La Communauté Economique Européenne ainsi que l'Association
européenne de libre-échange ont exercé une grande fascination sur les Nations du
tiers-monde. La volonté de suivre ce qui se faisait en Europe, le "pourquoi pas nous
?", a eu un rôle considérable dans les tentatives de construction de zones
d'intégration régionale des pays en voie de développement. Et répondant à cette
volonté d'emprunter les mêmes voies que l'Europe, s'est ajoutée très vite une certaine
crainte des conséquences économiques de l'Union européenne.
C'est donc à la fois par mimétisme et par souci de se protéger
contre les effets de détournement que les pays du tiers-monde ont éprouvé la
nécessité de se mettre ensemble au sein des unions douanières ou des zones de
libre-échange. Plusieurs institutions visant à promouvoir l'intégration et la
coopération régionales ont été créées.
Mais il se trouve que toutes ces expériences n'ont pas connu un
extraordinaire succès. L'expansion commerciale a été lente et les échanges
intra-groupes sont restés modestes. On note pour le CEMAC que ces exportations à
l'intérieur de la zone ne représentent que 4 % du commerce extérieur de tous les Etats
membres en 1998 pour ne citer que cet exemple. La médiocrité de ces résultats soulève
un certain nombre d'interrogations quant à l'efficacité de l'outil théorique jusque là
utilisé.
Si l'on apprécie la théorie des Unions douanières dans l'optique des
travaux pionniers de Viner (1950) et de Meade (1955), ce sont surtout les effets statiques
de modification de tarifs qui constituent l'essentiel de leur préoccupation dans cette
théorie. Dès lors s'il est important de savoir à quelles conditions l'union douanière
est efficace en général, il faut encore savoir si ces conditions sont satisfaites par
les pays d'Afrique Centrale.
Il semblerait à première vue que la structure de ces économies n'est
pas compatible avec des contraintes parmi lesquelles l'existence d'un marché véritable.
En somme, deux théories s'opposent quelque peu ici.
D'une part, on a la théorie traditionnelle du commerce international
qui stipule que le succès d'une union douanière est lié à une certaine
complémentarité des économies concernées. Mais, comme nous le savons, les économies
d'Afrique centrale ne sont pas tout à fait complémentaires en ce sens qu'elles ont les
mêmes coûts relatifs ainsi que les mêmes dotations factorielles. De ce point de vue, il
est difficile qu'elles aient des avantages comparatifs spécifiques et donc pas de
spécialisation. Le commerce intra-zone y est donc très limité.
D'autre part, la théorie moderne laisse entrevoir un certain espoir en
faisant remarquer que la majorité du commerce mondial se déroule entre des pays qui ont
les mêmes structures au niveau des dotations factorielles et des coûts relatifs.
En effet, grâce à la différenciation des produits, ces pays mènent
entre eux une certaine concurrence intra-industrielle. La difficulté est que, justement,
la différenciation des produits est favorisée par des revenus élevés. Ce qui nous
ramène au point de départ concernant les pays d'Afrique centrale dont les économies ont
des revenus par tête trop faibles pour promouvoir le commerce intra-industriel.
Le problème, selon nous, qui se pose aux pays d'Afrique Centrale est
donc qu'ils n'ont pas de marché intérieur à proprement dire, car le revenu par tête y
est très limité. On peut prendre l'exemple d'un grand pays d'Afrique de l'Ouest comme le
Nigeria qui a une population de plus d'une centaine de millions d'habitants, mais dont les
habitants ne disposent pas d'un pouvoir d'achat réel pour être en mesure de consommer la
production du pays. Cet exemple pourrait expliquer, à notre avis, l'échec des tentatives
d'intégration en Afrique.
