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Mauritania |
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République Islamique de Mauritanie
Ministère de lintérieur des Postes et Télécommunications Plan de développement de linfrastructure nationale dinformation et de communication 1999-2002 élaboré avec le concours de la CEA et du CRDI-CanadaSeptembre 1999
Par la suite, la CEA a mis en place un Groupe de travail constitué de onze experts dans le domaine des Technologies de lInformation et de la Communication. Ce Groupe a élaboré un document intitulé Initiative « Société de lInformation en Afrique » (AISI) qui a été adopté, en Mai 1996, par la vingt deuxième conférence des ministres de la CEA.
Le principal constat était que lutilisation des nouvelles technologies de linformation peut contribuer au développement économique et social de lAfrique en laidant à :
Lexécution des programmes élaborés dans le cadre de lAISI a reçu lappui de plusieurs institutions dont le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), lUnion Internationale des Télécommunications (UIT), lUNESCO, la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), lOrganisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), le PNUD et la Banque Mondiale.
Dans ce cadre, le CRDI a accepté dappuyer huit pays africains dont la Mauritanie à élaborer leur Plan de Développement de linfrastructure nationale dInformation et de Communication.
Un atelier regroupant une cinquantaine de personnes des secteurs retenus a été organisé du 25 au 27 septembre 1999 pour valider ce plan. Cet atelier a eu lieu sous légide du Ministère de lIntérieur des Poste et des Télécommunications.
Enfin, il est à noter que ce plan intervient à un moment où la Mauritanie entreprend une réforme importante de son secteur des télécommunications qui constitue le support essentiel pour lessor de la société de linformation.
Back to topMéthodologie d'élaboration du plan
Ce document a été élaboré par une équipe dexperts nationaux avec lassistance de la Faculté des Sciences et Techniques de lUniversité de Nouakchott, de lOffice des Postes et Télécommunications et de lInitiative Internet pour lAfrique du PNUD.
Des rencontres avec le ministère des Affaires Economiques et du Développement et le ministère chargé des Télécommunications, ont permis didentifier les priorités du développement économique et social du pays sur la base du Plan national de développement, et de faire un état des lieux de lenvironnement des Technologies de lInformation et de la Communication (TIC).
Sur cette base quatre secteurs prioritaires ont été retenus, il sagit des secteurs de lEducation, de la Santé, de lAdministration publique et du secteur Privé.
Plusieurs réunions ont eu lieu :
Ces rencontres nous ont permis de :
La République Islamique de Mauritanie est située entre le 15ème et le 27ème parallèle nord et couvre une superficie de 1.030.700 km². Elle est limitée au nord par lex-Sahara Occidental et lAlgérie, à lest par le Mali, au sud par le Mali et le Sénégal et à louest par lOcéan Atlantique.
Administrativement, la Mauritanie est divisée en :
Ladministration centrale relève du Ministère de l'Intérieur, des Postes et Télécommunications. La commune bénéficie néanmoins d'un statut de collectivité territoriale décentralisée dans son administration et sa gestion est placée sous la responsabilité d'un maire élu par ses administrés. Ce mode de gestion implique une fiscalité locale placée sous le contrôle du Ministère des Finances.
Plus de la moitié du territoire, au nord, est désertique et faiblement peuplée. La zone sahélienne sétend douest en est sur une bande de 200 km traversant le pays sur sa partie sud. Au centre et au nord, le relief est constitué de massifs montagneux tels ceux de lAdrar et du Tagant qui culminent entre 400 à 800 mètres. A lexception de la plaine alluviale du fleuve Sénégal, au sud, appelée Chemama, le reste du pays est constitué, en grande partie, dalignements dunaires qui, lorsquil pleut, se couvrent de pâturages et où se pratiquent les cultures pluviales.
Le climat, saharien au nord et sahélien au sud, est généralement chaud et sec. Les maxima dépassent 44°C en mai-juin, pour des minima pouvant descendre à 10° C en janvier et février. Les vents, à dominante nord-est, sont très fréquents et favorisent la progression de lensablement. La saison des pluies, qui conditionne en grande partie la production agro-pastorale, est très hétérogène dans le temps et dans lespace. Elle sétend en général sur une période de quatre mois, de juin à septembre (hivernage), selon un gradient nord-sud de quelques millimètres à 450 mm/an dans la région du Guidimakha. La majeure partie du pays reçoit une pluviométrie inférieure à 300 mm/an. Durant les quinze dernières années, deux grandes sécheresses ont été enregistrées, en 1984-85 et en 1991-92. Durant ces années, la pluviométrie était inférieure de 35 à 70% par rapport à la moyenne.
Les ressources en eau de surface sont constituées essentiellement par le fleuve Sénégal et ses affluents et par les retenues des barrages disséminés sur tout le territoire.
Les terres arables ne représentent que 502.000 ha (0,5% de la superficie globale) dont 220 000 ha pour les cultures pluviales, 139 000 ha sous décrues, 5 500 ha doasis et 137.400 ha irriguées.
En raison de la diversité géologique de son sous-sol, la Mauritanie possède un potentiel minier attrayant. Les gisements de minerai de fer de la Kédia, des Guelbs et de MHaoudat sont en exploitation par la Société Nationale des Industries et des Mines (SNIM). En matière dhydrocarbures, des indices sont signalés dans les bassins sédimentaires côtiers de Taoudeni.
