Document distributed by: The African Centre for Gender and Development [ACGD]
A Division of : The United Nations Economic Commission for Africa [UNECA]



RAPPORT DE LA SIXIEME CONFERENCE REGIONALE AFRICAINE SUR LES FEMMES SUR L'EXAMEN A MI-PARCOURS DES PLATEFORMES D'ACTION DE DAKAR ET DE BEIJING, 22-26 NOVEMBRE 1999, ADDIS ABEBA, ETHIOPIE



ANNEXE III : RESULTAT DES TRAVAUX EN ATELIER (suite)


ATELIER 9 : LES FEMMES ET L'ENVIRONNEMENT ET LEUR ROLE DANS LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES


Facilitatrice
: Naomi Ngwira, Dorothy Gordon
Présentatrice : Solange Goma

Un document préparé par la CEA sur les relations entre les femmes et l'environnement et le rôle de celles-ci dans la gestion des ressources naturelles a été présenté pour circonscrire les débats.

L'évaluation des progrès accomplis au niveau international depuis Beijing et Dakar a montré que les méthodologies ont été rationalisées et que la gestion des écosystèmes était mieux comprise. Au niveau régional, cette évaluation a pris en compte l'évolution et la croissance de la précarité, les résultats méthodologiques de la recherche sectorielle, et la gestion des systèmes de distribution d'eau. La dynamique d'intégration dans le secteur minier et la situation en ce qui concerne les programmes sous-régionaux, ont été au centre de l'évaluation au niveau sous-régional tandis qu'au niveau national, plusieurs questions telles que les lois et pratiques coutumières discriminatoires, la gestion des terroirs, le renforcement des institutions d'appui, la situation des femmes sur le plan de l'emploi, les opérations intégrées ont été réexaminées.

S'agissant de l'adéquation des ressources allouées et de l'efficience des mécanismes et procédures établies pour mobiliser des ressources, il a été souligné qu'il était difficile de déterminer les ressources allouées spécifiquement par des agences et organisations de développement. L'importance du cofinancement entre institutions a cependant été soulignée.

Lors des débats qui ont suivi la présentation, il a été noté que faute d'indicateurs de suivi bien définis on n'a pas pu véritablement mesurer les progrès accomplis depuis Dakar, d'où l'urgence pour les mécanismes nationaux de les élaborer. L'atelier a également souligné la nécessité de définir un cadre conceptuel bien précis en ce qui concerne les relations entre les femmes et l'environnement en raison du caractère intersectoriel de ces questions. Au cours des discussions ont également été mentionnés des exemples de bonnes pratiques tels que l'élaboration par certains pays de plans d'action sur l'environnement et la création de mécanismes nationaux tenant compte des rôles et des besoins des femmes.


Résumé des discussions

Les discussions ont essentiellement porté sur les questions suivantes :

1. La nécessité d'informer davantage les femmes sur les législations en vigueur.

2. Les difficultés rencontrées dans l'application des conventions dues au fait qu'il n'existe pas de solutions de rechange durable pour les populations africaines en général et pour les démunis en particulier comme par exemple la vulgarisation de l'information pour l'utilisation des énergies renouvelables telles que l'énergie solaire.

3. La nécessité de sensibiliser davantage les responsables aux problèmes environnementaux.

4. La faible représentation des femmes dans les instances supérieures de décision à tous les niveaux malgré la décentralisation.

5. Le faible montant des ressources financières allouées au programme pour une meilleure gestion des ressources naturelles.

6. Le manque de données statistiques désagrégées par sexe d 'une part et de statistiques environnementales tenant compte des contributions des femmes.


7. La recherche d'indicateurs appropriés de suivi a permis d'établir une liste de variables qui pourraient être affinées davantage par les services statistiques des Etats membres avec l'assistance de la CEA et de ses partenaires régionaux.

8. La promotion de l'alphabétisation fonctionnelle portant sur les problèmes environnementaux.

9. Le renforcement des capacités humaines et institutionnelles à travers le développement de la formation technique en vue, notamment, de promouvoir la culture scientifique des femmes en général et les familiariser avec les questions d'environnement en particulier.

10. Renforcement du rôle des ONG dans les domaines de la formation, de l'information, de la sensibilisation et du financement. A cet effet, la coopération entre les ONG locales, sous-régionales et internationales doit être encouragée.

11. L'abandon progressif par les femmes de certaines techniques traditionnelles saines pour l'environnement en faveur de techniques et technologies modernes qu'elles sont polluantes.

12. Les effets néfastes des conflits et des déplacements de populations sur l'environnement.

13. Les effets négatifs dans le court terme des programmes d'ajustement structurel et de stabilisation sur l'environnement.


Recommandations de l'atelier

L'atelier a fait les recommandations suivantes pour la mise en œuvre effective des programmes d'action :

1. Veiller à ce que les Etats ratifient et appliquent toutes les conventions sur l'environnement et en particulier la Convention sur la lutte contre la désertification et la Convention de Bamako sur les déchets ;

2. Renforcer la coordination régionale pour une meilleure gestion des ressources naturelles et l'échange d'informations plus intensif entre les différents acteurs.

