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Etude de L'efficacite des Instruments Politique dans L'informatique en Afrique

par E. Zwangobani

Tables des matieres



REMERCIEMENTS
1.0 INTRODUCTION

1.1 Définition du projet
1.2 Objectifs du projet
1.3 Méthodologie du projet
1.4 Stratégie d'analyse des rapports par pays


2.0 INSTRUMENTS POLITIQUES

2.1 Rôle de la technologie de l'information dans le développement
2.2 Les politiques nationales intégrées
2.2.1 Résumé des observations
2.3 Politiques sectorielles
2.3.1 Matériel (Hardware)
2.3.1.1 Résumé des observations
2.3.2 Logiciel (Software)
2.3.1 Résumé des observations
2.3.3 Education et formation
2.3.3.1 Résumé des observations
2.3.4 Banques de données
2.3.4.1 Résumé des observations
2.3.5 Télécommunications
2.3.5.1 Résumé des observations
2.3.6 Recherche et développement (R & D)
2.3.6.1 Résumé des observations 2.3.7 Consultation
3.0 Sciences et Technologies

3.0.1 Résumé des observations


4.0 Secteur privé

4.0.1 Résumé des observations


5.0 Analyse des rapports






REMERCIEMENTS

Ce document est une consolidation et une analyse de rapport par pays, produit par les correspondants dans chacun des pays étudiés. Ces correspondants ont entrepris des recherches fondamentales, ont eu des entretiens et ont recherché des documents sur les politiques informatiques dans le but de rassembler tout ce qu'il faut pour leur rapport. Leur contribution est par le présent acte agréee de toute la reconnaissance qu'il se doit. Il va de soit que sans leur rapport, le présent document n'aurait jamais vu le jour.

Les correspondants par pays étaient :

Ethiopie: M Teferi Kebede

Kenya :M George Okado

Nigeria:Dr G.A Alabi

Tanzanie: Mr Howard Shila

Zimbabwe:Mme Hazel Moyo

Les titres de leurs rapports sont donnés dans les références. Les rapports par chacun des correspondants par pays sont joints à ce document. Il est difficile de rendre justice à leurs trouvailles pour les rassembler toutes dans un document.

Mes remerciements spéciaux vont pour le CRDI pour leur aide financière à travers le ECA/PADIS et pour ce dernier pour son rôle de guide. M Peter Browne , ancien de CRDI, mérite un remerciement spécial étant donné qu'il fut à l'origine de ce projet.

Je suis très reconnaissant à Nancy Hafkin , chef du PADIS, à qui j'ai du donner des moments dures en retardant ce rapport à cause de maladie.

J'ai eu des suggestions pour améliorer ce rapport de nombreux de mes collègues. Je les remercie tous et aussi tous mes collègues qui ont travaillé inlassablement pour sa préparation et à ma famille pour tous leurs supports dans les moments difficiles.

1.0 INTRODUCTION

1.1 DEFINITION DU PROJET

Ce document présente les résultats de recherche d'un projet pour étude de l'efficacité des politiques informatiques dans des pays sélectionnés de l'Afrique. Les pays étudiés parmi les pays africains anglophones sont l'Ethiopie, le Kénya, la Tanzanie, le Zimbabwe et le Nigéria. Une politique informatique est un plan pour le développement et l'utilisation optimisée de la technologie de l'information, les ressources de données et services. Les agences d'aide internationale et/ou inter-gouvernementale ont, au cours des années initié et/ou supporté des études et d'autres fora ayant l'intention de sensibiliser les gouvernements de l'importance de formuler et mettre en oeuvre des politiques informatiques intégrées. Il y a de nombreux rapports écrits sur ce genre d'effort. En dépit de toutes ces activités aucun pays ne peut pointer vers une unique politique informatique d'ensemble; seul un ensemble de lois fragmentés, régulations, décrets,codes de conduite et standard, chacun voyant avec différents aspects de traitement de l'information. UNESCO supportant ces efforts, alla plus loin et produisit nombreux ouvrages sur la formulation, la mise en application et l'opération de politiques informatiques nationaux. Grâce a l'effort combiné de ces agences et de la haute conscience de gouvernements africains sur les bénéfices potentiels de l'informatique sur le développement national, on peut légitimement espérer une conséquente augmentation dans le niveau des activités des politiques informatiques dans les pays africains.

Une fois les politiques en place il devient nécessaire de les analyser et affirmer la portée à laquelle elles accompliront leurs objectives.

1.2 OBJECTIF du PROJET

Ce projet est désigné pour étudier les politiques mises en oeuvre dans les pays cibles, et d'évaluer leur efficacité. Les objectifs spécifiques de ce projet sont les suivants :

(I) Entreprendre une étude sur les politiques informatiques nationales et leurs outils mis en oeuvre dans les pays cités et d'identifier les organisations responsables des formulations, mises en application et/ou rapport.

(II) Enquêter sur l'efficacité des politiques identifiées et des outils et de déterminer la portée à laquelle ils ont accompli leurs objectifs.

(III) Produire des rapports par pays donnant des résultats sur les études entreprises. Une mise en application réussie d'une politique informatique nationale exige l'existence ou l'établissement d'une efficace infrastructure informatique nationale. Les politiques ne peuvent pas être efficacement mises en application sans une main d'oeuvre adéquate, les équipements et un apport financier appropriés. De ce fait, pour la mise en application réussie d'une politique nationale les activités suivantes doivent être entreprises (Montvilloff, 1990 ):

(I) Le développement des ressources informatiques et des services incluant la génération et la collecte de l'information, le développement de main d'oeuvre et l'établissement d'infrastructures.

(II) L'accès à l'information et sa propagation efficace à ceux qui en ont besoin.

(III) La promotion de l'utilisation efficace de l'information incluant les exercices des utilisateurs cherchant à utiliser les données convenablement dans la conduite de leurs affaires et augmenter leur perception de la valeur de l'information dans la prise de décision.

(IV) Le développement et la coordination des données des banques nationales et autres activités d'information y compris les systèmes d'aide de décisions et l'établissement de machinerie pour leur évaluation.

(V) La participation dans les activités sur les informations internationales y compris des réseaux de données globaux et des sujets multi-nationales comme les réseaux pour le partage de ressources etc...

(VI) L'établissement d'institutions pour la gestion des transfert de technologies et l'adoption et l'adaptation des récents développements informatiques.

1.3 Méthodologie du projet

Les études des pays étaient entrepris par des correspondants des pays ayant pour tâche de mettre en application le projet dans leur propre pays. Les rapports des correspondants ont été soumis et consolidés par les coordinateurs de projet. Le projet a deux coordinateurs, un anglophone et un autre pour les pays francophones d'Afrique. Chaque correspondant devait :

(I) Identifier les politiques et/ou outils mis en application dans leur propre pays et de même identifier les organisations responsables. Identifier les sources et chercher l'accès à des documents sur les politiques.

(II) Identifier les officiels à interviewer dans les organisations responsables et dans d'autres secteurs publics et/ou privés, des institutions avec un intérêt direct dans la ou les politiques. Interviewer les personnes identifiées sur le succès ou l'échec de leurs politiques ou outils.

(III) Produire des rapports pour leur pays sur les études réalisées. Ces rapports sont soumis aux coordinateurs qui a leur tour produiront un rapport résumant et consolidant les résultats sur l'étude des pays choisies.

1.4 STRATEGIE DE l'ANALYSE DES RAPPORTS PAR PAYS

Les rapports de chaque pays étaient analysés pour extraire des informations sur les politiques, que se soit sectorielle ou non. Les résultats étaient compilés pour faciliter la comparaison des développements des pays étudiés. Un intérêt particulier sur la question si les pays étudiés ont les mêmes priorités sur les mêmes secteurs selon leurs différents facteurs socio-économiques jouant au sein de leurs frontières.

Clairement toute différence d'insistance peut conduire à différents approches dans le développement des politiques. L'influence de ce genre de facteurs comme des cultures indigènes, normes et croyances, et systèmes économiques en cours de formulation d'une politique et opération soutenue de ces politiques ne peuvent point être exagérément soulignés. (Dosa, Marta 1990)

Les pays d'Afrique passent sous des changements économiques et politiques désignés pour modifier radicalement les opérations de leurs économies. Beaucoup de ces pays ont adopté des programmes d'ajustements structurels économiques qui ont ouvert leur économie à des marches compétitives internes et externes NESTFORM (programmes d'ajustements ont été caractérisé par la relaxation du marché de devises étrangères, ce qui permis aux utilisateurs d'importer de telles technologies avec peu ou pas de restrictions. L'implication de ces changements est que les politiques pour régulariser l'achat d'ordinateurs et d'autres produits IT sont devenues redondantes vu que des actions de ce genre sont contraires à l'esprit d'un environnement d'économie libérale.

