Excellence Monsieur le Ministre des Transports et Communications dEthiopie,
Excellences Messieurs les Ministres,
Monsieur le Directeur du Département Energie, Mines et Télécommunications de la Banque Mondiale,
Monsieur le Directeur du Bureau de Développement des Télécommunications de lUIT,
Distingués Délégués et participants,
Mesdames et Messieurs,
Permettez moi de commencer par remercier les Autorités éthiopiennes et la CEA pour laccueil et lorganisation de cette importante rencontre. Cest un très grand plaisir pour la Banque Africaine de Développment de sassocier à la présente conference. La mission particulière de la Banque en matière dintégration économique du continent africain fait quelle accorde une attention particulière à cette intégration. Le soutien actif accordé au réseau PANAFTEL ou à RASCOM en témoigne.
La rapidité des innovations scientifiques et technologiques met tous les continents au défi dune économie mondiale où le facteur déterminant devient la maîtrise de linformation. Les Africains, plus que tous les autres, devront réagir plus rapidement en tirant le mieux profit des nouvelles technologies. Car il sagit de trouver les voies et moyens pour renverser de façon durable la situation actuelle du continent caractérisée en moyenne par plus de 40% de la population vivant dans la pauvreté absolue et une perte a
u niveau international des parts de marché sur le plan de production, des exportations et des investissements directs.Des progrès sont faits en matiére dintigration des capitales africanes au reste du monde. Le défi le plus important pour chaque pays reste comment permettre l'accès à la majorité de la population, aux meilleures conditions de qualité et de prix, à tous les nombreux services rendus possibles grâce à l'evolution des techniques des télécommunications, et ceci en levant tous les obstacles juridiques, institutionnels, fiscaux, et autres. Les bénéfices des innovations technologiques devraient être pris en compte dans tous les secteurs de l'économie. Les stratégies des secteurs habituellement prioritaires tels que l'agriculture, l'éducation et la santé devront intégrés les technologies de l'informaiton dans leur définition. Il est important d'avoir une politique claire dans ce domaine et de développer à cet effet les compétences humaines locales indispensables pour toutes réalisations durables.
La Banque Africaine de développement, dont la mission principale reste le développement économique et social et l'intégration du continent africain, appuiera tous les efforts de réformes et de stratégie visant à accélérer le développment de la technologie de l'information. Ceci s'intègre dans le cadre de ses opérations qui comprennent le soutien aux réformes économiques, le renforcement des infrastructures socio-économiques et des capacités de production, le soutien au développement du secteur privé, et l'appui aux efforts d'intégration économique des pays africains. Dans cet effort, la coopération et le parténariat restent une préoccupation constante.
Les besoins d'investissements, particuliérement dans le secteur des télécommunications, restent énormes et ne pourront être satisfaits que par une utilisation judicieuse des investissements publics, bilatéraux et multilatéraux, et, une participation active et trés importante des ressources du secteur privé.
Je voudrais pour terminer remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette conférence; ils sont nombreux et je ne voudrais pas les citer tous pour ne pas en oublier.
Je vous remercie de botre attention.