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Interconnexion de l’Afrique au réseau mondial

Système des méthodes et outils pour l’évaluation de projets de câbles et de satellites


Etudes de cas

1. Introduction et résumé des études de cas

L’objet du système des méthodes et outils est de permettre aux décideurs africains d’évaluer l’incidence économique des nouveaux projets de câbles et de satellites. L’objectif visé est de distribuer aux participants à la Conférence un système de méthodes et outils, afin qu’ils s’en servent, par la suite, pour étudier les effets que des projets de ce type pourraient avoir sur leurs pays. Le mode d’emploi leur sera expliqué au cours des ateliers qui seront organisés en marge de la Conférence.

Dans la présente introduction, deux cas sont étudiés pour montrer l’impact que pourraient avoir de nouvelles infrastructures de télécommunications. Le premier concerne un pays côtier africain fortement peuplé et le second un pays sans littoral, à population faible et dispersée. On suppose que le pays côtier a sensiblement progressé dans ses réformes sectorielles, qu’il a trouvé un partenaire d’une importance déterminante pour l’opérateur national et qu’il a signé un accord de licence avec un deuxième opérateur de réseaux fixes. Il traite avec deux fournisseurs de service téléphonique cellulaire. Par contre, dans le pays sans littoral, le secteur des télécommunications reste la propriété de l’Etat qui en a le monopole.

Ces deux pays ont été choisis pour montrer l’écart important, en termes de commodité et de coûts, qui existe entre le service par câble et le service par satellite. Ils ont été choisis parce qu’ils sont représentatifs, et non pour servir d’exemples. Les avantages et les inconvénients inhérents à l’accès ou à l’absence d’accès à un système GMPCS* ou à un nouveau réseau câblé sous-marin ont été évalués dans chaque cas.

Pour pouvoir mieux comparer les deux cas, un maximum de facteurs possible a été maintenu à des niveaux constants. C’est ainsi, par exemple, que les tarifs appliqués par les opérateurs nationaux dans chacune des compagnies de téléphone des deux pays retenus sont identiques, même si la réforme du secteur des télécommunications amène le pays côtier à ajuster plus rapidement ses tarifs téléphoniques.

1.1 Modèle

La pièce maîtresse du système des méthodes et outils est un modèle utilisé dans le secteur des télécommunications pour mesurer l’action réciproque des variables économiques tels que les tarifs, le nombre de communications, les recettes, les coûts et la rentabilité. L’impact d’un projet de câble ou de satellite se mesure essentiellement par son incidence sur la demande et sur le coût du service. Le modèle de type modulaire permet d’adapter chaque élément au projet correspondant, dans chaque pays. Ses caractéristiques dépendent uniquement de l’usage auquel il est destiné : servir de manuel pour la prise de décisions stratégiques.

Un manuel distinct expliquant le mode l’emploi du modèle sera distribué à la Conférence.

1.2 Résumé des résultats obtenus

Le modèle a été élaboré en utilisant comme monnaie le dollar EU, étant donné qu’il est plus pratique de calculer les recettes et les coûts des projets internationaux en dollars.

Le système GMPCS

Le système GMPCS contribuera à étendre considérablement la couverture du service téléphonique mobile et permettra de couvrir efficacement toutes les régions d’Afrique. C’est une raison suffisante pour l’utiliser, même si le nombre d’usagers reste encore faible (le pays côtier en compte 5 000 et le pays sans littoral 1 000, en 1998). Ce système devrait obtenir près de 2 % des parts du marché des téléphones mobiles dans les deux pays. Ses retombées économiques directes se chiffreraient à près de 4 millions de dollars par an pour le pays côtier et un peu moins de 1 million de dollars par an pour le pays sans littoral.

