INTERCONNEXION AU RESEAU MONDIAL
PRINCIPAUX PROBLEMES A RESOUDRE PAR LES DECIDEURS
Résumé analytique
Le présent document pose les problèmes fondamentaux que doivent résoudre les bailleurs de fonds concernant les projets de connexion par câble et par satellite à vocation mondiale, et y apporte des réponses.
Quelles sont les décisions à prendre concernant les systèmes de connexion par câble et par satellite en Afrique ?
Les promoteurs de systèmes de connexion par câble et par satellite demandent avant tout de droits dexploitation et autres autorisations de réglementation et de contrôle. Certains, comme les promoteurs de systèmes de communication personnelle mobile mondiale par satellites (GMPCS), souhaitent un nouveau système de droits dexploitation probablement différent des systèmes en vigueur. Dautres promoteurs cherchent des investisseurs, mais voudraient que les décisions en matière dinvestissement soient prises par des opérateurs et autres acteurs en tenant compte de la commercialisation.
Quelles effets positifs peut-on prévoir sur le développement ?
Les nouvelles infrastructures de télécommunications facilitent considérablement laccès à toutes les gammes dinformations, réduisent les coûts des prestations de communications internationales en permettant une couverture mondiale et en facilitant davantage l accès aux réseaux nationaux existants. Cependant, lexploitation de ces effets positifs nécessite une révision des mesures restrictives sur laccès aux prestations de communications internationales, la réduction des prix des ces prestations et lamélioration des normes dexploitation des réseaux nationaux.
Quels sont les projets susceptibles de réussir ?
Il est prématuré pour les experts de se prononcer et peu raisonnable pour les gouvernants de dadhérer à des projets particuliers. Le nombre et la diversité des projets proposés compliquent leur évaluation et en font une tâche plutôt dévolue aux investisseurs et aux opérateurs. Les organes de régulation devraient prévoir des règles adéquates et faire en sorte que les procédures dobtention des droits dexploitation ne soient pas trop longues.
Quels pays pourraient servir de centres de transit régionaux ?
Les plus gros marchés dAfrique comme lEgypte, le Nigeria et lAfrique du Sud pourraient servir de base pour les prestataires de services régionaux par satellite. Les centres de transit régionaux augmenteront parce que les volumes de trafic prévisionnels sur les GMPCS sont trop faibles pour que la présence dun prestataire de services par pays soit rentable.
Les systèmes de GMPCS seront-ils autorisés à transiter par les réseaux régionaux ?
Le recours aux prestataires de services régionaux implique aussi que les communications internationales par satellite transitent par le réseau publique des pays qui ne disposent pas de station terrienne GMPCS. La mesure visant l interdiction de transit pour les GMPCS nest pas pratique puisque les systèmes ne peuvent pas établir avec précision le lieu lorigine chaque appel. De plus, cela nest pas nécessaire parce que les services GMPCS sont fournis à un coût préférentiel et ne sont pas de ce fait en concurrence avec les opérateurs nationaux.
Quel rôle la coopération régionale peut-elle jouer dans la politique en matière de télécommunications ?
La coopération régionale est nécessaire pour une exploitation optimale des projets de connexion par câble et par satellite. Néanmoins, une telle coopération est généralement possible entre les opérateurs et les autres entreprises commerciales. La mise en place dun cadre politique pour la coopération régionale nest pas indispensable linstallation des nouvelles infrastructures de communications internationales. Les organes de régulation nationaux peuvent prévoir un ensemble de règles appropriées qui régiront laccès et lutilisation de ces infrastructures dans chaque pays, et coordonner leurs activités en vue d une approche cohérente à léchelle du continent africain.
Les nouveaux projets de connexion par câble et par satellite peuvent-ils réaliser le système le service universel ?
La notion de couverture mondiale est différente de celle de service universel. Les usagers potentiels doivent également avoir les moyens de se procurer les services proposés. Les appels effectués sur les réseaux GMPCS seront payés à un prix préférentiel par rapport aux services cellulaires terrestres qui sont eux-mêmes généralement considérés par les organes de régulation comme des services préférentiels. La capacité disponible sur les réseaux de connexion par satellite sera probablement mise à la disposition des opérateurs de services fixes afin quils puissent couvrir aussi les zones reculées, mais cela pose aussi le problème de fixation de prix. Les organes de régulation doivent voir si les retombées de ces prestations valent le coût des subventions qui seront probablement nécessaires.
Les prix des appels internationaux baisseront-ils plus vite ?
La forte augmentation de la capacité de transmission prévue implique que les coûts de connexion au réseau international baisseront davantage. Mais ces coûts sont déjà nettement inférieurs aux prix des appels internationaux dans la plupart des pays africains. La baisse des prix passe par une révision de la politique doctroi de subvention et par la concurrence sur les marchés internationaux.
Dans quelle mesure les nouveaux réseaux mondiaux affecteront-ils la libéralisation des marchés nationaux ?
