoup plus importants, sur la qualité, et sur la précision des résultats.

  3. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

6-1 Conclusion

          La periode consacrée aux deux phases de notre étude est relativement courte et en même temps glissante , si nous osons nous exprimer ainsi; particulièrement dans nos pays sous équipes : il faut reconnaitre qu'il y a des avantages non négligeables ; mais les tendances au prés des entreprises privées et des operateurs économiques, ne coincident pas dans la seconde phase avec celles qui se dessinent dans les autres groupes grace aux projets de financement des communications éléctroniques: avec INTERNET le secteur privé s'affirme et devient deplus en plus important comme interlocuteur. Il est difficile de quantifier avec ces résultats l'impact des communications éléctroniques sur le développement mais nous avons la une base solide pour dégager des indicateurs; en effet les indicateurs retenus dans notre étude (cout-charges directes, efforts engages-temps de réponses-qualité- efficacité-fréquences, nombre d'utilisation et d'interrogation...) semblent attester cette affirmation.

      6-2 Recommandations

Nous pensons qu'une étude d'impact sur un outil de communication

éléctronique plus précis , INTERNET par exemple, dans ses differents

          services, dans un environnement plus homogéne serait souhaitable: le secteur des affaires par exemple.

-Annexes

-tableaux

-questionnaires

-interviews

Omar DIOP

Consultant

 

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Last updated: 07 March 2003