Ainsi les programmes d'ajustements structurelles économiques mises en application au Zimbabwe, Kénya, Tanzanie et Ethiopie devraient avoir un impact profond sur les industries IT. Ces développements illustrent amplement le fait que les politiques informatiques et régulations peuvent rapidement devenir absolues. Il y a donc un besoin de les revoir continuellement pour tirer des avantages des nouvelles opportunités. Malheureusement le processus de modifier les politiques si souvent lent étant donné que ça concerne de longues et larges consultations et de solides études longues également. Marta Dosa (Dosa, 1990) insiste sur le point que les problèmes d'informations en besoin des politiques de décision sont typiquement des produits de la société et peuvent pas être expliqués sans la compréhension de la situation locale. Ceci invoque l'importance de tenir compte de l'environnement socio-économique lors des planifications et des mises en application des politiques ainsi qu'a leurs analyses. 2.0 INSTRUMENTS POLITIQUES

2.1 ROLE DE L'INFORMATION TECHNOLOGIQUE DANS LE DEVELOPPEMENT

Le rôle de la politique informatique est de procurer une stratégie politique pour l'acquisition et l'utilisation de l'information technologique (IT) pour un impact économique et social. Pour être viable des politiques sur l'IT doit être harmonisées et intégrées dans d'autres politiques socio-économiques pour le développement national.

Le principal objectif d'une politique informatique nationale est le gain coût-efficacité et l'utilisation de façon optimale de l'informatique pour le traitement de l'information comme un facteur intégral dans tous les secteurs de développement national. L'acquisition et l'utilisation des connaissances sont, sans aucun doute, des ingrédients essentiels pour le progrès national. L'information, la forme communicable du savoir, notamment scientifique et technologique est un des principaux fondements pour le développement économique et social. Ceci veut dire que le libre flot d'informations scientifiques et techniques et son assimilation sont des conditions essentielles pour le progrès dans les pays en voie de développement. L'utilisation de l'information technologique dans la planification nationale ne doit pas être vu comme simplement support dans les processus de prise décision. L'utilisation de l'information est intégrale aux processus dans la prise de décision. L'information est le processus de la prise de décision. L'information collective et appliquée est le processus du développement (Dosa, 1990). Par conséquent au lieu de sensibiliser les décideurs et planificateurs de la valeur de données ponctuelles, actuelles et adéquates dans la prise de décision, on devrait les sensibiliser pour qualifier les prises de décision qui sont inséparables du traitement de l'information et des données de qualité. Marta Dosa souligne que l'information collective et appliquée est l'expression de la société. Sur cette base chaque décideurs est un traiteur et producteur de l'information. Encore plus, le traitement de l'information est aujourd'hui ne se distingue pas de la génération et la transmission d'information.

Cette étude et d'autres (Zwangobani, 1987) montre que la plus part des pays ont des secteurs de politiques gouvernant la mise en application et l'opération des programmes de la technologie de d'information. Quelques uns sont des micro-politiques qui agissent à des niveaux d'organisation, tandis que d'autres sont des macropolitiques qui sont applicables à un niveau national.

D'après l'UNESCO (Montviloff 1990) le point fondamental concernant le développement de la méthodologie pour la formulation, la mise en application et l'opération de politique d'information nationale est qu' une politique nationale est exigée pour assurer la mise en application et l'opération harmonieuse des ressources d'informations, des services et des systèmes (c.a.d accès ponctuel à des informations pertinentes pour des besoins variés des utilisateurs) à travers la société, la coordination et la comptabilité du système d'information national, mieux complémentaire et compatible entre les différents législations concernant l'acquisition de l'information, mieux ouvert aux implications des nouvelles informations technologiques et une participation plus efficace dans les systèmes et services pour l'information régional et international.

L'approche de l'UNESCO reconnaît l'importance d'intégrer la politique d'information nationale avec le plan de développement national. Cette méthodologie propose comme un premier pas l'affirmation du besoin d'utilisateurs de ressources de la technologie de l'information et d'autres politiques pertinentes en force. Ceci devrait être suivi par la définition d'une politique objective et de différentes composantes et la formulation de stratégies et d'idées de mécanismes de mise en application. Une politique nationale intégrée de la technologie de l'information devrait avoir des composants couvrant :

- l'acquisition et/ou le développement de la technologie.

- le développement des ressources humaines et leurs utilisations y compris l'informatique dans le système académique.

- l'établissement d'une infrastructure de télécommunications.

- le stockage et l'utilisation de données dans des secteurs de bases de données privés et publics.

- la protection de la protection sur le droits de la propriété intellectuelle.

- la participation aux réseaux et les échanges d'informations extra-nationaux.

Etant donné que les pays africains sont en train d'ouvrir leur économie à des investissements et marchés externes, la compétition, la formulation de la politique devait tenir compte de l'impact national et de l'environnement externe sur le développement de l'information technologique dans le pays. Des sujets comme les réseaux internationaux de données, la comptabilité de technologie, le droit sur la propriété intellectuelle, le transfert de technologie et les conditions économiques doivent être explicitement considérés dans la politique. La technologie de l'information est fortement un produit international dont l'influence dépasse les frontières nationales.

Dans le contexte de l'environnement national, le rôle de technologie de l'information dans le développement d'une économie multi-sectorielle est la principale concentration. La technologie de l'information doit être utilisée pour améliorer la productivité, la qualité des produits et/ou des services, l'efficacité dans l'environnement du travail, la compétence sur la place du marché international. Les liens entre l'IT et les différents secteurs de l'économie doivent être analysés et compris dans la planification. De tels facteurs comme des exigences de l'utilisateur et des supports infrastructures doivent être inclus dans l'affirmation de l'impact de l'IT sur les différents secteurs.

Enfin, la technologie de l'information doit être vue comme un secteur économique de son propre droit. Ce secteur peut être classé dans un sous-secteurs comme la recherche, le développement des ressources humaines, Hardware, Software, et bases de données/réseaux. Chacun de ces sous-secteurs peut être analysé pour affirmer l'impact sur les programmes de développement national. Le télécommunication est l'infrastructure clé qui crée un environnement permettant le large développement et l'utilisation de l'IT.

Les lois, les règles et/ou procédures applicables dans certains secteurs. D'autres sont des instruments professionnels comme les codes de conduite, éthiques professionnelles etc... Certains de ces pays ont reconnu l'importance de politique intégrée sur l'IT avec ceux de la Science et de la Technologie (S & T). Par conséquent, ce document traitera des politiques de la S & T.

2.2 POLITIQUE NATIONALE INTEGREE sur L'IT

Alors que les gouvernements du Nigéria, du Zimbabwe, de la Tanzanie, du Kénya et de l'Ethiopie n'ont pas pris la route de formuler une politique nationale intégrée sur l'Informatique. Leur activités à ce jour indique une conscience réelle du potentiel de l'IT dans le développement de leur économie.

Le manque de politique intégrée peut être attribué à la complexité politique, légale et technique de les formuler et les mettre en application.

Un certain nombre de pays (le Kenya) ont évidemment pensé à développer un programme de politique intégrée, mais le travail n'a pas progressé. D'autres comme l'Ethiopie ont donné la responsabilité de formuler une politique de l'IT à la Commission des sciences et de la technologie.

La Tanzanie est en train de développer sa propre politique intégrée. Le Zimbabwe a adopté une approche ou l'organe S & T est responsable pour les aspects de la politique de l'IT et le comité de coordination des acquisitions de technologie informatique est responsable d'autres aspects.

La politique économique du gouvernement éthiopien mise en application en 1992 ne fait pas de provision explicite sur le rôle de l'informatique sur le développement national. Cependant la politique est supposée avoir un impact significatif sur le développement de l'IT vu qu'il a ouvert la voie à l'économie et a crée un environnement permettant le développement de cette technologie. Ainsi, un investissement signifiant a eu lieu dans l'IT.

