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Quatrième réunion du Comité du développement durable

Rapport intérimaire sur la mise en œuvre des activités du sous-programme «Promouvoir le développement durable» pendant l'exercice 2004-2005

Addis-Abeba
24-28 octobre 2005

Objectifs

1. Le sous-programme a pour objectif global de renforcer la capacité des États membres à concevoir des mécanismes institutionnels et à mettre en oeuvre des politiques et programmes nationaux qui permettent de mieux tenir compte de l'interdépendance entre sécurité alimentaire, population, environnement et établissements humains, dans la perspective d'un développement durable. Il vise également à renforcer les capacités des pays africains d'utiliser la science et la technologie pour assurer le développement durable. Il a pour autres objectifs de faire prendre conscience de la nécessité d'intégrer les préoccupations relatives aux trois piliers du développement durable (développement économique, développement social et protection de l'environnement) dans la planification nationale du développement et les programmes de lutte contre la pauvreté et d'améliorer la gestion des ressources naturelles et de l'environnement en renforçant les capacités des États membres en vue d'une exploitation, d'une gestion et d'une utilisation viables et efficaces des ressources naturelles telles que les minéraux, l'énergie et l'eau.

Activités mises en œuvre pendant l'exercice 2004-2005

2. Pour atteindre ces objectifs, la Division du développement durable a réalisé la plupart des activités programmées pour cet exercice. Trois réunions de suivi du Bureau de la troisième réunion du Comité du développement durable sur la mise en œuvre du programme de travail et les recommandations du même Comité ont été organisées (voir le compte rendu figurant dans l'annexe du présent rapport). Les activités ci-après ont été réalisées :

Service de réunions fournis aux organes intergouvernementaux et groupes d'experts

Services fonctionnels

3. Les ministres africains chargés de la population et du développement se sont réunis à Dakar le 11 juin 2004 pour examiner la mise en œuvre de la Déclaration Dakar-Ngor adoptée en 1992 et le Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement qui a eu lieu au Caire en 1994. À l'issue de cette Conférence, les ministres ont fait une déclaration réaffirmant leur engagement de poursuivre la réalisation des objectifs de la Conférence et les actions clés de la Conférence internationale sur la population et le développement +5 ainsi que ceux contenus dans la Déclaration du Millénaire et le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique.

Documentation à l'intention des organes délibérants

4. Les quatre rapports ci-après ont été élaborés pour être présentés à la quatrième réunion du Comité du développement durable:

Réunions de groupes spéciaux d'experts

5. La Division a organisé les cinq réunions de groupes spéciaux d'experts ci-après pendant l'exercice en cours:

Autres activités de fonds

6. Les quatre publicités programmées pour l'exercice en cours en sont au stade suivant :

Publications périodiques

Publications non périodiques

7. Les trois publications non périodiques programmées pour l'exercice en cours en sont au stade suivant:

En outre, pendant la période à l'examen, la Division a publié les documents suivants:

Autres activités de fonds

Coopération internationale, coordination et contacts inter-institutions

8. Pendant l'exercice en cours, la Division a également collaboré avec d'importants partenaires régionaux et internationaux pour essayer de résoudre les problèmes de développement durable de la région. Elle a en particulier collaboré avec des organisations et des institutions comme l'Union africaine (UA), le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT), des universités et des instituts de recherche africains, et des communautés économiques régionales (CER).

9. Plus précisément, la Division a réalisé ce qui suit:

Services consultatifs

10. La Division a fourni aux États membres un certain nombre de services consultatifs sur les questions de développement durable dont pendant l'exercice en cours :

Incidences perçues des activités sur les bénéficiaires

11. Les activités mentionnées ci-dessus ont été entreprises dans le but suivant: a) améliorer la sensibilisation des décideurs sur les relations existant entre les trois dimensions du développement durable et sur la nécessité de les intégrer; b) accroître les capacités des parties prenantes dans les États membres en matière de conception et d'application des politiques, stratégies et programmes qui intègrent les questions intimement liées au développement durable; c) intégrer de façon rationnelle les questions relatives à la sécurité alimentaire à la population, à l'environnement et aux établissements humains dans les politiques de développement rural; et d) améliorer les capacités des États membres et accroître la coopération entre ses États en vue d'élaborer des politiques efficaces et de développer des programmes pour l'exploitation des ressources minérales et énergétiques; d) gérer de façon efficace les ressources en eau et les utiliser de façon rationnelle et plus abondamment.

Indicateurs atteints/résultats obtenus

i) Nombre d'utilisateurs finals ayant accès aux informations de la CEA et les utilisant en fonction du nombre de fois où il est fait référence aux études de la CEA dans la documentation officielle.

