iconnectAfricaheader.gif (5189 bytes)

:: iConnect Africa Volume 1, Numéro 3, Novembre 2002

:: Resources

Ont contribué: Peter Ballantyne, Peter Lievense, Tameru Belay, Aida Opoku-Mensah,  Afework Temtime
[Anglais]                        télécharge la version PDF :    [Anglais]   [Français]

iConnect Africa
iConnect Africa est une publication sous format web, papier et e-mail ayant pour objectif de sensibiliser les Africains sur les possibilités offertes par les TICs dans le développement. Il est produit par la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA) et l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD). Il rend compte des activités faisant partie de l’Initiative Société de l’Information en Afrique (AISI) et du programme Création des Opportunités numériques (BDO). Il est financé par le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, le Ministère des Affaires étrangères de la Hollande, le Département de la Coopération internationale et du Développement (DGIS) et l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération (SDC).


iConnect Africa -  Volume 1, Numéro  3  Novembre  2002
Dans ce numéro:

Entretien:

SchoolNet Namibie : L’œil sur le Prix !

Nouvelles en Bref:

Vive la Société Civile Africaine et la Société de l’Information !

Paysans et commerçants sénégalais à l’heure de la technologie sans fil pour améliorer leurs affaires

Age et Genre contre les Technologies en Afrique

Evaluation de la Considération de Genre dans les Projets Internet

L’Afrique doit utiliser les logiciels de source ouverte

Les PDA  pour renforcer les capacités de recherche en milieu rural

Sénégal : Guérison et technologie

Ghana Dot Gov- Explorer le potentiel pour fournir des services de  gouvernance électronique au Ghana

Campagne du Groupe de la Francophonie dans neuf pays africains

Coup de Projecteurs

Vue ou Vision ? Progrès des TIC au Service des Aveugles en Ethiopie

L’Histoire du Trimestre

La Bureaucratie Freine les Progrès des TIC en Ouganda

A l’Affiche : Focus sur  TIC et Société Civile A VENIR : Déc 2002- Mars 2003

top.gif (903 bytes)

Entretien : SchoolNet Namibie : L’œil sur le Prix !

joris.jpg (10802 bytes)

Le lauréat du Prix APC Hafkin de cette année est SchoolNet Namibie. Le thème du prix était «   Une Politique des TIC pour les populations en Afrique ». SchoolNet Namibie a mis en place un réseau  des écoles et institutions éducatives affiliées en Namibie avec des partenariats stratégiques et opérationnels entre différentes parties intéressées sur le plan national et international. Juste après la cérémonie de remise du prix à Addis Abeba, Ethiopie, iConnect a eu un entretien avec le directeur de SchoolNet Namibie, Mr Joris Komen, sur le travail effectué par son institution dans le pays et ce qu’ils entendent faire du prix qui est d’une valeur de 7.500  $ US.

iConnect Africa : Quels sont les principaux objectifs de SchoolNet Namibie ?

J K: SchoolNet Namibie s’évertue à renforcer les capacités et à développer le savoir-faire à tous les niveaux du réseau à travers la communication de données, les relais d’informations, les facilités d’accès à l’ ordinateur, les logiciels, les procédures de fonctionnement et de gestion, sur la base d’une série d’accords entre partenaires, et des programmes de formation pour les enseignants et les élèves  sur le fonctionnement du réseau , pour l’utilisation des TIC dans l’enseignement en Namibie. Ce processus favorise  l’introduction de nouveaux programmes et offre des canaux de communication aux institutions éducatives dans le pays .L’autre dimension est la recherche et l’initiation de méthodes créatives permettant d’assurer la continuité des activités de mise en réseau des écoles, telles que des solutions peu coûteuses permettant de démocratiser davantage l’accès, notamment dans les zones rurales. Il s’agit également de développer des applications et des contenus pédagogiques locaux, de même que d’encourager le rôle déterminant des leaders et des mécanismes des TIC pour assurer la pérennité. Par ailleurs, l’organisation suit et évalue  l’impact de l’utilisation des TIC  dans l’enseignement, rehausse la prise de conscience et la compréhension du potentiel que représentent les TIC pour l’éducation, partage les bonnes pratiques en matière de mise en réseau des écoles et développe des partenariats.