3. Mettre en place des points focaux chargés du suivi des relations intersectorielles entre la santé, l'éducation, l'environnement, etc. ;

4. Au niveau national, renforcer la coordination entre les différents départements ministériels participant à la mise en œuvre des plateformes d'action au niveau national ;

5. Revoir systématiquement les orientations politiques de manière à prendre en compte les besoins spécifiques des femmes dans les processus de budgétisation et leur mise en œuvre ;

6. Protéger les femmes des multinationales qui s'approprient abusivement leur savoir-faire en le faisant breveter, selon les accords de l'OMC.

7. Examiner les possibilités de recourir davantage, comme instrument de financement à la reconversion de la dette (échange dette/nature) ;

8. La mise en place par les Etats, avec le soutien des institutions de financement régionales et internationales, d'un fonds d'appui à la femme rurale pour la gestion des ressources naturelles ;

9. Création d'un observatoire africain "Les femmes et l'environnement " et confier sa gestion à (aux) l'Etat (s) compétent(s) dans ce domaine ;

10. Encourager l'utilisation des SIE (système d'information sur l'environnement) en vue de les adapter aux besoins des utilisateurs.

11. Dans le cadre des politiques et projets, s'assurer que les études d'impact sur l'environnement suite à un diagnostic initial, prennent également en compte les relations entre les femmes et l'environnement ; il y a la possibilité d'instituer des conditionnalités au niveau national de façon à assurer la prise en compte de cet aspect dans les projets d'investissement, surtout en zone rurale ;

12. Formation des vulgarisateurs provenant des zones rurales pour assurer une meilleure diffusion des programmes de vulgarisation ;

13. Elaboration de programmes de formation sur les "femmes et la gestion des ressources naturelles" par les institutions nationales, sous-régionales et régionales de formation ;

14. Diffusion de l'information portant sur les énergies renouvelables ainsi que sur les énergies de substitution ;

15. La CEA, devrait à travers le CAF apporter son appui technique aux femmes africaines dans la préparation de Rio + 10, afin de s'assurer que leurs intérêts sont dûment pris en compte et ce, en étroite liaison avec la Commission du développement durable et d'autres partenaires clés.


Conclusions de l'atelier

L'atelier a reconnu que d'importants progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre de la Plateforme de Dakar mais qu'il est nécessaire que le processus d'identification des indicateurs, entamé lors de cet atelier, soit poursuivi au niveau national.

L'importance de promouvoir l'utilisation à grande échelle des technologies de préservation de l'environnement pour qu'elles aient un impact significatif sur la conservation des ressources naturelles au niveau national, a été reconnue.

L'atelier a souligné l'importance qu'il y a à coordonner le suivi de la Plateforme de Dakar et du Programme d'action de Beijing avec celui de la Conférence de Rio - compte tenu de l'importance accordée au rôle des femmes et à leurs spécificités dans l'Agenda 21, lors du Sommet mondial de l'alimentation, d'Habitat II, et de la Conférence internationale pour la population et le développement du Caire.

L'atelier a noté que toute action menée pour la mise en œuvre des plates-formes d'action dans le domaine de l'environnement se heurterait à des difficultés incontournables si elle n'intègre pas les aspects liés à l'éradication de la pauvreté.

[sommaire annexe III ]
[sommaire du rapport]


ATELIER 10 : MECANISMES INSTITUTIONNELS

Facilitateurs :
Présentateur : Anthony Mawaya


L'intérêt de ce thème a été confirmé par la participation de 46 pays, de trois organismes sous-régionaux, d'organisations non gouvernementales régionales et d'organisations internationales.

Les mesures spécifiques définies comme moyens permettant de tenir les engagements de Dakar et de Beijing consistent notamment à :

a) Confier la responsabilité de la promotion de la condition des femmes à un organisme au niveau le plus élevé possible ;

b) Elaborer des stratégies et des méthodes permettant de mobiliser les ressources ;

c) Donner aux femmes des moyens d'action grâce à la recherche, à l'information, à l'éducation, à la formation, à la constitution de groupes de pression et aux services consultatifs ;

d) Coordonner l'action des divers acteurs aux niveaux national, sous-régional, régional et international ;

e) Suivre l'impact ;

f) Renforcer les capacités en matière de recherche sur les femmes ;

g) Assurer la collecte de données désagrégées par sexe ; et

h) Diriger les activités visant à répondre aux préoccupations des femmes en vue d'assurer l'égalité entre les sexes.


Mécanisme national

Par mécanisme national, il faut entendre une ou plusieurs structures créées par un pays pour assurer l'égalité entre les sexes. Ces mécanismes sont généralement créés par le gouvernement et gérés par des fonctionnaires et des membres de la société civile, des ONG et des structures du secteur privé.