Bien qu’aucun de ces pays ne fournisse de services téléphoniques dans la région, le système GMPCS a une forte valeur commerciale pour le principal opérateur de téléphones cellulaires mobiles, qui peut commercialiser les liaisons par satellite en même que ses propres services. Le système GMPCS contribuera donc à accroître le nombre total d’abonnés au téléphone cellulaire ainsi que le nombre d’appels.

En termes de recettes, le système GMPCS est peu rentable pour l’opérateur national, dont les gains proviennent essentiellement des frais d’accès au réseau perçus sur les appels destinés aux usagers dans le pays ou provenant d’eux. La portée mondiale de ce système permet aux personnes vivant dans des endroits reculés d’avoir un meilleur accès au réseau, grâce surtout aux appareils téléphoniques publics. Le réseau téléphonique public à satellite est peu étendu, en raison du coût élevé des communications (ou, à défaut, des subventions énormes que le Gouvernement doit continuellement verser pour que le service téléphonique public par satellite soit au même prix que le service téléphonique public normal).

Le câble sous-marin

Il est beaucoup plus avantageux, d’un point de vue économique, d’avoir accès à un câble sous-marin que d’avoir accès au système GMPCS. Presque tous les avantages sont pour l’opérateur national qui peut ainsi transmettre des communications internationales à moindre coût. Les économies ainsi réalisées peuvent se chiffrer à 7 ou 8 millions de dollars dans le pays côtier, pendant les premières années d’exploitation du projet de câble. Le montant économisé peut diminuer si en utilisant d’autres technologies, telles que les nouveaux systèmes à satellites, les coûts finissent par baisser.

Les usagers y trouveront leur compte, eux aussi, du fait que les coûts des communications internationales et des circuits internationaux diminueront. Le taux de réduction de ces coûts subit l’effet de la réglementation tarifaire. Les autorités des deux pays préférant une réduction progressive, le prix des communications internationales sera, pendant quelque temps, élevé par rapport aux coûts et les services intérieurs continueront de bénéficier de subventions croisées.

Pour l’opérateur national dans le pays côtier, les économies réalisées justifient pleinement un investissement de 30 millions de dollars pour une station d’arrivée de câbles, dont le taux de rentabilité interne est de plus de 18 %.

Pour le pays sans littoral, les frais de raccordement à la station d’arrivée réduisent les avantages nets qu’il tirerait de l’utilisation du câble, estimés à environ 2 millions de dollars par an. Même avec une liaison supplémentaire, le câble reste encore moins coûteux pour toutes les destinations autres que les pays voisins.

Effets de concurrence

Ni le système GMPCS ni le câble sous-marin ne risquent de concurrencer les autres opérateurs sur le marché des télécommunications. Ils contribuent plutôt à renforcer la position sur le marché des principaux opérateurs de stations mobiles et de stations fixes. La stratégie commerciale des opérateurs du système GMPCS consiste à s’associer avec les principaux opérateurs de stations terriennes mobiles pour avoir rapidement accès aux usagers et à proposer des combinés bimodaux qui achemineront les communications vers des réseaux mobiles terrestres, là où il en existe. Pour les projets de câbles, seuls les opérateurs nationaux peuvent assumer les volumes importants de trafic nécessaires pour les rentabiliser. D’autres opérateurs parviennent à accéder au câble, mais pas aux mêmes conditions. Les études de cas laissent supposer, cependant, que ces effets de concurrence sont relativement faibles et ne nécessitent pas de mesures réglementaires.

 2. Description de projets de câbles et de satellites

Les hypothèses sur les projets de câbles et de système GMPCS émises dans les études de cas sont résumées dans cette section. Elles sont les mêmes pour les deux études de cas et ont été établies en utilisant les données qui ont servi à préparer le Document d’information. En utilisant le modèle, les usagers peuvent changer toutes ces hypothèses, s’ils le désirent.

