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Speeches and Writings for 1999

 

"Les Causes et Conséquences économiques des Guerres Civiles et Soulèvements en Afrique"

Discours prononce devant la Soixante-dixième Session Ordinaire du Conseil des ministres de l'Organisation de l'unité africaine

par
K. Y. Amoako
Sous- Secrétaire-General de l'ONU et Secrétaire Exécutif de la CEA
Alger, le 8 juillet 1999


Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil des Ministres de l'Organisation de l'unité africaine,
Monsieur le Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine,
Messieurs et Mesdames les Membres du corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais exprimer mes vifs remerciements à mon cher frère, le Dr Salim Ahmed Salim, qui a invité la Commission économique pour l'Afrique à participer à la soixante-dixième session ordinaire du Conseil des Ministres de l'Organisation de l'unité africaine et qui m'invite de nouveau à prendre la parole devant cette assemblée d'importance unique. Je voudrais aussi remercier le Gouvernement de la République algérienne démocratique et Populaire pour la magnifique hospitalité et les excellentes infrastructures mises à la disposition de la réunion.

Le moment de me présenter devant vous, Mesdames et Messieurs les Ministres, domine à intervalles réguliers mon calendrier personnel et je l'attends toujours avec plaisir.

Depuis quelques années,  j'ai insisté sur l'importance du redressement économique de l'Afrique, mais j'ai aussi averti que notre croissance devait être plus robuste. L'examen de l'an passé auquel a procédé la CEA confirme les conclusions tirées lors de ma dernière rencontre avec vous, à savoir que les pays africains ont continué de progresser sensiblement dans le sens de la libéralisation économique et politique. A son tour, cette évolution a soutenu le très encourageant bilan de croissance, surtout durant les quatre dernières années. Nous avons constaté que sur les 50 pays pour lesquels nous disposons de données, 32 ont marqué une certaine amélioration  en 1998, tandis que 17 seulement étaient en moins bonne position au début de 1999 qu'un an plus tôt.

Cependant, presque sans exception, dans la majorité des pays de la région, le taux de croissance a été inférieur à 7 % par an, taux nécessaire pour que l'Afrique atteigne l'objectif fixé de réduire la pauvreté de moitié d'ici 2015. Qui plus est, le bilan de croissance de l'Afrique diffère sensiblement selon ses sous-régions. La majorité des Africains vivent dans des pays dontla performance a été médiocre ou en baisse l'an dernier. Beaucoup de ces pays ont été touchés par la guerre civile ou des troubles internes.

Des cinq sous-régions, deux seulement, qui ne représentent qu'environ 25 % de la population du continent, ont enregistré un bilan de croissance encourageant. La croissance s'est ralentie dans les trois autres sous-régions, où résident non moins de 75 % de la population du continent.

Les données montrent clairement que les effets de la guerre et des troubles civils ont été un facteur clé de ces différences entre sous-régions sur le plan économique.

Cela, Monsieur le Président, me ramène au sujet dont nous avons traité voici deux ans quand, à Harare, je vous ai fait part de mes réflexions sur les rapports entre diplomatie et politique économique. En particulier, j'ai insisté pour que nous cherchions à établir des synergies entre la prévention et la gestion des conflits, d'une part, et la reconstruction, le redressement et le développement économiques, de l'autre.

Depuis lors, l'instabilité politique s'est aggravée en Afrique : 20 % de la population de l'Afrique sub-saharienne subissent aujourd'hui les atteintes de la guerre civile. Et, bien entendu, nous souffrons maintenant de conflits entre Etats. Il est évident que les conflits causent de plus en plus de dommage.

C'est sur cette toile de fond que je voudrais poursuivre le dialogue commencé avec vous à Harare, en examinant brièvement les causes de conflit, en particulier les liens entre conflit et pauvreté; les conséquences économiques de la guerre; et les impératifs d'une action globale et coordonnée pour la rénovation et la reconstruction d'après-conflit.

Il continue a avoir des divergences quant aux causes fondamentales des conflits qui ont entrave le développement national dans plusieurs pays africains. Nous devons examiner de très prêt ses causes -- ainsi que les facteurs déterminants de la paix. Plusieurs experts en science politique, anthropologues et autres ont examine les causes de tous nos conflits, et maintenant il serait bon que nous les économistes fassions de même, en utilisant nos propres éléments.