Différentes caractéristiques du mécanisme national

Il y a différentes structures, par exemple :

1. Celles situées à la Présidence qui fonctionnent par le biais des points focaux et en partenariat avec la société civile ;

2. Des ministères bien définis chargés des questions féminines ;

3. Des mécanismes nationaux implantés au sein d'un ministère déterminé.
Deux pays ont indiqué qu'ils avaient des commissions qui étaient des structures pleinement intégrées aux mécanismes nationaux.

Conditions préalables à la mise en place effective de mécanismes nationaux

La plupart des mécanismes nationaux ont été officiellement créés à la suite de la Conférence de Beijing. Le Plan d'action de Beijing a bien préconisé la création de ces mécanismes en tant que moyens permettant de mettre en œuvre les 12 domaines critiques. Etant donné que la situation et le statut de ces mécanismes diffèrent, ces derniers ont été plus ou moins efficaces et ont eu plus ou moins d'impact. En dépit de ce qui précède, ces mécanismes nationaux constituent le véritable moteur des programmes nationaux de promotion des femmes. Un consensus s'est dégagé sur le fait que pour être efficaces, il faut que ces mécanismes nationaux :

· Aient des rôles clairement définis et des pouvoirs spécifiques ;

· Soient confiés aux instances les plus élevées qui peuvent avoir une influence sur tous les autres ministères et organismes de la société civile ;

· Puissent intégrer les femmes au processus de développement ;

· Soient financés principalement par les gouvernements, le financement extérieur assurant l'appoint.

· Disposent de ressources financières et humaines suffisantes ainsi que des connaissances et compétences techniques nécessaires.

· Etablissent un partenariat avec la société civile dans le cadre de la mise en œuvre de leur programme.

· Reconnaissent que les organismes de la société civile sont des structures faisant partie intégrante du mécanisme national.

Objectifs du mécanisme national

Prenant en considération les différences aux niveaux national et sous-régional, trois objectifs généraux ont été proposés aux mécanismes nationaux.

1) Elaborer des programmes d'action pour assurer l'égalité des femmes en tant que participantes, décideurs et bénéficiaires dans les domaines politique, civil, social, économique et culturel ;

2) Etablir l'ordre de priorités en ce qui concerne les besoins des groupes marginalisés ;

3) Transformer toutes les institutions (publiques, privées et celles de la société civile) en incorporant dans leurs activités les questions liées à la promotion des femmes et à l'égalité entre les sexes.


Fonctions du mécanisme national

Les fonctions du mécanisme national consistent notamment à :

· Elaborer des politiques et mener des activités de sensibilisation au niveau des autres institutions et établir un échange d'informations entre les parties prenantes ;

· Veiller à ce que toutes les parties prenantes adoptent des méthodes de planification, des structures, des programmes et des méthodes d'allocation de ressources qui tiennent compte des besoins des femmes, et trouvent une solution aux problèmes de l'inégalité entre les sexes.

· Fixer les priorités, objectifs, calendriers et indicateurs de performance appropriés ;

· Agir comme catalyseur pour toutes les institutions et renforcer les capacités pour intégrer effectivement les femmes au processus de développement ;

· Coordonner la mise en œuvre des politiques visant à assurer l'égalité entre les sexes et suivre et évaluer l'exécution des programmes.


Questions soulevées

Bien que certains mécanismes gouvernementaux aient réussi à établir des liens entre toutes les parties prenantes, la plupart des mécanismes nationaux n'en sont encore qu'à leurs débuts. Un grand nombre de mécanismes continuent de fonctionner avec des ressources financières et humaines limitées. C'est pourquoi, les moyens dont ils disposent pour assurer le rôle qui leur est assigné et coordonner les programmes sont très faibles.

Nombre de pays n'ont toujours pas mis en place de structures décentralisées pour desservir effectivement les communautés rurales. Pour assurer le bon fonctionnement des mécanismes nationaux, il faut renforcer leurs capacités en matière d'analyse des problèmes liés aux femmes, de planification et d'intégration des femmes au processus de développement. Il convient également de promouvoir le partenariat et la consultation avec les ONG et la société civile sur les stratégies de mise en œuvre des programmes d'action.

Le changement de priorité des gouvernements dû à la crise économique, les conflits récurrents et l'éclatement de guerres en Afrique, ont également empêché les mécanismes nationaux de jouer véritablement leur rôle. Les services gouvernementaux intéressés devraient allouer les crédits nécessaires pour promouvoir l'égalité entre les sexes et répondre aux besoins du mécanisme national. Pour que les engagements soient mis en œuvre sans retard, il faut créer des mécanismes de suivi.

Dans nombre de pays, les indicateurs macro-économiques et les mécanismes de suivi des progrès ne sont pas bien définis. Il faut veiller à ce qu'un minimum soit fait en ce qui concerne les moyens permettant d'intégrer les femmes au processus de développement. Confier les mécanismes à des instances au niveau le plus élevé permettrait de leur donner le pouvoir et l'autorité politique nécessaires et il faut impérativement une volonté politique pour assurer la coopération et réaliser les programmes de promotion des femmes. De même, il convient de noter qu'on a confié à certains mécanismes des responsabilités supplémentaires pour mettre en œuvre les programmes d'action sans leur donner les moyens et les ressources nécessaires.