Pour assurer le bon fonctionnement des services GMPCS, les organes de régulation pourraient redéfinir le champ daction des monopoles internationaux et nationaux existants. Mais le fait dautoriser les nouveaux projets de connexion par câble et par satellite nencouragera pas directement la libéralisation. Du fait que la plupart des prestataires de ces nouvelles infrastructures de télécommunications préfèrent traiter avec les chefs de files des marchés et non les concurrencer, leur arrivée sur le marché peut effectivement renforcer les monopoles existants. Les organes de régulation devront définir les règles permettant laccès non discriminatoire aux infrastructures de transmission internationale.
Quel montant les gouvernements percevront-ils pour les droits dexploitation des nouvelles infrastructures ?
Les promoteurs des nouveaux projets de connexion par câble et par satellite ne percevront pas des montants élevés pour les droits dexploitation. Par exemple, les réseaux GMPCS sattendent à couvrir une faible part de marché dans chaque pays où ils opéreront ; par ailleurs, ils utiliseront des fréquences radio réservées pour leur usage et comportant peu doptions dutilisation. Les organes de régulation devront fixer des conditions doctroi de droits dexploitation permettant doptimiser les incidences positives de ces projets sur le développement.
INTERCONNEXION DE LAFRIQUE AU RESEAU MONDIAL
PRINCIPAUX PROBLEMES A RESOUDRE PAR LES DECIDEURS
Les nouveaux projets dinterconnexion par câble et par satellite à vocation mondiale ouvrent de nouvelles perspectives pour la restructuration du secteur des télécommunications. Pour mesurer leur contribution potentielle à lévolution de ce secteur ainsi que leurs incidences sur le développement national, les gouvernants, les organes de régulation et les opérateurs devront sans doute revoir les politiques suivies ainsi quun certain nombre de questions stratégiques. Le présent document résume les problèmes fondamentaux que posent ces projets.
Les projets dinterconnexion par câble et par satellite décrits dans le document de synthèse visent une expansion considérable des infrastructures de télécommunications. Un grand nombre dentre eux visent seulement à renforcer la capacité de transmission des télécommunications internationales - la plupart des projets dinterconnexion par câble et certains projets dinterconnexion par satellite se situent dans cette catégorie. Les autres projets proposent des services nouveaux ou des services existants à une plus grande échelle et à des niveaux de qualité supérieure. En outre, plusieurs projets dinterconnexion par satellite préfigurent le système de communication universelle idéal, évidemment au prix coûtant.
En ce qui concerne ces projets dinfrastructures, les décideurs doivent prendre trois types de décisions :
Du fait quils sont chargés de la régulation des activités de télécommunications, les gouvernements peuvent apprécier les avantages relatifs de ces projets. Le principal critère dévaluation des projets est leur contribution potentielle au développement économique. Pour la plupart des projets, les décideurs sintéressent moins à la participation en tant quinvestisseur, sauf dans les cas de monopole dEtat pour la fourniture de services de télécommunication publics.
La mise en uvre des nouveaux projets dinterconnexion par câble et par satellite pourrait accélérer les changements déjà en cours dans le secteur des télécommunications ou leur donner une nouvelle orientation. Il sagit notamment des changements de tarif, des prestations de services par des privés, de diverses formes de coopération régionale et de nouveaux systèmes dexploitation des services de télécommunications internationales. Comme indiqué, il faudrait peut-être une révision des politiques existantes pour pouvoir exploiter au mieux les avantages des nouveaux projets, mais cette révision nest pas une condition nécessaire pour garantir ces avantages.
3. QUELS AVANTAGES PEUT-ON PREVOIR POUR LE DEVELOPPEMENT ?
Les projets dinterconnexion par câble et par satellite qui seront examinés durant cette conférence apporteront une contribution majeure au développement des réseaux de télécommunications publics desservant les pays africains. Trois principaux types d avantages sont prévus :
1. Laccès à linformation
La disponibilité et la qualité de laccès aux services de communications internationales prennent une importance croissante pour le développement, compte tenu du rôle essentiel que joue le traitement de linformation dans lactivité économique. Le principal avantage est la réduction du temps nécessaire pour obtenir une information ou recevoir un service. Par exemple, en utilisant la capacité de traitement du réseau mondial Web, une information peut être obtenue en quelques minutes alors quil fallait des semaines auparavant. Les effets immédiats sont la réduction du coût de laccès à linformation et laugmentation de la productivité de tous les secteurs qui utilisent ces nouvelles technologies. Les effets positifs de laccès élargi à linformation sont si nombreux dans léconomie et dans la société quon ne peut les mesurer.
A plus long terme, laccès élargi à linformation ouvre la voie à dautres progrès. A lheure où le rythme de linnovation saccélère tant en informatique quen télécommunications, il serait peu raisonnable de prétendre que lon connaît toutes les possibilités quoffrent ces nouvelles technologies. A présent, la plupart des usagers accèdent à Internet par le réseau de téléphone public. A lavenir, cela pourrait être une solution de remplacement efficace. Aujourdhui, le télétravail est une option à la portée dune minorité mais à lavenir, il sera possible partout en Afrique. Quelle que soit lévolution future des services de télécommunications, il est certain que laccès à des infrastructures de communications internationales très développées sera un facteur déterminant.
