
Permettez-moi de vous dire, combien je suis heureuse de me retrouver ici a Addis-Abeba, sur cette terre dhistoire, haut lieu de la coopération Sud-Sud dans tous les domaines qui construisent nos pays.
En effet, il y a seulement quelques semaines, jétais ici, lors des assises de la 6eme conférence régionale des femmes africaines préparatoire de Pékin et : Invitée par la CEA pour faire le point de ce qui a été fait en Afrique pour les femmes migrantes mais aussi pour évaluer avec le Gouvernement éthiopien le progrès de la coopération avec lOIM .
Mesdames et Messieurs,
Mon propos introductif sur le grand débat que suscite la fuite des cerveaux et ses répercussions dans le développement de nos pays sera volontairement limité: dabord pour que lorganisation hote qu'est la CEA nous offre lopportunité dintervenir à trois reprises devant les 3 jours de travaux, ensuite parce que lOIM, souhaite profiter de lexpertise de toutes les compétences réunies ici pour les ecouter et dialoguer avec elles.
Par contre, parce que nous sommes dans un contexte de mondialisation , ce sur quoi, il apparaît essentiel pour lOIM, est dinsister sur lengagement politique absolument nécessaire de tous nos pays membres de la CEA et de lOUA à faire de la lutte contre lexode des cerveaux non seulement un objectif ou une fin en soi mais
Pour ce faire, la CEA est notre instrument opérationnel majeur, parce que dirigé par équipe dont nous saluons les efforts et les compétences, lintégration économique de notre continent sera ce que vous en ferez.
LOUA est notre cadre unique pour structurer et plaider en faveur de cette politique pour laquelle nous sommes réunies ici.
Mesdames et Messieurs,
LOIM a une expérience longue de 17 ans dans le domaine des activités de retour de talents africains. En effet, lune des réponses majeures quelle a trouvé pour contribuer à atténuer ce phénomène en Afrique sintitule : R.Q.A.N. mis en oeuvre dans les cadres de coopération successifs de Lomé II, III et IV, et inclus selon sa nouvelle formule dans cadre des negociations qui viennent de se derouler à Bruxelles au début de ce mois.
Les deux documents qui décrivent notre expérience en ce domaine sont à notre disposition.
MEDAMES ET MESSIEURS
Quel est le FUTUR DE CE PROGRAMME? .
- tient compte de tous les nouveaux paramètres des ressources humaines sur le continent et incorporera les leçons de deux décennies dexpérience dans ce domaine sur le continent
- étend la couverture géographique du programme en incluant notamment les pays dAfrique francophone
- ouvre le nombre de partenaires dans la conception et la mise en oeuvre du programme à lOUA et aux représentants du secteur privé
- introduit le débat au sujet des migrations dans les négociations de l' actuelle Convention de Lomé entre lUE et les pays ACP
- lassistance au retour doit être accompagnée de mesures de fond favorisant les capacités de rétention des cerveaux en Afrique.C' est pour cela que nous appelons les pays Afrcains a renouler leur engagement et a s'approprier la formulation ,l'execution et l'evaluation du nouveau programme.
- lassistance au retour peut puiser dans les effectifs des professionnels africains ayant migré à lintérieur du continent et ainsi favoriser la coopération horizontale et l'integration economique dans la region
- les programmes de réforme politique et de bonne gouvernance, esquissés par bon nombre de donateurs internationaux, peuvent être pris en charge par des nationaux assistés par lOIM dans leur retour
lAfrique sera mieux à même de faire face aux défis de la globalisation et de la croissance économique grâce aux élites formées en gestion et en administration internationales
En conclusion :
LOIM relève avec beaucoup de bonheur le partenariat créé pour cet événement entre lOUA, la CEA, lOIM, le CRDI, le PNUD qui ont tous à de niveaux différents des accords de coopération que nous pouvons à partir de maintenant actionner et dynamiser pour réaliser nos objectifs communs.
Dans ce cadre, elle souhaite quà la fin de cette rencontre, une recommandation spéciale soit adoptée et soumise au prochain conseil des ministres pour le compte des chefs dEtat et de Gouvernement des pays membres de lOUA.
Cette recommandation pourrait suggérer, avec votre adhesion, létablissement dun mécanisme interne chargé de créer UN OBSERVATOIRE de ces phenomenes .IL devra entre autres activites : Mettre à jour une base de données dexperts africains disponibles dans les domaines de développement économique social et culturel.
:Alerter les Gouvernements et lopinion publique sur lévolution du phénomène dans nos différents pays.
:Etablir sur dialogue pertinent entre pays daccueil et pays dorigine pour préparer le retour efficace de nos ressortissants.etc .
Enfin, parce que la création de cette masse critique de ressources humaines indispensables a notre developpement a un coût non négligeable : ce mécanisme devrait aussi impulser les actions idoines pour la recherche de fonds nécessaires à la réalisation de cet objectif.
Mesdames et Messieurs,
Je souhaite au nom de lOIM et son DIRECTEUR général M. BRUNSON MCKINLEY remercier le Gouvernement éthiopien ; le Secrétaire exécutif de la CEA M. Amoako et Mme Ben Barka et leur equipe: nous avons en mémoire l'introduction des travaux de la 6 eme conference regionale preparatoire de PEKIN +5.
M. le Secretaire General de lOUA,M. SALIM AHMED SALIM et son équipe ; Vous tous, les participants experts dans les domaines clefs QUI NOUS INTERPELLENT AUJOURD'HUI.
En espérant que nos travaux seront à la hauteur du DEFI , je vous remercie de votre aimable attention