On a toujours cru qu'en se mettant ensemble au sein d'une Union
douanière, cela suffirait à promouvoir le commerce entre les pays membres de l'union,
loin s'en faut, car non seulement, les pays sont eux-mêmes au bord de la cessation de
paiements, mais encore les producteurs des pays membres ne peuvent pas compter sur les
populations de ces pays pour absorber leur production. Dans ces conditions, faut-il
abandonner pour autant l'idée de l'intégration dans ces pays ? La réponse à cette
question est bien évidemment négative car on comprendrait mal quà lheure de
la mondialisation, lAfrique se mette en marge de ce grand mouvement.
Lobjet de la présente réflexion est donc de définir un certain
nombre de critères susceptibles de permettre une intégration de lAfrique dans le
commerce mondial. Ainsi, nous montrerons tout dabord que lAfrique doit
sinsérer dans une nouvelle stratégie de regroupement Nord-Sud (1ère
partie). La nouvelle stratégie doit éviter les échecs des tentatives
dintégration des années 1960 et 1970. A cet égard, nous définirons quelques
conditions de réussite de la nouvelle stratégie (2ème partie).
I Définition de la nouvelle stratégie dintégration
Les arguments en faveur de lintégration régionale sont fondés
sur le fait quelle est plus avantageuse sous forme dunion douanière plutôt
quà travers la libéralisation commerciale unilatérale.
1 Création dune union douanière plutôt quune
zone de libre échange
Les pays dAfrique centrale étant économiquement faibles, une
libéralisation commerciale unilatérale de leurs économies engendrera plus de problèmes
quune libéralisation régionale ou multilatérale. En effet, une libéralisation
unilatérale risque de les priver dun élément particulièrement important :
« laccès au marché ». De plus, une libéralisation unilatérale risque
de ne pas leur conférer le pouvoir de négociation dont ils ont besoin.
a) Accès au marché et pouvoir de négociation
Le premier élément qui milite en faveur de la création dune
union douanière (U.D.) en Afrique centrale est laccès au marché et le pouvoir de
négociation. En effet, les pays dAfrique centrale ont besoin, pour accéder au
commerce mondial, de se constituer en une union douanière ayant un pouvoir de
négociation non négligeable.
Les termes de léchange des membres dune telle union
douanière dépendent des prix internationaux et droits qui leur sont imposés par le
reste du monde. Dans la mesure où le niveau de ces droits peut être influencé par la
négociation, une union douanière qui augmente le pouvoir de négociation de ses membres
est nécessairement bénéfique.
Lexistence de la CEE a mis les pays dEurope occidentale
dans une meilleure position de négociation vis-à-vis des Etats-Unis dAmérique, en
ce qui concerne les réductions tarifaires, que sils avaient dû agir
individuellement. Par comparaison, les unions économiques formées en Afrique et en
Amérique latine paraissent certes trop faibles pour augmenter leur pouvoir de
négociation dans les mêmes conditions, mais des gains sont possibles.
Les gains en faveur de la libéralisation régionale sont sans doute
puissants, mais plusieurs initiatives récentes dans le domaine poussent à penser que le
système commercial mondial pourrait évoluer vers une division en trois blocs articulés
autour de lEurope Occidentale, lAmérique du Nord et lAsie Orientale.
Supposons que chacun de ces blocs libéralise ses échanges internes mais impose aux
importations venant de lextérieur des barrières tarifaires ou non tarifaires
significatives. Dans ces conditions, est-ce quun pays ou région (Afrique centrale)
bénéficiera plus de la libéralisation régionale ou de ladhésion à lun de
ces blocs ?
Le sens pratique indique que cette dernière option devrait être plus
génératrice de bien-être puisquelle garantit laccès au marché de
lun des blocs.
Un autre argument pourrait permettre de penser que lunion
douanière est supérieure au libre échange car elle évite aux pays membres de
lunion de se soumettre aux contraintes des règles dorigine.
b) Les contraintes des règles dorigine
Les règles dorigine constituent davantage une contrainte qui
pèse sur les partenaires dans une zone de libre échange (ZLE) quun atout.
