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Forum africain des réseaux de connaissances

Échange de connaissances en vue d’enrichir la recherche, la formation et la prise des décisions

Commission économique pour l’Afrique

Addis Abeba (Éthiopie)

 

Le Forum africain des réseaux de connaissances : nature et raison d’être

Initiative conduite par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Forum africain des réseaux de connaissances (FARC) vise à favoriser l’échange des connaissances et les partenariats en matière de recherche entre les réseaux spécialisés et entre ceux-ci et les principaux utilisateurs finals des connaissances, notamment les décideurs, les formateurs des établissements d’enseignement supérieur, les organisations de la société civile et le secteur privé.

Comme en témoignent de nombreux indicateurs, les résultats économiques de l’Afrique se sont améliorés ces dernières années, mais la situation demeure précaire et la pauvreté s’aggrave et s’étend. Assurer et maintenir des taux de croissance plus élevés afin de réduire la pauvreté demeure une gageure. Le redressement enregistré depuis le milieu des années 90 est largement dû aux réformes des politiques et à une plus grande utilisation de la capacité installée, à la différence des faibles taux d’utilisation qui ont caractérisé les décennies de stagnation avant le milieu des années 90. Pour assurer une croissance soutenue à l’avenir, il faudra créer de nouvelles capacités, en portant en particulier les efforts sur le développement institutionnel, le perfectionnement des compétences, la production et l’application des connaissances au moyen des technologies modernes de l’information, domaine où l’Afrique doit faire des pas de géant.

Il existe actuellement des initiatives liées aux technologies de l’information parrainées par des organisations publiques et privées dans différentes régions d’Afrique. Toutefois, l’absence d’un mécanisme efficace de mise en réseau pour coordonner ces activités, l’inadaptation des mécanismes institutionnels permettant de relier les différentes institutions et organisations de recherche et les établissements d’enseignement supérieur aux structures de décision ont engendré certaines insuffisances, notamment:

  • L’absence de portails d’accès aux meilleurs résultats de recherche provenant de diverses sources de connaissances dans la région et des centres extérieurs de recherche sur l’Afrique;
  • Le double emploi;
  • La non-intégration de la recherche dans la formation des futurs décideurs dans les établissements d’enseignement supérieur;
  • La place limitée faite aux connaissances locales dans les programmes de formation à tous les niveaux;
  • L’impact limité des travaux de recherche et des programmes sur les politiques d’intérêt général;
  • L’apport limité de la recherche contemporaine aux programmes de la société civile;
  • La contribution limitée de la recherche locale à la quête de solutions aux problèmes commerciaux et industriels du secteur privé.

Il faut accroître les connaissances et faire une place plus large aux apports locaux pour résoudre les problèmes de politiques, enrichir les programmes d’enseignement, stimuler le secteur privé, redynamiser la société civile, favoriser la bonne gouvernance et renforcer l’intégration des sociétés et économies africaines, en particulier dans le contexte de l’environnement mondial extrêmement compétitif. Il est indispensable de relier les institutions productrices de connaissances aux utilisateurs finals des connaissances pour atteindre cet objectif.

Le Forum africain des réseaux de connaissances ‘fédérera’ les réseaux existants dans le but de renforcer la recherche et l’analyse locales orientées vers les politiques, afin que les décideurs africains en fassent un usage plus efficace. Le Forum sert de lien permanent entre les réseaux africains de recherche, les décideurs et les institutions de formation (essentiellement les universités) et appuie les centres de connaissances spécialisées sur l’Afrique et les groupes de réflexion africains – des tâches qui sont indispensables pour mettre en commun les ressources en vue d’une production et d’une utilisation efficaces des connaissances. Le Forum jouera un rôle particulièrement important pour ce qui est de fournir un appui technique au Forum pour le développement de l’Afrique (FDA), le partenariat mis en place en 1999 par la CEA en vue de promouvoir la recherche du consensus entre les parties intéressées par le développement de l’Afrique en ce qui concerne les principales difficultés rencontrées et de définir les domaines prioritaires sur lesquels axer l’aide au développement. En créant un pont entre la production des connaissances et leur utilisation, le FARC renforcera la recherche appliquée et les services consultatifs fournis aux décideurs, aux organisations de la société civile et au secteur privé en Afrique. La base de données globales du Forum qui couvre les connaissances dans diverses disciplines sera essentielle pour assurer l’adéquation entre l’offre et la demande de connaissances sur le continent.