La même chose est vraie pour le Zimbabwe. La politique d'ajustement structurel économique maintenant dans sa sixième année ne fait aucune reconnaissance de la technologie de l'information.

Cependant l'ouverture de l'économie a eu un grand impact sur l'IT. Le pays a plus de 200 compagnies dans le secteur de l'IT y compris le matériel, le logiciel, la consultation et la formation.

Le gouvernement nigérian a adopté une approche différente. Le gouvernement n'a pas mise en application une politique nationale informatique en tant que tel mais a établi (en 1989) une banque de données et un département de la planification, de la recherche et de la statistique dans tous les ministère et département.

En 1988, le gouvernement nigérian a promulgué le décret 43 qui centralise l'office nigérianne des statistiques en établissant un département de planification, de la recherche et de la statistique dans chaque ministère et département.

Ce développement a eu l'effet d'augmenter la conscience de données statistiques dans la planification et la gestion de secteurs économiques variés.

La Tanzanie est passée par une longue histoire dans le domaine de politique de l'IT. Une des mesures plus notables par le gouvernement était de bannir les ordinateurs en 1974. Par conséquent le gouvernement a désigné deux équipes indépendantes pour étudier l'efficacité de l'informatique en Tanzanie. Les deux équipes recommandèrent la formulation d'une politique nationale et le lancement d'un programme de formation national pour la technologie informatique et l'établissement d'un secrétariat pour consulter tous les sujets reliés à l'informatique en Tanzanie.

En 1991 la commission de planification a établit une équipe de projet dont les objectives étaient :

- de réviser l'actuel système d'information (SI) en Tanzanie

- de documenter des termes de référence pour des projets de SI prioritaires

L'équipe nationale s'est concentrée dans trois domaines notamment :

- la politique nationale pour le SI

- l'éducation et la formation de SI et

- la stratégie de SI au sein du gouvernement

Le résultat majeur de cette étude sont des politiques et des recommandations de projets de SI qui ont été proposées au le gouvernement. C'est-à-dire :

(i) Développer une vision pour la politique nationale future sur le SI

(ii) Etablir un organe de décision politique et définir ces objectives, rôles, responsabilité et procédures.

(iii) Spécifier des standards de SI couvrant le capital humain, le standard technique et le logiciel.

(iv) Définir la politique industrielle qui devrait se baser sur l'offre et la demande.

(v) Définir la stratégie de SI pour le gouvernement.

Les recommandations de cette étude ont été prises pour la mise en application par le gouvernement.

Un projet a été décidé (Juin 92). Ce projet doit durer 18 mois et le résultat devrait être un essai de document sur la politique nationale sur l'informatique qui est supposée traiter les sujets suivants : le buts de l'information, les priorités, le personnel, la méthodologie, les standards, politique industrielle, stratégie de développement dans le gouvernement. La Tanzanie, avec l'assistance du PNUD est dans le processus de formuler une politique nationale intégrée sur l'informatique.

2.2.1 OBSERVATIONS

(i) Il est clair que des rapports des pays étudiés aucuns d'eux n'a formulé et mis en application une politique informatique nationale intégrée. Il est également évident que les gouvernements de ces pays sont, à des degrés différents, conscients du potentiel de l'informatique dans leurs programmes de développement économique.

(ii) Le virement d'une économie contrôlée à une économie ou les forces du marché règnent librement s'est traduit avec l'augmentation de l'industrie de l'IT. Ce développement semble être conduit par le besoin d'une efficacité croissante dans les secteurs publics et privés. Cette augmentation n'est pas une politique dirigée. C'est un des effets des politiques d'ajustements structurels.

(iii) De plus le changement de politique d'une économie centralisée a une économie ouverte a eu l'effet de rendre redondant les politiques d'IT qui étaient mises en application avant le virement dans la politique économique. Par conséquent, nous avons maintenant affaire a une nouvelle ère politique dans laquelle le rôle du gouvernement est plus promotionnel que régulatoire.

(iv) Les politiques mises en application avant les programmes d'ajustements structurels sont maintenant largement d'intérêt historique, sauf si elles démontrent le niveau de conscience des gouvernements du rôle de l'IT dans leur économie pendant cette période.Les politiques mises en application après l'introduction des programmes d'ajustements structurels n'ont existé que pour peu de temps.Il est donc peut-être trop tôt d'arriver à l'affirmation réaliste de leurs impacts sur l'économie.Il est certainement trop tôt d'affirmer le succès ou l'échec de ces programmes d'ajustements structurels.

(v) Tous les gouvernements de ces pays étudiés ont mis en marche des mécanismes pour formuler et/ou mettre en application des politiques sectorielles d'IT. Dans le cas de la Tanzanie, le gouvernement a fait des efforts pour formuler une politique informatique nationale intégrée.

2.3 Les politiques sectorielles

Chacun des pays cibles a une variété de politiques d'IT et/ou instruments scellés dans des politiques économiques sectorielles. Suivant la définition donnée plus haut ce document conçoit l'informatique comme un secteur de développement national en soi. L'autre secteur sera celui des Sciences et de la Technologie. Cette approche est prise après concertation vu que certains pays voient les Sciences et Technologie comme un secteur d'autres non. Un moyen arbitraire de catégoriser les deux est que ceux qui le considère ont des ministères responsables pour ça, alors que ceux qui le prennent comme une activité horizontale ont crée des commissions qui s'en occupent. Ces différences d'approche ont bien évidemment d'autres causes, comme des différences mises sur l'accent.

Le secteur informatique sera analysé par des sous-secteurs qui incluent :

- Le matériel (Hardware)

- Le logiciel (Software)

- L'éducation et la formation

- Banque de données

- Télécommunications

- Recherche et développement

- Consultation

Les politiques présentées pour les sous-secteurs ont bien pu être formulées et mises en application dans d'autres secteurs économiques autres que l'Informatique. Par exemple, l'éducation et la formation, sous-secteur de l'Informatique, peuvent avoir des politiques survenant des politiques nationales de l'Education qui ont des politiques d'IT intégrées. Chaque sous-secteur ci-dessus sera analysé selon les politiques actuelles ainsi que tout autre directive politique.

2.3.1 MATERIEL (Hardware)

Les politiques dans ce sous-secteur traitent des sujets en relation avec l'acquisition et la diffusion de la technologie de l'information. Pratiquement tous les pays ont des politiques traitant les aspects de technologies et d'acquisitions. Historiquement la principale poussée de ce genre de politique a toujours été la réglementation de l'importation d'ordinateurs. Quelques uns de ces pays (Kenya, Tanzanie) sont passés par des périodes durant lesquelles leurs gouvernements décourageaient activement l'importation d'ordinateurs soit disant qu'ils sont à la base du chômage. Ces périodes ont été cependant courtes.

Une approche classique pour le contrôle de l'importation d'ordinateurs était de créer un organisme qui allait contrôler leur importation. Cet organisme ou comité déterminait si les demandeurs devaient bénéficier d'une allocation de devises étrangère ou du droit d'importer ou les deux pour importer des ordinateurs. Cette détermination était en général basée sur des priorités économiques nationales. Au Zimbabwe, un comité du Ministère du commerce industriel recevait des applications et accordait des droits d'importations par l'allocation de devises étrangères nécessaires. Ce comité traitait des applications des secteurs publiques et privés. Depuis l'introduction de ESAP, il n'y a plus de contrôles sur les importations d'ordinateurs dans les secteurs prives. Le secteur public, cependant, est réglementé par la Comité pour la Coordination de l'Acquisition de la Technologie Informatique (CATI). Ce comité coordonne l'acquisition de technologie de l'ordinateur et conseille le gouvernement sur les demandes et la sélection de Matériel (Hardware) et Logiciel (Software). Le but est d'harmoniser l'utilisation de la technologie informatique dans le secteur public pour assurer que les standards sont adhérés à l'acquisition et l'utilisation de matériel et de logiciel et d'éviter la sous-exploitation des ressources. Ce comité s'assure aussi de la disponibilité de main d'oeuvre avant le démarrage d'un projet. Il est membre des ministères :

- Finance

- Affaires des ménages

- Education et Culture

- Défense

- Gouvernement local

- Université du Zimbabwe

- Postes et Télécommunications

Le comité technique (CATI) examine toutes les demandes pour l'acquisition d'ordinateurs aux Ministères. Ce comité trace les chemins à suivre par tous les ministères et les départements responsables dans l'acquisition d'équipement de traitement de données. Ces procédures ne s'appliquent plus pour les secteurs privés. Il est évident que le comité a pour but d'introduire la rationalisation, l'harmonisation, l'efficacité et économie dans l'acquisition et l'utilisation de l'IT plutôt que la réglementation. L'acquisition d'équipement de télécommunications est réglementé par la Coopération de la Poste et des télécommunications pour les secteurs publics et privés.