Dans certains pays, les mécanismes manquent d'autonomie et d'autorité pour influencer les politiques et fonctionner de façon indépendante et efficace. Dans les pays où les plans d'action nationaux ont été formulés en concertation avec les ONG pour identifier les domaines prioritaires, les ressources nécessaires n'ont pas été directement ou spécifiquement allouées. Des objectifs à atteindre dans un délai donné ou des repères n'ont pas été fixés.

Le manque d'information et le manque de sensibilisation des responsables ainsi que le faible niveau de formation du personnel et des responsables des questions féminines ont rendu la mise en œuvre difficile. Il importe de décentraliser les activités vers les structures locales pour accroître la participation populaire.

Certains pays ont commencé à mettre au point des instruments et des méthodes pour la recherche statistique sur les femmes. Toutefois, le coût général du suivi de la formation, de la mise en place de bases de données, de l'établissement de rapports, des travaux d'évaluation et de recherche est élevé pour les pays africains même si on ne prend pas en considération la question de l'intégration de la femme au processus de développement.


Recommandations

Les principales recommandations ont été les suivantes :

1) Reconnaître que les mécanismes nationaux constituent des mécanismes de coordination et de consultation pour l'ensemble du processus national de mise en œuvre des Plateformes d'action.

2) Créer un système de gestion pour les questions liées à la promotion des femmes en vue de la coordination et de la collaboration, système auquel les ONG apporteront une importante contribution et dont les termes de référence de tous les volets seront bien définis.

3) Le chevauchement des efforts, les responsabilités parallèles, les interventions non coordonnés devaient être évités à tous les niveaux grâce à une planification systématique et participative.

4) Les gouvernements et les ONG sont des partenaires de développement et ne devraient pas se comporter en adversaires.

5) Les mécanismes nationaux devraient être renforcés grâce à l'adoption de législations et de politiques appropriées et à la mise à leur disposition de ressources humaines, techniques, matérielles et financières.

6) Les mécanismes nationaux devraient être situés au niveau le plus élevé de l'Etat et avoir toute l'autorité nécessaire pour prendre des décisions.

7) Ils devraient être en mesure de fournir l'expertise technique nécessaire en ce qui concerne toutes les questions relatives à la promotion de l'égalité entre les sexes.

8) Les mécanismes nationaux devraient veiller à ce que des agents de coordination pour les questions relatives aux femmes soient nommés dans tous les ministères, organismes et programmes. Ces agents de coordination devraient être situés à des niveaux qui leur permettent d'avoir accès aux organismes de formulation des politiques et de prise de décisions.

9) Les agents de coordination pour les questions relatives aux femmes devraient avoir un mandat bien clair et être bien formés et informés.

10) Il faudrait déterminer la participation des femmes à toutes les activités sectorielles à tous les niveaux : aux niveaux national, provincial et à celui des districts.

11) Une formation à l'analyse différentielle de vérification au recensement des activités de promotion féminine, devrait être dispensée au personnel des mécanismes nationaux et à tous les responsables des questions relatives aux femmes.

Les mécanismes nationaux devraient établir l'ordre de priorité en ce qui concerne l'élaboration des indicateurs relatifs aux femmes pour faciliter le suivi. Ces indicateurs devraient avoir un caractère qualitatif et quantitatif et comprendre des mesures en vue de ce qui suit :

· Volonté et appui politiques
· Degré d'institutionnalisation des politiques, des structures et des ressources ;
· Objectifs clairs pour les mécanismes nationaux à tous les niveaux ;
· Existence d'une politique nationale inclusive en ce qui concerne les femmes et la promotion des femmes.

Il a aussi été suggéré que chaque chef d'Etat nomme un conseiller pour les questions relatives à la promotion des femmes et que le Parlement vote une loi qui permette au mécanisme national de jouer son rôle de coordination et alloue les ressources dont ce dernier a besoin pour mettre en œuvre les programmes d'action en vue de la promotion de la femme. Les mécanismes nationaux devraient dépendre surtout du financement de l'Etat ou des fonds mobilisés sur place. L'assistance extérieure ne devrait servir qu'à faire l'appoint.

Les femmes ministres et parlementaires devraient former de puissants réseaux et structures d'appui pour mener des actions visant à renforcer les mécanismes.

Pour promouvoir l'intégration régionale et la Renaissance africaine, les groupements sous-régionaux actuels devraient élaborer des plans d'action sous-régionaux et des cadres politiques et juridiques comme moyens supplémentaires de renforcer l'action au niveau national. Des efforts concertés devraient être déployés pour que le futur Parlement panafricain prenne en compte les préoccupations des femmes et la nécessité de leur promotion.

L'OUA et la CEA devraient régulièrement procéder à des évaluations régionales pour s'assurer que chaque Etat membre tient ses engagements et s'emploie à assurer l'égalité entre les hommes et les femmes.