Au moins quatre hypothèses ont été avancées pour expliquer la cause des guerres civiles :

¨     La première est une haine ethnique et religieuse innée, qui est exploite par les dirigeants ambitieux ;

¨    La deuxième est une rancœur nationale ou la performance d'un gouvernement s'avère contre l'intérêt nationale ;

¨    La troisième est une rancœur du a la répartition inégale ou la performance d'un gouvernement est considérée comme discriminatoire contre un ou des groupes donnés dans la société ;

¨     La quatrième est l'emploi ou la rébellion est un choix motive par le désir de s'accaparer des ressources de l'état.

 Chacune de ses hypothèses a fait l'objet d'un examen économique rigoureux en utilisant quelques paramètres appropries pour étudier la cause des guerres. Les paramètres les plus appropriés étants socio-économiques, permettez-moi de vous énumérez brièvement certains de ces paramètres qui méritent votre attention :

Premièrement,  conflit est indissolublement lié à la pauvreté, en particulier au manque de capital humain, qui rend plus probable une guerre civile. Aux yeux de quiconque pourrait s'enrôler dans les forces rebelles, le coût d'opportunité d'une guerre civile est relativement faible dans les pays pauvres où les revenus sont bas. Etant pauvres, les jeunes hommes n'ont aucun intérêt à rester là où ils sont, ce qui les rend beaucoup plus disposés à rejoindre les armées rebelles. En d'autres termes, une rébellion devient une possibilité d'emploi viable là où le marché du travail ne fait pas place aux jeunes.

Deuxièmement, le conflit est lié à la présence de ressources naturelles. Un certain nombre de conflits sont nés et beaucoup d'autres sont devenus plus violents parce que les bénéfices de l'exploitation des ressources naturelles n'était pas partagée. Et, partout où des milices vivant de maraude s'emparent de territoires riches en ressources naturelles, ces ressources sont le plus souvent pillées, ce qui fournit les fonds voulus pour poursuivre le conflit.

Troisièmement, partout où il y a des gouvernements dysfonctionnels - qui se caractérisent par des  institutions économiques et politiques faibles et non démocratiques -, les conflits ont plus de chance d'éclater. On connaît de nombreux cas où l'incapacité du gouvernement de répondre aux doléances publiques a débouché sur un conflit. Un conflit civil a évidemment moins de chance de se déclarer en régime pleinement démocratique. Plus une société est démocratique, plus la frustration peut s'exprimer et plus il y a de moyens de trouver des solutions. Plus les gouvernements écoutent la population, moindre est le risque de guerre civile.

Quatrièmement, les sociétés polarisées risquent de se fragmenter. En dépit des propos de nombreux analystes selon lesquels l'Afrique ne pourra jamais être stable avec tant d'ethnies, il est clair que la diversité ethnique et religieuse est un facteur de stabilité. Le risque de guerre civile est plus élevé dans des sociétés polarisées (même si elles sont plus homogènes sur le plan ethnique) que dans des sociétés diversifiées. La diversité met les sociétés mieux à l'abri en limitant la probabilité de conflits ethniques, car il est plus coûteux et difficile de fomenter des troubles dans une société diversifiée. Si des conflits éclatent, ils sont généralement plus brefs dans une société diversifiée, car il est plus difficile aux rebelles de maintenir leur cohésion.

Monsieur le Président,

Nous savons quels résultats s'ensuivent quand la pauvreté est profonde, les dotations en ressources naturelles non gérées équitablement, les gouvernements non démocratiques et les sociétés polarisées.  Des conflits prennent naissance et les coûts en sont terribles.

C'est incontestablement la guerre qui anéantit le développement économique sur notre continent. Comme nous l'avons vu de manière si tragique au Rwanda, au Liberia et en Sierra Leone, la guerre civile ne se borne pas à ruiner la vie des civils : elle porte atteinte à l'environnement ; elle désorganise totalement les services sociaux, éducatifs et sanitaires ; elle traumatise des générations de jeunes ; et elle force la population à abandonner ses foyers et les terres de culture, perdant des groupes familiaux jadis stables dans un océan de réfugiés.