Grâce à l’appui technique aux réseaux à forte intensité de technologies de l’information et à la participation des réseaux de connaissances aux programmes ordinaires de la CEA (recherche, services consultatifs, conférences statutaires d’orientation, processus du FDA, séminaires et ateliers), le Forum favorisera une interaction continue et efficace entre les réseaux de recherche et les décideurs. Il suscitera ainsi des travaux de recherche sur des questions pratiques. Le Forum sera appuyé par des activités s’articulant autour d’un mécanisme central, à savoir le nouveau Centre des technologies de l’information pour l’Afrique (CTIA) de la CEA (voir encadré). Le CTIA s’attachera au départ à mettre en place diverses bases de données en ayant recours aux données fournies par les réseaux existants, créer un répertoire des sites web sur l’Afrique en vue de promouvoir la mise en réseaux et établir des listes pour des débats qu’il conduira.

Le Centre des technologies de l’information pour l’Afrique (CTIA)

L’une des fonctions du CTIA est d’appliquer la stratégie de la CEA

en matière d’établissement de réseaux à forte intensité de technologies de l’information et de la communication, qui vise à:

  • Renforcer l’infrastructure de communication, la connexité électronique et les capacités en vue développer et de diffuser les connaissances africaines dans des institutions et organisations cibles du réseau, ce dans les domaines d’activité de la CEA (politique économique et sociale; sécurité alimentaire et développement durable; gestion du développement; information pour le développement; commerce et industrie, finances, investissement et développement du secteur privé; coopération et intégration régionales; égalité des sexes; et renforcement des capacités);
  • Identifier, renforcer et partager des bases de données communes au niveau des réseaux en vue d’accroître la disponibilité, la qualité et l’accès aux produits et résultats de la recherche;
  • Mettre en place des bases de données statistiques régionales à forte intensité de technologies de l’information;
  • Se relier au réseau africain de bibliothèque virtuelle et d’information afin de rendre plus accessibles les connaissances sur les questions africaines et en accroître le contenu africain;
  • Favoriser les débats par voie électronique et faire ressortir les meilleures pratiques dans le cadre des réseaux spécialisés;
  • Collaborer à la production, à l’échange, à l’analyse et à la diffusion des résultats de recherche et des autres informations sur le développement;
  • Appuyer les programmes d’enseignement induits par les technologies de l’information et de la communication, notamment en renforçant les méthodes de recherche;
  • Créer des partenariats en vue de fournir l’infrastructure et la formation nécessaires pour permettre aux réseaux africains de connaissances d’avoir accès aux technologies modernes de l’information et de la communication et de les utiliser.

Le Forum tiendra des réunions annuelles en vue d’examiner les progrès accomplis dans l’application du plan de travail de l’année écoulée par rapport au plan à moyen terme établi et d’approuver le plan de travail de l’année suivante. À sa première session, le Forum établira et adoptera une stratégie à moyen terme (2000-2003).