[sommaire annexe III ]
[sommaire du rapport]



ATELIER 11 : FEMMES, COMMUNICATIONS, INFORMATION ET ARTS

Facilitatrices : - Beldina Auma, Yahya Diabi
Présentatrice : - Hoda mejri

L'atelier a passé en revue les progrès d'ensemble accomplis dans ce domaine, non seulement parce qu'il s'agit d'un domaine prioritaire particulier, mais aussi parce qu'il revêt un caractère intersectoriel susceptible d'être mis à profit pour établir des interactions entre tous les domaines critiques dans le souci de promouvoir et de responsabiliser les femmes en Afrique. Les médias sont perçus comme un secteur qui joue un rôle essentiel dans la promotion de la femme dès lors qu'ils s'attachent à tenir compte des spécificités de celle-ci et qu'ils s'emploient à promouvoir le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine.

A cet égard, l'atelier a examiné quatre questions essentielles, à savoir :

· Les principales réalisations, les enseignements retenus, les partenaires clés, leur rôle et la promotion de l'accès des femmes à l'information, à la communication et aux arts dans les pays africains.

Pour orienter les débats, un rapport d'évaluation intitulé "Femmes, communication, information et arts" a été présenté lors de l'atelier. Ce rapport met l'accent sur la nécessité de recourir à la communication et à l'information pour mettre fin aux stéréotypes sur les femmes et offrir à celles-ci des chances égales de jouer un rôle dans les systèmes de communication, en particulier dans les médias. Les questions clés qui ont été passées en revue portent sur la synthèse du Programme d'action de Beijing et de la Plateforme d'action de Dakar, quelques-uns des problèmes fondamentaux rencontrés dans le secteur des médias et de la communication concernant les politiques qui ne tiennent pas compte des préoccupations des femmes, l'analphabétisme, la pauvreté, l'inégalité des chances, les mécanismes de suivi au sein du système des Nations Unies, le suivi au niveau africain, la synthèse des progrès accomplis jusqu'à présent et les résultats enregistrés au niveau national. Les perspectives d'action et les domaines qu'il y aura lieu de renforcer au cours des cinq prochaines années ont également été passés en revue.

Le rapport s'est arrêté sur les principales difficultés rencontrées, à savoir : l'insuffisance des ressources, le taux élevé d'analphabétisme, la marginalisation des femmes à la radio, à la télévision et dans les journaux, la faiblesse des communications et l'absence de systèmes de suivi et d'évaluation. Si des initiatives ambitieuses et louables sont prises actuellement par les pays et les sous-régions, elles demeurent cependant dispersées et ponctuelles. Il importe donc d'agir dans un cadre plus global.

Evaluation des mesures prises et des résultats obtenus après Beijing

Les repères/indicateurs établis pour mesurer les progrès accomplis au niveau national ont un caractère quantitatif ou qualitatif. Les principaux repères/indicateurs arrêtés sont :

· Le nombre de femmes occupant des postes de décision, de gestion ou de contrôle de la production au sein des médias pour déterminer l'intérêt des médias nationaux et de leur disposition à tenir compte des préoccupations des femmes.

· Les niveaux de rémunération des femmes dans les médias et la communication par rapport à leurs collègues masculins. Il s'agit d'un indicateur sur les avantages offerts aux femmes pour faire ce métier et être suffisamment motivées pour poursuivre leur travail.

· L'octroi de bourses de formation aux femmes dans le domaine de la production et de la communication médiatiques.

· L'accroissement du nombre de programmes consacrés aux questions féminines comme signe de la volonté affichée d'éliminer les préjugés des médias à l'égard des femmes.

· Le nombre de femmes journalistes par rapport au nombre total de journalistes dans le pays. Cet indicateur donne une idée du nombre de femmes dans les équipes couvrant des événements intéressant les femmes.

Il demeure nécessaire d'avoir des commissions nationales chargées de veiller à ce que le processus se poursuive de manière équilibrée et positive.

Rôle clé des médias dans la responsabilisation des femmes

Au titre des réalisations accomplies par les pays dans ce domaine, on peut citer :

· L'octroi de plages horaires gratuites pour la diffusion de débats sur les questions féminines à travers les médias électroniques (comme c'est le cas en Namibie et en Afrique du Sud, par opposition aux productions des médias commerciaux qui marginalisent les femmes).

· L'introduction de débats télévisés à la place des magazines afin d'accroître le nombre d'auditeurs suivant les émissions sur les femmes (comme au Cameroun).

· La modification des titres des programmes concernant les femmes. Des titres comme "Canal femmes" ont été abandonnés et remplacés par "Femmes et développement" pour avoir plus d'auditeurs et susciter plus d'intérêt (comme au Cameroun).

