Addis Abeba, Ethiopie
28 Avril - 1er Mai 1998
Les femmes africaines et le développement économique: investir dans notre avenir

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Présentation générale

  La situation des femmes dans le monde s’est améliorée de manière significative et les principaux indicateurs socio-économiques montrent que l’écart entre les hommes et les femmes est en train de se retrécir. Cependant les disparités subsistent et en Afrique ces disparités sont énormes dans certains domaines.

Les conférences internationales qui se sont succédées récemment ont permis de mettre en lumière le coût social et économique que la société doit payer lorsque les femmes (la moitié de la population) sont exclues des stratégies de développement et des structures de décision. En conséquence, de nombreux gouvernements manifestent la volonté politique de corriger cette situation au moyens d’actions affirmatives.

A la clôture de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing en Septembre 1995, les gouvernements ont adopté la Plateforme d’action globale dont l’une des priorités était de réduire la pauvreté grâce au renforcement du pouvoir économique des femmes. L’un des mandats de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) est de suivre et de contribuer à la mise en oeuvre des recommandations de la Plateforme au niveau continental.

Réduire les disparités entre les hommes et les femmes et renforcer la contribution des femmes au développement sont essentiels non seulement par souci de justice sociale, mais aussi comme facteur de réduction de la pauvreté et d’impulsion de la croissance économique. S’il est vrai qu’investir sur les femmes et pour les femmes contribue au développement durable, il faut constater néammoins que de nombreuses barrières empêchent les femmes de bénéficier du développement ou même d’y participer. Des efforts concertés et multiformes sont par conséquent nécessaires pour renforcer le rôle des femmes africaines et faire changer leur situation de manière durable.

A cet égard, la CEA saisit l’occasion de son quarantième anniversaire pour organiser, du 28 Avril au 1er mai 1998 à Addis Ababa une conférence sur le thème: "Les Femmes Africaines et le développement économique: Investir dans notre avenir".

Par cette conférence, la CEA cherche à:

L’esprit de partenariat: une stratégie pour atteindre les objectifs de la Conférnece:

L’objectif politique de la Conférence est d’apporter une nouvelle impulsion au développement économique de l’Afrique à travers la promotion des femmes dans quatre secteurs-cles; l’objectif stratégique de la CEA est de susciter le dialogue et le partenariat entre les gouvernements, les responsables sous régionaux et régionaux, les acteurs de la société civile et la communauté internationale avant, pendant et après la Conférence sur la nécessité d’encourager la mise en oeuvre des stratégies et des actions les plus pertinentes en la matière.

C’est pourquoi, la CEA favorisera les échanges et la diffusion de l’information sur les expériences positives et appelera la mobilisation des ressources pour réaliser les actions prioritaires qui seront proposées par la Conférence.

 

Participants

La Conférence réunira:

  1. Des décideurs de haut niveau en Afrique provenant de divers secteurs (ministères responsables des affaires féminines, des finances et de la planification, de l’éducation, du commerce, de l’industrie, de l’agriculture de la santé, de la justice, de l’approvisionnement en eau, etc)
  2. Des représentants des sociétés civiles (associations féminines, associations de jeunesse, secteur privé, ONG, syndicats et autorités locales);
  3. Des représentants d’organizations sous-régionales et régionales africaines;
  4. Des représentants de la communauté internationale et des bailleurs de fonds.

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La Conférence durerera quatre jours (28 Avril au 1er Mai 1998)

A la séance plénière d’ouverture, les thèmes de la Conférence seront présentés en terme de défis à relever pour renforcer le pouvoir économique et accroître, le rôle et les contributions des femmes à l’économie africaine.

Deux jours seront consacrés à des duscussions en groupes de travail. Chaque participant aura ainsi la possibilité de contribuer effectivement aux résultats de la Conférence. Ces séances de travail formeront l’essence de la Conférence. Chaque groupe de travail se penchera essentiellement sur une série de questions spécifiques liées aux thèmes de la Conférence. Les groupes de travil identifieront les problèmes et les questions les plus importantes à résoudre dans ce domaine et définiront les actions concrètes que les participants, les décideurs, les organizations internationales et la société civile peuvent entreperendere afin d’y trouver des solutions.

Après les deux jours consacrés aux groupes des travail, les conclusions et recommandations feront l’objet de rapports suivis de discussion au cours de la deuxième séance plénière. Le but est d’obtenir un consensus qui débouchera sur des plans d’action opérationnels.

La troisième séance plénière sera consacrée au thème: "Cadre pour construire des partenariats". Cette séance est destinée à orienter les discussions sur les actions concrètes à réaliser après la Conférence. Les principaux résultats de la Conférence apparaîtront au cours de cette plénière. Lors de la quatrième séance plénière, le discours liminaire du Sécrétaire Général de l’organization des Nations Unies portera sur le sujet : "L’après-Beijing: Les Nations Unies et les femmes africaines". Il sera suivi d’une discussion en groupe à laquelle participeront des chefs d’Agences des Nations Unies et la Banque Mondiale. Cette séance donnera aussi l’occasion aux acteurs de base de donner leurs points de vue et d’influer sur la politique des donateurs et l’affectation des ressources.

Sur la base des discussions tenues les jours précédents, la séance de clôture sera la principale occasion pour les chefs d’Etat et de Gouvernement d’être associés aux résultats de la Conférence. Les chefs d’Etat feront part de leurs points de vue au cours d’un échange avec des femmes qui présenteront les préoccupations essentielles des participants à la Conférence. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement seront les porte-paroles des participants, dans les instances régionales, en faveur de la mise en oeuvre des stratégies et des actions recommandées par la Conférence.

Les résultats attendus de la Conférence sont les suivants:


Sécrétariat de la Conférence, pour toute information et correspondance:

Commission économique pour l’Afrique
Centre africain pour la Femme
B.P. 3001, Addis-Abeba, Ethiopie

Tel: (251.1) 51 89 19 (Direct)/51 72 00 Ext. 33700
Fax: (251-1) 512233 (Direct)/512785
E-mail: eca40th@un.org or ecainfo@uneca.org or dialogue@un.org

Internet: http://www.un.org/depts/eca/eca40th