L'introduction de l'ESAP n'a cependant fait aucune différence sur les structures des tarifs applicables à l'IT. Les ordinateurs et les équipements de télécommunications attiraient beaucoup de taxes d'importations, de surtaxes et de taxes de ventes. Ceci ajoutait 62 % au coût de l'ordinateur ayant quand même un impact signifiant sur le prix du marché de ces produits.

En Ethiopie, le comité du procurement nationale des ordinateurs a joué le même rôle que le CATI au Zimbabwe. Cependant, le comité du procurement nationale des ordinateurs était dans la Commission éthiopienne des Sciences et Technologie. Ce comité cependant a été démobilisé en 1990. Actuellement une sorte de contrôle est exercée à travers le comité des contrôles de compétence qui est unique à l'Ethiopie. Ce comité conseille le Ministère du commerce intérieur sur la convenance des candidatures pour l'obtention de permis pour les affaires informatiques. Il est dirigé par la commission des Sciences et Technologie et le ministère des finances. Par conséquent le comité influence sur l'établissement des affaires informatiques. Une faiblesse de ce système est que dans certains cas, les permis sont accordés aux candidats directement par le Ministère du commerce sans passer par le comité.

Le taux du taxe éthiopien pour les ordinateurs a été réduit de 50-80 % à 24 % et 40 % pour les accessoires. C'est plus raisonnable que le taux au Zimbabwe. Cependant, les procédures qu'un importateur doit subir en Ethiopie pour les ordinateurs à la douane sont très décourageantes.

Le rapport éthiopien est le seul qui fait une mention explicite des politiques qui affectent les transferts de technologies. Le gouvernement éthiopien a formulé et mis en application la réglementation de l'encouragement et de l'investissement. Cette politique a pour but d'encourager et faciliter l'absorption par des nationaux éthiopiens des technologies étrangères, talents techniques etc... Cette politique n'est pas une politique d'IT mais plutot une partie du paquet de politiques d'investissements mises en application par le gouvernement et qui est applicable à l'informatique.

Au Kenya, le gouvernement contrôle l'importation d'ordinateurs en réglementant et rationalisant les changes de devises étrangères. Il est actuellement pas clair si ces contrôles sont toujours en place dans cette ère d'ajustements structurelles.

Le Nigéria n'a pas l'air d'avoir des contrôles sur l'importation de matériel (Hardware).

La Tanzanie a fait le pas très inhabituel d'interdire l'importation d'ordinateurs en 1974. Le gouvernement sentait que le pays n'était pas prêt pour l'informatisation. Ceci était appliqué par la loi du Contrôle de l'importation du gouvernement qui interdisait l'importation d'ordinateurs. Par la suite, cette loi sera modifiée pour permettre l'importation d'ordinateurs destinés à des intérêts publics. Ceci résulta dans les instructions pour l'évaluation de demandes d'ordinateurs pour l'importation d'équipement informatique. Ces instructions posaient des conditions pour pouvoir importer des ordinateurs et les procédures à suivre si ou quand on fait la demande du permis d'importation. L'agence de mise en application était le Ministère des finances et l'agence d'exécution était le comité du Conseil Informatique formé en 1974. Ce comité fut éphémère et n'est plus opérationnel.

2.3.1.1 OBSERVATIONS

(i) Les politiques dans ce sous-secteur étaient fortement affectées par les programmes d'ajustement structurel. Avant ces programmes, la plupart des pays étudiés avaient des réglementations et procédures rigoureuses qui gouvernaient l'importation d'information technologique.

Suite à l'introduction des programmes d'ajustement structurel, des contrôles ont été établies et dans la plupart des cas des produits de la technologie informatique peuvent être importés librement. Ceci à provoqué une augmentation signifiante dans l'acquisition et l'utilisation de technologie informatique. Ce développement a été la conséquence des programmes d'ajustement structurel et pas comme un résultat de politiques informatiques explicites.

(ii) Quelques uns de ces pays,i.e, le Zimbabwe ont introduit des contrôles dans le secteur public dans l'intention d'harmoniser et de rationaliser l'acquisition et l'utilisation de Matériel et de Logiciel.

(iii) D'autres pays, comme l'Ethiopie ou la Tanzanie ont introduit des des politiques sur les transferts de technologies. Aucun d'eux n'a formulé des politiques pour introduire et promouvoir l'industrie de l'IT.

(iv) Le tarif des charges d'importations, où les données étaient rapportées, est grand au Zimbabwe et en Ethiopie. Ceci peut décourager l'acquisition et l'utilisation de l'informatique dans les affaires. Ce facteur peut aussi contribuer à mettre des ordinateurs et des logiciels inaccessibles à des acquéreurs d'ordinateurs personnels. Ceci bien entendu retarde le développement de la familiarité avec les ordinateurs par la population générale. Pire encore, il rend la vie difficile aux écoles de se procurer des ordinateurs.

(v) Il n'y a aucun rapport des pays qui contient des références à l'acquisition, la maintenance et aux standards de connectivité pour le secteur public.

2.3.2 LOGICIEL

Les politiques, les instruments et les affirmations faites à propos du sous-secteur matériel s'appliquent aussi au logiciel. Cependant les droits de douanes, les surtaxes et les taxes pour le matériel (hardware) ne s'appliquent pas nécessairement aux logiciels. Il est intéressant de noter qu'en dépit du niveau de salaire relativement bas dans les pays africains étudiés il n'y a eu aucune tentative par les gouvernements concernes de mettre en application des politiques dans l'intention de promouvoir le développement de leurs propres industries logiciels suivant l'exemple de l'Inde et quelques pays de l'Amérique latine.

La situation en Tanzanie est le type même des pays étudiés. Il n'y a aucun engagement des politiques du gouvernement dans : - l'entraînement et l'éducation dans l'industrie du logiciel - le développement de logiciels standards - l'introduction et la promotion de maisons internationales de logiciels - l'approvisionnement et l'application de protection légale d'intimité et de propriété intellectuelle de logiciel.

2.3.2.1 OBSERVATIONS

(i) Aucun des pays étudiés n'a introduit des politiques pour promouvoir le développement de l'industrie du logiciel. Les contraintes peuvent être le manque de main-d'oeuvre et d'infrastructure comme des systèmes de télécommunications fiables.

(ii) Généralement le secteur du logiciel n'attire pas l'attention des décideurs politiques. Par conséquent, il n'y a aucune tentative connue dans aucun des pays pour adresser les sujets de standards de logiciel, les droits de la propriété intellectuelle etc... Il n'y a aucun corps ou comité établi pour définir et gérer la mise en application de de systèmes standards même pour le secteur public.

2.3.3 EDUCATION ET FORMATION

Ceci est un sous-secteur des politiques et des activités notables dans les cinq pays. Virtuellement, les politiques et les instruments ont été mis en application dans tous les pays étudiés pour promouvoir le développement de ressources humaines dans l'IT aussi bien dans le système académique formel que dans les institutions d'entraînement. Tous les cinq pays montrent qu'ils sont conscients de l'importance du développer leurs ressources humaines pour faire face au secteur économique critique et changeant.

Cependant, les politiques sur l'éducation informatique dans les écoles ne sont pas aussi répandues que le garantie la situation. Dans les cas où les politiques ont été formulées pour introduire l'éducation informatique dans les écoles, la mise en application rencontre des difficultés généralement associées à l'acquisition de matériel et de logiciel et le manque de main-d'oeuvre entraînée.

En d'autres termes, même si la perspective de la politique nationale est la base de ressource nationale et la capacité institutionnelle pour mettre en application des politiques manque. De plus, les mécanismes pour développer et gérer l'efficacité de l'AÈDE sont souvent inadéquats.