En fait, il y a maintenant de surabondantes preuves concrètes que le conflit armé :

¨     détruit le capital, laissant dans son sillage une infrastructure en ruine;

¨     diminue l'épargne même là où le niveau d'épargne est le plus modeste, car il influe négativement sur les systèmes économiques · détourne les fonds privés d'investir dans le pays même et détermine une fuite massive du capital - qui, notons-le en passant est plus considérable en Afrique que dans toute autre région du monde ;

¨     détourne de son cours naturel l'aide étrangère, qui est de plus en plus consacrée aux interventions d'urgence ;

¨     et, avant toute chose, conduit les gouvernements à affecter une part accrue de leur budget aux dépenses militaires, cela au détriment des services économiques. Dans l'un des pires cas, un conflit en cours absorbe selon les évaluations 50 % du PIB national ;

Je sais aussi que selon une autre théorie les guerres peuvent rapporter un riche butin, que ce soit sous forme d'or, de diamant ou de pétrole. Mais je voudrais rappeler que presque tous les économistes parviennent à une conclusion différente quand il s'agit de mesurer le coût pour les populations concernées face aux bénéfices de semblables pillages. De toute manière, le bénéfice matériel des guerres est généralement détourné de manière illégale, de sorte qu'il faut y voir une perte pour le public.  Une perte sur toute la ligne, et aucun bénéfice.

Monsieur le Président,

Quand nous suivions des cours d'économie, nos professeurs nous parlaient du choix entre ''les canons et le beurre''. Et bien, nous affrontons ce choix tous les jours à travers notre continent. Et, le plus souvent, ce sont les canons destinés aux conflits civils ou internationaux qui l'emportent.

Ces réflexions sur les causes et les effets économiques des luttes civiles et des opérations militaires doivent nous conduire à considérer dans une optique plus large les liens réciproques entre développement et paix. C'est armé de ces données nouvelles que je voudrais revenir sur les recommandations que je vous ai présentées voici deux ans.

J'avais alors souligné que la lutte contre la pauvreté était une bataille pour la paix, et recommandé ce qui suit :

¨     les donateurs et les gestionnaires des ressources nationales doivent investir davantage dans le processus de paix ;

¨    les activités de renforcement de la paix et de prévention des conflits doivent être sous-tendues par un développement plus équitable ;

¨    la coopération entre les trois principales organisations régionales de l'Afrique doit être renforcée pour promouvoir le redressement économique au niveau national ;

¨     il faut reconnaître l'importance du processus d'Abuja pour en fonder su le plan politique la recherche de la paix, de même que pour la croissance et le développement ;

¨     il faut rendre vigueur à l'Organisation des Nations Unies pour qu'elle joue un rôle encore plus efficace dans l'édification de la paix en Afrique.

Etant donné les nouvelles données dont nous disposons quant aux facteurs qui augmentent les chances de conflit et à ceux qui renforcent les chances de la paix, sans oublier l'histoire du continent en 1998, j'ai la certitude que vous conviendrez avec moi que ces recommandations s'imposent encore plus maintenant que ce n'était le cas à Harare, voici deux ans.

Monsieur le Président,

La conclusion centrale de notre plus récente étude économique du continent nous informe que, avec exceptions, et malgrè de récents résultants positifs, la plupart des pays africains n'ont pas encore atteint les conditions de croissance continue nécessaires pour arriver au but d'éliminer la pauvreté de moitié en 2015. Aussi, nous savons que la croissance seule ne suffira pas.

La croissance doit être accompagnée de politiques d'attaque à la pauvreté et de promotion de l'éducation, de la santé, et sociale ou du "safety net". Ceci demande un juste équilibre entre les mesures d'ajustement et de stabilisation à court terme d'une part, et des considérations à long terme d'autre part, telles que le renforcement des capacités, la réforme des institutions, le développement des ressources humaines, et le bon cheminement du volet environnement. Voilà les sujets développés dans  notre plus récent rapport économique sur l'Afrique, sur lequel je porte votre attention.