iConnect Africa : Est-ce que SchoolNet Namibie est impliqué dans le processus d’élaboration de la politique nationale en matière de TIC en Namibie ?.JK : Bien sûr ! En fait SchoolNet est l’un des précurseurs de l’agenda de la politique des TIC en Namibie. Nous avons joué un rôle de leader dans le processus de formulation de la politique, qui a été soumise au Cabinet et le projet sera bientôt approuvé. L’organisation était représentée dans le groupe de travail  chargé du plan National des Infrastructures de Communication et d’Information (NICI) qui a élaboré le document de la politique nationale en matière de TIC. Nous avons mené un  vaste lobbying sur les questions d’éducation auprès des partenaires- hauts fonctionnaires ministériels, principaux des écoles, institutions du secteur tertiaire- de même qu’auprès des partenaires du secteur privé pour les impliquer aussi dans le  processus. Dans les ateliers nationaux de concertation qui ont suivi , nous avons joué un rôle clé dans l’identification de partenaires variés issus de tous les secteurs de la population. SchoolNet Namibie s’est également fortement impliqué dans les consultations organisées dans le cadre du NICI pour la révision des avants-projets des différents chapitres avant leur publication.  iConnect Africa : Est-ce que l’organisation sera impliquée dans la mise en œuvre de cette politique ?JK : Oui. Nous envisageons de diriger la mise en œuvre de la stratégie nationale . Nous avons déjà des plans que nous mettrons en œuvre dès que le gouvernement approuvera la politique. D’autres programmes sont en cours d’exécution , et SchoolNet Namibie en est un exemple.iConnect Africa :  Quel a été l’impact réel et visible du travail de SchoolNet Namibie ?

JK : En un an et demi seulement d’existence, SchoolNet Namibie est passé de 20 établissements connectés à plus de 230 actuellement. Les enfants des écoles en Namibie profitent énormément de cette possibilité de se connecter et d’accéder aux outils des TIC  qui en plus renforcent  davantage le processus d’enseignement et d’apprentissage. Le rôle de leader que nous jouons dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de TIC constitue la principale contribution et un impact majeur de notre part  dans le développement en Namibie. Par ailleurs , il existe plus de 87 projets actuellement en cours à l’actif de SchoolNet Namibie. C’est le cas de la gestion des projets d’installation des réseaux informatiques  pour le compte du Ministère  de l’Education , d’ONG, de donateurs et d’entreprises ; la création et la mise œuvre d’options de connexion peu coûteuses pour les établissements et les éducateurs, l’utilisation de matériel neuf et remis à neuf et de logiciels stables de source ouverte comme Linux, Open (et Star) Office , des logiciels de gestion scolaire , des contenus pédagogiques à cheval sur plusieurs plates-formes, de vrais  portails pédagogiques vers les ressources disponibles sur le web ; la fourniture de service Internet abordable et subventionné aux établissements et aux éducateurs grâce à des solutions câblées ou sans fil (l’Internet à l’école est gratuit, les frais de télécom sont à 0,026 $US /unité – 20% de moins qu’un appel intérieur). En plus, nous avons créé des domaines d’appui ,  un ISP School Net avec un numéro national 0700 abordable pour les abonnés des lignes commutées, notamment pour ceux qui disposent d’infrastructures de télécom éloignées et de qualité défectueuse (e.g. les ultraphones). Par ailleurs, un numéro vert 0800 pour les renseignements et l’assistance technique – 08 00 00 57 93 – est actuellement en service à notre nouveau siège de Katutura, Windhoek. Il y a des installations gratuites ( des volontaires de SchoolNet) d’un réseau informatique local , de même qu’un appui ,  maintenance et  une assistance de façon continue et gratuite de la part de ces volontaires.

iConnect Africa : Que signifie pour vous le fait de remporter le Prix APC Hafkin 2002 ?JK : Nous sommes particulièrement comblés et honorés d’être le lauréat du Prix APC Hafkin 2002. Je pense que cela va nous motiver davantage sur le chemin de nos objectifs et que ce prix aura un impact significatif sur notre travail dans l’avenir aussi bien en Namibie qu’ailleurs. Il nous poussera à faire plus, et on peut le percevoir comme une marque de reconnaissance de notre travail . Mais l’essentiel est qu’il vient à un moment où on accorde désormais plus d’attention aux solutions  de Source Ouverte dans l’éducation  et les autres domaines d’activité des organisations de la société civile, et je ne peux que formuler l’espoir que notre gouvernement (et ceux des autres pays africains) appréciera à leur juste valeur ces solutions de Source Ouverte !iConnect Africa : Comment SchoolNet Namibie entend-il utiliser l’argent de ce prix ?