La côte mauritanienne compte parmi les plus riches du monde. Selon lestimation menée en 1993 par le CNROP avec le concours de la FAO et de lORSTOM, le potentiel de prélèvement permissible est évalué à 1 511 000 tonnes réparties comme suit : 65 000 tonnes de céphalopodes, 132 000 tonnes de démerseaux, 980 000 tonnes de pélagiques, 7 000 tonnes de crustacés, 301 000 tonnes de praires et 26 000 tonnes de thons.
Démographie et système politiqueLa population mauritanienne est estimée, à partir des résultats du recensement de 1988 et du taux de croissance intercensitaire de 2,9%, à 2.493.073 habitants en 1998 dont 45,2% ont moins de 15 ans. La ville de Nouakchott concentrait 21,1% de la population totale en 1988. Cette proportion devait passer à 26,8% en 1998 sur la base du taux de croissance moyenne de la population de Nouakchott estimé à 9,5% par an sur la période 1977-1988.
Le taux durbanisation est passé de 21,6% en 1977 à 41% en 1988. Il devait être de 53,6% en 1998. Sur la période 1988-1998, le taux de croissance de la population urbaine est estimé à 5,6% par an. Cette urbanisation, accélérée par la sécheresse, est la conséquence dune sédentarisation rapide de la population nomade dont la proportion passait de 73,3% en 1965 à 12,1% en 1988 et devrait être réduite à la portion congrue actuellement.
En 1991, une nouvelle constitution instaurant une nette séparation entre les pouvoirs exécutif et législatif bicaméral et consacrant les libertés individuelles a été adoptée par un référendum national. Par la suite, il y eut linstauration du multipartisme et la tenue délections présidentielles et législatives au suffrage universel.
Performances économiques et socialesEn 1998, la détérioration des secteurs dexportations, le resserrement de la politique monétaire et lajustement du taux de change (+24,1% en moyenne mobile sur 12 mois) avec des effets à court terme négatifs ont réduit les performances économiques : i) la croissance réelle est estimée à 3,5%, ii) linflation est de 8,0%, iii) le solde global budgétaire atteint 2,1% du PIB, iv) le déficit des transactions courantes hors transferts officiels est estimé à 2,3% du PIB.
Entre 1994 et 1996, l'espérance de vie a augmenté de 1,4 années pour atteindre 51,8 ans, le taux de mortalité infantile est passé de 118,8%0 à 113,7%0. Le taux daccessibilité, dans un rayon de 10 km des formations sanitaires de base, atteint 75% en 1996 contre 30% en 1991. Le nombre de médecins de la Fonction Publique était de 249 médecins en 1996, soit moins de 9 000 habitants par médecin. La part des dépenses publiques allouée à la santé a augmenté pour atteindre 1,8% du PIB en 1996 contre 1,2% en 1991.
En 1998, on recensait, pour lenseignement fondamental, un peu plus de 330.000 élèves dans approximativement 2.700 écoles relevant presque exclusivement du secteur public (98,5%). Concernant lenseignement secondaire, laccès reste faible (12.600 élèves ont accédé à lenseignement secondaire en 1997/98, soit un taux de transition de 37%. Les dépenses déducation représentaient en 1996 : 4,3% du PIB (contre 3,5% en 1990), 22% du budget de fonctionnement et 6% du budget dinvestissement.
Evaluée sur la base du recensement de 1988, la population active était estimée à 581.000 personnes dont 60% de ruraux.. Il ressort des projections de lONS que cette population était de 678.000 personnes en 1995 et qu'elle passera à 788.000 personnes en l'an 2000, soit un taux moyen de croissance de 3% par an.
Entre 1990 et 1996, la proportion de la population estimée vivre en dessous du seuil minimum de pauvreté est tombée de 57% à 50%. La pauvreté recule fortement à Nouakchott (baisse de 43%), dans les principales zones urbaines (-15%), dans le milieu rural de la vallée du fleuve (-18%). En revanche, la pauvreté a progressé de 69% en 1990 à 72% en 1996 dans les zones rurales dont lactivité économique est essentiellement agro-pastorale dépendante de la pluviométrie particulièrement faible en 1996.
Choix stratégiques du Gouvernement sur la période 1999-2002
En mars 1998, le Gouvernement a présenté sa stratégie de développement à lhorizon 2001 axée sur léradication de la pauvreté et la promotion du secteur privé à ses partenaires lors du 3ème groupe consultatif des bailleurs de fonds de la Mauritanie. Depuis, le Gouvernement a actualisé cette stratégie et adopté un programme économique portant sur la période 1999-2002. Il s'inscrit dans la continuité de la politique antérieure visant à consolider les équilibres macro-économiques et à éliminer les obstacles structurels à une croissance économique durable vigoureuse créatrice demplois et réductrice des inégalités et de la pauvreté.