Les projets dinstallation dinfrastructures permettront daméliorer laccès à linformation et aux services mis à la disposition des usagers des pays africains. Le principale moyen damélioration est le recours à la technologie de communications numérique. Cette technologie facilitera le traitement de tous les gammes dinformations et améliorera la qualité de la transmission dans la mesure où la distance ne constitue plus un obstacle pour la communication. La plupart des projets permettront aussi dobtenir des capacités de transmission nettement supérieure à celles réalisées jusquici. Cette capacité de transmission supérieure est souvent appelée transmission à « haut débit » ou à « large bande » ; quel que soit le terme utilisé, la possibilité dutiliser ce type de capacité entre les usagers est une condition préalable à la fourniture de bon nombre prestations spécialisées.
Toutefois, la préservation des effets positifs de laccès au réseau mondial nécessitera une réforme des politiques nationales. Jusquà présent, laccès au réseau mondial avait été limité à cause des prix élevés, de la capacité réduite, ou des deux à la fois. La qualité et la fiabilité du système de transmission des réseaux nationaux sont souvent trop insuffisantes pour permettre le bon fonctionnement des systèmes de transmission de données, ce qui a découragé les prestataires de services spécialisés daccès à linformation..
Pour résoudre ces différents problèmes, les dirigeants africains devront relever un certain nombre de défis. Les options possibles sont, entre autres, les suivantes :
2. Lamélioration de laccès aux réseaux nationaux
Bien quils soient principalement destinés à améliorer laccès aux services internationaux, certains services par satellite sont considérés comme ayant des effets positifs considérables sur le développement, car ils élargissent laccès aux régions isolées, compte tenu de la conception même de leur réseau. La couverture mondiale par satellites de type (LEO) à orbite basse implique que cette infrastructure sera positionnée dans le ciel partout en Afrique. Bien quils soient aériens, les satellites LEO ne peuvent couvrir que les régions survolées. Ainsi, pour la première fois, laccès au réseau mondial de télécommunications sera une réalité. Le problème principal est ensuite économique- sera-t-il pratique pour les usagers des pays africains dutiliser cette capacité pour traiter le flux de communications à destination, en provenance, et au sein des régions éloignées ?
Les systèmes GMPCS par satellite LEO visent un service très préférentiel, cest-à-dire à plus large couverture que les services mobiles cellulaires existants dont le coût est déjà préférentiel. Evidemment, les prix indicatifs de ces services sont élevés. Certains usagers, tels que les services durgence et les voyageurs internationaux seront prêts à payer ce coût préférentiel. Cependant, la plupart des usagers potentiels ne sont pas prêts à payer autant pour un téléphone ordinaire. Les plans dexploitation dIridium et de Globalstar supposent des revenus relativement élevés générés à partir dune modeste part de lensemble du marché de services mobiles. Toutefois, en cas de faible utilisation du système mobile, la capacité disponible peut servir pour des services fixes, par exemple, des cabines téléphoniques situées dans des régions éloignées qui ne sont pas connectées par des lignes au réseau national.
Au départ, le prix de ces applications fixes sera également très préférentiel, et de ce fait, on ne pourra peut-être pas recouvrer les coûts des services fournis par satellite dans les zones rurales. Bien quils soient plus coûteux que les services fixes existants, les services fournis par satellites de type LEO constitueront la solution la moins coûteuse dans certaines régions. En conséquence, pour les décideurs, la question est de savoir si lavantage obtenu en utilisant des satellites de type LEO pour assurer laccès au réseau mondial vaut le coût, et quel montant payer.
Dans la plupart des pays africains, les arrangements de régulation à léchelon national ne sont pas encore suffisamment au point pour quon puisse aborder ces questions dune manière systématique. On ne sait pas quel montant de subvention octroyer pour les services fournis actuellement dans les zones rurales et les régions isolées. Habituellement, les obligations de services ne sont pas suffisamment précisées pour quon puisse évaluer leurs coûts et il n y a pas de ressources spécifiquement affectées à la promotion des services de télécommunications à vocation mondiale. Bien quils ne constituent pas une menace pour lopérateur national, les prestataires de services indépendants sont rarement admis dans les zones rurales.
Pour améliorer laccès au réseaux nationaux grâce au potentiel de ces nouvelles technologies, il faudrait dabord résoudre tous ces problèmes.. En résumé, les options de régulation possibles sont les suivantes suivantes :
3. La baisse des prix des communications internationales
Les prix des communications internationales baissent rapidement, mais les prestataires de services africains ont été réticents à suivre cette tendance. Les coûts élevés traditionnellement appliqués aux appels et aux circuits internationaux ont été justifiés par le fait quils génèrent des profits qui peuvent être exploités judicieusement par lopérateur national ou le gouvernement pour élargir le service national. Mais au fur et à mesure que laccès à linformation prend de limportance, la pratique des prix élevés freine le développement économique. La baisse des coûts de transmission des communications internationales permettra de réduire les prix et de stimuler la demande, tout en préservant la rentabilité des services internationaux. Plusieurs questions connexes sont à résoudre et sont examinées plus en détail dans les sections 8, 9, et 10 ci-dessous.