JK :   Le prix , d’une valeur de 7 500 $US, servira à lancer une équipe  de recherche et développement (R&D) composée de jeunes africains . Cela permettra de les renforcer et de renforcer d’autres experts au niveau local qui vont développer des applications de source ouverte dans le domaine des contenus des programmes éducatifs, des techniques d’apprentissage de toujours, l’enseignement à distance et le matériel spécialisé pour l’enseignement  des personnes handicapées. Nous avons reçu une manifestation d’intérêt d’un certain nombre de partenaires , pour collaborer avec nous dans ce domaine. Ce projet concernera toute la région et se fera en trois langues : en Anglais , en Français et en Portugais, et pourrait bien coûter plus de 250 000$US. Je suis convaincu que l’Afrique a le potentiel pour profiter et contribuer à la société mondiale de l’information. On ne peut y parvenir qu’en mettant en œuvre des applications novatrices qui impliquent les jeunes. Il y a un nombre tout à fait important d’élèves africains disposant de capacités énormes. Ces capacités peuvent être explorées si les conditions préalables telles que l’accès aux TIC sont en place. Je suis également convaincu que l’avenir des TIC en Afrique sera dans l’utilisation des applications des sources ouvertes , élaborées, entretenues, et soutenues au niveau local , dans un contexte de rareté des ressources financières pour l’utilisation des instruments et des applications en Afrique.

top.gif (903 bytes)

Nouvelles en Bref
Vive la Société Civile Africaine et la Société de l’Information ! C’est avec ces mots qu’a été déclaré ouvert le premier atelier regroupant toute l’Afrique jamais tenu sur la société civile et son engagement dans l’élaboration des politiques en matière de TIC dans leurs pays. Il est l’œuvre de l’Association pour les Communications Progressistes (APC) et de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) avec l’appui des organisations de défense des droits de l’Homme. L’atelier a débouché sur la création d’un réseau de mobilisation pour la politique en matière de TIC prévu dans les sous régions du continent . Il aura pour tâche d’édifier à travers l’Afrique une société de l’information où tout le monde aura sa place .Cet atelier, qui a eu lieu à Addis -Abéba en Ethiopie, a réuni plus de 80 représentants d’organisations non gouvernementales   (ONG), d’organisations de défense des droits de l’Homme, d’associations de la presse et de femmes, d’agences de développement   et des chercheurs venus de 24 pays africains. Ils ont discuté du rôle de la société civile africaine dans l’élaboration de la politique en matière de TIC,  et élaboré un plan d’action pour poursuivre l’agenda. La Déclaration et le Plan d’Action de l’atelier  peuvent être consultés à : http://africa.rights.apc.org/workshop.shtml ou http://www.uneca.org/aisi/cspr.htm

Paysans et commerçants sénégalais à l’heure de la technologie sans fil pour améliorer leurs affaires.Manobi , qui est une création d’entrepreneurs français et sénégalais , permet aux paysans de s’informer sur les prix des denrées alimentaires et des produits grâce au téléphone portable avant de se rendre en ville pour faire leurs achats . A l’époque où il n’y avait pas d’accès à cette technologie pour accéder aux nouvelles du marché ,  des intermédiaires abusaient souvent les paysans en leur vendant des produits à des prix élevés. Cette technologie permet aux téléphones portables de composer un numéro de serveur vocal où les prix sont contenus dans une base de données. Bien que Manobi n’en soit qu’à une phase d’essai , son impact sur la façon de cultiver des paysans est réel. Près de 150 participants utilisant des systèmes mobiles pour charger les bateaux et consulter la météo sont en train d’essayer cette technologie. Visiter le site web : http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/2290540.stm

Age et Genre contre les Technologies en Afrique.Anastacia, vieille dame de 70 ans, n’a jamais été à l’école et ne parle pas un seul mot en Anglais ; et pourtant elle a trouvé son moyen avec la souris ! Anastacia a acquis ses aptitudes à l’informatique dans un télécentre à Nakaseke , à environ 2 heures de route de Kampala, la capitale de l’Ouganda .Le télécentre offre des services Internet, de téléphone et de fax aux populations environnantes, qui sont subventionnés par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), le Centre International de la Tribune des Femmes ( IWTC) , et le Gouvernement Ougandais. Anastacia incarne l’impact que la démystification des technologies peut avoir sur les femmes illettrées et celles du monde rural des pays en développement. En plus de favoriser l’accès des femmes du monde rural aux technologies, le projet a un brin d’originalité en ce qu’il propose un contenu adapté aux réalités locales , avec l’utilisation de la langue et de l’imagerie  des femmes ciblées. Pour plus d’informations sur cette histoire consultez le site : http://www.uneca.org/aisi/ictstory1.htm