Les éléments clés du programme visent à :
i) rehausser la croissance en lancrant davantage dans la sphère des pauvres et consolider la stabilité macroéconomique,
ii) réduire le fardeau de la dette extérieure et améliorer sa gestion pour viabiliser à long terme les finances publiques et la situation extérieure,
iii) poursuivre les réformes institutionnelles visant à améliorer la gouvernance,
iv) conduire des réformes structurelles visant le désengagement de lEtat des branches marchandes,
v) lever les contraintes au développement du secteur privé et promouvoir linvestissement direct étranger,
vi) accroître laccès à lenseignement tout en améliorant sa qualité, son adéquation au marché de lemploi et laccroissement de la productivité de notre main duvre nationale,
vii) améliorer laccès à la santé, accroître sa qualité tout en améliorant le recouvrement des coûts et limplication des bénéficiaires,
viii) mettre la création demplois et la lutte contre la pauvreté au cur des priorités de développement,
ix) protéger lenvironnement et assurer la durabilité du développement par laménagement des ressources naturelles.
Politiques économiques
Le relèvement des performances de croissance sera soutenue par : i) la conduite des stratégies et politiques sectorielles adoptées notamment pour lagriculture et lélevage qui constituent un potentiel important de croissance, ii) laccroissement du volume dinvestissements publics sans effets déviction pour linvestissement privé dans les infrastructures de base et sociale conformément aux stratégies sectorielles, iii) lamélioration de la productivité des facteurs et iv) lélargissement de la base productive notamment à travers lamélioration de lintermédiation financière, la libéralisation et la réduction des coûts de facteurs etc.
Le secteur agricole possède un important potentiel de croissance créatrice demplois et génératrice de revenus pour les plus pauvres. Par ailleurs, le Gouvernement se fixe comme objectifs à moyen terme datteindre lautosuffisance alimentaire. Le sous secteur de lirrigué joue un rôle central de la stratégie du Gouvernement. Une lettre de politique sectorielle a été élaborée par le Gouvernement en 1999 qui donne les orientations suivantes à ce sous secteur de lirrigué : i) amélioration de la productivité globale, ii) introduction et expansion de cultures de diversification notamment par des filières dexportations, iii) accès plus important au financement notamment à moyen terme, iv) sécurisation foncière et réduction du taux dabandon, et v) libéralisation de la commercialisation de la production nationale et réduction de la protection tarifaire qui devraient permettre des gains de compétitivité (prix et qualité) de loffre intérieure des produits de lagriculture irriguée. La libéralisation de la commercialisation et la recherche de la compétitivité par rapport aux produits importés devrait être accompagnée dune infrastructure dinformation permettant de donner une information claire aux producteurs et aux acheteurs sur : i) loffre intérieure et extérieure des produits agricoles, ii) les niveaux de stocks, iii) lévolution des prix, iv) les conditions de transport, de stockage et de décorticage etc. Le plan de développement de linfrastructure nationale dinformation et de communication devrait donner une réponse satisfaisante à cette préoccupation. Un tel système pourrait être élargi au suivi des marchés internationaux pour permettre à nos importateurs davoir des informations en temps réel sur les prix et accroître la viabilité de la situation extérieure.
La consolidation de la stabilité macroéconomique sera sous-tendue par : i) une politique budgétaire marquée par une amélioration des recettes intérieures et une maîtrise des dépenses publiques, ii) une politique commerciale et de change visant la diversification des exportations, la compétitivité externe de loffre intérieure et laccumulation des réserves en devises et iii) une politique monétaire permettant datteindre les objectifs dinflation et de taux de change par lutilisation dinstruments indirects et lamélioration du fonctionnement des marchés monétaire et de change.
La Mauritanie à été admise à lInitiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) aux conditions adoptées au sommet de Cologne par le G7. Dans le même temps, elle continue à améliorer la gestion de sa dette extérieure avec : i) le renforcement de la coordination interne et des capacités de gestion de la dette , ii) lefficacité des politiques économiques notamment des programmes de dépenses publiques et iii) le recours exclusif à des emprunts concessionnels.
Réformer le secteur public et promouvoir le développement de linitiative privéeLe Gouvernement place léducation à la base de son processus de développement endogène et de relèvement du bien-être social. Aussi, le Gouvernement a adopté en 1999 une réforme du système éducatif dans le sens : i) dune unification du système, ii) dune prise en compte des défis de la mondialisation, iii) dune amélioration de la qualité de lenseignement, iv) dun recentrage vers les formations scientifiques et technologiques et v) un accroissement de la qualification de la main duvre nationale à travers une stratégie ambitieuse de développement de la formation professionnelle et la création de plusieurs passerelles entre les enseignements général et professionnel. Le Gouvernement se fixe comme objectif de relever significativement le taux de scolarisation brut dans lenseignement primaire et pour ce faire i) dallouer environ 26% des ressources budgétaires au secteur de léducation, ii) daugmenter la part de lenseignement primaire à 40% des dépenses publiques pour léducation, iii) dexécuter un ambitieux programme de classes et iv) de recruter plus de 2 000 instituteurs. Pour lenseignement secondaire, le Gouvernement se fixe comme objectif dimpulser une croissance rapide du taux de scolarisation brut avec lamélioration des taux de transition et notamment pour les filles. Une restructuration de lenseignement supérieur est en cours de préparation. Elle devrait avoir les orientations suivantes : i) rationaliser les ressources disponibles pour lenseignement supérieur, ii) améliorer ladéquation formation emploi, iii) renforcer lenseignement scientifique et professionnel, iv) promouvoir la recherche et lintégrer aux problématiques de développement.
