LE SUIVI DU SOMMET SOCIAL VISE LE PROGRES ACCELERE DANS LA REALISATION DES OBJECTIFS DE COPENHAGUE
Addis Ababa, 10 mars 1999( CEA) : A l'occasion du Sommet mondial pour le développement
social tenu en mars 1995 à Copenhague, les pays Africains ont réaffirmé, en accord avec
le reste du monde, leur engagement à accorder, dans leurs plans et programmes nationaux
respectifs, la plus haute importance au développement social.
Ils ont endossé une convention de très grande portée et à long terme qui leur
permettra de réduire et finalement éliminer la pauvreté de leurs pays. Ils se sont
engagés à élever l'espérance de vie de leurs citoyens, réduire la mortalité
infantile et maternelle, éliminer la malnutrition parmi les moins de cinq ans, assurer
l'accès universel aux soins de santé et à l'éducation de base, et réduire
l'analphabétisme des adultes et
particulièrement des femmes.
Quatre ans après, et face au défi que pose le nouveau millénaire, l'attention est
aujourd'hui appelée à faire le point sur le degré de
réalisation des buts et objectifs énoncés dans la Déclaration et le Programme d'action
de Copenhague.
En collaboration avec la famille des Nations Unies et d'autres partenaires, la CEA et le
PNUD organisent des conférences de suivi du Sommet mondial pour le développement social
pour évaluer les progrès accomplis depuis Copenhague, et aussi pour cristalliser les
efforts en vue de cet effort commun.
Ainsi deux conférences sous-régionales de suivi sont organisées comme suit:
· l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe: Nairobi, Kenya 15-17 mars 1999
· l'Afrique du Nord : Marrakech, Maroc, 23-25 Mars 1999.
Dans ce processus de suivi, Il serait utile de garder à l'esprit que tous les pays
africains (53), à l'exception de trois ont enregistré une
croissance économique en 1997 par rapport à 1995, l'année du Sommet social, lorsque 6
pays avaient un niveau de croissance négatif, tandis qu'en 1994, douze pays ont
enregistré une croissance égale à zéro. En outre, en 1997, 31 des 53 pays africains
ont accusé une croissance économique plus rapide que celle de leurs populations,
entrainant ainsi une croissance des revenus par tête. Treize de ces 31 pays ont réalisé
une croissance du PNB d'au moins 5 pour cent, seuil considéré comme étant le seuil
requis pour maintenir la réduction de la pauvreté en Afrique.
Cependant, les études démontrent que la pauvreté - mis en relief et exacerbé par le
chômage, la désintégration sociale, les conflits, la dégradation de l'environnement,
la marginalisation et l'isolement - est en voie de croissance. Le clivage entre les riches
et les pauvres ne cesse d'augmenter, avec plus d'un milliard d'africains vivant dans la
pauvreté absolue.
"La pauvreté, le chômage, et la désintégration sociale sont un crime contre la
dignité humaine", note l'Aide-Mémoire des conférences sous-régionales de suivi.
« Le défi posé peut constitu