Le succès de l'amélioration de l'indice de la pauvreté et de la croissance économique dépend d'une série de défis à court terme. Il nous faut mettre fin aux conflits présents, en éviter d'ultérieurs, construire une paix durable et reconstruire les pays qui en ont souffert.

La communauté internationale n'a pas été particulièrement bien préparée à ces tâches et, franchement, ici en Afrique, nous non plus. La communauté internationale a été prise par surprise par des conflits.  Les organizations portant l'aide humanitaire telles que le HCR, le Comité international de la Croix Rouge et le Programme Alimentaire Mondial ont dû ajouter au travail prescrit par leur mandat la construction de routes et de systèmes de ravitaillement en eau. Ceci résulte en un double-emploi au-delà  des services de base et de maintien de la paix dans des situations de conflit et de post-conflit.

Les banques de développement et autres bailleurs de fonds à long terme se sont vus frustrés car ils dépendent souvent du  rétablissement des services de base avec une relance du système financier avant que leur travail puisse commencer. De plus, une interruption dans les paiements des dettes pose des  problèmes de candidature aux bailleurs de fonds.

Tout ceci demande une coordination étroite ainsi qu'une application novatrice des pratiques et des mandats traditionnels. De l'agonie de l'expérience et de la perspective que de nombreux pays sortiront bientôt de conditions précaires d'urgence s'élève un consensus sur la façon de mieux gérer la transition de crise au développement. Trois principes fondamentaux sont maintenant bien compris:

Premièrement: le continuum depuis le pré-conflit, avec un développement  normal, le conflit, nécessitant de l'aide humanitaire, et le post-conflit, où  la reconstruction physique et institutionnelle a lieu dans la transition d'une économie de guerre à une économie en développement. Tout ceci comporte des dimensions économiques, sociales et politiques.

Deuxièmement: bien que, en théorie séparées, ces trois phases se superposent, exigeant de nous une coordination bien  meilleure. Ceci est crucial et souligne l'importance d'une approche d'ensemble à l'aide aux pays qui sortent de conflits. Ces tâches sont clairement si multidimensionnelles, multidisciplinaires et reliées qu'elles dépassent les capabilités d'une seule organisation.

Troisièmement: étant donné que la plupart des conflits dépassent les frontières existantes malgrè le fait qu'ils aient semblé avoir commencé comme des conflits internes, tout effort d'assistance aux pays concernés doit tenir compte des facteurs régionaux et sous-régionaux et cette dimension du problème. A présent, la plupart des organisations vouées à porter aide ne disposent que de mécanismes fonctionnant dans les systèmes légaux et operationnels nationnaux.

Ces problèmes ont été étudiés et l'expérience s'y rapportant a été réunie afin de concevoir un cadre approprié à l'aide de plusieurs institutions aux pays et régions en conflit ou à l'issue d'un conflit. On peut en trouver un écho dans le rapport présenté en avril 1998 par le Secrétaire général de l'ONU sur ''Causes des conflits et promotion d'une paix et d'un développement durable en Afrique'' et dans les directives publiées ultérieurement afin de donner à ce cadre des contours concrets.

Dans cette stratégie, et compte tenu des dimensions sous-régionales et régionales dont j'ai fait état plus haut, les organisations régionales ont été explicitement invitées à jouer un rôle directeur dans la coopération entre Etats et dans l'acheminement du soutien de la communauté internationale. Cela est en harmonie avec la position que mes chers collègues Salim Ahmed Salim et Omar Kabbaj, ainsi que moi-même, avons pris à notre consultation annuelle de 1998, tenue à Abidjan en février.

Vu le consensus qui se forme quant au rôle important des institutions régionales dans ce domaine, le problème est aujourd'hui de voir quels sont pour nous les meilleurs moyens d'aider les pays africains sortant d'un conflit à trouver le chemin d'une paix durable et soutenue. Un bon point de départ consiste à s'inspirer des travaux et de l'expérience de nos communautés économiques régionales dans ce domaine.