4. QUELS SONT LES PROJETS SUSCEPTIBLES DE REUSSIR ?
Les avantages pour le développement ne seront garantis que si les projets sont réalisés et sont rentables. Naturellement, les opérateurs africains cherchent aussi à connaître les projets qui intéresseront les meilleurs partenaires. Tout les projets de connexion par câble et par satellite ne sont pas appelés à réussir et plusieurs dentre eux ne verront peut-être pas le jour.
En principe, les décideurs ne devraient pas chercher à identifier les projets susceptibles de réussir ou adhérer à des projets particuliers qui leur permettrait de réussir. Car, les plans dexploitation envisagés par les promoteurs seront soumis à une enquête détaillée par les banques et autres investisseurs, dont l avis collectif permettra de sélectionner les projets faisables. Evidemment, leur avis peut savérer incorrect.
La première tâche qui incombe aux décideurs consiste à créer un environnement propice à la mise en oeuvre de projets fiables, bénéficiant de ressources suffisantes, et dont les activités ne sont pas entravées par des restrictions superflues qui les empêchent de faire face à la demande. Contrairement aux investisseurs qui sintéressent à des domaines dactivité stratégiques, les promoteurs des projets dinterconnexion au réseau mondial par câble et par satellite ne recherchent ni ne prévoient de position exclusive sur le marché national.
Les projets dont la mise en uvre requiert la coopération régionale peuvent impliquer les gouvernements ou les organes de régulation lorsquil faut émettre un avis commercial. Le document de synthèse a identifié un problème particulier à certains projets dinterconnexion par câble en Afrique : la réalisation du niveau de trafic nécessaire pour que ces projets soient rentables nécessiterait lengagement coordonné des opérateurs de plusieurs pays, sur une proportion importante de leur trafic international. Pour que les opérateurs soient disposés à prendre un tel engagement sur une période de quelques années, il faudrait disposer dun environnement politique stable. Tant les opérateurs privés que publics devront demander au moins lautorisation implicite de leurs organes de régulation. En matière dinterconnexion par satellite, RASCOM soulève un problème analogue où lon se pose la question de savoir si la coopération régionale est indispensable pour réaliser certains objectifs commerciaux qui semblent comporter aussi des avantages considérables pour le développement.
Du fait que les mêmes engagements ne peuvent pas être pris simultanément pour plusieurs de ces projets régionaux , les décideurs devront évaluer les perspectives daffaires et mesurer aussi les incidences politiques. Pour lessentiel, lavis commercial requis tiendra compte des questions suivantes :
Lobjectif du présent document nest pas de répondre à ces questions, mais il convient de noter que rien que par le nombre des projets proposés, il est peu probable que linterconnexion de lAfrique au réseau mondial dépende de la coopération régionale.
Le système dinterconnexion de ces projets dinfrastructure aux réseaux publics existants pose un important problème pratique. Dans cette section, les principaux problèmes spécifiques aux projets dinterconnexion par câble et par satellite sont examinés.
5.1 Passerelle internationale
Dans la plupart des pays africains, le monopole de lopérateur national comprend la fourniture dun système dinterconnexion internationale (souvent appelé centre international). Le contrôle des passerelles internationales permet de maintenir les prix élevés de services internationaux. En principe, tous les projets dinfrastructures internationales pourraient transiter par les passerelles de lopérateur national et être connectés aux réseaux publics locaux ou directement aux clients. Pour les raisons citées ci-dessous, en général, les projets dinterconnexion par câble et de services GMPCS ne comporteront pas de système de passerelle au détriment des opérateurs locaux .
Par contre, les systèmes dinterconnexion par satellite fixe le feront sur autorisation. Actuellement, lutilisation dinfrastructure de liaison par satellite pour la fourniture de système de téléphone de base est régi par des traités, dont le plus important est celui d INTELSAT (voir document de synthèse pour de plus amples informations). Ainsi, il ny a pas de système privé dinterconnexion par satellites fixes offrant des services de téléphone public, et aucun des projets examinés dans le document de synthèse nest autorisé à le faire. Les systèmes dinterconnexion par satellite fixes procurent des services spécialisés (mobile, diffusion) ou linfrastructure requise pour des réseaux privés (souvent appelés réseaux VSAT ). Généralement, ces réseaux privés sont limités en ce qui concerne le système dinterconnexion aux réseaux publics dans chaque pays afin déviter le recours au système de passerelle internationale.
Il est fort probable que les dispositions du traité interdisant aux systèmes par satellite satellites privés de fournir des services de téléphone de base seront abolies dès que les prix des services internationaux auront suffisamment chuté pour être jugés adaptés aux coûts. Leur objectif essentiel a été dassurer qu INTELSAT et les autres organisations signataires du traité puissent réaliser des économies déchelle. Ces mesures restrictives empêchent que les profits élevés des services internationaux soient utilisés par des concurrents qui utilisent des technologies plus coûteuses. Dès que les prix des services internationaux seront adaptés aux coûts, les restrictions sur laccès à la transmission des communications internationales par satellite (et sur linterconnexion de réseaux privés) ne sera plus nécessaire.