Les partenaires clés et leur rôle dans la transformation du secteur de l'information et de la communication en vue de la responsabilisation des femmes

Les partenaires clés identifiés sont : les Etats et les organismes publics, les organes législatifs, le secteur privé, les organisations internationales, la société civile, les chefs religieux, les établissements de formation aux niveaux national, sous-régional et régional, les ONG, les observatoires de la presse, les groupes de pression, les hommes et le public en général.

Les partenaires identifiés pourraient aider à renforcer les organisations locales, aussi bien publiques que privées, qui sont impliquées dans la promotion de la femme à travers la mobilisation des ressources, la mise en place d'un cadre juridique et d'action appropriée, ainsi que la promotion de leurs activités partout là où c'est possible.


- Recommandations -

Les principaux domaines clés pour lesquels des recommandations ont été faites sont la politique générale et des mécanismes institutionnels adaptés, la mobilisation de ressources et le développement, la formation et le renforcement des capacités, la participation du secteur privé et le développement des réseaux.

Politique générale et rôle de l'Etat

· La plus haute priorité devrait être accordée au domaine critique "les femmes, l'information, la communication et les arts". Dans la mesure où ce domaine revêt un caractère intersectoriel, les Etats devraient lui accorder la priorité dans leurs plans d'action nationaux.

· Les Etats devraient s'efforcer de réduire au minimum ou d'éliminer complètement toutes les distorsions fiscales et les droits de douane élevés qui rendent les équipements de communication très chers et inaccessibles.

· Les politiques nationales devraient offrir un cadre réglementaire qui garantisse la discipline et l'équilibre dans le développement de la production médiatique sur les questions féminines.

Mobilisation des ressources et développement

La faible mobilisation des ressources constitue un obstacle majeur à la promotion de la femme :

· Les Etats devraient allouer des ressources adéquates et veiller à une utilisation plus judicieuse de celles-ci.

· Les organisations internationales et les organismes donateurs sont invités à accroître leur assistance financière et technique aux organisations et réseaux féminins, ainsi qu'aux médias soucieux d'équité entre les hommes et les femmes.

· Les plages horaires gratuites consacrées à des programmes de radio et de télévision sur les femmes devraient être fixées en fonction de l'emploi du temps des femmes.

Formation et renforcement des capacités :

La formation est une condition sine qua non de la transformation du secteur de l'information, de la communication et des arts en vue de la promotion de la femme :

· La formation des ONG et des autres organisations ayant recours aux médias, afin de garantir une meilleure utilisation des installations et ressources dont elles disposent.

· Il est absolument nécessaire de former aussi bien les médias que les organes législatifs pour qu'ils comprennent mieux l'approche "genre". Cela pourrait prendre la forme d'une formation analytique permettant aux médias de mieux couvrir ces questions.

· Des mesures d'incitation devraient être fournies aux professionnels des médias afin de leur permettre d'utiliser un plus grand nombre de langues nationales dans la communication et de toucher une plus grande proportion des populations locales et rurales.

Participation du secteur privé :

· Le cadre juridique et les incitations fiscales devraient être élargis au secteur privé pour l'encourager à s'impliquer dans les activités de promotion de la femme :

· Les femmes du secteur privé devraient explorer les opportunités d'investissement dans la production médiatique concernant les femmes.

Développement des réseaux :

Les meilleures solutions dans ce domaine requièrent un effort collectif et un échange constant d'idées et de ressources :

· L'organisation de forums et l'établissement de réseaux de producteurs de l'information et de la communication comme moyen de suivre l'état des connaissances et leur utilisation.

· Le maintien des canaux de communication entre professionnels, au moyen notamment de l'échange de programmes sur les questions féminines.

· L'établissement d'un annuaire régional d'experts et le recours à ces derniers.

 

[sommaire annexe III ]
[sommaire du rapport]


ATELIER 12 : LA PETITE FILLE

Facilitatrices : S. E. Janat Mukwaya, Mme Florence Iheme
Présentatrice : Khadjata Lo Ndiaye

La petite fille est une question à part : Expériences, interventions, méthodes, approches et instruments qui doivent être renforcés et appliqués ailleurs.

L'accent a été mis sur les trois domaines suivants :

1. L'éducation
2. La santé
3. Les droits reconnus par la loi.


1) Education : Réalisations/ Progrès

· Amélioration générale du taux d'inscription et de la scolarisation de la petite fille avec institution de l'enseignement primaire universel obligatoire ;
· Institution de l'enseignement de type classique, de programmes d'alphabétisation et de préparation à la vie pour les filles ;
· Adoption de politiques permettant aux filles ayant quitté l'école pour cause de grossesse d'y retourner après une certaine période.

Les principales contraintes sont, entre autres, les suivantes :

- Insuffisance de ressources, faible volonté politique et manque d'information/faible prise de conscience de l'importance à éduquer la petite fille ;
- Absence, dans la plupart des pays, de systèmes éducatifs (préscolaires) pour les plus petits ;
- Absence de motivation de parents démunis qui préfèrent que leurs filles travaillent au lieu d'aller à l'école ;
- Pratiques culturelles telles que les mutilations génitales féminines (MGF).


