Nav: Home > ECA Resources > Speeches > Year 1998 Speeches
Archives
Speeches and Writings for 1998

ALLOCUTION D’OUVERTURE
ATELIER NATIONAL SUR LA MISE EN PLACE D'UNE POLITIQUE DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR LE RWANDA


PAR

MAKANE FAYE
CONSEILLER REGIONAL PRINCIPAL POLITIQUE DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

 

Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellence Mesdames et Messieurs les Députés,

Mesdames, Messieurs les Secrétaires Généraux des Ministères,

Mesdames, Messieurs les membres du Corps Diplomatique,

Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales,

Mesdames, Messieurs les Opérateurs économiques,

A tous les participants,

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi de m’adresser à vous, au nom du Sous-Secretaire General de l’ONU, Secretaire Executif de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), K.Y. Amoako, aujourd’hui à l’occasion de cet atelier sur la mise en place d'une politique nationale sur les technologies de l'information et de la communication organisé conjointement par le Gouvernement du Rwanda, la CEA, l'USAID et l’UNESCO avec le soutien du Centre sous-régional de la CEA de Développement pour l'Afrique de l'Est, de la Carnegie Corporation of New York et du bureau du PNUD au Rwanda. Cette rencontre marquée par votre présence massive montre la détermination de votre pays à tirer profit des capacités d’Internet et des nouvelles technologies de l’information et de la communication comme outil fondamental pour soutenir les activités de recherche et développement en Afrique.

Aujourd’hui - 1 an 1 mois seulement avant le début du nouveau millénaire - 50 pays africains sont connectés sur Internet. Bien que le nombre des utilisateurs reste toujours faible comparé aux autres continents, nous devons reconnaitre que beaucoup de progrés ont été accomplis pendant les 3 dernieres années. En effet, en 1995 pendant la Conférence africaine sur la Télématique au service du Développement organisé a Addis Abeba par la CEA, l’UNESCO et le CRDI, on ne comptait que 6 pays africains disposant de la connectivité totale Internet dont un seul en Afrique au Sud du Sahara. Comme le savent deja beaucoup de participants a cet atelier, la mise en oeuvre des recommandations de la Conférence africaine sur la Télématique au service du Développement a entrainé la mise sur place d’un Groupe de Haut Niveau sur les Technologies de l’Information et des Communications (TIC) en Afrique, composé de 10 experts, qui apres une année de réflexion a produit un cadre de référence, une stratégie connue et appreciée dans le monde entier appelé: "Initiative Societe de l’Information en Afrique" (AISI).

L’AISI a été adopté en mai 1996 à Addis Abeba par la 22 ème réunion de la Conférence des Ministres africains chargés du Développement économique et social et de la Planification. Dans sa mise en oeuvre, l’AISI a rasssemblé en un forum les "Partenaires pour le développement des Technologies de l’Information et de la Communication en Afrique" (PICTA) qui s’occupe de la promotion, de la coordination et du financement d’activités de projets et de programmes au bénéfice des pays africains et composé de toutes les agences de l’ONU, les institutions internationales et les bailleurs de fonds bilatéraux interessés dans la mise en oeuvre des TICs en Afrique.

Mesdames et Messieurs

Les principes de l’Initiative Société de l’Information en Afrique ont été cités dans plusieurs plans et stratégies nationaux de développement de pays africains, et il est heureux de noter que les principes de l’AISI servent de cadre pour guider les activités des partenaires internationaux et bilatéraux en Afrique. A cet effet, l’AISI a été adoptée dans plusieurs fora sous-régionaux et régionaux, y compris le Sommet de l’OUA à Yaounde (1996), la Conférence ISAD en Afrique du Sud (Mai 1996), la Conférence Régionale Africaine de Développement des Télécommuncations tenue à Abidjan (Mai 1996), les séminaires sous-régionaux du PNUD pour:

  • l’Afrique centrale (Libreville, mars 1997)
  • l’Afrique de l’Ouest (Abuja, avril 1997)
  • l’Afrique de l’Est (septembre 1997)
  • l’Afrique Australe et les Iles de l’Ocean Indien (fevrier 1998)

Enfin, les objectifs et les principes de l’AISI ont été endossés par le Sommet du G7 de Denver en mai 1997.