Evaluation de la Considération de Genre dans les Projets Internet. Le Programme APC d’Appui à la Connexion des Femmes a élaboré une méthode d’évaluation de la considération du genre  permettant aux utilisateurs des TIC d’évaluer leurs projets en matière de changement social. Cette méthode –la MEG- constitue un moyen de déterminer  si les TIC contribuent réellement à améliorer la vie des femmes et les rapports de genre, et si elles permettent de promouvoir des changements positifs au niveau individuel, institutionnel, communautaire et social de façon générale. Le guide donne aux utilisateurs un aperçu du processus d’évaluation ( avec des liens vers des ressources d’évaluation générale)  avec des stratégies et méthodologies proposées pour l’intégration de l’analyse de genre tout au long du processus d’évaluation. Elle permet de s’assurer de la prise en compte des préoccupations de genre dans les processus de planification des projets. Pour plus d’informations, voir : http://www.apcwomen.org/gem/go4.htm

L’Afrique doit utiliser les logiciels de source ouverte.Dans ce contexte de rareté des ressources financières, l’Afrique doit voir comment mieux utiliser les opportunités qu’offrent les logiciels de sources ouvertes , indique la Ministre du Service public et de  l’Administration de l’Afrique du Sud, Geraldine Fraser-Moleketi. Elle précise que c’est le coût élevé des produits et services des TIC  qui nous  impose cette approche. «  Ma suggestion est qu’on engage une réflexion  critique  pour trouver une   façon plus judicieuse d’utiliser les opportunités que nous offre l’émergence de logiciels de sources ouverte  afin d’atténuer les coûts des produits TIC , et je l’espère, des services pour nous. » Lisez-en plus : http://www.itweb.co.za/sectionss/software/2002/0210291210asp ?O=TE

Les PDA  pour renforcer les capacités de recherche en milieu rural .   Le« Projet D’Informations Médicales SATELLIFE » américain  est l’un des deux lauréats du prix Stockholm Challenge Award 2002 dans la catégorie « Santé ». SATELLIFE utilise plusieurs technologies- des satellites aux modems- pour connecter des professionnels de la santé aux informations critiques dans les zones sous-informées.  Dans le monde rural africain, les enquêtes manuelles sur la santé  sont chères, inadéquates , imprécises et lentes. . Le projet utilise des PDA pour collecter des données récentes sur la santé publique , les renvoyer aux décideurs politiques et explorer les technologies les plus adaptées et accessibles   pour  l’environnement  .  Dans un programme pilote  en œuvre au Ghana, 30 volontaires ont été formés pour mener des PDA,   avec à la clé  plus de 2400 enquêtes  effectuées en 5 jours . Les données ont été analysées,  et le rapport livré en six jours au lieu des six mois habituels . Lisez-en plus à : http://www.healthnet.org/index2.php

Sénégal : Guérison et technologie. Les guérisseurs qui tiraient des médicaments à partir de plantes locales utilisent maintenant l’informatique pour sauvegarder leurs connaissances et obtenir des revenus. Lisez-en plus à : http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/2296893.stm

Ghana Dot Gov- Explorer le potentiel pour fournir des services de  gouvernance électronique au Ghana .

Cofinancé avec le Ministère ghanéen de l’Information et des Affaires présidentielles, ce projet est en train d’examiner  et de tester des systèmes et des applications concrets de gouvernance électronique au Ghana. Il débouchera sur des portails de démonstration  pour le Ministère , des applications et des contenus…. Lisez –en plus à : http://www.iicd.org/base/base_index?project_id=85

Campagne du Groupe de la Francophonie dans neuf pays africains.

Neuf ateliers sont en préparation pour neuf pays, dans le laboratoire de TIC de l’organisation, le LABTIC, en partenariat avec l’association locale des utilisateurs de logiciels gratuits. En savoir plus à : http://intif.francophonie.org/INTIF/CP/VOIR CP.cfm ?ID=230

top.gif (903 bytes)

Coup de Projecteurs: Vue ou Vision ? Progrès des TIC au Service des Aveugles en Ethiopie
Ces dernières années,  le monde a connu des avancées remarquables  en matière de TIC qui se sont révélées être  beaucoup plus efficientes et plus rapides que jamais pour l’activité et les interactions humaines. Le plus fascinant de tout cela est  que la technologie est en train d’être adaptée pour permettre aux utilisateurs non voyants d’accéder à l’informatique  et à l’Internet sans aide . Evidemment cette technologie n’est pas  tellement répandue en Afrique et dans les autres  pays en développement. Mais à travers le travail du Centre de Technologie Adaptative des Aveugles (ATCB), une ONG  créée en 2000 et basée à Addis Abéba en Ethiopie, les TIC sont en passe d’être à la portée des aveugles en Ethiopie. L’ ATCB,  une institution unique et pionnière sur le continent , est sortie de la tête d’un Ethio- Canadien. L’organisation vise à promouvoir une technologie adaptative en Ethiopie, avec l‘aide et l’appui d’un groupe de collègues aveugles dévoués travaillant de façon bénévole. Avec ces initiatives, les aveugles ne seront  pas laissés en rade par la révolution des TIC, pourvu que les autres obstacles soient levés.