12. Une analyse fondée sur l'Internet a trouvé des centaines de références à des résultats clefs de la Division du développement durable dans divers journaux, revues et site Web africains et internationaux. Le résultat le plus cité est notamment «Le 10ème anniversaire de la CIPD : Rapport régional de revue de l'Afrique», le «Les systèmes de propriété foncière et leur impact sur la sécurité alimentaire et le développement durable en Afrique », « Améliorer la participation de la population au développement durable des ressources en minerais en Afrique » et le «Bulletin du développement durable de l'Afrique ». Les principaux sites Web du sous-programme qui donnent des informations sur le développement durable aux décideurs africains, comme ESTNET (qui a eu 37 000 occurrences et reçu 4 800 visiteurs pour le seul mois de juin), le Centre d'informations sur l'eau en Afrique, le Population Information Africa et AFPIC ont eu également de nombreuses occurrences.

ii) Nombre de parties prenantes dans les États membres ayant reçu un cours de formation à la CEA et augmentation des connaissances et des aptitudes constatées

13. La Division a organisé un atelier de formation sur les droits de propriété intellectuelle à Dakar du 30 mars au 2 avril auquel ont participé 55 stagiaires. Elle a également organisé un atelier sur la planification intégrée des ressources: gestion de la richesse minérale, du 19 au 20 mai 2005 auquel étaient présents 43 décideurs de haut niveau des ministères des finances et des mines de 13 pays africains. L'atelier a tenté de sensibiliser davantage les participants aux potentiels qu'offrent les minerais pour appuyer le développement et la croissance économiques  à long terme et améliorer leur connaissance et leurs capacités sur des sujets liés aux minerais qui sont importants pour créer un environnement favorable au développement des ressources minérales.

iii) Nombre d'États membres qui ont intégré les questions de développement durable dans les cadres/programmes de politiques.

14. En 2003/2004, la CEA a réalisé l'enquête CIPD+10. Des questionnaires ont été envoyés aux 53 pays africains. Ils étaient invités à présenter des rapports de pays détaillés en rapport avec la mise en œuvre du Plan d'action de la CIPD. Quarante-trois pays au total ont répondu à cette enquête. En outre, 31 pays ont présenté des rapports nationaux détaillés. C'est à partir de ces sources de données que nous avons établi que 40 pays africains avaient introduit des questions de développement durable dans les cadres/programmes de politique. Le sous-programme a également réalisé une étude sur le fonctionnement des conseils nationaux aux fins du développement durable. Les principales conclusions de l'étude sont contenues dans un rapport intitulé «Conseils nationaux aux fins du développement durable en Afrique: examen des institutions et de leur fonctionnement». L'étude montre que les pays africains ont progressé à des degrés divers des progrès dans la création d'institutions et la mise en place des moyens nécessaires ainsi que d'autres processus pertinents pour faciliter l'application du programme relatif au développement durable. Toutefois, ces institutions ne remplissent pas de façon satisfaisante leur rôle de conseil national pour le développement durable et il reste beaucoup à faire pour les renforcer, notamment en ce qui concerne l'élimination des préjugés relatifs à l'environnement et les solutions à la question des trois dimensions du développement durable d'une manière holistique et intégrée.

iv) Nombre d'États membres ayant participé aux forums régionaux/sous-régionaux organisés dans le but d'établir un dialogue et de dégager un consensus pour: a) harmoniser les politiques et adopter des programmes en vue d'une exploitation conjointe des ressources en minerais et énergie ; créer et renforcer la gestion des fleuves et bassins fluviaux, et améliorer les capacités pour la gestion des ressources en eau.

15. L'objectif a été atteint étant donné que plus de 20 pays ont bénéficié des services fournis par la CEA, à savoir six pays du Centre minéral pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe (SEAMIC), 12 dans la communauté de développement de l'Afrique australe (CDAA) et plus 45 installations électriques ont été installées dans plus de 30 pays. La Division, en collaboration avec la CEA - Bureau sous-régional pour l'Afrique australe a organisé trois ateliers pour renforcer les capacités en matière de gestion de l'eau qui ont eu lieu du 2 au 10 mars à Prétoria: i) un atelier sur l'élaboration et la gestion de l'information géohydrique de trois jours; ii) un atelier de deux jours sur la gestion intégrée des ressources en eau (IWRM) en Afrique australe qui a duré deux jours et iii) un séminaire d'une journée consacré aux questions de parité entre hommes et femmes et à la gestion des ressources hydriques. Un total de 50 participants venant des gouvernements, des universités, des ONG, du secteur privé et des institutions intergouvernementales de la région ont participé. Les participants ont constaté l'état d'avancement des projets IWRM dans divers pays d'Afrique australe, les résultats de la Conférence africaine sur les lois relatives à l'eau et renforcé les capacités sur les risques que présentent l'eau et la préparation d'urgence dans le cadre de la IWRM. Les participants ont également réexaminé le processus adopté pour élaborer le rapport sur la mise en valeur de l'eau en Afrique et passé en revue les conclusions préliminaires des rapports nationaux sur la mise en valeur de l'eau provenant de différents pays d'Afrique australe. L'objectif du séminaire sur l'égalité entre hommes et femmes et l'eau était de traduire les engagements pris dans le domaine de l'égalité entre femmes et hommes pris par le Conseil des ministres africains de l'eau pendant la Conférence panafricaine d'application et de partenariat sur l'eau qui s'est tenue en décembre 2003 en un plan d'action réalisable. Le séminaire visait également à sensibiliser les participants à l'importance d'introduire une notion d'égalité entre hommes et femmes dans la gestion de l'eau et à transmettre des idées sur la manière d'introduire une notion de parité dans leurs propres activités.

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