Le processus du FARC

Les institutions productrices de connaissances, les réseaux et les donateurs ont déjà fait beaucoup d’efforts dans les États membres ainsi qu’aux niveaux sous-régional et régional. Il faut saluer en particulier les fondations internationales (Rockefeller, Ford, McArthur et Carnegie) et les institutions bilatérales de développement, notamment le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada, l’Agence suédoise pour le développement international, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le Ministère du développement international du Royaume Uni. Des organisations multilatérales, notamment la Banque mondiale, ont participé à ces efforts. Le Forum renforcera ces initiatives en menant les activités ci-après:

  • Mettre en commun et documenter l’expérience et les acquis engendrés par anciens réseaux mis en place;
  • Faire ressortir les meilleures pratiques dans la région ainsi que les enseignements tirés au fur et à mesure;
  • Recenser les domaines d’intérêt afin que les réseaux engendrent des acquis;
  • Identifier les lacunes ou les institutions spécialisées dans les connaissances critiques qui n’ont pas été pris intégrées dans les réseaux actuels;
  • Faire appel aux connaissances spécialisées des Africains de la diaspora;
  • Établir le dialogue entre les réseaux, les établissements d’enseignement supérieur, les instituts de formation et les planificateurs et décideurs des pays africains en vue de concevoir des réseaux nationaux et d’élaborer des modalités pour la prise des décisions et la formation;
  • Faire en sorte que les intérêts du FARC soient pris en compte dans l’élaboration du plan de travail du Centre des technologies de l’information pour l’Afrique;
  • Élaborer une stratégie à long terme pour les ‘réseaux fédérés’;
  • Examiner les ressources financières disponibles à moyen terme pour fournir des services de réseaux compte tenu des récents faits indiquant la lassitude de certains donateurs à l’égard des réseaux;
  • Élaborer et adopter le plan de travail du Forum pour 2000-2001;
  • Élaborer une stratégie de mobilisation de ressources pour le plan de travail 2000-2001;
  • Appliquer le plan de travail du Forum pour 2000.

Le programme de travail de fond du FARC sera déterminé et examiné à deux niveaux: pendant l’atelier préparatoire à la réunion annuelle du Forum et pendant la réunion annuelle proprement dite, des examens et évaluations des progrès accomplis étant réalisés par voie électronique pendant la période considérée. L’atelier préparatoire examinera notamment les questions de procédure et les mécanismes nécessaires pour atteindre les objectifs susmentionnés en vue d’élaborer un projet de plan de travail. Il examinera également les projets de documents directifs sur les sous-thèmes du premier forum et se prononcera sur des partenariats de recherche et sur les modalités d’établissement de rapports sur les politiques dans ces domaines. Tous ces documents seront présentés à la session plénière du Forum lors de sa réunion annuelle. La réunion préparatoire au premier forum (FARC 2000) se tiendra à Addis-Abeba les 17 et 18 août 2000.

Thème du premier FARC

La prolifération des réseaux à thème unique entrave les approches interdisciplinaires. Les avancées spectaculaires dans un domaine de connaissances peuvent susciter des avancées dans un autre. Pour relever les défis de développement intimement liés auxquels fait face l’Afrique, il faut adopter une approche intégrée basée sur l’échange de connaissances entre disciplines. Le premier forum aura pour thème ‘l’échange des connaissances en vue d’enrichir la recherche, la formation et la prise des décisions’. Les travaux du FARC 2000 seront fondés sur le projet de plan de travail et les projets de documents directifs établis dans quatre domaines, qui seront mis au point pendant l’atelier préparatoire.

Sous-thèmes du FARC 2000

Les sous-thèmes qui seront examinés sont les suivants: intégration régionale, l’Afrique et l’économie mondiale, l’Afrique et l’économie de l’information, et égalité des sexes et gouvernance. Des séances particulières seront consacrées à ces quatre sous-thèmes, l’objectif étant d’examiner les travaux entrepris à la CEA dans ces domaines clés, de déterminer les documents de base nécessaires et les chercheurs ou les partenaires de recherche pour établir les documents, les revoir et les éditer. Ces séances permettront également de déterminer comment continuer à faire appel aux connaissances spécialisées des réseaux dans ces initiatives et dans d’autres activités tendant à l’exécution du mandat de la CEA, notamment le renforcement des capacités pour la production de connaissances. Les partenariats de recherche à mettre en place contribueront à la réalisation de produits concrets de la CEA dans les quatre domaines ci-après, au cours des deux prochaines années.