L’ATCB a jusque là introduit dans le pays une formation technique en informatique adaptative comme l’accès aux convertisseurs, l’informatique de Braille, l’utilisation du multimédia,  le scannage de documents, la communication via Internet et la transcription de l’informatique de Braille. Ce sont là des techniques importantes pour les étudiants non voyants, de même que pour les professionnels. Par ailleurs, cette formation renforce la capacité des institutions de l’enseignement supérieur , des centres d’examen et d’élaboration des programmes et de l’Association Nationale des Aveugles de l’Ethiopie (ENAB). Ils ont tous besoin de ressources humaines capables de se servir de l’informatique de Braille pour offrir suffisamment  de services  de transcription  efficaces , notamment pour ceux qui travaillent dans les bureaux.L’ATCB n’est pas seulement en train d’offrir  un service  précieux en créant une société de l’information pour les aveugles, mais elle augmente en plus  les opportunités d’emploi. Avec l’acquisition des techniques de l’informatique de Braille, le sentiment de sécurité augmente chez les gens non voyants, car ils ont un accès plus facile aux informations sur les affaires en cours, les questions de santé et de famille telles que le VIH/Sida et les autres pandémies. Ensuite cela peut créer en eux un sentiment d’indépendance et réduire leur dépendance excessive de l’aide des autres  pour les besoins de routine tels que  lire , écrire, et  traiter l’information. En plus, avec l’utilisation des ordinateurs à reconnaissance vocale et des claviers de Braille, on peut augmenter le nombre de non voyants pouvant accéder  à l’Internet et envoyer des messages électroniques le plus  naturellement du monde.Donc , l’organisation a le sentiment de devoir jouer un rôle clé en exhortant le gouvernement éthiopien  à sensibiliser les responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs  sur le besoin de mettre en place des politiques et des stratégies capables de satisfaire en la matière les besoins des personnes handicapées dans le   pays.Jusque là,  plus de 30 non voyants éthiopiens sont sortis du centre, dotés de techniques et de compétences en technologie de l’informatique de Braille qui leur seront utiles dans  cette ère de l’information. Selon l’actuel coordinateur Ato Getu Mulatu, «   la prochaine étape sera pour l’ATCB d’adapter davantage ces technologies au contexte local, en explorant les possibilités d’utilisation de notre langue locale, le Amharic. Ainsi nous pourrons permettre l’accès de la majorité des gens,  au lieu de ceux qui peuvent parler l’Anglais   uniquement ».‘ Je n’ai pas de vue. Par contre j’ai une vision’ Tameru Belay, Fondateur et Directeur de l’ATCBContact info :ATCB, PO Box 56938,tél 251-1 56 64 97/98. Portable 251-09-223327Email : atcb@telecom.net.et. Site web :http:// www3.sympatico.ca/tamru

top.gif (903 bytes)
L’Histoire du Trimestre : La Bureaucratie Freine les Progrès des TIC en Ouganda