Le Gouvernement se fixe comme objectif de relever la qualité de la santé notamment par : i) lamélioration des services de santé primaires, ii) lélargissement de la couverture vaccinale, iii) la promotion de la décentralisation et de lefficacité des services de santé et iv) laccroissement de laccès à leau potable et à des installations dassainissement. Le Gouvernement se fixe comme objectif à lhorizon 2002 de i) faire baisser le taux de mortalité infantile et le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans à 15 pour 1000, ii) de rehausser la couverture vaccinale, la proportion de grossesses suivies et le taux doccupation des centres tertiaires à 80%. Pour ce faire, le Gouvernement devrait poursuivre son exécution du plan directeur de santé et relever progressivement la part des dépenses publiques allouées au secteur de la santé à 8,5% de ses dépenses budgétaires.
La lutte contre la pauvreté est au cur de la stratégie de développement à moyen terme du Gouvernement qui se fixe comme objectif de réduire lincidence de la pauvreté de 18% à lhorizon 2001. Pour ce faire, le Gouvernement continuera à : i) impulser une croissance équitablement répartie et à fort contenu en créations demplois, ii) renforcer les programmes de travaux publics à forte intensité de main duvre, iii) développer les institutions de micro-finance pour relever le taux dépargne intérieure et améliorer laccès au crédit des micro et petites entreprises, iv) accroître lefficacité des collectivités locales et leur implication dans le financement et la gestion des services publics et v) améliorer le système de suivi de la pauvreté pour permettre un meilleur ciblage des pauvres et une identification des meilleurs leviers de lutte contre la pauvreté.
Protéger lenvironnement et assurer la durabilité du développementLa gestion optimale des ressources naturelles pour la durabilité du développement demeure une préoccupation centrale du Gouvernement. En particulier, la gestion des ressources halieutiques sera marquée par : i) un renforcement de la surveillance maritime, ii) le maintien darrêts biologiques, iii) linterdiction de captures de juvéniles et iv) limpulsion de la recherche océanographique dans le but de déterminer le potentiel permissible par espèces et leffort de pêche.
Le Gouvernement prépare actuellement une stratégie nationale de lenvironnement qui devrait baliser les actions à mettre en uvre pour i) lutter contre la désertification, ii) endiguer les problèmes environnementaux en milieu urbain consécutifs à la croissance démographique et à lurbanisation rapide, iii) protéger le littoral et iv) intégrer la dimension environnementale dans toutes les activités économiques (minières, industrielles, agricoles etc.)
La couverture du pays par un réseau de télécommunications approprié a été toujours la priorité des pouvoirs publics compte tenu de létendue du pays (1 136 000 Km2) , de sa faible densité de population (2 493 073 habitants) et du faible développement des routes à cause du désert.
Cette politique sest concrétisée à partir de 1985 où lopérateur public des télécommunications ( Office des Postes et Télécommunications) a beaucoup investi pour améliorer le service et augmenter la couverture nationale avec comme objectif datteindre 1,6 Ligne Principale par 100 habitants en lan 2003 ( au 31/07/99 le taux est de 0,64LP/100).
Cet objectif pourra être largement atteint avec louverture prochaine à la concurrence et la mise en place des réseaux cellulaires ( GSM).
Actuellement lopérateur exécute un plan directeur des télécommunications élaboré en 1990 en collaboration avec lIUT couvrant la période 1992 à 2012 ( UIT/MAU/R115/1).
Pour favoriser le développement du secteur le Gouvernement a signé un contrat programme avec lOPT en 1994 avec les engagements suivants:
Etat:
- Parachèvement de la réforme institutionnelle ;
- Transparence dans le mode de financement du secteur ;
- Assouplissement du régime de passation des marchés ;
- Obligation pour ladministration de régler ses factures ;
- Application dune politique de dividende réaliste en fonction de la situation financière de lOPT ;
- Exonération de certaines taxes.
OPT:
- Atteindre un taux de pénétration téléphonique de 1,6LP/100 en lan 2003
- Satisfaire la demande à la hauteur de 40%
- Ramener leffectif de 77 agents pour 1000 lignes en 1993 à 58 agents en 2003.
