Le Cameroun connaît une croissance plus ou moins soutenue du marché de l'Internet depuis la libéralisation du secteur des Télécommunications en 1998. Cependant, la prolifération des cybercentres et centres multimédia dans les grandes métropoles camerounaises, l'utilisation croissante des ordinateurs des les services de l'administration publique et dans les divers secteurs de production à travers le pays traduisent-elles l'appropriation des Technologies de l'Information et de la Communication par les Camerounais? Au vu des résultats de l'enquête Scan-ICT réalisée au Cameroun en Janvier 2006 sur 2451 . unités par le Ministère des Postes et Télécommunications en collaboration avec la CEA et l'Institut National de la Statistique, il y a lieu de répondre par la négative.
En effet, sur déclaration de Maïgari Bello Bouba, Ministre d'Etat, Ministre des P&T, lors de la cérémonie de publication des résultats de ladite enquête le jeudi 7 septembre 2006 à l'Hôtel Mont Fébé à Yaoundé, moins de 30% du territoire national est couvert par les services de téléphonie, moins de 7% des Institutions enquêtées disposent d'un ordinateur, moins de 27% des services de l'administration sont interconnectés à Internet.
Cette situation est la conséquence du coût élevé de communication et des outils relatifs au Cameroun, du manque de formation du personnel de l'administration et des usagers, du manque de maintenance des infrastructures TIC existantes, de l'inexistence d'une stratégie TIC pour le développement, du manque de sensibilisation ge l'opinion publique.
Les données obtenues de l'enquête, d'une extrême importance sont nécessaires pour la formulation de la stratégie TIC du Cameroun ainsi que la définition des axes prioritaires de développement d'où la nécessité d'une mise à jour permanerl'te ile la base de données générée à l'issue de l'enquête Scan-ICT. A cette occasion, le Mi4istre d'Etat, Ministre des P&T s'est engagé pour une enquête TIC plus approfondie et étendue à toutes les couches de la société, réalisable tous les deux ans. Par ailleurs, un observatoire sera mis en place pour le suivi quotidien du développement des TIC au Cameroun et la politique de libéralisation du secteur va être renforcé par le Gouvernement, a poursuivi le Ministre d'Etat qui n'a pas manqué de témoigner à l'endroit de la CEA, représenté par le Directeur du BSR/ AC, M. Hachim Koumaré, toute la gratitude du Gouvernement camerounais pour le soutient constant et sans faille.
A présent, aux principaux acteurs de ,l'édification d'une Société de l'Information inclusive au Cameroun (Gouvernement, secteur privé, société civile), de faire bon usage des résultats du Scan-ICT au Cameroun.