L’Internet est en train de gagner les districts ruraux en Ouganda- ce qui favorise davantage les interactions entre le gouvernement et les citoyens. Peter Lievense rapporte quelques activités de IICD en cours au niveau district .Stephen Dagada est le Président du Conseil du District de Kayunga, ce qui fait de lui l’ homme le plus puissant au niveau du district. Il dispose d’un cahier et d’un téléphone portable devant lui , mais l’opérateur de GSM , dont le réseau peut atteindre Kayunga, n’a pas encore réussi à installer une connexion Internet. Mais dans un avenir vraiment proche, il va falloir  créer un Point de Présence (PoP) pour la circulation de l’Internet , qui permettra également de communiquer avec les villages reculés du district. Kayunga fait partie de 4 districts invités à un projet de Districtnet soutenu par IICD.  Districtnet est en droite ligne de la politique du gouvernement ougandais.  La Loi sur les Collectivités Locales a procédé à la décentralisation des rôles du gouvernement. Le problème est que les administrateurs de districts , tels que ceux de Kayunga, ne sont pas suffisamment équipés pour faire tout le travail administratif et de gestion nécessaire. L’absence de connexion du réseau des télécom avec les  villages empêche de travailler correctement , indique Dagada. ‘ Si le gouvernement me demande de faire un rapport sur le nombre d’enseignants opérant dans le district, je serais obliger d’envoyer un de mes assistants faire un décompte physique. Ainsi , il nous faudra certainement des semaines pour faire tous les villages’.Enfin on attend de Districtnet un branchement  au réseau de  télécommunications  entre le siège   du district et les autres grands villages qui constituent le centre administratif  des petites contrées environnantes. Il devra également introduire les systèmes de gestion administrative et financière qui permettent l’élaboration de rapports. Le troisième rôle assigné à Districtnet est la fourniture d’informations publiques aux citoyens et vice versa.Même si les tâches administratives peuvent être déléguées aux districts, Kampala reste le lieu  où la politique est définie.  Dagada entend se servir de Districtnet  pour réaliser plusieurs programmes ambitieux. Le Président Museveni  a initié un programme agricole consistant à regrouper des lopins de terre , qui font la même culture, pour créer ce qu’on appelle des zones de production.   Notre chargé de l’information devra conseiller les gens via Districtnet  sur le fait qu’il est davantage plus économique  de regrouper les champs individuels des membres de la famille.  Dagada imagine le PoP , qui consiste à relier Districtnet au reste du monde via une connexion par satellite , tomber entre les mains d’un entrepreneur.’ Avec 50  clients dans le district , les sociétés, les ONG et un Cybercafé dans la ville , on peut normalement fructifier une affaire. Dans un proche avenir, nous entendons promouvoir le tourisme : navigation par pirogue sur le Nil, et cela suppose des hôtels et des lieux de restauration. On devrait par exemple pouvoir intéresser un promoteur d’Internet de Kampala à se lancer dans une telle entreprise.Pour   connecter les villages , on devrait pouvoir utiliser une connexion sans fil via une bande gratuite de 2,4 gigahertz, une technologie qu’on utilise beaucoup en Ouganda , en passant par une connexion mobile ou des   lignes terrestres abandonnées sur place depuis longtemps.  Dagada est optimiste. ‘Dès que les gens prennent goût à l’Internet, ils continueront à s’en servir’.Marcel Werner, Directeur de Programme à IICD et responsable de projets en Ouganda, a un point de vue plus terre-à-terre. ‘ Les connexions ne feront pas plus que de permettre l’utilisation de la messagerie électronique’. Il pense qu’il est important que les gens accèdent à l’information,  connaissent les cours des produits agricoles, ce qui par exemple leur permet de mieux négocier avec les commerçants. Districtnet doit également favoriser la transparence dans la gouvernance au niveau local et du district. Ils doivent pouvoir s’expliquer devant les citoyens sur des questions liées à la politique qu’ils mènent et aux dépenses.  Districtnet , qui bénéficie de l’appui du Ministère des Collectivités locales de l’Ouganda et qui a attiré des fonds du Département du Développement International du Royaume Uni (DFID), n’existe jusque là que sur papier. Les coûts des infrastructures , des logiciels , et de la formation sont estimés à 300.000 $US. Dès que le réseau atteindra sa vitesse de croisière, les frais de gestion et de maintenance seront à la charge du district.Patrick Mwesigwa est le Directeur Technique de la Commission des Communications de l’Ouganda (UCC). L’UCC a été créée  en 1998 pour surveiller le marché des télécommunications , qui a subi une déréglementation sous la pression du Fonds Monétaire International (FMI).  Outre l’ancienne société nationale des télécommunications , UTL, qui est actuellement à  51%  détenue par des étrangers, la Sud-africaine MTN a été autorisée à pénétrer le marché  ougandais.  Les deux parties ont leur propre passerelle  . La troisième partie , Celtel , offre seulement des services de téléphonie mobile et reste tributaire de UTL et de MTN pour l’interconnexion.Avec une population de 22 millions d’habitants, l’Ouganda  compte soixante mille abonnés au téléphone fixe. Avec la libéralisation du marché, on assiste à une explosion de la téléphonie mobile. Plus de 350 000 personnes , notamment dans les villes, utilisent le téléphone mobile.  Cependant,  plusieurs zones du monde rural où vivent et travaillent  80% des Ougandais, n’ont pas accès au téléphone. L’un des objectifs de l’UCC est de veiller à ce que les services de l’Internet et de téléphonie  atteignent les zones rurales, précise Mwesigwa. ‘ Présentement, 154 petites contrées sur plus de 900 sont dépourvues de service de téléphone. D’ici 2005, ces districts devraient avoir au moins un téléphone public pour cinq   mille habitants.  En plus, chaque district devra avoir un accès à l’Internet d’ici cette date . Ils sont actuellement 11.000 utilisateurs de l’Internet en Ouganda , presque tous à Kampala, Entebbe et à Jinja’.  