1.1 Situation actuelle de linfrastructure
15 978 lignes principales opérationnelles au 31/07/99 Capacité équipée des centraux téléphoniques: 20 000 lignes Un centre CTI/CTN équipé dun MT20 dALCATEL à Nouakchott Un central téléphonique E10B dALCATEL de 15 000 lignes à Nouakchott Un central téléphonique MT25 dALCATEL de 1900 lignes à Nouadhibou 11 petits centraux téléphoniques type HARRIS de 300 lignes maximum pour les autres capitales régionales Une station terrienne standard A à Nouakchott 2 stations terriennes Standard B à Nouakchott et Nouadhibou 11 stations domestiques Un central Telex type ELTEX 5 à Nouakchott 2 stations radio maritimes à Nouakchott et Nouadhibou Une station radio mobile type SECMAT à Nouakchott 183 circuits internationaux IDR/DCME (France, Espagne, USA, Côte DIvoire, Pays Arabes, Sénégal) Des liaisons DAMA sur le Canada, Togo, Bénin et Burkina Faso 214 circuits numériques pour le national Un déport des lignes téléphoniques par faisceau entre Aleg et Boghé (70 km) Un réseau VSAT pour la SNIM (Nouadhibou-Zouérate-Paris)
1.2 Projets à court et moyen terme
Augmentation du débit et du nombre de circuits entre Nouakchott et lintérieur du pays Système à boucle local dabonné (will) pour desservir les quartiers périphériques de Nouakchott Téléphonie cellulaire (GSM) à Nouakchott et Nouadhibou Acquisition dun nouveau central de 30 000 lignes à Nouakchott Extension à 5 000 lignes de la capacité du central de Nouadhibou Extension de la capacité de certains centraux de lintérieur
1.3 Quelques Indicateurs :
1.3.1Lignes Principales au 31/07/99 :
VILLE |
Nombre Abonnés |
Nouakchott |
11 627 |
Nouadhibou |
1 895 |
Rosso |
338 |
Atar |
262 |
Kiffa |
336 |
Kaédi |
261 |
Akjoujt |
133 |
Tidjikja |
192 |
Zouérate |
247 |
Néma |
134 |
Aleg |
98 |
Boghé |
40 |
Aioun |
187 |
Sélibaby |
176 |
Station côtière Nouakchott |
30 |
Station côtière de Nouadhibou |
22 |
TOTAL |
15 978 |
1.3.2 Indicateurs sur lévolution du secteur :
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
|
Lignes Téléphoniques. |
9289 |
10343 |
13171 |
15200 |
15978 |
Télédensité (pour100 hab) |
0,39 |
0,44 |
0,56 |
0,63 |
0,64 |
% de lignes numérisées |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
Liste dattente |
- |
- |
3200 |
4000 |
5000 |
Télécentres |
198 |
277 |
378 |
675 |
685 |
Télécentres/1000h |
0,08 |
0,11 |
0,16 |
0,38 |
0,37 |
Abonnés au mobile |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
Abonnés au mobile/100h |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
Fax (indication) |
743 |
950 |
1100 |
1340 |
1420 |
Ordinateurs / 100h |
- |
- |
- |
- |
(*) |
Ressources humaines TIC |
(*) |
||||
Radios / 100h |
|||||
Abonnés à la TV par câble |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
Abonnés à la TV par sat |
|||||
Sites internet ( web) |
0 |
0 |
3 |
10 |
40 |
Providers |
0 |
0 |
2 |
3 |
4 |
Utilisateurs Internet |
- |
- |
- |
- |
(*) |
Util. Internet/10000h |
* |
||||
Bande passante internet |
0 |
0 |
64 kbps |
64kbps |
128 kbps |
(*) Nécessite une enquête
1.4 Prévision des Besoins (1999 - 2003)
Hypothèses:
- Evolution de la population 2,39% par an - Taux croissance économique 4 à 5 % par an - Evolution de raccordement prévu par lopérateur dans le cadre du contrat programme ( 20% par an)
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
|
Population en milliers |
2 463 |
2 522 |
2 582 |
2 640 |
2 721 |
Lignes Principales Prévues |
20 202 |
24 721 |
30 477 |
37 388 |
45 987 |
LP/ 100 hab |
0,82 |
0,98 |
1,18 |
1,41 |
1,69 |
LP disponibles |
20 000 |
20 000 |
20 000 |
20 000 |
20 000 |
LP à équiper |
202 |
4 721 |
10 477 |
17 288 |
25 287 |
* Ces besoins pourront doubler avec lentrée en jeu dun nouvel opérateur qui, concurrence oblige, verra certainement à la baisse les frais de raccordements pratiqués par lopérateur public.
1.5 Politique commerciale de lopérateur public
Sous leffet conjugué du monopole et de la limite de loffre, lopérateur pratique des tarifs de raccordements jugés élevés par les clients .
A titre dexemple il faut en moyenne:
- 245 $ US pour un raccordement à domicile
- 360 $ US pour un raccordement à usage commercial
- 860 $ US pour un télécentre
Cependant le coût des communications est relativement faible pour le local (0,07 $ US pour 7 minutes) , moyen pour linterurbain ( 0,45 $ US pour une minute) et élevé pour certaines destinations à linternational (voir tableau ci-dessous).
Il nexiste pas pour le moment des tarifs réduits pour certaines périodes sur linternational. Par contre il y a une réduction de 50 % à partir de 20h sur linterurbain.
La qualité de service en terme daccessibilité du correspondant est relativement bonne pour linternational (presque appels efficaces à 100 %); médiocre pour linterurbain à cause de la faiblesse des circuits entre Nouakchott et lintérieur du pays ( en moyenne 3 circuits par destination).
Les délais de raccordement tournent au tour de 10 jours pour les quartiers non saturés en câbles de transport et de distribution.
Les délais de relève de dérangement se font en J+1 sauf en cas de problème sur les câbles de transport.