Cest dans les principes même de leur fonctionnement quelles constituent un
handicap. Dans une ZLE, les exportateurs situés dans les pays tiers ont lhabitude
de passer par le marché du pays membre dont les droits à lentrée sont les plus
faibles. Cette « déviation de commerce » conduit les pays partenaires à
adopter des réglementations destinées à déterminer si une marchandise est originaire
de la zone et donc admise à bénéficier de la franchise de droits.
Ces réglementations ont le même effet que les barrières commerciales
additionnelles en zone de libre échange. Le fait que la ZLE maintienne les barrières
commerciales externes de chaque pays tout en supprimant celles qui existent entre les pays
partenaires entraîne trois types de conséquences :
1°)- lexistence de taux de tarifs différents des pays
partenaires par rapport aux pays tiers, nécessite des règles dorigine : les
produits qui circulent entre les pays de la zone doivent avoir pour origine lun des
pays partenaires afin déviter les déviation de commerce ;
2°)- la règle dorigine peut exporter la protection dun
pays à lautre à travers les stimulants créés par elle ;
3°)- la différence des taux de protection implique que les
producteurs dans la zone ne peuvent pas faire face aux mêmes prix de biens échangeables
et non échangeables dont la fabrication nécessite des quantités importantes de biens
intermédiaires à des prix différents dans les pays partenaires.
Ces conséquences empêchent naturellement la ZLE dévoluer vers
un marché unique tant quil ny a pas dunification tarifaire (KRUEGER,
1997). En revanche, on peut imaginer quun groupe de pays formant une union
douanière supprime les procédures frontalières entre eux. Mais il est impossible que
cela arrive dans une ZLE, en raison de la nécessaire production de preuve de
lorigine des produits qui circulent à lintérieur de la zone.
De ce point de vue, la fourniture de la documentation prouvant
lorigine des produits est une tâche ardue. Lunion douanière est donc
préférable, pour toutes ces raisons, à la ZLE. Mais lUD devra se faire sur la
base de lunion monétaire actuelle au sein de la BEAC.
2 Construire lunion douanière sur la base de
lunion monétaire
La construction dune union douanière sur la base de lunion
monétaire des pays de la zone franc est avant tout une nécessité commandée par
lintensité des échanges enregistrés entre les pays africains de la zone franc et
les principaux pays de lunion européenne. Pour des raisons historiques, le commerce
des pays dAfrique centrale est fortement concentré sur lU.E. (en 1997, les
pays de lU.E. ont absorbé 35,65 % des exportations totales des pays de la CEMAC et
leur fournissent 60,87 %)
.
Pour ces échanges, linstauration dune zone de libre
échange entre la CEMAC et lU.E. devra favoriser lapplication du principe de
réciprocité, particulièrement pour les importations de ces pays. Les importations de la
CEMAC apparaissent relativement stables. Ce qui peut indiquer que leffet de
substitution est plus fort que leffet de compétitivité car ces importations
semblent insensibles aux variations de la demande intérieure et/ou du PIB (NDO NDONG,
1999).
Linstauration dune ZLE permettrait notamment une diminution
des taxes douanières provoquant une baisse des prix des inputs importés. Il ne fait
aucun doute que la compétitivité des pays de lAfrique centrale sen trouvera
améliorée. Ce qui, toutes choses égales par ailleurs, accroîtra les marges
bénéficiaires et incitera à une réorientation de leffort dinvestissement
vers ces marchés.
Par ailleurs, le transfert de technologie et linnovation attendus
de cette nouvelle stratégie, peuvent jouer un rôle important dans la nouvelle structure
mise en place. Les effets commerciaux entre un pays en développement et un pays
industrialisé permettent de penser que ces nouvelles relations commerciales seront
profitables tant pour les uns que pour les autres surtout si les pays développés
innovent continuellement dans les nouveaux produits (COGNEAU et TAPINOS, 1995). Ces deux
groupes de pays peuvent donc sattendre à des avantages même si ceux-ci peuvent
paraître inégaux.
Toutes ces implications potentielles ne seront effectives que sil
y a une réelle volonté de la part des dirigeants des pays de la CEMAC, de modifier
structurellement leurs économies. Ainsi, ces pays doivent-ils remplir certaines
conditions pour que réussisse la nouvelle stratégie dintégration régionale.