En Ethiopie, l'éducation informatique dans les écoles est encore nouvelle. L'entraînement en informatique est explicitement reconnu parmi un nombre de politiques et/ou d'instruments politiques. Quelques uns sont :

- le Centre National de l'Informatique

- l'Autorité des télécommunications éthiopiennes

- le centre national de documentation et d'information scientifique et technologique

Actuellement, il y a approximativement trente centres d'entraînement d'IT en Ethiopie. Un entraînement de haut niveau est offert par l'Université d'Addis Abeba, du département de mathématiques. Les enseignants de l'institut de formation de Kotobe dispensent aussi des cours sur l'éveil informatique.

Il convient de noter qu'il n'y a aucune organisation responsable pour le curriculum développement dans l'IT. La plupart des cours disponibles sont en application dans des paquets de logiciel avec un cours d'introduction sur le système d'exploitation. Il n'y a aucun rapport sur la politique sur l'introduction de l'ordinateur dans l'éducation à l'école.

Au Kenya, le sixième plan de développement est silencieux sur le développement des ressources humaines de l'IT. Cependant, le pays a un nombre considérable de centres d'entraînement offrant des cours sur des applications de logiciels ainsi que sur des notions informatiques de base comme, la programmation et l'analyse de systèmes. L'éducation informatique et l'entraînement est offert au niveau tertiaire.

Au Nigéria, le gouvernement a reconnu le besoin d'instruire l'informatique à la société nigérianne et a formulé la politique informatique dans ce sens. Un comité de haut niveau a été établi pour conseiller le gouvernement sur les modalités d'introduire l'éducation informatique dans les écoles nigériannes, y compris dans l'éducation tertiaire.

Le comité a défini les objectifs suivants :

- instruire la société nigérianne sur l'informatique pour le milieu des années 90

- permettre à l'actuelle génération d'élèves à l'école à ce niveau d'apprécier les potentiels de l'ordinateur et d'utiliser l'ordinateur dans différents aspects de la vie et de leur occupation tardive.

Les objectifs de ces politiques ont été traduits pour être appliqués à la population générale. Par conséquent, les objectifs sur l'éducation générale ont été produits ceci qui comprenait la capacité d'utilisation et la programmation d'ordinateurs et de comprendre leur structure et leur utilisation dans la résolution de problèmes. Le comité a aussi établi une structure pour le contenu d'un programme d'éducation pour l'école secondaire. La mise en application de cette politique a bloqué le manque d'enseignants entraînés dans l'informatique. Le comité a aussi désigné les rôles du gouvernement d'état et fédéral, des universités, et des institutions de recherche et polytechnique dans la mise en application de cette politique.

Au niveau tertiaire, la commission des universités nationales a poussé à la mise en application effective d'un programme d'éducation informatique. Elle a aussi insisté sur le développement des programmes universitaires pour les niveaux licence, maîtrise et doctorat. Les objectifs de l'instruction informatique au niveau tertiaire sont comme suit :

- établir une culture informatique qui permet toutes les activités à l'Université.

- produire des diplômes universitaires qui ne tiennent pas compte de leur discipline d'études.

- produire des diplômes en sciences et ingénierie informatique qui constitue le corps des professionnels en pratique et l'avancement de la technologie informatique.

- conduire le matériel de recherche et de développement, le logiciel et le cours qui permettront au pays d'atteindre les récentes capacités technologiques

- s'assurer de la provision de main-d'oeuvre et autres ressources requis pour atteindre les objectives d'éducation informatique au niveau scolaire tertiaire, secondaire, et primaire ainsi qu'au niveau de la société.

L'éducation informatique au collèges polytechnique et technique vient aussi sous la responsabilité du Bureau nationale de l'éducation technique (BNET) dont le mandat est d'assurer les standards dans les institutions d'éducation. Le BNET a un regard sur le développement de l'éducation informatique dispensant des cours d'informatiques dans leurs collèges. Il fait aussi la promotion du développement de programmes de matériel et de logiciel informatique, de systèmes, et de technologie, des films fins et circuits imprimés. Comme résultat de ces efforts, les polytechniciens jouèrent un rôle effectif dans le développement des ressources humaines.

Leurs rôles sont les suivants :

- formation de techniciens et de technologistes pour la maintenance matériel et le développement.

- formation de techniciens pour la conception et le développement de logiciels

- l'établissement, la conception, le développement et la production de matériel, logiciels...

- le développement d'application de la technologie des films fins en particulier dans la conception de circuit imprimé et la production.

- assurer des cours pour des techniciens pour différents niveaux de personnel industriel et la communauté en général.

Suite à la politique nationale sur l'éducation informatique, les ordinateurs ont été introduit dans beaucoup de collèges fédéraux. Cependant, les ordinateurs n'ont pas encore été introduits dans la plupart des écoles d'état secondaires. L'utilisation d'ordinateurs dans les écoles est handicapée par le manque d'enseignants entraînés.

Outre la responsabilité de la politique d'éducation informatique, le Ministère fédéral de l'éducation a l'intention d'établir des laboratoires d'ordinateurs dans les 45 collèges gouvernementaux. Finalement, les Ministères de l'éducation planifient dans de nombreux états d'introduire l'éducation informatique dans les écoles.

Au Zimbabwe, le gouvernement a une politique d'introduire l'éducation informatique dans les écoles. Cependant, l'introduction effectif de l'éducation informatique dans les écoles a été retardé par le manque de ressources financières pour acquérir des ordinateurs et un manque d'enseignants entraînés. Le prix des ordinateurs était trop élevé pour les écoles.

Récemment, le prix des ordinateurs a dramatiquement diminué avec le BNET. Cependant, BNET demande des réductions drastiques dans les dépenses gouvernementales. Par conséquent, les restrictions budgétaires rendent difficiles l'acquisition d'ordinateurs aux écoles. En tous cas, le Développement des Fonds du Zimbabwe (DFZ) a entrepris un projet pour informatiser les écoles au Zimbabwe.

L'éducation informatique est offerte dans les polytechniques à travers le pays. Ils offrent des cours à partir du diplôme national au diplômes national de haut niveau. Les cours sont orientés vers la pratique et incluent des annexes à l'industrie. Le Ministère de l'éducation nationale et de la culture a un département de programme de développement dont le mandat inclut un programme pour le développement de l'éducation nationale.

Trois des universités au Zimbabwe offrent des cours d'informatique. Ceux-ci varient de cours de l'informatique à d'autres cours de communication. Malheureusement, Les cours d'ingénierie informatique ne sont pas disponible actuellement. Le gouvernement a crée une organisation appelée le Conseil de la main-d'oeuvre nationale qui gère les demandes des main-d'oeuvres nationales. Il a été crée sous le développement de la main-d'oeuvre et de la planification Article No 36 de 1984. Il conseille le ministère de l'enseignement supérieur sur le développement des ressources humaines. En 1994, ce conseil en association avec la société informatique du Zimbabwe a lancé une étude nationale pour les professionnels de l'IT au Zimbabwe. Il a aussi recherché des mouvements de groupes au Zimbabwe et dans d'autres pays. Les résultats de cette étude doivent aider le gouvernement à planifier les demandes d'entraînement dans l'industrie du traitement de l'information au Zimbabwe.

En Tanzanie l'institut de développement des programmes du Ministère de l'Education et de la culture a développé et recommandé un programme d'éducation informatique dans les écoles. Ainsi, le Ministère a sorti une circulaire sur l'introduction de sujets informatiques dans les écoles secondaires.

L'Université de Dar-es-Salaam n'a pas réussi à donner un Diplôme de Licence en Informatique à cause des contraintes dans les recrutements et retenues du personnel et de l'approvisionnement en matériel d'enseignements, de livres et d'autres facilités.

Le Collège technique de Dar-es-Salaam est l'une des institutions relativement peu nombreuses offrant des cours d'ingénierie informatique. Ceci inclut la micro-informatique et la maintenance du matériel dans leur diplôme et certificats. L'institut de gestion des finances offrent un nombre de cours informatiques intégrés dans leurs cours de comptabilité. De plus, l'institut offre des cours de programmes de gestion de l'information. De nombreux autres institutions du secteur public offrent des programmes informatiques comme, l'Institut de développement de la gestion à Morogoro, le collège coopératif, Moshi, le collège de l'éducation des affaires, Dar-es-Salam, et l'école de comptabilité de Dar-es-Salam. Ces institutions enseignent des cours d'informatiques de base comme des traitements de textes, dbase, lotus etc... L'enseignement et l'entraînement dans l'IT se trouvent aussi dans le secteur prive. Plus de 55 organisations offrent des cours d'introduction en informatique. La majorité, sinon toutes ces institutions offrent des cours sur les systèmes d'exploitation. Trois institutions du secteur privé offrent des cours d'informatique. Ces institutions sont l'Institut de la Technologie de l'Information, Dar es Salaam, l'institut de la technologie de la Gestion et l'Information, et le système international des communications.