1. Accélération de l’intégration régionale en Afrique. L’intégration régionale est acceptée et présentée par tous les pays africains comme étant la seule solution à la petite taille de leurs économies nationales. La mondialisation, la nécessité pour les économies de devenir plus concurrentielles ainsi que les mouvements transfrontières massifs de populations ont rendu l’intégration régionale encore plus urgente. Pourtant, malgré les avantages évidents qu’elle présente, l’intégration régionale en Afrique n’a pas été à la mesure des attentes. Les espaces économiques demeurent fragmentés, les économies ne sont pas concurrentielles et font l’objet d’un protectionnisme extrême. Des obstacles visibles et invisibles entravent la circulation des biens, des idées et des personnes. Il faut créer des liens entre l’intégration régionale et les processus mondiaux dans le cadre d’un régionalisme ouvert. Il faut également créer un mécanisme pour suivre et notifier les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs fixés par le Traité d’Abuja et les divers autres traités d’intégration sous-régionale, comme a pu le faire pour le Mercosur la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. À cet égard, le FARC 2000 examinera un document directif annoté et se prononcera sur un partenariat de recherche et sur les modalités de production du Rapport annuel sur l’intégration en Afrique 2001, principal document pour les travaux du FAD 2001 prévu sur le thème ‘Accélérer l’intégration régionale en Afrique’.

2. Renforcement de l’intégration de l’Afrique à l’économie mondiale: la mondialisation est une réalité. L’Afrique doit se doter de capacités pour identifier et répondre aux possibilités et aux défis engendrés par l’OMC et les autres structures mondiales de gestion économique, financière et commerciale, y compris l’interface entre l’OMC et les arrangements consécutifs à l’Accord de Lomé. Il faut évidemment synchroniser le programme et les calendriers d’intégration de l’Afrique avec les obligations des pays africains au titre des accords internationaux, et aider ces derniers à faire face aux questions qui les intéressent directement dans les négociations internationales. Il convient, pour ce faire, de renforcer les capacités des centres de liaison nationaux pour les questions économiques mondiales et les liens avec les structures mondiales de gouvernance. La session du FARC sur le renforcement de l’intégration de l’Afrique à l’économie mondiale traitera de ces questions et des questions connexes, qui feront l’objet d’un document directif annoté, et déterminera les partenaires de recherche et d’étude pour effectuer les études voulues. L’un des volets de ces études consistera à trouver les moyens de rendre plus concurrentielles les économies de la région, notamment en élaborant des indicateurs et en mettant en place des mécanismes pour améliorer la compétitivité. Le Forum adoptera la présentation et le contenu de la première édition du rapport annuel intitulé ‘l’Afrique et l’économie mondiale’, qui sera un instrument visant à informer les décideurs et les autres parties intéressées des progrès accomplis sur la voie de l’intégration de l’économie de la région au marché mondial. Il fera également le point sur les questions relatives à l’économie mondiale qui revêtent une importance particulière pour les objectifs de l’Afrique en matière de commerce, d’industrialisation, de finances et d’investissement. Le projet de la première édition de ce rapport servira de document de travail pour la Conférence conjointe des ministres africains des finances et du commerce qui se tiendra en novembre 2000. La mise au point finale du rapport aura lieu par la suite.

3. Établissement de réseaux de recherches africaines sur l’économie de l’information. La plus grande force économique dans le monde aujourd’hui est l’économie de l’information, également dénommée ‘nouvelle économie’. Malgré l’ampleur du phénomène, il est pratiquement passé inaperçu chez les institutions et réseaux africains de recherche. La recherche entreprise actuellement par les économistes africains ne porte que sur quelques domaines touchant l’économie de l’information, et ce à petite échelle. Il faut davantage d’efforts dans ce domaine car pour qu’elle soit crédible, l’analyse des politiques doit se fonder sur une bonne compréhension du secteur des technologies de l’information et de ses effets plus élargis sur le développement économique national. La capacité d’appliquer des techniques et des méthodes adaptées à l’analyse de l’économie de l’information, ce dont ne disposent pas actuellement nombre de chercheurs, revêt également une importance. Le session du FARC sur l’établissement de réseaux de recherches africaines sur l’économie de l’information portera sur:

  • L’impact potentiel de l’économie de l’information en Afrique;
  • Les possibilités qu’elle offre à l’Afrique;
  • Les travaux de recherche nécessaires pour étudier plus avant ces deux domaines;
  • Les modalités à définir pour la réalisation de cette recherche.

Intégration d’une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans la prise des décisions

Les politiques, institutions et programmes soucieux d’égalité entre les sexes constituent un élément essentiel de la bonne gouvernance. Si une plus grande présence des femmes dans les structures de gouvernance est indispensable pour assurer la bonne gouvernance et la parité entre les sexes, elle ne suffit pas pour changer la problématique homme-femme. À la séance sur l’intégration d’une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans la prise des décisions, seront examinés un projet de cadre conceptuel, les questions de recherche et les moyens de renforcer la production de données ventilées par sexe en vue d’appuyer l’analyse des politiques soucieuses d’équité entre les sexes et la prise de décisions en la matière. Les participants conviendront des grandes lignes du Rapport annuel de la CEA sur le développement et l’égalité des sexes ainsi que des partenaires de recherche qui seront chargés de le produire en 2001.

Session de fond – À la séance inaugurale, tous les membres du FARC examineront les aspects opérationnels de la mise en place et de la fourniture de services dans le cadre d’un ‘réseau des réseaux’. Les questions qui seront examinées en vue de l’élaboration et de l’adoption d’une stratégie et d’un plan à moyen terme sont notamment les suivantes:

  • Assurer l’adéquation entre la recherche et la pratique en matière de prise de décisions, de besoins de la société civile et de choix du secteur privé. Certains réseaux ont déjà eu affaire à un ou plusieurs groupes nécessitant des connaissances. Il y aura un échange de données d’expérience et de meilleures pratiques, et la possibilité pour la CEA d’user de son pouvoir statutaire pour faciliter l’accès d’un plus grand nombre d’utilisateurs aux connaissances sera examinée;
  • Identifier les lacunes (par exemple, les disciplines de la diaspora et les disciplines hors réseaux sur le continent, notamment en dehors des domaines de l’économie et de la recherche médicale qui restent isolés). Il convient de faire l’inventaire des réseaux existants et d’en établir des nouveaux à l’intention des institutions qui sont toujours isolées. La Conférence de la CEA sur la fuite des compétences tenue en février 2000 a confirmé l’existence d’une importante réserve d’experts africains dans les Amériques et en Europe. Ceux-ci sont disposés à s’engager dans des partenariats en vue de contribuer au développement de l’Afrique et de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans de nombreux domaines. Les technologies modernes de l’information et de la communication peuvent faciliter cette contribution sans que les experts aient à revenir sur le continent;
  • Relier (fédérer) les réseaux en vue d’enrichir les connaissances. Il s’agira de faire ressortir, d’échanger et d’analyser les données d’expérience et les meilleures pratiques dans le cadre d’une toile de réseaux;
  • Étudier les possibilités d’un financement durable. À ce jour, l’essentiel de l’appui financier aux réseaux provient des donateurs. Si ceux-ci venaient à se désintéresser des programmes, la viabilité des réseaux spécialisés s’en ressentirait. On pense déjà (est-ce la réalité) que certaines fondations sont sur le point de réduire leur appui aux réseaux, préférant fournir des ressources aux institutions. Pourtant, l’échange de connaissances entre les réseaux spécialisés est indispensable pour faire des progrès concernant les nouveaux problèmes. Il faut donc trouver les moyens d’assurer un financement durable des activités des réseaux;
  • Établir l’état de connectivité des établissements et organisations de recherche et d’enseignement en réseau. L’utilisation des technologies modernes de l’information et de la communication est indispensable pour produire des connaissances et les mettre sur le marché. Il s’agira de jeter les bases d’une évaluation des besoins de connectivité dans le cadre des activités de suivi de la réunion du FARC tenue du 5 au 7 juin, le but étant de permettre l’établissement de réseaux électroniques pour la production et l’utilisation des connaissances par le biais du Centre des technologies de l’information pour l’Afrique qui servirait de relais central;
  • Élaborer et adopter le plan de travail du Forum pour 2000/2001;
  • Élaborer une stratégie pour la mobilisation des ressources et l’application du plan de travail.

