| 5eme
Session du Comite sur l'Information pour le Développenent
Addis
Ababa 29 avril 4 mai 2007
M. Abdoulie Janneh Sous-secrétaire général
des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la
CEA
Mme Alice Sorgho-Ouédraogo, Directeur du Bureau
sous-régional pour l'Afrique de l'Est de l'OIT,
Mme Aida Opoku-Mensah, Directeur DIST
Mesdames et Messieurs les membres du CODI,
Chers participants, Mesdames et Messieurs,
C'est
tout à la fois un honneur et un grand plaisir de prendre
la parole devant vous à l'occasion de la cérémonie
d'ouverture de la 5ème session du Comité sur l'information
pour le développement. Je voudrais avant tout saluer
et rendre un vibrant hommage à M. Abdoulie Janneh pour
sa vision participative et inclusive de l'action du système
des Nations Unies en Afrique, vison mise en œuvre avec
clairvoyance par Mme Aida Opoku-Mensah pour ce qui concerne
les TIC.
En
effet, il y a un mois de cela Dr. Hamadoun Touré, Secrétaire
général de l'UIT, prenait la parole ici à
Addis à la Conférence des Ministres africains
des finances, de la planification et du développement
économique sur invitation de Mr. Janneh pour ancrer la
coopération entre le CEA et l'UIT dans les réoccupations
des pays africains.
C'est
dans le cadre de cette coopération et de ce partenariat
que l'UIT, la CEA et le BIT ont entrepris une étude sur
l'impact des TIC sur l'emploi et la réduction de la pauvreté
dont les résultats préliminaires ont fait l'objet
d'un atelier hier dans le cadre des activités pré-CODI.
Mesdames
et Messieurs les membres du CODI,
Le
thème de la 5ème session du CODI "Emploi
et économie du savoir" vient à point nommé
car il met l'Afrique face à elle-même dans un paysage
économique qui se redessine tout en remettant en cause
les assurances et les positions acquises, et par rapport auquel
chaque acteur est à la recherche d'un repositionnement
stratégique.
Le
développement de l'économie du savoir est soutenu
par les télécommunications et les applications
TIC qui en sont devenus un des vecteurs directeurs grâce
à l'évolution technologique. Les phases de Genève
et de Tunis du Sommet mondial sur la société de
l'information ont montré combien les TIC sont devenus
une partie de chacun de nous au niveau individuel et la toile
de fond pour nos activités économiques aussi bien
sociales que productives.
Dans
les années 80 l'image caricaturale la plus répandue
était qu'il y avait plus de téléphones
dans la seule ville de Tokyo que dans toute l'Afrique. Aujourd'hui
l'Afrique est le continent qui connaît la plus forte croissance
du monde en téléphonie mobile. Le développement
d'Internet est tout aussi important malgré les limitations
dues au niveau d'alphabétisation et l'insuffisance de
l'offre de contenus africains.
Toutefois,
ce développement reste tributaire du manque d'infrastructure,
aussi bien au niveau de l'épine dorsale nationale et
régionale que de la chevelure du réseau permettant
d'atteindre les zones rurales et isolées ou vivent 70
à 80% de la population africaine. Une étude entreprise
par l'UIT et adoptée en juillet 2005 par les Ministres
africains chargés des télécommunications
et de TIC comme "Cadre de partenariat pour le développement
des infrastructures TIC en Afrique" donne une mesure chiffrée
du déficit d'infrastructure de l'Afrique. L'Afrique a
donc besoin d'un réseau de télécommunications
disponible, fiable, ouvert et sécurisé pour son
intégration compétitive dans l'économie
du savoir.
Dr.
Hamadoun Touré, Secrétaire général
de l'UIT, s'adressant à la Conférence des Ministres
africains des finances, de la planification et du développement
économique à propos de l'infrastructure dans les
pays en développement disait:
"L'on
pourrait de façon raisonnable déclarer les infrastructures
lourdes constituant l'épine dorsale du réseau
des télécommunications comme un bien d'utilité
publique compte tenu de son caractère stratégique
dominant dans la mise en place d'une économie du savoir.
En tant que tel, le réseau de base deviendrait une infrastructure
neutre et transparente par rapport à tous les opérateurs
et utilisateurs et l'on mettrait en place des mécanismes
commerciaux transparents de partage et de rationalisation de
l'infrastructure existante et surtout de celle à construire.
En
tant service public, la construction de l'infrastructure de
base pourrait faire l'objet de nouveaux mécanismes de
financement aussi bien au niveau national qu'en partenariat
synergique avec le secteur privé, et bénéficier
des conditions de financement similaires à celles appliquées
par les institutions de financement aux autres services publics".
Cette
citation est l'essence du message de l'UIT à cette session
du CODI et il me plait de vous informer que l'UIT travaille
à consolider un partenariat pour lancer une initiative
spéciale pour l'infrastructure TIC en Afrique dans le
dernier trimestre de 2007.
Je souhaite
plein succès à vos travaux.
Je vous remercie. |