En fait Mr Werner semble douter de la rentabilité de l’exploitation de services téléphoniques dans ces districts ‘.Le chiffre d’affaire devra provenir des ONG locales, des organes du gouvernement local et d’une ou  deux  petites entreprises.  Les populations locales n’ont pas d’argent’. Néanmoins, Mr Werner souhaite faire un appel  de  fonds pour les quatre districts pilotes : Selon  le modèle du Districtnet , les PoP basés dans les chefs-lieux de districts doivent être gérés comme des entreprises. Mais  Mwesigwa  jette les mains en l’air en signe de frustration.’ Avant que l’argent ne soit donné , il faut bien qu’un comité soit en place pour gérer les fonds, et le projet d’électricité devrait déjà être fonctionnel.  On vient juste d’élaborer  le dossier d’appel d’offres pour ce projet. Il faudra au moins six mois  avant l’ouverture de l’appel d’offres’.

top.gif (903 bytes)

A l’Affiche : Focus sur  TIC et Société Civile
Le Réseau pour  l’Information de Développement (DevNet) est une coalition de plus de 100 ONG et   OSC qui utilisent l’information de développement. Créé en 1994 sous les auspices du British Council , le réseau est basé à Lagos. Contact : DevNet@infoweb.abs.net Tel/Fax234-01 4618953,PO Box 9524,GPO Marina, Lagos, Nigeria

APC- Femmes- Afrique est un réseau composé d’organisations et de personnes individuelles oeuvrant pour le renforcement des organisations féminines africaines pour leur permettre d’accéder et d’utiliser les TIC, et promouvoir l’égalité et le développement. APC- Femmes-Afrique est le programme régional Afrique du Programme d’Appui au Réseau des Femmes de l’APC (APC WNSP). Lisez-en plus à : http://www.apcafricawomen.org Bridges.org, société à but non lucratif fondée en 2000 , est une organisation autonome qui fait des recherches et des analyses sur des  questions concernant les TIC dans les pays en développement.  En expliquant les problèmes en des termes très terre à terre , elle mobilise un appui du public en faveur des politiques en matière de TIC et permet aux citoyens de comprendre les enjeux des TIC dans leur quotidien. L’équipe chargée de la politique publie des articles qui expliquent en détail les implications des questions politiques de façon compréhensible, avec des questions d’actualité telles que les informations/données  publiques et le droit à la vie privée des citoyens. Lisez-en plus à : http://www.bridges.org

Forum National des Radios Communautaires (NCRF) est une association nationale des stations de radios communautaires et des organisations de service d’appui en Afrique du Sud. Les membres des stations radios sont des organisations communautaires de base (OCB) indépendantes à but non lucratif, détenues et dirigées par diverses collectivités locales qui participent activement  dans l’élaboration d’activités de programmation  pour un développement local durable et sans discrimination. Lisez-en plus à :http://www.ncrf.org.za

Le Réseau des Femmes Paysannes (WOFAN) est basé à Kano, Nigéria, et s’intéresse à la mobilisation, la formation et l’appui aux populations dans la gestion de l’information et de la communication pour leur propre développement. Contacter :PO Box 22 (Gyadi-Gyadi) Kano, Nigéria. Tel /fax : 234-64-665487/234-64-662 199 Email :wofangroup@yahoo.org.wofan@mega.bw

top.gif (903 bytes)

A VENIR : Déc 2002- Mars 2003
6-7 février 2003, San Diego, Californie : Symposium 2003 de la  Société de l’Internet sur la Sécurité des Réseaux et des Systèmes Distribués (Ndss’03). Le 10e Symposium    NDSS réuni des membres aux idées progressistes et novatrices , dont ceux à la pointe de la recherche et de la mise en œuvre des questions de sécurité , des experts en technologie sécuritaire mondialement reconnus, des utilisateurs des secteurs   public et privé. Ce sont ces gens qui conçoivent, élaborent , exploitent et déploient les technologies qui définissent la sécurité du réseau et du système distribué.   Les thèmes de cette année sont :’ Défendre le Réseau contre les Attaques’ ; ‘ Protéger  la Circulation et la Mobilité’ ; Sécurité des Protocoles à Diffusion multiple’ ; Protocoles et Elaborations Cryptographiques   ’  ; Surveillance du Réseau et Détection des Intrusions’ ; ‘ Contrôle d’Accès et Résistance à la Pénétration’ ; Pour des informations et inscriptions   en ligne, voir : http://www.isoc.org/ndss03/