Quels réseaux seraient-ils invités à participer à la réunion inaugurale du Forum?

Les participants seront invités sur la base de l’ordre du jour de la première réunion du Forum, établi à la suite de consultations élargies et de la participation de la CEA à des ateliers organisés par plusieurs réseaux et à des réunions des conseils d’administration de certains autres. Sont invités à la session de fond, les directeurs exécutifs, les secrétaires exécutifs, les directeurs de recherche et les présidents des grands réseaux couvrant un large éventail de disciplines, d’institutions et de sous-régions. Ce sont:

    • Les réseaux de recherche économique, notamment le Consortium africain de recherche économique;
    • Les réseaux de sciences sociales (essentiellement les sciences politiques et la sociologie), notamment le Conseil pour le développement de la recherche économique et sociale en Afrique et l’Institut régional d’études politiques pour l’Afrique australe (affilié au Southern Africa Political Economy Series Trust);
    • Les réseaux de recherche et de formation universitaires, notamment l’University Science, Humanities and Engineering Partnerships in Africa et le Southern Africa Centre for Cooperation;
    • Les réseaux spécialisés dans d’autres disciplines que les sciences sociales, notamment les réseaux de formation et de recherche agricoles, l’Education Research Network for Eastern and Southern Africa, l’Environnemental Economics Network for Eastern and Southern Africa, l’Association panafricaine d’anthropologie et le Social Science and Medicine Africa Network;
    • Les réseaux multidisciplinaires reliés, notamment ceux qui bénéficient de l’appui du Secrétariat pour l’appui institutionnel à la recherche économique en Afrique (SISERA);
    • Des organisations choisies de facilitation de l’établissement de réseaux, notamment les secrétariats de la Fondation africaine de renforcement des capacités (ACBF), l’Association des universités africaines, l’Institut de gestion macroéconomique et financière, SISERA et le Social Science Research Council des États-Unis;
    • Les réseaux sur l’égalité des sexes, notamment l’African Women’s Development and Communications Network, l’Association des femmes africaines pour la recherche et le développement, la Gender and Science and Technology Association, le Forum des éducatrices africaines (FAWE), le Forum for Women and Democracy, et le Gender and Economic Reform in Africa Network;
    • Les réseaux de la société civile, notamment Third World Network –Africa, Mwengo et African Leadership Foundation;
    • Les réseaux de la diaspora africaine, notamment l’Association of African Studies Centers (États-Unis) et l’African Finance and Economics Association (AFEA)—USA;
    • Les centres d’études avancées hors réseau, surtout ceux qui bénéficient de l’appui l’ACBF;
    • Les experts invités à cause de leurs propres connaissances spécialisées concernant l’établissement de réseaux et les aspects de fond des sous-thèmes du premier forum;
    • Les organisations connues pour leur appui financier aux réseaux.