De tous les pays étudiés, le Nigéria est le seul qui a eu une politique très complète sur l'éducation informatique. Les autres ont mis en application leur politique avec la perspective de promotion de certains aspects de l'éducation informatique. Tous les pays dans l'étude ont des programmes d'éducation tertiaire en informatique. Tous n'ont pas des programmes a un niveau scolaire. Même ceux qui ont ce genre de programmes font face à des problèmes pratiques de mise en application.

2.3.3.1 OBSERVATIONS

(i) Tous les pays étudiés ont démontré une quantité raisonnable dans leur politique du sous-secteur de l'éducation et de l'entraînement. Ils n'ont pas tous formulé des politiques dans l'éducation en informatique dans les écoles. Ils ont tous eu cependant de l'éducation informatique au niveau tertiaire.

(ii) Dans tous les pays le secteur privé joue un rôle actif sur la mise en place et la conduite de formation informatique. Certains de ces pays ont des associations professionnelles qui ont défini, publié et mis en application des codes de conduite pour des écoles privées.

(iii) Le développement est dans tous les cas conduit par un secteur public approprié. Dans certains cas (au Zimbabwe par exemple) le secteur privé est concerné dans la définition de développement pour les écoles et pour les polytechniques.

(iv) La formation des formateurs est considérée comme un aspect important de la politique par certains gouvernements. Les programmes sont pour former des formateurs et enseignants.

(v) Un autre point majeur est l'introduction d'ordinateurs dans les écoles en manque de ressources pour acquérir du matériel et du logiciel informatique.

(vi) En addition à l'introduction de l'informatique dans l'éducation dans les écoles et dans les secteurs tertiaires des pays comme le Nigéria ont établi des programmes pour promouvoir l'éducation informatique dans les institutions et la société en général.

(v) De tous les pays étudiés le Nigéria est le seul qui a désigné des politiques spécifiques pour la formation d'ingénieurs en matériel et en logiciel informatique. Les autres pays ne font aucune référence sur la politique de formation d'ingénieur.

2.3.4 Banques de Données

Le développement de banques de données pour servir des secteurs économiques critiques est le plus important pour consolider le pouvoir de l'IT pour le développement national. Le développement d'une banque de données a largeur gouvernementale ou nationale présupposé la disponibilité de ressources pour faire ce travail. Quelques uns de ces ressources sont :

-la permission de politiques or travaux législatifs

- l'intégration dans la banque de données des systèmes reliés

- la disponibilité de main-d'oeuvre et d'instruments de gestion des bases de données

- la conscience d'un accès convivial à la banque de données.

De tous les pays étudiés le Nigéria a l'air d'avoir la politique la plus large dans le sens d'installation de banques de données publiques pour l'utilisation de décideurs des politiques.

La Banque de données nationale nigérianne fut établie sous la commission de la banque de données nationale décret No 12 de 1992. Les objectifs sont :

- la production de données adéquates pour l'utilisation pour les trois tiers du gouvernement nigérian

- fédéral, état et local.

- d'analyser les données et de produire des rapports qui sont utilisés pour la gestion d'indicateurs socio-économiques.

- la production de définitions de données, les classifications pour l'utilisation de la banque nationale de données et les banques de données sectorielles.

- la définition de méthodologies et des procédures applicables pour les banques de données.

- l'organisation de séminaires et de conférences

Une initiative importante est établie en 1988 par le centre national de documentation et d'information pour la science et la technologie basé à l'Université d'Abubaker Tafawa Balewa avec les noeuds ayant différentes responsabilités comme :

(i) les sciences biomédicales

(ii) les sciences et la technologie de l'environnement

(iii) la littérature industrielle

(iv) la technologie et l'ingénierie

(v) la littérature des sciences sociales

En Ethiopie, le gouvernement a établie en 1957 le centre nationale d'information et de documentation sur la Science et la Technologie avec des objectives de renforcer et de coordonner les systèmes d'information sectorielles et des services, de promouvoir le développement des services de S & T.

Le centre actuellement a mis en place des services d'information pour les chercheurs, les décideurs de politique et la communauté des S & T en général.

2.3.4.1 OBSERVATIONS

(i) Presque tous les pays étudiés ont établi une banque de données statistiques d'une manière ou d'une autre. Les utilisateurs ont accès à la banque de données par le biais d'un réseau large (WAN) dans certaines installations, alors que dans d'autres installations aucune facilité de la sorte existe.

(ii) Les rapports des pays ne font aucune référence sur l'efficacité des banques de données établies. Par conséquent aucune indication n'est disponible comme la valeur des initiatives pour les économies des pays étudiés.

(iii) L'importance donnée aux informations sur les S & T est soulignée par le fait que tous les pays ont des services d'informations de S & T de différents niveau de sophistication et efficacité.

(iv) Il n'y a pas de participation citée dans l'accès des banques de données ou systèmes d'information par le secteur privé.

(v) Il n'y aucun rapport donné sur le lien des banques de données à des réseaux étrangers, ou a des banques de données dans les pays voisins.

2.3.5 TELECOMMUNICATION

Une des plus importantes infrastructures pour le développement de l'informatique est la télécommunication. Tous les pays étudiés ont mis en place des organisations centralisé, monolitique et monopolistique pour établir, maintenir et développer les services de télécommunications. L'ère des ajustements structurelles et l'ouverture de l'économie est en train petit à petit d'amener des changements dans ce secteur.

L'objectif principal des autorités des télécommunications peut se résumer ainsi :

- établir, promouvoir, réglementer et gérer le développement et l'opération des services de télécommunication

- protéger les droits et les privilèges des utilisateurs et des opérateurs,

- agir comme un agent pour le gouvernement dans toutes les matières reliant la provision de services de télécommunication en communication interne et externe

- faire la formation des utilisateurs

- établir et opérer toutes sortes d'industrie de réparation, et d'assemblage d'équipement de télécommunication.

En Ethiopie, l'autorité éthiopienne de télécommunication a été établie en 1952 et a réussi à promouvoir des services de téléphone. Cependant, l'utilisation de télématique est très basse et les communications de données à distance sont très rares. La seule exception majeure est l'"Ethiopian Airlines" qui est connectée au réseau mondial des réservations des compagnies aériennes. Les autres utilisateurs de réseaux de données sont les agences des Nations Unies liées aux réseaux extérieurs. L'importation dans tout équipement de télécommunication n'était pas permis jusqu'en 1992. Actuellement les individus peuvent importer des modems, des téléphones sans fil, des fax...

La technologie des satellites est utilisée pour le téléphone et la télévision. L'Ethiopie a une communication sattelite domestique pour le téléphone, le télex et la télévision. L'utilisation des services de satellite nécessite une licence et un paiement.

Au Nigeria, les télécommunications sont organisées à trois niveaux. Ce sont le développement, la politique, les réglementations et les opérateurs de carrières. Les réglementations sont sous le contrôle de la Commission de télécommunication nigériane établie par le décret No 75 de Décembre 1992. La compagnie est NITEL plc, une compagnie commerciale complètement autonome.

En 1990, NITEL a introduit des lignes digitales et en 1992, des cellules mobiles de téléphones. D'autres services sont procurés par NITEL :

- des lignes privées et des services de télex

- des services de télégraphes

- des systèmes de changement de données

- courrier électronique (Service national seulement)

- X.25

- X.400 messages électroniques

Il convient de noter qu'avec l'établissement de la commission, les secteurs suivants avaient été privatisé :

- Installation de terminal ou autre équipement

- provision et opération de ligne privée, utilisation des câbles et satellites dans le pays

- provision et opération de communication mobile publique

- provision et opération de téléphone communautaire

- opération de services de réseaux

- réparation et maintenance d'installation de télécommunication et de câblage

Au Kenya, les services de télécommunications sont délivrés par la poste du Kenya et en coopération de télécommunications (KPTC) établi en 1977 par un acte du parlement. Ses opérations sont caractérisées par :

- une approbation très hautement bureaucratique

- un très haut coût

- des options limitées

- seulement des lignes dédiées

- de très hauts tarifs

2.3.5.1 OBSERVATIONS

(i) Tous les pays étudiés ont des organismes centralisées monopolisant virtuellement les services de télécommunications. En dépit des programmes d'ajustements structurels le domaine des télécommunications est, en général déréglé.

