Excellence
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellence Mesdames et
Messieurs les Députés,
Mesdames, Messieurs les
Secrétaires Généraux des Ministères,
Mesdames, Messieurs les
membres du Corps Diplomatique,
Mesdames, Messieurs les
Représentants des Organisations internationales,
Mesdames, Messieurs les
Opérateurs économiques,
A tous les participants,
Mesdames et Messieurs,
Cest un grand plaisir pour
moi de madresser à vous, au nom du Sous-Secretaire General de lONU,
Secretaire Executif de la Commission Economique pour lAfrique (CEA), K.Y. Amoako,
aujourdhui à loccasion de cet atelier sur la mise en place d'une politique
nationale sur les technologies de l'information et de la communication organisé
conjointement par le Gouvernement du Rwanda, la CEA, l'USAID et lUNESCO avec le
soutien du Centre sous-régional de la CEA de Développement pour l'Afrique de l'Est, de
la Carnegie Corporation of New York et du bureau du PNUD au Rwanda. Cette rencontre
marquée par votre présence massive montre la détermination de votre pays à tirer
profit des capacités dInternet et des nouvelles technologies de linformation
et de la communication comme outil fondamental pour soutenir les activités de recherche
et développement en Afrique.
Aujourdhui - 1 an 1 mois
seulement avant le début du nouveau millénaire - 50 pays africains sont connectés sur
Internet. Bien que le nombre des utilisateurs reste toujours faible comparé aux autres
continents, nous devons reconnaitre que beaucoup de progrés ont été accomplis pendant
les 3 dernieres années. En effet, en 1995 pendant la Conférence africaine sur la
Télématique au service du Développement organisé a Addis Abeba par la CEA,
lUNESCO et le CRDI, on ne comptait que 6 pays africains disposant de la
connectivité totale Internet dont un seul en Afrique au Sud du Sahara. Comme le savent
deja beaucoup de participants a cet atelier, la mise en oeuvre des recommandations de la
Conférence africaine sur la Télématique au service du Développement a entrainé la
mise sur place dun Groupe de Haut Niveau sur les Technologies de lInformation
et des Communications (TIC) en Afrique, composé de 10 experts, qui apres une année de
réflexion a produit un cadre de référence, une stratégie connue et appreciée dans le
monde entier appelé: "Initiative Societe de lInformation en Afrique"
(AISI).
LAISI a été adopté en mai
1996 à Addis Abeba par la 22 ème réunion de la Conférence des Ministres africains
chargés du Développement économique et social et de la Planification. Dans sa mise en
oeuvre, lAISI a rasssemblé en un forum les "Partenaires pour le
développement des Technologies de lInformation et de la Communication en
Afrique" (PICTA) qui soccupe de la promotion, de la coordination et du
financement dactivités de projets et de programmes au bénéfice des pays africains
et composé de toutes les agences de lONU, les institutions internationales et les
bailleurs de fonds bilatéraux interessés dans la mise en oeuvre des TICs en Afrique.
Mesdames et Messieurs
Les principes de lInitiative
Société de lInformation en Afrique ont été cités dans plusieurs plans et
stratégies nationaux de développement de pays africains, et il est heureux de noter que
les principes de lAISI servent de cadre pour guider les activités des partenaires
internationaux et bilatéraux en Afrique. A cet effet, lAISI a été adoptée dans
plusieurs fora sous-régionaux et régionaux, y compris le Sommet de lOUA à Yaounde
(1996), la Conférence ISAD en Afrique du Sud (Mai 1996), la Conférence Régionale
Africaine de Développement des Télécommuncations tenue à Abidjan (Mai 1996), les
séminaires sous-régionaux du PNUD pour:
- lAfrique centrale (Libreville,
mars 1997)
- lAfrique de lOuest
(Abuja, avril 1997)
- lAfrique de lEst
(septembre 1997)
- lAfrique Australe et les Iles
de lOcean Indien (fevrier 1998)
Enfin, les objectifs et les
principes de lAISI ont été endossés par le Sommet du G7 de Denver en mai 1997.