2) Santé : Réalisations/Progrès

· Elaboration de programmes de santé multisectoriels en collaboration avec des ministères, tels que ceux de la santé et de la jeunesse, les ONG et mise en place de programmes de santé communautaire ;
· Réduction des grossesses chez les adolescentes en incluant l'éducation sexuelle dans les programmes scolaires et des cours dans ce domaine par le canal des médias ;
· Création d'organismes nationaux militant pour l'abolition des mutilations génitales féminines (MGF) ;
· Mise en place d'une ligne ouverte aux enfants victimes d'abus 24 heures sur 24
· Adoption de mesures pour prévenir la prostitution.

Parmi les contraintes figurent les suivantes :

· Dans un milieu pauvre, le sexe devient un moyen de survie pour les jeunes filles. Cette situation a des effets négatifs sur la santé des filles concernant les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le VIH/SIDA ;
· La propagation du VIH/SIDA est un nouveau défi pour la santé de la petite fille.

3) Droits reconnus par la loi : Réalisations/Progrès

· De nombreux pays ont indiqué que leurs gouvernements ont ratifié les conventions de l'ONU sur les droits de l'enfant, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention de l'OIT sur le travail des enfants ;
· Des lois visant à prévenir et à punir sévèrement les auteurs de mutilations génitales, les coupables de harcèlements sexuels et de corruption de mineurs ont également été adoptées ;
· Des campagnes nationales ont été menées pour l'application des droits reconnus par la loi ;
· Constitution d'alliances : deux groupes de travail d'ONG ont créé un réseau international en faveur des filles dans le but de participer au suivi des engagements pris par les gouvernements et les organisations internationales.

Les contraintes sont les suivantes :

· Manque de rigueur dans l'application des lois et conventions sur les droits de la petite fille et apparition de nouvelles formes de violation de ces instruments se manifestant notamment par l'exploitation du travail et l'esclavage des enfants ;
· Mauvais traitement de la petite fille de la part des réseaux internes et transfrontaliers se livrant au trafic d'enfants ;
· Responsabilités excessives assumées dans les ménages par les petites filles du fait de la généralisation des conflits armés ;
· Conflits armés exposant les petites filles au viol et à d'autres formes de violation sexuelles, etc.
· Des ressources et des compétences techniques supplémentaires sont nécessaires pour conserver les acquis.

A ce jour, seul l'UNICEF a mené des actions dans ce sens ; il en découle qu'il importe d'urgence d'obtenir le soutien des autres organismes des Nations Unies pour mettre en œuvre les plans d'action nationaux et assurer leur suivi.

Raisons qui font que la question de la petite fille est un domaine de préoccupation particulière et constitue une question à part.


1) Education
:

La petite fille est la femme de demain et devrait donc être protégée et responsabilisée, compte tenu des difficultés auxquelles elle se heurte.

2) Santé :

· La petite fille est vulnérable aux harcèlements sexuels et au VIH/SIDA, et est victime de pratiques culturelles néfastes comme les MGF et de croyances culturelles attribuant des vertus curatives au fait pour les hommes âgés d'avoir des relations sexuelles avec les petites filles ;
· Les générations futures dépendent de la survie de la petite fille.

Besoins spéciaux de la petite fille à intégrer dans les programmes visant à donner plus de responsabilités aux femmes ?

· Elaborer des politiques spécifiques pour la petite fille ;
· Adopter des approches multisectorielles ;
· Poursuivre les actions visant à sensibiliser aux droits de la petite fille à tous les niveaux et à les défendre.

Repères et indicateurs pour mesurer les progrès accomplis concernant les besoins spéciaux de la petite fille ?

Indicateurs :

Les pays devraient disposer de données de référence permettant d'évaluer les réalisations, y compris les indicateurs qualitatifs et quantitatifs ci-après :

1) Education

· La mesure dans laquelle les parents et la communauté dans son ensemble sont sensibilisés aux questions concernant la petite fille telles que l'éducation, le mariage précoce et les MGF ;
· L'importance du rôle des conseillers d'orientation dans l'administration scolaire.

2) Santé

· Mise en œuvre de programmes de prévention du VIH/SIDA ciblant la petite fille à travers l'organisation de séminaires sur l'éducation sexuelle dans les médias et la formation d'alliances entre groupes similaires ;
· Création et renforcement des services destinés aux adolescentes dans le domaine de la santé en matière de reproduction ;
· Sensibilisation des parents aux questions touchant à la santé en matière de reproduction.

3) Protection juridique des droits de la petite fille

· Création d'un comité national chargé de mettre en place les structures institutionnelles pour superviser et examiner l'application des lois ;
· Création de groupes discussion d'enfants au niveau de la communauté et des régions ;
· Traduction dans les langues locales, dans les zones rurales notamment, des lois garantissant les droits de la petite fille ;
· Intégration des préoccupations des filles dans tous les secteurs/domaines connexes et pas seulement dans les activités des départements chargés des affaires féminines.

