Symposium pour Leaders Religieux
et Personnels Médicaux sur la MGF en tant que Violences faites aux Femmes

Banjul, Gambie du 20 au 23 juillet 1998


 

Communiqué

Nous, participants au Symposium pour leaders religieux et personnels médicaux sur les MGF en tant que violences faites aux femmes, organisé par le Comité Inter-Africain sur les pratiques traditionnelles/GAMCOTRAP, tenu à Banjul en Gambie du 20 au 23 juillet 1998, déclarons comme suit:

Les hommes et les femmes ont été créés à l’image de Dieu et il aime tous de la même manière. Ni l’islam, ni le christianisme n’autorise la suppression d’un organe humain pour quelques raisons que ce soit. Les enseignements du Christ et les hadiths du Prophète, paix et salut sur lui, ont prôné l’importance de l’amour, du respect mutuel et du partenariat entre l’homme et la femme.

La violence et la domination sont des pêchés. Ni la Bible, ni le Coran ne tolère les violences faites aux femmes. Les mutilations génitales féminines constituent des violences inhumaines qui ont existé bien avant le christianisme et l’islam. Toutes les références faites par le Prophète ont pour but de décourager, atténuer ou abolir cette pratique traditionnelle. Les mutilations génitales Féminines n’ont été recommandées nulle part dans le Coran ou dans la Bible. Les principes religieux ont été déformés et utilisés dans l’intêret de certains pour mutiler et assujettir les femmes. Les femmes sont victimes de l’ignorance, et par conséquent, subissent certaines pratiques traditionnelles assimilées à tort à des obligations religieuses.

Les leaders religieux et les érudits ont une grande responsabilité dans la clarification des concepts religieux erronés pour éviter certaines confusions dangereuses qui conduisent à l’assujettissement de la femme.

Nous, leaders religieux et érudits, devons nous efforcer d’enseigner les vrais principes religieux qui sont basés sur l’amour du prochain, et sur le respect de la dignité de tous les êtres humains.

 

Banjul, le 22 juillet 1998

Les participants