Tableau indicatif des tarifs moyens sur linternational
REGIONS |
COUT MOYEN 1mn EN $ US |
Europe Occidentale |
1,88 |
Europe de lEst |
2,06 |
Afrique Ouest/Centre |
1,31 |
Afrique Australe |
2,47 |
Maghreb |
0,99 |
Autres Pays Arabes |
1,21 |
Amérique du Nord |
1,49 |
Amérique Latine |
2,90 |
Asie |
2,90 |
2.1 Connectivité
LOPT a mis en place sur financement propre (US $ 180.000) en août 1997 un nud Internet à Nouakchott avec une liaison internationale de 64 kbps (IP/X25) sur le nud Transpac de Paris. LOPT a sélectionné cinq sociétés privées comme prestataires de services Internet à Nouakchott. Pendant plus dune année seule la société Top Technology a assuré le service. Aujourdhui deux autres providers SIG et Compunet sont opérationnels. Ces prestataires de services privés commercialisent les accès RTC et hébergent des sites WEB. Ils nont pas la possibilité de vendre des connexions par liaisons spécialisées. Ils ont également ouvert trois Cybercafés à Nouakchott. Par ailleurs, pour faciliter et cordonner la connexion des administrations publiques au réseau Internet, le Gouvernement a créé en juillet 1998, le Centre Internet de lAdministration dépendant du Secrétariat Général du Gouvernement. Les statistiques sur le nombre dabonnés en juillet 1999 sont données dans le tableau suivant:
| Nombre dabonnés | OPT |
Centre Administratif |
TOP Technology |
SIG |
Compunet |
|
| RTC | 116 |
67 |
145 |
20 |
17 |
|
| Liaisons spécialisées | 19.2 kbps | 7 |
- |
- |
- |
- |
| 64 kbps | 6 |
- |
- |
- |
- |
|
Voici la grille tarifaire actuelle de lOPT
Accès |
Tarifs HTVA US $(*) |
| LS 64 kbps | 2200(**) |
| LS 28.8 kbps | 750 |
| LS 19.2 kbps | 500 |
| RTC | 5 / heure |
En avril 1999, lOPT a procédé à laugmentation de la bande passante qui est passée à 128 kbps en IP pur. En octobre prochain , dans le cadre du projet PNUD/OPT Initiative Internet pour lAfrique, une deuxième liaison Internationale de 512 kbps aboutissant sur le réseau de Global One aux USA sera opérationnelle. De plus un noeud secondaire sera installé à Nouadhibou avec une liaison spécialisée de 64 kbps sur Nouakchott ainsi que des points daccès Email à Atar, Kaedi, Kiffa et Rosso.
2.2 Applications
LAgence Canadienne pour le Développement International (ACDI) a investi Can $ 100.000 dans le cadre du projet AfriWeb. Ce projet vise à mettre en place un serveur Web du Gouvernement hébergé au niveau du Centre Administratif de lInternet ainsi quune formation technique aux ingénieurs de lOPT suivie dune formation pour utilisateurs à léchelle de ladministration mauritanienne. La Gouvernement, à travers le Projet Education V et la Banque Mondiale, ont investi la somme de US $ 75,000 pour monter deux serveurs de noms (DNS) primaires et secondaires, le serveur de lUniversité de Nouakchott, laménagement et léquipement du local NIC (Network Information Centre) mauritanien, gestionnaire du domaine .mr. Le Gouvernement et la Banque Mondiale ont mis en place un projet dutilisation expérimentale de lInternet dans six établissements secondaires de Nouakchott, sur crédit IDA (Projet Education V). Ce projet vise essentiellement à :
LUniversité de Nouakchott a adhéré au projet lancé par la Banque Mondiale intitulé Université Virtuelle Africaine (UVA). Ce projet vise le renforcement des prestations offertes par les universités dAfrique sub-sahariennes en matière denseignement à distance et de formation continue dans les domaines scientifiques et techniques. Le Projet RINAF de lUNESCO a appuyé lUniversité de Nouakchott dans la mise en place de son réseau Internet par lexpertise, la formation et lacquisition de certains équipements informatiques. Le PNUD à travers ses projets Initiative Internet pour lAfrique (IIA) et Réseau de Développement Durable (SDNP) a investi US $ 590.000 pour développer lInfrastructure Internet nationale (mise en place dun 2ème lien International sur les USA, dun noeud secondaire à Nouadhibou et de quatre points daccès pilote au Email à Atar, Kaedi, Kiffa et Rosso), mise en place dun reseau électronique entre les partenaires du Développment Humain en Mauritanie ainsi que lencouragement du développement de contenus mauritaniens sur lInternet sans oublier lorganisation dateliers de formation et de journées de sensibilisation aux enjeux de lInternet. LOPT a apporté une contribution de US $ 200.000 à ce projet. Kiosque Internet pour les ONGs nationales mis en place dans le cadre du programme SDNP du PNUD, implanté au Ministère des Affaires Economiques et du Développement. Ce kiosque a permis jusquà présent de procurer des comptes Email à plus dune cinquantaine dONG ainsi que la réalisation et lhébergement du Site Web de lUnion nationale des ONGs. Le Centre SYFED-REFER est implanté à Nouakchott depuis la fin 1998 dans le cadre dune action de lAUPELF-UREF. Le Projet PIST financé par la Coopération française pour appuyer le développement de linformation scientifique et technique sétendant sur une période de deux ans. La Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Nouakchott est chargée de lexécution de ce projet. Lappui comprendra lachat de serveurs et de postes dexploitation, dimprimantes, de graveurs de CD, de numérisateurs (appareils photo numériques).
3.1 Historique
Le secteur des télécommunications en Mauritanie était soumis à un monopole détat qui a connu dimportantes évolutions ces dernières années , et qui , à court terme le rendront conforme à lenvironnement international qui exige une libéralisation des services ( loi sur le secteur des télécommunications a été promulguée par le Président de la République en fin juillet 1999).