(ii) Les services numériques sont en train d'être introduits dans certains pays. Des réseaux de télécommunications par paquets sont disponibles dans la majorité des pays.

(iii) Il est évident que le développement dans les télécommunications traîne en arrière et empêche le développement des réseaux de données. La où les services sont disponibles, la fiabilité est une question majeure.

(iv) Dans certains pays, les réglementations gouvernant les opérations des services de télécommunication sont éloignées des développements de techniques modernes.

2.3.6 RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT (R & D)

La R & D traitée dans cette section parle d'informatique seulement. Aucun des rapports des pays n'a traité d'une politique direct reliant R & D en informatique.

Au Zimbabwe, la R & D est généralement traitée sous le parapluie des S & T. Le bureau de recherche au Zimbabwe (BRZ) a établi en 1993, le centre de recherche et de développement industriel (CRDI). Le BRZ est un organisme de décision politique dans le domaine des S & T. Ses opérations sont gouvernées par un acte du parlement sous le nom de Acte de Recherche. Il supervise et gère toutes les recherches dans le pays. Le CRDI est une arme opérationnelle dont l'intention est de supporter la modernisation de l'industrie du Zimbabwe à travers l'acquisition de technologies, l'adaptation, la R & D et la dissémination de l'information. Le CRDI a un nombre d'institut de recherche y compris celui de la micro-électronique.

Au Nigéria, le Bureau national pour l'éducation technique (BNET) a été mandaté entre autres objectives pour promouvoir et fonder la recherche et le développement dans le matériel informatique, le logiciel, systèmes de puissance et de technologies reliées.

En Ethiopie, quelques travaux de R & D sont cités traitant avec le développement de systèmes Amhariques.

2.3.6.1 OBSERVATIONS

(i) Il y a des activités de politique dans ce domaine de R & D en Informatiques bien que très peu. Ce n'est peut être pas très surprenant. Les pays étudiés sont plus concernés d'adapter leurs économies et leur sociétés à l'utilisation de l'informatique comme priorité plus que l'exploration des frontières de la technologie. Des pays comme le Zimbabwe a des politiques explicites sur la R & D, y compris R & D dans l'informatique.

(ii) Les institutions tertiaires, cependant, y compris les polytechniques ont un programme modeste de recherche en Informatique. Dans le cas de l'Ethiopie des travaux développant le système amharique est très approprié comme étant un besoin national.

2.3.7 CONSULTATION

Les services de consultation sont généralement procurés par les installations centralisées telles que le centre de l'informatique ou les centres des statistique. Ces départements souvent délivre des consultations à des gouvernements, aux ministères ou aux départements. Les provisions des consultations par des secteurs privés au gouvernement sont réglementées par des procédures bureaucratiques.

Au Zimbabwe la société informatique gère un registre de consultants. Cependant il n'y a pas de politiques définies pour promouvoir l'utilisation de consultants locaux.

3.0 SCIENCE et TECHNOLOGIE

La raison d'inclusion de la S & T dans ce secteur de ce document est que certains gouvernements sont maintenant de consacrer une part signifiante à leur politique sur l'informatique dans ce domaine. De plus, les activités de S & T incorpore la R & D en Informatique et le développement de capacité technologique dans ce domaine. Il est en effet concevable que l'informatique peut être traité comme un sous-secteur sous la S & T. Par exemple, en Ethiopie, la politique informatique et un bon nombre de ces activités viennent de la commission de la S & T. La même chose s'applique avec une certaine limite aux aspects de l'informatique du Zimbabwe sous le Conseil de la Recherche du Zimbabwe et de ses institutions.

Au Nigéria, la S & T dépend le Ministère des Sciences et Technologie qui a la responsabilité d'établir et de maintenir une banque de donnée de la S & T et système d'information. Le Ministère est responsable pour la collection, le traitement, le stockage et la dissémination de données et de la statistique sur les S & T.

L'agence nationale pour la Science et l'infrastructure d'Ingénierie établie par un décret No 33 de 1992 a des fonctions qui comprennent d'entreprendre des recherches de base et appliqués et des travaux de développement dans de nombreux domaines comme la micro-électronique, la technologie l'informatique et de nouveaux matériaux.

De plus, le Centre de recherche informatique et de formation a été établi à l'Université d'Ogun avec les objectifs suivants :

- faciliter les recherches actives et rentables pour le développement utilisant les ordinateurs. - procurer un court programme de formation dans l'IT dans la région de Commonweath africaine. - assister les chercheurs dans les universités et les instituts de recherche ainsi que les unités d'industries de R & D pour utiliser les ressources du centre pour résoudre des problèmes

- agir comme un catalyseur pour initier la recherche et formation dans l'IT.

Au Zimbabwe, la science et la technologie dépend du Conseil de Recherche du Zimbabwe qui a un rôle de conseiller dans le domaine des S & T et coordonne, gère la R & D dans le pays.

Au Kenya, le Conseil national pour la science et la technologie (CNST) a été établie par l'Acte de la science et de la technologie, Chapitre 250 des lois du Kenya au 1er juillet 1977. C'est une institution statuaire du gouvernement du Kenya. Les fonctions du CNST incluent la considération et le conseil général sur toutes les activités scientifiques y compris :



(i) l'application des résultats de recherche

(ii) le transfert de technologie dans l'agriculture et l'industrie

(iii) la main d'oeuvre scientifique et technique

(iv) la recherche scientifique et technologique

(v) l'éducation scientifique

(vi) la documentation scientifique, les statistiques, les études et les informations générales.

Le Conseil est par conséquent le point focal national pour la politique sur la science et la technologie et est supposé conseiller le gouvernement sur tous les aspects de la science et la technologie et spécialement leur application pour le développement national.

Le Centre scientifique national de l'information et de documentation est un des projets de développement spécial du CNST.

Il est évident que le Conseil national pour la science et la technologie du Kenya est directement impliqué dans la formulation et la mise en application des politiques sous-sectorielles dans l'Informatique.

En Tanzanie, la S & T dépend de la Commission Nationale de la Science et la Technologie. Il est charge de la coordination des planifications des S & T ainsi que de la politique de mise en application. Sa fonction principale est d'agir comme stimulant et catalyseur pour le développement de technologies indigènes.

En addition à l'établissement de la commission de Sciences et Technologies, un centre national pour le transfert, l'adaptation et le développement de technologie a été aussi mis sur pied. Ce centre doit :

- acquérir et analyser des informations sur les sources alternatives de technologie et de sa délivrance aux utilisateurs.

- agir comme un registre pour l'importation de la technologie et de garder un registre des ressources des technologies domestiques et de la main d'oeuvre.

3.0.1 OBSERVATIONS

(i) Certains des pays étudiés ont des politiques explicites sur la Science et la Technologie. D'autres ont développé les leurs.

(ii) L'intégration de l'informatique dans le secteur de la Science et de la Technologie est relativement nouvelle dans les pays étudiés. Les initiatives politiques dans ce domaine sont que des tentatives. Les S & T permettent tous les secteurs d'activités socio-économiques. La même chose est vraie pour la technologie de l'information. Par conséquent l'intégration de ces deux secteurs d'une perspective politique peut avoir beaucoup de mérite.

(iii) Des travaux de recherche et de développement dans la micro-électronique est, dans le standard mondiale pratiquement insignifiant dans les pays étudiés. Quelques institutions tertiaires de recherche entreprennent à un degré limité. Il y a cependant aucune sérieuse tentative nationale pour être un sérieux joueur dans ce domaine.

(iv) L'absence complète de la R & D dans la micro-électronique a de l'impact dans le développement de logiciel. Par conséquent, les professionnels informaticiens africains ont tendance à être des utilisateurs plutôt que des générateurs de technologies.

4.0 SECTEURS PRIVES

Cette section présente des politiques et des instruments politiques émanant de et applicable au secteur privé. Généralement, ce genre de politique est pris pour inclure des codes de conduite formulés et mis en application par des organismes proprement constitués. Ces politiques et/ou procédures, parce qu'elles sont généralement observés par des praticiens ont pratiquement la même force qu'une loi ou règlement.