Plusieurs pays, dont quelques pays en développement, ont déjà libéralisé la fourniture de passerelles internationales, tout en continuant dappliquer les restrictions sur le satellite de transmission mentionné ci-dessus. Dans les pays dotés de réseaux très développés, cela a beaucoup contribué à la baisse des prix des services internationaux. Dans les pays en développement, lobjectif politique est généralement différent. Le droit dexploiter un centre international est en principe assorti de lobligation de construire linfrastructure nationale. Ce système de subvention croisée, ne favorise pas la baisse rapide du tarif des communications internationales .
5.2 Services de satellites mobiles
Les opérateurs de services GMPCS utiliseront un satellite pour connecter lusager à leur réseau. Dans certains systèmes de satellites mobiles, tout le système de commutation et de transmission sera exploité par des moyens conventionnels (pouvant comprendre le satellite). Pour dautres, les satellites pourront faire commuter le trafic dun système à lautre, cest-à-dire que les satellites de type GMPCS serviront pour des fonctions de réseau aussi bien que pour la connexion des usagers. Etant donné que le téléphone mobile public est un service spécialisé, lutilisation des satellites à cette fin ne constitue pas un non-respect des dispositions des traités.
Les services de satellite mobiles seront fournis pour des réseaux gérés à léchelle régionale. Bien que chaque projet de services GMPCS ait ses propres arrangements pour laccès, en principe un seul prestataire de services contrôlera les satellites aériens et assurera la connexion des appels à destination des réseaux publics existants de plusieurs pays. Il est probable que les prestataires de services régionaux se trouvent dans les plus vastes marchés nationaux comme lEgypte, le Nigeria, et lAfrique du Sud.
Le recours aux prestataires de services implique également que les appels internationaux peuvent se faire par satellite en transitant par le réseau public. Les prestataires de services des pays sans services GMPCS devront-ils tolérer le transit, si les réseaux mobiles cellulaires existants du pays doivent utiliser le centre de transit de lopérateur national ? Le problème est quil est simplement peu pratique dexiger que les appels internationaux effectués par un usager de services GMPCS dun tel pays soient acheminés par le centre de lopérateur international. Le système dinterconnexion par satellite ne peut pas localiser avec précision lutilisateur et de ce fait, il ne peut pas préciser quels appels proviennent dun pays donné.
Par ailleurs, il nest pas pratique davoir un prestataire de services dans chaque pays les volumes de trafic escomptés sur les services GMPCS sont trop faibles pour être rentables.
Une option devrait consister à établir une licence de services GMPCS qui tient compte de la perte potentielle de profit pour lopérateur public parce certains appels transitent par lui. Toutefois, dans lensemble, les activités des opérateurs de services GMPCS contribueront à une modeste augmentation des activités internationales et des profits des opérateurs existants. En conséquence, largument selon lequel lopérateur public doit recevoir une compensation nest pas consistent. Dans tous les cas, il serait très difficile de déterminer davance le montant de compensation due (voir section 12 pour un examen plus poussé des frais de licence).
5.3 Les projets dinterconnexion par câbles
Linterconnexion au câble sous-marin se fait à un point datterrissage où le câble est connecté au réseau de lopérateur national. Les câbles sous-marins intercontinentaux ont généralement un seul point datterrissage par pays et un nombre limité de plates-formes au total. Les autres pays de la région, à la fois sur la côte et sur terre, doivent être connectés à cette plate-forme afin davoir accès aux services transportés par ce câble. Les opérateurs des pays voisins doivent en conséquence prendre une décision commune pour savoir sil est nécessaire de se doter dune plate-forme et choisir son emplacement.
La possession dun point datterrissage peut renforcer la position dun opérateur sur le marché. Peu de pays africains auront plus dun point datterrissage. Si les autres opérateurs internationaux sont autorisés, alors il devront sassurer quils ont accès aux câbles sous-marins en passant par ce point datterrissage.
A cause de leur taille et de leur situation géographique, lEgypte et lAfrique du Sud pourraient avoir des points datterrissage pour chaque projet de câble reliant les pays africains autour de la côte nord et la côte sud respectivement. Telkom SA., en particulier, a joué un rôle important dans la promotion des câbles reliant lAfrique du Sud par louest à lEurope et aux Amériques et par lest à lAsie. Ces projets ont été reliés au câble sous-marin ouest-africain (WASC) et devraient, conjointement avec Sea-Me-We ou FLAG (qui relie lEurope à lAsie via lEgypte) permettre de réaliser linterconnexion tout autour du continent africain. Néanmoins, cette option devrait permettre à moins de pays africains de se doter de points datterrissage, en particulier le long de la côte de locéan Indien, quAfrica One ou les autres projets qui proposent une ceinture autour de lAfrique. Au cas où, comme cela semble probable dans un proche avenir, la demande est suffisamment forte pour installer un seul câble autour de lAfrique, il faudra faire un choix entre linterconnexion du plus grand nombre possible de pays et des interconnexions directes entre des centres de transit régionaux.
5.4 Centres de transit régionaux
En conséquence, on sattend à ce que les projets dinterconnexion par câble comme ceux par satellite concentrent le trafic international sur un certain nombre de centres de transit régionaux de préférence situés dans des pays qui génèrent les plus gros volumes de trafic dentrée et de départ. En pratique, lutilisation des centres de transit des communications internationales est la norme ; la plupart des pays ne se connectent pas directement à plus de quinze ou vingt destinations (les principaux itinéraires internationaux et les pays voisins). A lavenir, la différence peut être lemplacement de ces centres, laugmentation du trafic transitant par lAfrique et la réduction des centres de transit européens traditionnels.