II Les conditions de réussite de la nouvelle stratégie
La nouvelle stratégie doit viser avant tout à accroître le poids de
lAfrique centrale dans le commerce mondial. A cet égard, elle sera viable si elle
permettait la poursuite de lajustement interne des pays africains, gage dune
exploitation meilleure des avantages comparatifs.
1 Ajustement interne des économies
Lexploitation des économies déchelle (cest-à-dire
la réduction des coûts de production due à laccroissement de la taille de
lentreprise) et le fait de rendre rationnelle lutilisation des ressources du
marché sont des avantages naturels du régionalisme et du multilatéralisme. Mais les
avantages de cette réduction des coûts sont plus évidents dans le dernier cas. En
effet, dans un système multilatéral de libéralisation des échanges où sont inclus les
pays en développement avec une capacité industrielle diversifiée, la diminution
consécutive des coûts est particulièrement importante.
Une ouverture plus large des marchés conduit les entreprises à
exploiter les économies déchelle à un degré difficile à atteindre au sein des
marchés régionaux. En effet, de nombreux accords commerciaux préférentiels conduisent
à des frictions importantes, à des pressions politiques et soulèvent de nombreux
problèmes dordre pratique. Les effets de détournement de trafic des accords
régionaux conduisent souvent les pays tiers à user de représailles, pouvant ainsi
provoquer une chaîne de réactions dommageables.
Si les pays de la CEMAC pratiquent une politique commerciale trop
discriminatoire, ils peuvent se heurter en conséquence aux pratiques protectionnistes de
la part des pays industrialisés tiers chez qui ils auraient pu sapprovisionner au
moindre coût.
Les risques inhérents au régionalisme incluent la possibilité de ne
pas tenir compte des avantages du multilatéralisme lors des négociations régionales.
Laccroissement potentiel des frictions au sein du groupe régional et de possibles
effets pervers sur les pays exclus de tels accords.
La réussite dun regroupement régional des pays dAfrique
centrale doit reposer sur la correction nécessaire de linefficience actuelle des
productions et résoudre les problèmes budgétaires des Etats (ONDO OSSA, 1999).
Lefficience de la production passe nécessairement par un
relèvement de la productivité et de la compétitivité. Ce qui suppose la définition de
nouveaux projets économiquement rentables et la révision de toute la structure de
production. En Afrique centrale, la productivité est soumise à des contraintes
administratives, à lincertitude quant à lapplication des règles juridiques
et à la faiblesse des taux dinvestissement.
Ladoption des politiques nationales adéquates, aux plans de
lindustrie et de linfrastructure est une condition essentielle de réussite de
lintégration régionale. A celle-ci sajoute une modification des pratiques
bancaires et une mise en uvre de lespace financier régional ainsi que le
maintien dune politique douverture sur lextérieur.
Mais, aucune véritable coordination des politiques économiques
na eu lieu dans les pays dAfrique centrale.
La poursuite de lajustement interne pouvait amener les
regroupements africains à exiger, comme en Europe, des pays membres des objectifs annuels
de performance économique en terme dinflation, de croissance et de déficit public.
Cela conduit naturellement à rechercher les avantages comparatifs de chaque économie.
2 La recherche des avantages comparatifs
Le concept central qui sous tend le commerce est le coût
dopportunité, cest-à-dire les gains au commerce qui sont associés à la
spécialisation.
La production et la consommation agrégées dun groupe de
personnes, ou dun groupe de pays dans le monde, peuvent être augmentées si les
peuples ou les pays concernés se spécialisent dans la production de biens et services
dans lesquels ils ont un avantage comparatif et sont autorisés à échanger librement
leurs produits contre ceux des autres peuples ou pays (CAVES et JONES, 1985).