Au Zimbabwe, le principal organisme professionnel informatique est la Société Informatique du Zimbabwe (SIZ) fondée en 1974. Ses objectives sont de :

- promouvoir l'utilisation et le développement du traitement de l'information et s'assurer que les droits et les privilèges du public général soit protégés.

- promouvoir un forum pour les échanges de point de vue entre les membres de la société sur le traitement de l'information et la technologie reliée.

- encourager la recherche et le développement pour améliorer les techniques et les connaissances sur les traitements de l'information. - établir un standard professionnel pour les personnes employées dans ce domaine de traitement de l'information et s'assurer que ces standards soient maintenus.

- encourager l'intégration des plans de traitement de l'information et des programmes pour le développement de la science et technologie.

SIZ est largement consulté par le secteur public sur des sujets touchant l'éducation et la technologie de l'information. La société est un membre à part entière de la Fédération Internationale du Traitement de l'Information (FITI). En 1987 les SIZ a établi des procédures de crédits pour les institutions offrant des cours en Informatique. L'objectif de cet exercice était d'établir un ensemble de standard qui doivent être suivi par tous les instituts de formation. Cet exercice a été hautement réussi vu que la plupart des institutions ont besoin des crédits.

Le SIZ a produit aussi un code de pratique pour des institutions de formation accrédités qui conseille sur :

- la publicité

- la réponse aux questions

- le prospectus technique

- le prospectus commercial

- l'acceptation de clients

- le contrôle des cours

- les contrôles externes

L'équivalent nigérian du Zimbabwéen SIZ est l'Association Informatique du Nigeria qui était (AIN) formé en 1978. Les objectives du AIN sont virtuellement les mêmes que ceux du SIZ; le dernier a cependant bénéficié d'un statut spécial en 1993 à travers un décret intitulé "Professionnels Informatiques (Conseil d'enregistrement du Nigéria) Décret 49 de 1993 qui a été signe dans la loi le 10 juin 1993. Le AIN est membre de la Fédération internationale du traitement de l'information. Le décret démontrait le support et l'engagement du gouvernement fédéral du Nigéria pour un développment de la technologie de l'information.

4.1 OBSERVATIONS

(i) Les politiques pour promouvoir l'utilisation ou le développement de l'industrie de l'IT national dans le secteur privé manque.

(ii) Avec la venue des programmes d'ajustement structurel le secteur privé a un important rôle croissant à jouer pour mener à bien le développement de l'informatique dans l'économie. L'importance de l'informatique comme un secteur est telle que le développement ne doit pas être laissé à la chance mais dois être guidé par des politiques appropriées.

(iii) Des associations professionnelles sont actives dans certains des pays étudiés. Ils essayent de générer et de maintenir un environnement intellectuel actif dans lequel les idées germent et grandissent.

(iv) Les gouvernements dans certains des pays reconnaissent le rôle important que les associations professionnelles jouent dans la promotion de l'informatique dans leur pays.

5.0 ANALYSE DES RAPPORTS

L'objectif majeur de mener la promulgation de politique nationale sur l'informatique est la promotion de l'informatique comme un véhicule pour l'avancement technologique et développement économique. La révolution informatique est devenue un sujet d'une extraordinaire important pour les pays en voie de développement du fait de la rapidité de changement technologique et les impacts résultants sur la production et la consommation des biens et des services et du commerce. L'informatique permet de rassembler les données et de le transmettre rapidement à des coûts moindres. Ca fait accroître la productivité et améliore la qualité et l'efficacité de tous les types d'industries et de services. Il est important, cependant, de ne pas oublier le fait que le changement technologique implique non seulement la science et la technologie, mais aussi des facteurs sociales, économiques, et politiques.

Divers facteurs socio-économiques et politiques ont échappé à la formulation et à la mise en application de politique informatique intégrée.

Premièrement tous les pays souffrent d'un sérieux manque de main d'oeuvre entraînée et formée en informatique. Les programmes pour développer des ressources humaines dans ce domaine débutent à peine pour avoir un effet à remarquer.

Deuxièmement les pays étudiés à l'exception de l'Ethiopie et du Nigéria sont relativement de nouveaux états. L'abilité de la plupart des décideurs pour assimiler et appliquer la technologie informatique traîne derrière les opportunités disponibles. Il y a donc un manque général de la capacité de juger entièrement l'impact de l'informatique dans la procédure de prise de décision.

Troisièmement, la promotion de l'informatique est inextricablement liée à l'introduction des Sciences et de la Technologie dans l'économie.

Le niveau actuel de l'utilisation institutionnelle et nationale de l'IT tombe bien plus bas que les standards mondiaux. Lu et Farrell (1990) donnent six facteurs principaux qui pourraient influencer le niveau de l'utilisation de l'IT :

(i) Conditions économiques et sociales ( y compris les prix d'IT)

(ii) Les aides politiques/légales et les contraintes comme la politique avec effet d'encouragement et découragement de l'utilisation de l'IT.

(iii) La disponibilité et fiabilité des infrastructures nationales pour la télécommunication et la provision de courant.

(iv) L'éducation et la formation (disponibilité de professionnels expérimentés et éduqués dans l'IT et des utilisateurs lettrés d'informatique.

(v) Conditions culturelles

(vi) Des pratiques de gestion (planification, horizons, et autorité centrale autocratique, utilisation de personnel spécialisé.

Certains de ces facteurs comme les aides politiques et légaux demandent des actions à un niveau national alors que d'autres peuvent être traités à un niveau institutionnel.

5.1 CONCLUSION

(i) Il y a un bon nombre d'activités dans ce cas d'études de pays dans la politique informatique. Les politiques sont continuellement formulées et mise en oeuvre pour procurer un développement dans l'informatique. Egalement important les politiques qui sont devenues redondantes sont mises à part. Cependant, aucun des pays n'a formule et mis en oeuvre une politique intégrée dans l'informatique. Des politiques sous-sectorielles se concentraient sur:

l'acquisition de matériel et de logiciel l'éducation et la formation les banques de données la recherche et le développement la science et la technologie les télécommunications la consultation

(ii) Les activités économiques étant mises en oeuvre dans les cas d'études des pays ont introduit un nouvel environnement socio-économique plus propice au développement de l'informatique. L'informatique, comme d'autres secteurs est en train d'entrer dans une nouvelle période de développement vigoureux dans les économies africaines. Les programmes de réformés ont débuté vers la fin des années 80 et le début des années 90.

(iii) Il y a une prise de conscience considérable de l'importance de l'informatique dans le processus de développement. Il est vérifié par des efforts comme l'introduction d'ordinateurs dans les écoles, collèges et Universités et la coopération entre les gouvernements et les associations professionnelles de l'IT. Il n'y a cependant pas d'approche intégrée qui met ensemble les perspectives nationales avec des ressources nationales et des capacités institutionnelles.

(iv) Les pays étudies manquent de main-d'oeuvre entraînée. Les programmes comme l'introduction d'éducation informatique dans les écoles sont freinés par le manque d'enseignants formés dans le domaine de la technologie et le manque de fonds pour acquérir les ressources nécessaires. L'utilisation adéquate et la maintenance de l'équipement de l'IT souffrent du même problème.

(viii) Il y a presqu'une totale absence de politiques qui encouragent soit l'utilisation de l'IT dans le secteur privé, soit le développement de l'informatique en tant qu'industrie. Les leçons des pays dans le Sud Est Asiatique et en Amérique latine n'ont pas été apprises par les pays africains.

(x) Les associations professionnelles de secteurs privés sont assez actives dans certains pays africains. Ce facteur est important pour créer la conscience et encourager l'utilisation de la technologie.

(xi) Des structures de télécommunications efficace sont une exigence pour le développement de l'IT dans un pays. Aucun des pays étudiés n'a de systèmes de télécommunications qui supporte un secteur moderne de l'IT. Par conséquent les pays africains doivent donner une priorité à la construction de réseaux de communication moderne qui puissent supporter tous les systèmes d'informations locaux y compris ceux traitant de la Science et de la Technologie.

(xii) Les études des pays ne fait aucune présentation des indicateurs du succès ou de l'échec des différentes politiques. Ceci est une omission due peut être à un manque de temps. Dans tous les cas, même des indications subjectives auraient pu être utiles.

 

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