Résultats

À court terme, le FARC devra:

    • Créer un mécanisme permanent pour promouvoir le dialogue entre tous les réseaux et établissements d’enseignement supérieur;
    • Faire connaître l’expérience et les acquis de l’établissement de réseaux, y compris les meilleures pratiques dans la région, ainsi que les enseignements tirés, les lacunes ou les centres de connaissances critiques qui n’ont pas été pris en considération dans la conception des réseaux actuels. Une stratégie visant à exploiter l’immense réserve d’experts de la diaspora africaine serait particulièrement indiquée à cet égard;
    • Identifier les principaux domaines d’activités pour la mise en réseau des réseaux ou institutions en vue d’accroître leur valeur ajoutée. À cet égard, le processus sera lancé par l’identification des connaissances spécialisées nécessaires pour permettre aux réseaux d’effectuer les recherches devant aboutir à quatre produits de la CEA au titre des quatre sous-thèmes du FARC;
    • Participer à l’élaboration du plan de travail du Centre des technologies de l’information pour l’Afrique;
    • Élaborer une stratégie à moyen terme et un budget ainsi qu’une stratégie de mobilisation des ressources pour le Forum;
    • Élaborer et adopter le plan de travail du Forum pour 2000/2001 et adopter une stratégie de mise en œuvre.

À long terme, le Forum africain des réseaux de connaissances doit déboucher sur une ‘fédération’ des réseaux, dotée d’une solide base de données d’appui. L’objectif sera de renforcer la capacité de recherche et d’analyse, en particulier en matière de prise de décisions, grâce à une plus grande disponibilité des résultats des travaux de recherche effectués localement et à une utilisation plus judicieuse de ceux-ci par les décideurs africains. En reliant les réseaux de recherche, les décideurs et les établissements d’enseignement supérieur d’Afrique et en appuyant les centres spécialisés et les groupes de réflexion africains, le Forum favorisera la mise en commun des ressources en vue de la production de connaissances, et en renforcera l’utilisation. La chaîne établie entre la production et l’utilisation des connaissances par le FARC renforcera la recherche appliquée et les services consultatifs fournis aux décideurs, aux organisations de la société civile et au secteur privé en Afrique. En créant et en actualisant régulièrement une base de données globales sur des connaissances spécialisées dans diverses disciplines, le Forum sera un important intermédiaire entre différentes sources de connaissances et les points de demande sur le continent.

Suivi

Trois activités de suivi seront entreprises pendant la première année. Elles jetteront les bases pour la réalisation des objectifs du FARC et les renforceront.

Des travaux de recherche seront menés par les réseaux de connaissances sur les quatre sous-thèmes du FARC 2000 comme suite à l’atelier préparatoire, avec pour objectif l’élaboration des documents ci-après:

    • Le document d’orientation pour la Conférence conjointe des ministres africains des finances et du commerce prévue en novembre 2000;
    • Le rapport annuel sur l’intégration en Afrique;
    • Le rapport annuel sur l’Afrique et l’économie mondiale;
    • Le rapport économique sur l’Afrique 2001;
    • Le document thématique du Forum sur le développement de l’Afrique de 2001;
    • Le rapport annuel sur l’égalité des sexes et le développement.

Des travaux de recherche seront entrepris et une base de données globales mise en place sur les réseaux spécialisés et experts africains, sur la base des travaux entrepris par la Fondation Rockefeller.

Une évaluation des besoins sera entreprise pour déterminer la situation en matière de connectivité électronique et élaborer un plan en vue de renforcer la connectivité entre les réseaux et le CTIA qui, entre autres, abritera des bases de données régionales à forte intensité de technologies de l’information. Le CTIA sera le noyau central reliant les sources de connaissances aux utilisateurs finals.

L’intégration du plan de travail du FARC dans le plan de travail plus élargi du CTIA permettra au CTIA de répondre aux besoins du FARC.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur le FARC 2000 et/ou si vous vous intéressez à la promotion des réseaux africains de connaissances et aux applications pratiques des résultats de la recherche africaine, veuillez nous contacter à l’adresse ci-après:

Commission économique pour l’Afrique

B.P. 3001

Addis Abeba (Éthiopie)

Télécopie: (251) 1 512-595

Téléphone: (251) 1 511-465

Courrier électronique: HYPERLINK mailto: alibaruho@un.org ou HYPERLINK mailto: alibaruho@uneca.org

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