Jusquà cette date le monopole sur le secteur est exercé par lOffice des Postes et Télécommunications qui a été créé par le décret 59 051 du 4 Juillet 1959 avec statut détablissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité civile et de lautorité financière.
Placé sous la tutelle dun ministère , lOffice exerce à la fois les fonctions de réglementation dexploitation et de conseil à lEtat. Dans le cadre des ajustements structurels que le Gouvernement mauritanien a engagé à partir de 1985, une cellule ( CRSP) financée par la Banque mondiale fut créée au niveau du ministère du Plan pour engager les réformes nécessaires dans certaines entreprises et sociétés détat dont notamment lOPT.
Cette cellule a engagé dimportantes réformes dont notamment:
- Mise en place dun nouveau statut du personnel
- Elaboration dun plan directeur des télécommunications ( 1992-2012)
- Elaboration dun contrat-programme avec le Gouvernement
- Exonération de tous droits et taxes
- Changement du régime juridique par lordonnance N°90-09 du 4 Avril 1990 faisant passer son statut dEPIC à celui dune société nationale.
3.2 La nouvelle loi des télécommunications
Sous leffet conjugué de lenvironnement international qui exige la libéralisation du secteur des télécommunications et de ses partenaires au développement dans le cadre de son programme dajustement structurel ; le Gouvernement mauritanien a engagé un programme depuis juillet 1997 dont la finalité sera de créer un cadre concurrentiel pour le secteur .
Lobjectif visé est de fournir des services fiables , diversifiés et à bon marché en:
- mobilisant le maximum de financement pour étendre le réseau des télécommunications
- favorisant la concurrence.
La nouvelle loi qui vient dêtre promulguée et les décrets dapplication qui en découleront définissent le cadre juridique permettant un développement harmonieux du secteur.
Les grands axes de cette loi sont:
- Création dun organe de réglementation indépendant avec une large autonomie financière et de gestion, dirigé par un conseil dadministration de 5 membres assisté par un directeur général. Cette agence gérera le spectre de fréquence, préparera les dossiers dappels doffres pour les lattribution des licences, donnera les autorisations pour les services libres, homologuera les équipements et matériels des télécommunications, déterminera les droits dinterconnexion entre opérateurs, veillera au respect de la réglementation et arbitrera les litiges entre opérateurs et utilisateurs.
- Séparation des Postes et Télécommunications par la création de deux sociétés distinctes avant fin 1999. La nouvelle société des télécommunications bénéficiera doffice dune licence GSM et aura le monopole sur le fixe jusquà en 2003 sur les zones desservies ; cependant elle est tenue de filialiser les services soumis à la concurrence.
- Ouverture à la concurrence de certains services ( cellulaire, radiomessagerie, services Internet, services vocaux, etc...)
- Ouverture du capital de la société nationale des télécommunications aux privés avec comme objectif la prise de participation dun partenaire stratégique.
- Ouverture à la concurrence du service fixe vers 2003 dans les zones desservies par lopérateur national.
4. Secteur Informatique :
Linformatisation des activités est une tendance depuis ces cinq dernières années tant dans le secteur public que privé.
Toutefois, lutilisation des ordinateurs en réseaux et celle des applications spécifiques reste limité.
Sur le plan des ressources humaines, lUniversité de Nouakchott a formé au cours de ces dernières années plus de 150 diplômés en informatique en plus des dizaines de professionnels de haut niveau formés à létranger. Les nombreux centres de formation contribuent à lémergence dune masse critique dutilisateurs maîtrisant loutil informatique.
La dernière reforme de léducation instaure lenseignement de linformatique dès le secondaire.
Lacquisition des ordinateurs reste quand même limitée à une frange réduite de la population en raison des prix relativement élevés des machines dus à plusieurs facteurs dont les droits de douanes et les marges élevées des revendeurs.
5. Secteur de
laudiovisuel et de la presse écrite:
La constitution
de 1991 a instauré la liberté de la presse en Mauritanie. Depuis, des dizaines de
titres hebdomadaires en arabe et en français ont vu le jour. Aujourdhui seule une
dizaine paraissent plus ou moins régulièrement. La diffusion de la presse reste limitée
à Nouakchott et Nouadhibou essentiellement. Le seul quotidien du pays, est le quotidien
officiel Chaab/Horizon.
Radio Mauritanie est
la seule station nationale ayant lautorisation démission. Elle dispose de
relais FM dans les capitales régionales et reste peu audible dans les autres parties du
pays. RFI dispose dun relais FM à Nouakchott.
Cependant, la radio
a entamé un projet dextension de la puissance de son émetteur onde courte pour
pouvoir couvrir convenablement lensemble du territoire national à lhorizon
février 2000.
Les téléspectateurs de Nouakchott, peuvent capter la plupart des chaînes de télévision arabes, CFI, moyennant des antennes rudimentaires.
Besoins et attentes des acteurs nationaux par rapport aux TIC
Certains acteurs nationaux ciblés par létude appréhendent bien les technologies de linformation et de la communication (éducation et santé) et par conséquent ont bien identifié leurs besoins ainsi que leurs attentes.
Cependant cette appréhension est très nuancée au niveau du privé et de ladministration. Le besoin qui revient souvent est la formation pour pouvoir utiliser rationnellement ces systèmes.