6. La coopération régionale est-elle nécessaire en Afrique ?
Pour les infrastructures de télécommunications internationales, les méthodes traditionnelles dorganisation et de gestion sont les coopératives, que ce soit à léchelle régionale ou internationale. En Afrique, (RASCOM (satellite), PANAFTEL (micro-onde terrestre) et SAT-2 (câble sous-marin) servent dexemples. On pourrait maintenir ces modes dorganisation en coopérative pour les nouveaux projets dinterconnexion par câble et par satellite, mais de plus en plus on les trouve inutiles et moins performants. Trois principales tendances se dégagent :
Cette évolution fait partie de la commercialisation. Par ailleurs, on se demande sil est nécessaire dadopter une approche plus souple à lorganisation de projet pour faire face à la diversité et la complexité sans cesse croissante des propositions dinfrastructures internationales. En conséquence, il est probable que la coopération régionale en Afrique prenne dautres formes plus commerciales à lavenir pour faciliter la mise en place des infrastructures internationales.
En revanche sur le plan politique, la contribution à la fourniture dinfrastructures de télécommunication internationale est en baisse. Le nombre croissant de fournisseurs dinfrastructures internationales devrait permettre aux pays africains de disposer, plus que par le passé, dune gamme variée de moyens permettant la mondialisation de leurs systèmes de communications. En, dautres termes, il est peu probable les entreprises étrangères puissent avoir le monopole des réseaux de communications internationales. Les nouveaux organes de régulation en cours dinstallation à travers lAfrique peuvent contrôler les conditions de participation des opérateurs aux projets de connexion par câble et par satellite, et coopérer en vue dadopter une approche commune pour le continent africain.
7. Quelles incidences les nouvelles infrastructures sur la libéralisation des
télécommunications ?
Bon nombre de pays africains ont déjà reconnu que les usagers tireront profit de lautorisation accordée aux entreprises privées pour la fourniture de services de télécommunications publics, du moins, si lon réduit le monopole de lopérateur national. Dans quel mesure linstallation des nouvelles infrastructures de connexion par câble et par satellite a-t-elle une incidence sur la libéralisation ?
Bien quil soit probable que les pays qui ont très peu de mesures restrictives contre la mise en service, la fourniture et lexploitation de réseau bénéficieront plus de la capacité supplémentaire et de linterconnexion proposées, les projets dinterconnexion par câble et par satellite eux-mêmes ne dépendent pas et ou ne nécessitent pas de changements radicaux des politiques sectorielles. On saccorde déjà à reconnaître que la transmission de données et autres services informatiques connexes (souvent appelés services « à valeur ajoutée » ou « améliorés »), et les services de radio mobiles devraient être adjugés par appel doffres à la concurrence. La libéralisation de ces services augmente aussi le volume du trafic des télécommunications ainsi que la demande de capacité de transmission par les prestataires de services, et de ce fait, elle a une incidence positive sur les revenus de lopérateur public.
Les points critiques en matière de politique sont les prestations de services de base et les infrastructures de réseau public. Les projets dinterconnexion par câble et par satellite en cours détude impliquent tous linstallation de nouvelles infrastructures. Celles-ci devraient-elles être sous le contrôle de lopérateur public ? En général, les raisons qui poussent à donner le monopole à lopérateur national sur les réseaux publics nationaux ne tiennent pas compte des infrastructures utilisées pour les communications internationales. La fourniture dinfrastructures internationales est rentable et ne nécessite pas de subventions (voir section 10 ci-dessous).
Dans le passé, le système de monopole national a obligé les opérateurs à coopérer pour établir de liaisons entre les pays. Lintervention des investisseurs privés dans la fourniture des liaisons internationales, que ce soit par câble ou par satellite, offre une autre possibilité de financement des infrastructures. Leur intervention ne pose pas un défi pour le monopole national des opérateurs publics.
Bien quelle soit applicable aux projets dinterconnexion par câble, cette conclusion doit être adaptée aux services GMPCS qui offriront un accès direct aux usagers, en transitant par les infrastructures mises en place par les opérateurs nationaux. Laccès direct aux satellites pour un usage mobile assorti dun tarif spécial rendra les services offerts plus complémentaires que compétitifs. Les opérateurs de services GMPCS envisagent, néanmoins, de proposer des services fixes à des prix plus bas que ceux des services mobiles. En principe, ces services fixes représentent une menace potentielle de concurrence. Cette menace potentielle devrait-elle préoccuper les décideurs ?.