2.1 Le système GMPCS

Pour simplifier les choses, seul un système GMPCS a été utilisé avec le modèle. C’est faisable parce que le modèle est censé évaluer l’impact que le système GMPCS peut avoir sur l’économie nationale, et non les projets proposés. En outre, aucun des pays ayant fait l’objet d’une étude de cas n’interviendra dans l’exploitation du système GMPCS, en tant qu’opérateur de service. Aussi, la conception et le coût du réseau sous-jacent importent peu ici (voir, dans le Document d’information, l’analyse des coûts d’investissement et d’exploitation d’un système GMPCS). Le modèle a été conçu de telle sorte que, pour une évaluation comparative, on puisse facilement l’étendre à plusieurs systèmes GMPCS ayant des structures de réseau, des coûts et des prix différents.

A compter de 1999, les opérateurs de systèmes GMPCS proposeront des services téléphoniques mobiles ou fixes, de recherche de personnes et de communications de données à couverture mondiale. Les services mobiles par satellite examinés dans le cadre de cette étude de cas sont axés sur les services téléphoniques mobiles ; les services fixes aux cabines téléphoniques publiques constituent un deuxième secteur d’activité, dans un domaine où les services mobiles n’absorbent pas toute la capacité disponible. La première génération de système GMPCS n’a pas été conçue pour assurer une forte capacité de transmission internationale aux opérateurs fixes. La deuxième génération, qui entrera en service en 2001 ou un peu plus tard, pourra sans doute assurer une capacité de transmission en nombre et un trafic données substantiels, mais il est encore trop tôt pour prévoir le volume de ce trafic ou le prix auquel il sera assuré.

Les opérateurs de systèmes GMPCS comptent obtenir une part relativement modeste du marché de la téléphonie mobile dans chaque pays et accroître leurs activités en proposant leurs services dans plusieurs pays. Leur impact sur le marché des télécommunications de n’importe quel pays sera relativement faible et contribuera surtout à accroître la portée et, plus particulièrement, la couverture des services téléphoniques mobiles.

Les tarifs des services des systèmes GMPCS indiqués dans le tableau 2.1 ci-après sont ceux pratiqués dans chaque pays. Les abonnés doivent acheter leur propre combiné qui devrait leur revenir, pour le service mobile, à environ 1 000 dollars.

Tableau 2.1 Tarifs des services téléphoniques GMPCS

Dollars EU

Mobiles

Fixes

Mise en service/Connexion

200

200

Abonnement mensuel

25

25

Prix des communications par minute

1,4

0,6

Le système GMPCS complète les services cellulaires mobiles et concourt avec eux, quoique, pour l’heure, ces deux types de services mobiles semblent beaucoup plus se compléter. Les opérateurs de systèmes GMPCS comptent proposer des combinés bimodaux qui transféreront automatiquement les communications aux services terrestres en place, là où il en existe. Cette décision s’impose, d’un point de vue commercial, d’autant que les tarifs des communications par satellite seront très élevés et que les usagers ne placeront des appels par satellite que lorsqu’ils en éprouveront réellement le besoin. Il est prévu que près de 70 % des usagers du système GMPCS achèteront des combinés bimodaux et s’abonneront à un service mobile terrestre. Toujours pour des raisons commerciales, l’opérateur du système GMPCS choisira de coopérer avec le principal opérateur de services téléphoniques sur le marché.

On suppose que les services téléphoniques publics sont gérés par des opérateurs nationaux plutôt que par l’opérateur du système GMPCS. Dans les deux cas qui nous intéressent, ils sont gérés par l’opérateur national. Dans d’autres cas, ce sont des opérateurs privés, notamment des commerçants, qui les gèrent. Bien que le tarif appliqué par l’opérateur du système GMPCS pour les communications téléphoniques fixes soient moins élevés que celui des communications téléphoniques mobiles, à 0,60 dollar la minute, il est encore trop élevé par rapport au tarif moyen de 0,25 dollar par minute normalement appliqué pour les communications internationales. Pour couvrir les frais de raccordement et l’abonnement mensuel et amortir le coût des équipements, l’opérateur de service téléphonique doit facturer environ 0,25 dollar par minute en sus du tarif de 0.60 dollar. Autrement dit, pour qu’il soit rentable, le tarif moyen applicable aux usagers des appareils téléphoniques publics doit être d’environ 0,85 dollar par minute.