1. Besoins
Education/Recherche
- Pouvoir accéder aux principales bases de données nationales et étrangères tant pour les professeurs, chercheurs et étudiants en fin de cycle ;
- Faciliter la communication entre les différents acteurs ;
- Pouvoir accéder aux données bibliographiques ;
- Bénéficier des formations pour pouvoir utiliser ces technologies.
- Valorisation des acquis de la recherche ;
- Formation en maintenance du matériel informatique et de connexion.
Santé
- Pouvoir accéder aux principales bases de données nationales et étrangères spécialisées dans la médecine et la santé ;
- Participer à des forums de discussion ;
- Faciliter la communication entre les différents acteurs ;
- Permettre aux professionnels de la santé de lintérieur du pays de participer aux activités de recherche ;
- Mise en place dun système dalerte aux épidémies ;
- Accès aux diagnostics et à des soins de qualité ;
- Faciliter la mise en place dun système de conseils et daide au diagnostic en ligne pour les médecins généralistes isolés à lintérieur du pays ;
- Améliorer la gestion des médicaments ;
- Promouvoir le télé-enseignement des sciences médicales et de la santé ;
- Diffuser les informations sur les médicaments aux professionnels de la santé et aux populations ;
- Formation à lutilisation des nouvelles technologies.
Secteur Privé
- Sensibiliser le privé aux impacts bénéfiques engendrés par lutilisation des TIC ;
- Formation en informatique (réseaux , maintenance, ) surtout en relation avec les entreprises;
- Nécessité de mettre en place un réseau de transmission de données interbancaire pour avoir une banque de proximité et créer ainsi une culture de bancarisation ;
- Faciliter les transactions commerciales ;
- Accéder à certaines bases de données et à des bourses commerciales ;
- Favoriser lutilisation de linformatique dans la gestion des PME.
Secteur de lAdministration publique
- Favoriser la communication entre les autorités administratives ;
- Information des administrés ;
- Désenclaver les zones les plus isolées du pays ;
- Favoriser la communication entre les autorités, les élus du peuple et les populations ;
- Formation (réseaux, informatique, maintenance, ).
2. Attentes
Toutes les attentes évoquées concourent à favoriser laccessibilité à ces nouvelles technologies et interpellent souvent le Gouvernement, lopérateur national des télécommunications et les partenaires au développement.
Gouvernement
- Favoriser laccès aux TICs en diminuant les droits de douane et en encourageant la constitution des centrales dachats et des crédits déquipement à un faible taux.
- La mise en place des points daccès communautaires doit aussi être envisagée par les pouvoirs publics.
- Les autorités doivent aussi assouplir la réglementation pour favoriser létablissement et la concurrence saine au niveau des fournisseurs de services pour que cela ait une incidence positive sur les coûts de connexion.
Opérateur national des télécommunications
- Pratiquer des tarifs incitant lutilisation des TIC et améliorer le débit et la qualité des liaisons ;
- Assurer la couverture nationale en infrastructures de télécommunications.
Partenaires au développement
- Mobiliser les ressources nécessaires pour aider le Gouvernement et les opérateurs des Télécommunications à couvrir le territoire national en moyens de télécommunications ;
- Financer des programmes facilitant laccès des couches défavorisées aux TIC.
A lhorizon 2002, ce plan devra permettre dasseoir les bases favorisant lémergence dune société de linformation en Mauritanie. Au niveau des objectifs stratégiques, le présent plan vise à:
Pour atteindre ces objectifs, les actions prioritaires suivantes ont été identifiées dans les secteurs ciblés :
- Etendre lexpérience de la connexion à Internet, en cours de mise en place, dans six établissements secondaires de Nouakchott à lensemble des capitales régionales et à quelques chefs lieux de départements électrifiés.
- Connecter dix établissements denseignement supérieur et de recherche au réseau éducation-recherche.
- Former le personnel enseignant (secondaire et supérieur), les chercheurs et les techniciens à lutilisation des TIC.
- Fournir un appui en équipement à la FST afin quelle continue dassurer les formations et lassistance dans le domaine des TIC.
- Fournir un appui aux services centraux de la Direction de lEnseignement Secondaire dans le suivi et lévaluation de lapport des TIC dans le secondaire.
- Mettre en place un réseau national dinformation sanitaire fiable et régulièrement mis à jour ;
- Créer de points daccès au réseau national et à lInternet pour faciliter laccès à linformation sanitaire et la communication entre les différents acteurs du secteur ;
- Développer des réseaux Intranet au niveau des principaux centres ;
- Collecter et mettre en forme des données nécessaires à la constitution de bases de données nationales ;
- Former des techniciens et des utilisateurs.
- Faciliter les échanges commerciaux au niveau national ;
- Mener des campagnes de sensibilisation au profit des exportateurs ;
- Favoriser lavènement dune "culture de la valeur ajoutée" des télécommunications et des services privés ;
- Evaluer lenvironnement local des affaires (législation, information commerciale, infrastructures de communication, coûts de production, ) ;
- Assurer des formations au profit du secteur informel pour éviter sa marginalisation.
- Favoriser la communication entre les autorités administratives par des liaisons fiables et sécurisées.
- Favoriser la communication entre les autorités administratives, les élus du peuple et les administrés.
- Mettre en place un réseau national dinformation administrative.
- Mettre en place une passerelle sécurisée sur lInternet.
1. Rôles et responsabilités des différents acteurs nationaux :