La violence sexuelle, les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ainsi que les grossesses précoces ont des effets néfastes sur la santé des enfants et les filles sont généralement plus vulnérables que les garçons.

Les indicateurs les plus importants qu'il convient d'utiliser pour mettre en évidence le sort tragique des jeunes filles ?

- Statistiques à désagréger par sexe et par âge ;
- Taux d'infection par les MST et le VIH/SIDA par sexe et par âge ;
- Taux de prévalence des MGF et leurs conséquences ;
- Pourcentage du budget public consacré aux problèmes concernant la petite fille ;
- Sensibilisation des mères aux effets néfastes de la socialisation différentielle des petites filles et des garçons.

Approches pour assurer l'accès des filles aux soins de santé et à l'éducation.

Education :

· Enseignement primaire obligatoire et gratuit (au moins neuf années de scolarisation) ;
· Soutien financier aux familles démunies pour la scolarisation des filles au-delà des neuf années ;
· Campagnes de mobilisation sociale de la communauté et plaidoyer auprès des parents pour qu'ils maintiennent les filles à l'école ;
· Elaboration d'autres programmes de type nouveau permettant d'acquérir une formation professionnelle.

Santé :

- Forurnir des services de santé gratuits à la petite fille ;
- Accorder une attention particulière aux besoins de la petite fille réfugiée ;
- Introduire et élaborer des programmes scolaires sur l'éducation sexuelle, la santé en matière de reproduction et l'abus des drogues.

Actions à mener dans les pays pour accélérer la mise en œuvre de la Plateforme en vue de répondre aux besoins particuliers de la petite fille ?

- Adopter une approche participative active en tenant compte des besoins de la petite fille dans les plans et programmes de développement et en encourageant la participation des jeunes aux manifestations aux niveaux national et international ;

- Créer un Parlement d'enfants et des groupes de discussion d'enfants au niveau de la communauté afin de disposer d'un cadre approprié pour sensibiliser les enfants aux questions de discrimination sexuelle et des droits des femmes ;

- Sensibiliser les médias, la société civile, les partenaires (y compris les chefs religieux et les dirigeants communautaires) et mobiliser les dirigeants nationaux influents en vue de promouvoir les droits de l'enfant en tant que droits humains fondamentaux ;

- Constituer des groupes de pression pour faire ratifier et appliquer les conventions et lois protégeant la petite fille ;

- Encourager la législation contre la violence et le harcèlement sexuel de la petite fille et créer des structures d'appui (y compris une assistance juridique) pour soutenir les victimes ;

- Amender les codes pénaux pour y refléter la sévérité des peines en cas d'actes et de pratiques violentes se rapportant au sexe telles que les MGF ;

- Fixer l'âge minimum pour le mariage à 18 ans ;

- Mobiliser des ressources en faveur des programmes visant à satisfaire les besoins de la petite fille à l'instar de l'initiative 20%/20% ;

- Mettre au point (en collaboration avec les partenaires, y compris les syndicats) des outils et mécanismes permettant d'évaluer l'impact des plans d'action.


La lumière de l'expérience des cinq dernières années.
Mesures stratégiques qui peuvent être adoptées
:

Il est vivement recommandé d'établir des partenariats entre les acteurs concernés en vue d'améliorer la situation de la petite fille aux niveaux national, régional et sous-régional ?

Le groupe a recommandé les actions suivantes aux niveaux sous-régional, régional et international :

· La CEA, le FNUAP, l'UNICEF et d'autres institutions compétentes devraient soutenir les gouvernements dans la mise en œuvre des plans d'action ;

· Il importe de mobiliser des ressources auprès des organismes des Nations Unies pour aider la société civile dans la mise en œuvre de la Plateforme au niveau national ;

· Un plus grand nombre d'ONG devraient être plus actives au sein du réseau international en faveur des filles afin de mieux faire voir l'importance donnée aux questions les concernant dans le cadre des activités de l'Organisation des Nations Unies et, en particulier, au sein de la Commission des droits de l'homme en vue de promouvoir et de mettre en œuvre les conventions dans les pays ;

· La CEA/l'OUA devraient être associées aux programmes régionaux et sous-régionaux et créer des structures susceptibles de contribuer à l'élimination de la violence contre la petite fille.

Recommandations visant à améliorer les rapports entre les générations au sein des familles et des communautés.

- Eliminer les attitudes culturelles qui empêchent des discussions ouvertes sur les questions relatives au sexe ;

- Promouvoir des programmes d'éducation, notamment des ateliers réunissant parents et enfants et des actions visant à encourager la petite fille à participer aux débats portant sur des questions qui l'intéressent.

Enfin, la question de la petite fille devrait être examinée de manière globale et il faudrait aller au-delà des trois domaines que sont l'éducation, la santé et les droits légaux pour couvrir tous les autres domaines du Programme d'action de Beijing.

[sommaire annexe III ]
[sommaire du rapport]


 

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Document distributed by: The African Centre for Gender and Development [ACGD]
A Division of : The United Nations Economic Commission for Africa [UNECA]