Premièrement, comme précédemment indiqué, les systèmes dinterconnexion par satellite privé, y compris les systèmes GMPCS, ne peuvent pas être utilisés pour le téléphone de base. Deuxièmement, il nest pas encore certain que les systèmes GMPCS pourront offrir une forme rentable de transmission nationale pour des services fixes, sauf dans les régions reculées où les coûts des réseaux terrestres deviennent prohibitifs. Dans ces régions, il nexiste pas par définition de problème de compétition. Au contraire, il y a une possibilité délargir les services à des personnes et à des endroits auparavant non desservis. Troisièmement, si les systèmes GMPCS peuvent à lavenir offrir une forme économique de transmission pour les services de base dans le pays, cette facilité peut donc être offerte aux opérateurs existants. Il est probable que cela soit loption choisie par les opérateurs de GMPCS eux-mêmes, puisquils ne seront pas présents dans la plupart des pays africains. Dans les pays ayant un prestataire de service régional, les services mobiles seront une principale opportunité daffaires. Les services fixes ne seront quun moyen dutiliser la capacité restante sur le système, et de ce fait, ils seront systématiquement réduits. Ces arguments impliquent que, dans limmédiat, il n y a pas de risque de compétitivité entre les services fixes et les systèmes GMPCS.
8. Les tarifs des appels internationaux baisseront-ils plus rapidement ?
Jusquici, les communications internationales ont été soumises aux prix pratiqués par ceux qui détiennent le monopole, et cela était justifié par le fait que les bénéfices excédentaires pourraient servir de subvention croisée pour lextension des réseaux nationaux. Comme indiqué plus haut, cette politique est de moins en moins justifiée, puisque le coût et la difficulté daccès à linformation universelle pèsent de plus en plus sur le développement. Parallèlement, le coût préférentiel fixé pour la connexion au réseau international est contesté pour des raisons économiques moins justifiées. A mesure que la demande de communications internationales augmente et que les coûts de fourniture des circuits internationaux est en baisse, le niveau des tarifs dappels qui permettent le maximum de profits est en baisse. Dans les pays où les tarifs de service de téléphone ont été libéralisés, les tarifs pratiqués pour les appels internationaux baissent rapidement en conséquence (environ 9% en moyenne). Un autre point important est que les pays où les services internationaux sont encore soumis à un monopole trouvent quils ne peuvent pas ignorer lincidence de la libéralisation des services pratiquée ailleurs sur les prix. Les opérateurs des systèmes de rappel de correspondant et les revendeurs peuvent acheminer des appels internationaux en transitant par un pays, tel que les Etats-Unis qui offrent des tarifs de gros intéressants pour le transport des appels à destination des pays africains. Pour toutes ces raisons, on exhorte les gouvernements et les opérateurs à réviser les politiques tarifaires des services internationaux .
La nouvelle infrastructure dinterconnexion par câble et par satellite intensifiera les pressions pour entraîner la baisse des prix des services internationaux, en mettant à disposition une capacité très développée. En ce qui concerne les projets GMPCS, la capacité supplémentaire peut être faible, en raison de la demande relativement faible de services mobiles en Afrique. Le projet dinterconnexion par câble offre une capacité de haut niveau pour un coût total élevé, mais le coût unitaire est faible si la capacité peut être utilisée. Cela favorise considérablement la baisse des prix, au moins au niveau des tarifs de gros où les opérateurs disposent de la capacité requise.
9. Taux de répartition et coûts des communications internationales
Normalement, la baisse des coûts de transmission nentraîne quune baisse assez faible des tarifs des appels internationaux . Le premier obstacle est dû au système de partage des coûts entre les opérateurs. Actuellement, le coût du transport des appels internationaux entre deux pays donnés est en général équitablement partagé. Le coût moyen par minute sur litinéraire est convenu davance par les opérateurs (taux de répartition). Ensuite, chaque opérateur prend en charge le coût dexploitation de la moitié de litinéraire. Un paiement annuel est également effectué pour toute différence entre le nombre de minutes dappels en provenance et au départ de litinéraire. Lopérateur qui envoie le plus grand nombre de minutes dappels quil nen reçoit paie la différence à la moitié du taux de répartition par minute. Une réduction des coûts des communications internationales profite aux opérateurs, mais ne se traduit pas systématiquement par une baisse du taux de répartition. La révision des accords commerciaux entre les opérateurs peut prendre plusieurs années.
Le rythme du changement des tarifs dappel internationaux est rapide. Cela est dû entre autre, à la reconnaissance du fait que les écarts croissants entre les coûts de base des communications internationales, les taux de répartition et les prix imposés aux usagers sont la principale cause de laugmentation des systèmes de rappel de correspondant, de la revente et de la sous-traitance des appels internationaux. Les exploitants nationaux estiment que les tarifs et les prix basés sur le coût contribueront énormément à décourager ces activités. Mais en Afrique, le système de rappel de correspondant et la sous-traitance semblent avoir une part relativement faible du marché trop faible pour pousser les opérateurs à réduire les prix pour des motifs de compétitivité. Les organes de régulation ne sont encouragés à faire pression pour faire baisser rapidement les prix internationaux. Mis à part limpopularité que suscite le fait de passer à des prix basés sur le coût pour les usagers résidents, le calcul des coûts de base du transport des appels internationaux est dans la pratique un problèmes difficile pour les organes de régulation. Pour toutes ces raisons, on peut sattendre à une baisse des prix seulement sil y a une baisse des prix des appels internationaux sur une période de quelques années et cela passera probablement par un changement de politique visant une compétition plus directe pour la fourniture de services internationaux.