Mesdames et Messieurs

Ce séminaire est un acte concret de mise en oeuvre de l’AISI et de collaboration entre les partenaires qui ont décidé de travailler ensemble pour le développement des TICs en Afrique. A cet égard, j’ai le plaisir de vous annoncer que le CSRD-AE de la CEA vient d’ouvrir ses portes a Kigali pour promouvoir et coordonner les activités de développement dans les 15 pays de la région de l’Afrique de l’Est et de l’Ocean indien. Ce centre et le bureau du Résident coordonnateur des Nations Unies seront utilisées pour coordonner les activités visant a faire du Rwanda un pays d’Excellence et un centre de resources dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. A cet égard, nous saluons les efforts inlassables de son Excellence Charles Ntakirutinka, Ministre des Transports et des Communications et de tout le Gouvernement rwandais visant a faire entrer le pays dans la Société de l’Information. Nous sommes confiants que tous le pays bénéficiera bientôt de la téléphonie et de la connectivité Internet au-delà des capitales et des villes pour tenir compte des besoins des communautés de base et des zones rurales. Nous sommes surs que les différentes initiatives de développement d’Internet comme l’Initiative Internet pour l’Afrique du PNUD, le programme ACACIA du Centre de Recherche pour le Developpement International (CRDI) du Canada, l’Initiative Leland du Département d’Etat américain, le Programme Inforoute de l’Agence de la Francophonie, le projet de Télécentres ruraux intégrés de l’UIT, le projet télé-enseignement de l’UNESCO, le programme l’Université Virtuelle Africaine de la Banque Mondiale et les autres initiatives permettront de généraliser l’accès à l’information et au savoir et l’utilisation des nouvelles technologies avant l’an 2010, date que se sont fixés les Ministres africains chargés du developpement économique et de la planification pour la mise en oeuvre totale de l’AISI.

Mesdames et Messieurs

L’Afrique ne doit pas etre marginalisée par la révolution de l’information; le monde est entrain de changer par le développement des TICs et l’information est devenue un autre facteur de production comme le sont la terre, la main d’oeuvre et le capital. Par conséquent le role de l’information dans le processus de développement ne pourrait etre minimisé, et il devient primordial en matière d’intégration économique tant il est vrai que les décideurs ont besoin d’une information pertinente et à jour leur permettant d’agir correctement. Par ailleurs, les hommes d’affaires et les entrepreneurs ont besoin de réseaux eléctroniques pour s’échanger des informations soutenues à moindre cout et pour vendre leurs produits par le biais de sites et de pages web sur Internet. En effet, à cause de nombreuses contraintes (faiblesse du capital de nos entreprises, grandes distances qui séparent les villes africaines, manque de fiabilité du système postal, etc.) Internet constitue l’alternative pour le développement du commerce intra africain.

Dans le domaine de l’éducation, Internet permettra de combler le manque d’enseignants en qualité et en nombre et l’absence de bibliothèques et centres de documentation. L’enseignement par correspondance, le télé enseignement, les universités virtuelles, l’auto enseignement et la formation continue constitueront quelques unes des principales applications dont devrait bénéficier le Rwanda pour compléter l’enseignement dispensé a l’université de Butare, pour permettre aux adultes de continuer leur formation et aussi pour permettre aux diplomés du secondaire de trouver un autre moyen d’éducation que la formation traditionnelle universitaire.

Mesdames et Messieurs

L’Afrique a les possibilités d’etre un partenaire actif dans le développememt et l’utilisation des TICs, et je suis convaincu qu’avec la volonté politique de nos décideurs et la prise en compte des intérets des populations, l’Afrique pourra entrer dans la nouvelle Société de l’information non pas en tant qu’observateur mais en tant que partenaire technique et économique de taille. C’est pourquoi nous comptons sur les participants pour formuler des recommandations concretes de programmes et de projets que le Gouvernement rwandais, le secteur privé et les partenaires devront commencer a mettre en œuvre des la fin de l’atelier. Vu que toute activité nationale en matiere de technologie de l’information doit etre coordonnée au niveau le plus élevé, nous osons espérer que l’Atelier comptera parmi ses recommandations la mise en place d’un mécanisme de promotion et de coordination des TICs pour l’avenement de la Sociéte de l’information au Rwanda et la création d’une Agence de régulation des télécommunications dotée de moyens substantiels pour mener a bien ses missions.

Je vous souhaite un séminaire couronné de succès.

Merci.

Thank you.

Peter K.A. da Costa
Senior Communication Adviser
Economic Commission for Africa (ECA)
United Nations
P.O. Box 3001 (official mail)
Addis Ababa
Ethiopia
Tel: +251-1-51 58 26
Cell: +251-9-20 17 94
Fax: +251-1-51 03 65
E-Mail: dacosta@un.org
dacosta@igc.apc.org Web: http://www.un.org/depts/eca

 

<< Back to: 1998 Speeches