12 février 2003, Genève : Deuxième Atelier de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe (CENUE) sur la Réglementation de l’Electronique, Le Deuxième Atelier Annuel sur la Réglementation portera sur le thème  ‘ Sécurité Electronique et Implications pour le Développement  de l’Economie des Connaissances.’ La discussion vise à mettre en relief l’étendue de la corrélation positive  et les facteurs externes négatifs entre ces domaines très imbriqués et le potentiel rôle des gouvernements , des hommes d’affaires et des organisations internationales dans la sécurisation de l’environnement de l’économie du numérique  et le développement durable de la Société de l’Information. Pour en lire plus, visitez : http://www.uneca.org/press/pr2002 02opa 21e.htm 17-28 février 2003 à Genève : Deuxième Réunion du Comité Préparatoire ( PrepCom –2)    du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (WSIS). Pour en lire plus, visitez : http://www.itu.int/wisis/events/events WISISandITUEvents Prepcom2.html 19- 21 février 2003 à Accra, Ghana : Sommet du CTO sur Digital Africa. Le CTO organise une grande conférence sur :‘ Digital Africa , Renforcer les Opportunités en matière de Numérique à travers des Partenariats entre le Privé et le Public’. Des participants de haut niveau venant de toutes les parties du continent y sont attendus. La conférence entendra différents intervenants officiels et non officiels de haut niveau venus d’Afrique et des organisations internationales , sans oublier la communauté des investisseurs. Pour plus d’informations, voir : http://www.cto.int/frame.php?dir=02&sd=12&id=63&back=frame.php%3Fdir%3D02%26sd%3D10 26-27 février 2003, Bangkok, Thaïlande : Combler le Fossé dans la Fracture Numérique/ Conférence Régionale sur le GSM Numérique. Accès à l’information, développement des affaires, économie de temps, d’argent et de vies, et d’autres priorités figurent sur l’agenda de la démonstration des avantages des TIC. Des participants venus du monde universitaire, industriel, des agences gouvernementales, des organisations internationales, et des ONG y sont invités. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur : www.ait.ac.th/digital gsm    ou   par email à : gital gms chair@ait.ac.th ou en écrivant à : peter Haddawy, Chair, Regional Conference on digital GMS, Asian Institute of Technology, P.O. Box 4, Klong Luang, Pathumthani12120, Thailand, Tel   (66 2)524 – 5705, Fax : (66 2) 524- 5069.

24-28 mars 2003, Prague, République Tchèque : Trente Troisième Conférence de l’Internationalisation et Unicode (IUC 23) sur Unicode, Internationalisation et le Web- La Connexion Mondiale. Cette manifestation est la première conférence technique jamais organisée au monde pour l’internationalisation à la fois des logiciels et du web. Les nouvelles technologies, les applications novatrices de l’Internet et l’évolution de la Norme Unicode impliquent  de nouveaux défis et de nouvelles capacités.   Cette conférence technique va explorer les opportunités créées par les dernières avancées et comment les mettre à la disposition des utilisateurs à travers le monde, de même que les éventuels pièges à éviter, et les domaines où il y a des problèmes qui nécessitent des recherches complémentaires. Il y aura également des démonstrations de meilleures pratiques   de création d’applications qui adaptent   toutes les langues. En savoir plus en   visitant : http://www .unicode.org/unicode/conference/about-conf.html

28-30 mars 2003 : Leadership Intellectuel et Société de l’Information. Quel Rôle pour les Universitaires Africains. La CEA est en collaboration avec la Fondation Ford pour offrir une plate-forme et un espace à un groupe restreint d’universitaires africains chevronnés pour qu’ils réfléchissent sur les nombreuses questions intellectuelles qui se dressent devant eux lorsqu’ils élaborent des stratégies de renforcement de leur rôle dans la société de l’information. Pour plus d’informations, contacter : Aida Okopu-Mensah, ECA at aopoku-mensah@uneca.org.

Home

Vol 1 Isssue 1

Vol 1 Isssue 2

Vol 1 Isssue 3

Vol 1 Isssue 4

Vol 1 Isssue 5

Back to AISI