10. Quel sera limpact sur les subventions croisées ?
Un des principaux obstacles à la baisse rapide des appels des tarifs des appels internationaux est que généralement on cherche à utiliser les profits sur les appels internationaux comme une subvention croisée en faveur des services locaux ou pour lextension du réseau national à des zones reculées et des zones rurales. Selon les tendances actuelles, les prix des services internationaux ne baissent pas plus rapidement que les coûts de transmission des appels internationaux. De plus, la baisse des prix internationaux stimulent la demande, à condition que les insuffisances des réseaux nationaux ne bloquent pas les appels. Si la capacité augmente selon la demande, les tarifs dappels internationaux doivent baisser --- bien avant que cela ait une incidence négative sur les profits. Cest du moins lexpérience vécue par les opérateurs dAmérique du nord et d Europe. En Afrique où les prix des services internationaux sont plus élevés en moyenne, il est probable que la baisse des prix se traduira par une augmentation des profits (à condition que la capacité soit augmentée et que les recettes enregistrées soient recouvrées). En résumé, le risque que les services internationaux ne soient pas en mesure de fournir une subvention croisée aux réseaux nationaux est minime. A plus long terme, limportance de la subvention croisée pourrait diminuer par suite des changements possibles des coûts dinvestissement et dexploitation des réseaux et de la diversité accrue des moyens daccès à ces services. On sattend généralement à ce que le coût de la fourniture de laccès local aux services baisse à mesure que la technologie de la communication sans fil est utilisée. La commercialisation des opérations du réseau devrait se traduire par une nette amélioration de lefficacité. A mesure que les coûts baissent en général, les subventions croisées peuvent être octroyées sans incidences négatives sur les tarifs nationaux.
existants ?
Il existe plusieurs technologies mobiles terrestres avec lesquels les opérateurs devront faire la concurrence, bien que la norme GSM pour les services mobiles cellulaires ait été adoptée dans près de la moitié des pays africains. Même dans les régions où cette technologie a été standardisée, de plus en plus la norme est que le gouvernement donne l'autorisation à plus dun opérateur mobile de cellulaire. Bon nombre de pays limitent le nombre dopérateurs mobiles à deux ou trois, mais on peut donner lautorisation à plus dopérateurs. Bien que la gamme de fréquences radio disponible pour lutilisation par ces opérateurs soit limitée, dans la pratique, cela ne constitue pas un obstacle au niveau actuel de la demande.
Par conséquent, lautorisation accordée aux opérateurs de services GMPCS ne peut pas poser de graves problèmes de compétition ou de fréquence de radio pour la plupart des pays africains, bien que cela puisse impliquer une modification formelle des politiques prévues. Iridium et Globalstar pourraient avoir une incidence positive sur les activités des réseaux mobiles numériques existants. Tous ont prévu des téléphones portables à double fonction. Les usagers de ces appareils disposeront dune couverture universelle, tout en continuant à utiliser les services mobiles existants lorsque ceux-ci sont à portée.
12. Droits dexploitation Quels montants les gouvernements percevront-ils ?
Lun des thèmes du présent document a été que les projets dinterconnexion au réseau mondial par câble et par satellite ouvrent de nouvelles perspectives pour lamélioration de la capacité de transmission, laccès à de nouveaux types de services, et quils posent des défis aux exploitants nationaux et aux organes de régulation mais ne nécessitent pas un changement radical des politiques sectorielles. En conséquence, la libéralisation de ces nouveaux services augmentera les effets positifs des projets dinterconnexion au réseau mondial, mais les gouvernements peuvent maintenir leur monopole sur les infrastructures des services de télécommunications, tout en permettant laccès des prestataires de services aux nouvelles infrastructures.
Conformément à ce qui précède, un nouveau système de régulation nest pas nécessaire pour gérer ces projets. Par exemple, les opérateurs de services GMPCS peuvent obtenir à peu près le même type de droits dexploitation que les opérateurs de cellulaires mobiles. Dans certains pays, le droit dutiliser des fréquences radio pour fournir des services mobiles est effectivement adjugé par appel doffres à la concurrence. Il est peu probable que cette approche produise des revenus importants si elle est appliquée aux services GMPCS, puisque les fréquences requises par les opérateurs de ces services ont déjà été affectées globalement et quil ny a pas dautres usagers. Il est donc probable que les droits dexploitation seront adaptés aux coûts dadministration de ces services. Par conséquent, les organes de régulation devront définir les conditions applicables aux droits dexploitation pour résoudre les problèmes soulevés dans ce document et optimiser les effets positifs de ces projets sur le développement.
Les projets dinterconnexion par câble peuvent nécessiter une autorisation de planification, mais généralement ils nont pas lautorisation de fonctionner. En ce qui concerne les projets, il est probable que les principaux problèmes de régulation soient en rapport avec la situation de lopérateur. Même dans les cas où lopérateur public détient le monopole, lagence de régulation peut exiger quil ne fasse pas de discrimination entre les projets dinterconnexion par câbles concurrents ou quil ne se servent pas de sa situation de monopole pour imposer des tarifs prohibitifs pour laccès à ces câbles.