Durant les quelques dernières années, nous avons vu que nos pays et groupements sous-régionaux étaient plus disposés à consacrer des ressources humaines et matérielles à éteindre les incendies survenues dans les zones relevant de leur contrôle afin de servir la paix et le développement économique. Les dirigeants africains se montrent de plus en plus sensibles aux dimensions sous-régionales et régionales du conflit et comprennent que ce dont souffrent aujourd'hui nos voisins peut causer notre perte demain.

L'expérience de ces groupements montre aussi clairement qu'il importe d'amplifier et de coordonner les activités diplomatiques. C'est dans ce contexte, Monsieur le Président, que l'OUA doit être soutenue et consolidée afin de mieux affirmer son rôle irremplaçable dans les efforts pour la paix déployés sur notre continent.

Permettez-moi d'en venir maintenant au rôle que la CEA peut jouer et entend jouer dans ce domaine. Compte tenu de notre mandat régional et de nos avantages relatifs, les objectifs globaux des activités de la CEA dans ce domaine sont d'aider les pays qui sortent de situations de conflit à entreprendre leur redressement et reconstruction économique, aussi bien que l'intégration sociale.

Dans cette perspective, Monsieur le Président, nous envisageons de mener des activités centrées sur les préoccupations suivantes:

¨    aider les pays à rénover et renforcer leurs capacités et leurs institutions nationales de prise de décisions économiques et de gestion économique, y compris le recyclage de nouvelles équipes de dirigeants concernant les principes essentiels de la gouvernance et les relations avec les institutions financières internationales;

¨    faciliter la mise en commun d'expériences dans la consolidation de la paix à l'issue de conflits, l'accent étant mis en particulier sur le redressement, la reconstruction et le développement économiques;

¨     identifier les experts dans chaque pays et à travers l'ensemble du continent, de même que dans le monde entier, qui pourraient participer aux activités de consolidation de la paix  et de développement à l'issue de conflits dans un pays ou une sous-région;

¨     tenir compte des dimensions régionales et sous-régionales du redressement, de la reconstruction et du développement d'après-conflit - activités qui offriront aussi un point d'accès à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, dont les programmes sont généralement centrés sur un seul pays, pour leur permettre de contribuer aux programmes sous-régionaux de

¨    redressement et de reconstruction.

La CEA organise à l'automne un atelier préparatoire. Cet atelier réunira diverses parties intéressées, à savoir des représentants de gouvernements, d'institutions des Nations Unies, d'organisations bilatérales et multilatérales et de la société civile. Le but de cet atelier est de dégager un consensus, développer une stratégie, et de prendre des mesures relatives à un programme de redressement économique et d'intégration sociale d'après-conflit, en face des perspectives de paix qui se font jour sur le

continent. Nous sommes extrêmement encouragés par le résultat des consultations approfondies que nous avons eues jusqu'ici à cet égard.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil des Ministres de l'Organisation de l'unité africaine,

Monsieur le Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine,

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique,

Mesdames et Messieurs,

Le monde a désormais compris que le rétablissement de la paix en Afrique doit être mené à bien par les dirigeants et les institutions de l'Afrique. Je crois que nous sommes à la veille de comprendre que le redressement et la reconstruction économiques de l'Afrique doivent être définis et conduits en Afrique même. C'est là un point clef à l'heure où nous prenons l'avenir en mains.

C'est avec ces importantes questions en tête que je me suis présenté devant vous aujourd'hui : je vous suis reconnaissant de l'honneur de vous parler, je vous souhaite un complet succès dans vos délibérations et j'espère que nous-mêmes, économistes et spécialistes du développement, pouvons vous aider à faire ce qui est à la fois nécessaire et suffisant pour l'Afrique pacifique et progressiste à laquelle nous consacrons tous notre vie.

Je vous remercie.

 

Thank you.

Peter K.A. da Costa
Senior Communication Adviser
Economic Commission for Africa (ECA)
United Nations
P.O. Box 3001 (official mail)
Addis Ababa
Ethiopia
Tel: +251-1-51 58 26
Cell: +251-9-20 17 94
Fax: +251-1-51 03 65
E-Mail: dacosta@igc.apc.org dacosta@un.orgWeb: http://www.un.org/depts/eca

 

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