Le commerce international fournit aux nations une bonne opportunité de
se spécialiser dans la production eu égard à leur avantage comparatif. La
libéralisation commerciale, qui est un objectif important de lOrganisation Mondiale
du Commerce (OMC), les aide à réaliser une meilleure utilisation de leurs ressources
(capacités de production).
La généralisation de la libéralisation a donc deux effets
essentiels :
1)- elle permet une réallocation des ressources vers les activités
dans lesquelles le pays a un avantage comparatif ;
2)- elle augmente les opportunités de consommation des pays,
puisquune production plus efficiente génère des revenus plus grands et donc des
opportunités daccroître lachat des biens et services en provenance des
autres pays.
Cela suggère que les pays qui sont intéressés par la maximisation de
leur bien-être ne devraient pas lever des barrières commerciales. Cest le cas des
pays dAfrique centrale qui ninfluencent pas les prix des marchés mondiaux.
Toutefois, il y a des difficultés liées au fait que même si un pays
peut être apparemment toujours bénéficiaire de la libéralisation de ses échanges, il
est toujours préférable que ses partenaires commerciaux en libéralisent aussi.
Cest là une des raisons pour lesquelles il faut sengager dans la
libéralisation généralisée des échanges.
La poursuite des avantages comparatifs est le fondement de tout
processus dintégration régionale. Cela suppose aussi lexistence de
compensation en faveur des pays les plus pauvres de la zone en vue dune
redistribution des coûts et avantages des mesures prises.
Mais cette théorie repose sur deux thèses majeures (ONDO
OSSA) :
1)- lefficacité de la production croît avec la demande interne
adressée à la firme qui elle produit dabord pour la demande interne appelée
« demande représentative » ;
2)- lexportation se développe ultérieurement, lorsque
lentreprise devient compétitive au niveau international.
La compétitivité dune entreprise serait dépendante de
lexistence préalable dune forte demande interne. Elle devrait donc produire
avant tout des biens à forte demande nationale et exporter vers des pays à structures
économiques similaires. De ce point de vue, les pays dAfrique centrale, dont les
structures semblent identiques sont en mesure dexploiter les avantages comparatifs,
base de léchange internationale (RICARDO, 1965).
La nouvelle stratégie nécessite dopérer des choix décisifs
dans le but de se positionner sur des créneaux porteurs (LAFAY, 1987). Les créneaux les
plus dynamiques devront exercer nécessairement des effets dentraînement en se
transformant en pôles de compétitivité.
Mais des schémas de compensation satisfaisants doivent être de ce
point de vue bien définis afin déloigner toute crainte légitime des partenaires
dêtre des perdants du regroupement. En effet, il est fréquent que des disparités
en terme de poids économique et de niveau de développement créent des inégalités
entre partenaires. Ces inégalités en termes de coûts et de bénéfices engendrent
souvent des conflits (HUGON, 1991) entre logique rentière et logique daccumulation,
entre les commerçants, les cambistes dune part et les producteurs industriels et
agricoles dautre part, entre pays enclavés et les pays côtiers.
Les compensations possibles en Afrique centrale peuvent se faire en
termes de transferts financiers, dimplantation des projets de développement,
dopérations dachat, de transport, de services ou dopérations en
échange dune vente dans les pays les plus pauvres de la zone ainsi que le note ONDO
OSSA.
Conclusion
Le contexte mondial actuel ne laisse pas beaucoup de choix aux pays
africains. Ils doivent sengager nécessairement dans le commerce mondial. Toute la
question est de savoir par quel moyen. Lintégration régionale a eu du mal à se
matérialiser, tant les divergences macroéconomiques étaient fortes.
Malgré tout, la mondialisation simpose et il est possible de
mieux exploiter le potentiel dexpansion des échanges commerciaux à
lintérieur des regroupements régionaux africains. Une stratégie
dintégration Nord-Sud peut être explorée. Pour cela, les pays concernés doivent
prendre des mesures durgence pour sajuster au niveau macroéconomique et ainsi
bénéficier des avantages comparatifs. Cest en cela quils pourront réussir
leur développement économique.
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