Mesdames et Messieurs
Ce séminaire est un acte concret
de mise en oeuvre de lAISI et de collaboration entre les partenaires qui ont
décidé de travailler ensemble pour le développement des TICs en Afrique. A cet égard,
jai le plaisir de vous annoncer que le CSRD-AE de la CEA vient douvrir ses
portes a Kigali pour promouvoir et coordonner les activités de développement dans les 15
pays de la région de lAfrique de lEst et de lOcean indien. Ce centre et
le bureau du Résident coordonnateur des Nations Unies seront utilisées pour coordonner
les activités visant a faire du Rwanda un pays dExcellence et un centre de
resources dans le domaine des nouvelles technologies de linformation et de la
communication. A cet égard, nous saluons les efforts inlassables de son Excellence
Charles Ntakirutinka, Ministre des Transports et des Communications et de tout le
Gouvernement rwandais visant a faire entrer le pays dans la Société de
lInformation. Nous sommes confiants que tous le pays bénéficiera bientôt de la
téléphonie et de la connectivité Internet au-delà des capitales et des villes pour
tenir compte des besoins des communautés de base et des zones rurales. Nous sommes surs
que les différentes initiatives de développement dInternet comme lInitiative
Internet pour lAfrique du PNUD, le programme ACACIA du Centre de Recherche pour le
Developpement International (CRDI) du Canada, lInitiative Leland du Département
dEtat américain, le Programme Inforoute de lAgence de la Francophonie, le
projet de Télécentres ruraux intégrés de lUIT, le projet télé-enseignement de
lUNESCO, le programme lUniversité Virtuelle Africaine de la Banque Mondiale
et les autres initiatives permettront de généraliser laccès à linformation
et au savoir et lutilisation des nouvelles technologies avant lan 2010, date
que se sont fixés les Ministres africains chargés du developpement économique et de la
planification pour la mise en oeuvre totale de lAISI.
Mesdames et Messieurs
LAfrique ne doit pas etre
marginalisée par la révolution de linformation; le monde est entrain de changer
par le développement des TICs et linformation est devenue un autre facteur de
production comme le sont la terre, la main doeuvre et le capital. Par conséquent le
role de linformation dans le processus de développement ne pourrait etre minimisé,
et il devient primordial en matière dintégration économique tant il est vrai que
les décideurs ont besoin dune information pertinente et à jour leur permettant
dagir correctement. Par ailleurs, les hommes daffaires et les entrepreneurs
ont besoin de réseaux eléctroniques pour séchanger des informations soutenues à
moindre cout et pour vendre leurs produits par le biais de sites et de pages web sur
Internet. En effet, à cause de nombreuses contraintes (faiblesse du capital de nos
entreprises, grandes distances qui séparent les villes africaines, manque de fiabilité
du système postal, etc.) Internet constitue lalternative pour le développement du
commerce intra africain.
Dans le domaine de
léducation, Internet permettra de combler le manque denseignants en qualité
et en nombre et labsence de bibliothèques et centres de documentation.
Lenseignement par correspondance, le télé enseignement, les universités
virtuelles, lauto enseignement et la formation continue constitueront quelques unes
des principales applications dont devrait bénéficier le Rwanda pour compléter
lenseignement dispensé a luniversité de Butare, pour permettre aux adultes
de continuer leur formation et aussi pour permettre aux diplomés du secondaire de trouver
un autre moyen déducation que la formation traditionnelle universitaire.
Mesdames et Messieurs
LAfrique a les possibilités
detre un partenaire actif dans le développememt et lutilisation des TICs, et
je suis convaincu quavec la volonté politique de nos décideurs et la prise en
compte des intérets des populations, lAfrique pourra entrer dans la nouvelle
Société de linformation non pas en tant quobservateur mais en tant que
partenaire technique et économique de taille. Cest pourquoi nous comptons sur les
participants pour formuler des recommandations concretes de programmes et de projets que
le Gouvernement rwandais, le secteur privé et les partenaires devront commencer a mettre
en uvre des la fin de latelier. Vu que toute activité nationale en matiere de
technologie de linformation doit etre coordonnée au niveau le plus élevé, nous
osons espérer que lAtelier comptera parmi ses recommandations la mise en place
dun mécanisme de promotion et de coordination des TICs pour lavenement de la
Sociéte de linformation au Rwanda et la création dune Agence de régulation
des télécommunications dotée de moyens substantiels pour mener a bien ses missions.
Je vous souhaite un séminaire
couronné de succès.
Merci.