Les services du système GMPCS génèrent des revenus supplémentaires pour les opérateurs nationaux de téléphonie fixe et mobile qui reçoivent par interconnexion des communications transmises par le système GMPCS. Pour les communications destinées aux abonnés de ce système, les tarifs appliqués par les opérateurs nationaux dépassent les frais de raccordement versés à l’opérateur de ce type de système. Pour les communications transférées à un opérateur national par l’opérateur du système GMPCS, on suppose que ce dernier perçoit les frais de raccordement prévus. En d’autres termes et comme l’indique le tableau ci-après, les tarifs des services mobiles terrestres sont plus élevés par appel entrant que ceux des services fixes.

Tableau 2.2 Frais de raccordement du système GMPCS

 

Dollar EU par minute

D’un poste fixe à un poste GMPCS

0,20

D’un poste GMPCS à un poste fixe

0,05

D’un poste mobile terrestre à un poste GMPCS

0,20

D’un poste GMPCS à un poste mobile terrestre

0,09

 

2.2 Projet de câble sous-marin

On suppose que le projet de câble, dont il est question dans ces études de cas, est un réseau de câble sous-marin à fibre optique qui bouclera l’Afrique et entrera en service en 1999. Il comprend 45 points d’arrivée sur le continent et est relié à d’autres câbles et d’autres continents, reliant ainsi l’Afrique au reste du monde (interconnexion au réseau mondial). L’opérateur national du pays côtier décide d’investir dans le projet en finançant la construction d’un point d’atterrissage évaluée à 30 millions de dollars. Le pays sans littoral est relié au câble sous-marin par un câble terrestre à fibre optique. Ces deux pays obtiennent un permis emphytéotique d’utiliser de la capacité sur le câble sous-marin.

Le câble a une capacité nominale de 40 Gbits/s, pour une durée de vie de 25 ans. Cette capacité est plus que suffisante pour écouler, dans l’immédiat, le trafic de télécommunications à destination et en provenance de l’Afrique. Le montant de l’investissement initial et le coût d’exploitation du projet de câble sont présentés dans le tableau récapitulatifs 2.3 ci-après. D’après les estimations établies en fonction de ces coûts, les communications internationales peuvent être transmises par le câble au prix de 11 cents (EU) la minute. A proprement parler, à ce coût moyen de la minute de communication, le projet sera tout juste rentable (autrement dit, les investisseurs récupéreront leur investissement et percevront, en plus, les intérêts échus), compte tenu du trafic prévu qui devrait représenter au total 2,7 milliards de minutes par an. En effet, on suppose qu’en plus des intérêts, les investisseurs réaliseront des gains sur leur investissement en vendant ou en utilisant de la capacité pour des services autres que la radiotéléphonie.

Tableau 2.3 Coût du projet de câble sous-marin

Coût total d’investissement, y compris les points d’arrivée (en millions de dollars)

2 400,00

Coût d’investissement annualisé, y compris les intérêts (en millions de dollars)

261,00

Coût d’exploitation annuel (en millions de dollars)

26,00

Coût total annuel (en millions de dollars)

287,00

Coût de rentabilité par minute de télécommunications (en millions de dollars)

0,11

Les opérateurs nationaux du pays côtier et du pays sans littoral ne paieront pas la transmission à la minute, mais ils obtiendront un permis emphytéotique d’utiliser un certain volume de capacité. S’ils en commandent trop, le coût moyen par minute sera supérieur à 11 cents. Le deuxième opérateur dans le pays côtier peut décider de payer des frais de raccordement à 11 cents la minute ou d’acheter un certain volume de capacité, tout comme il peut choisir les deux solutions.

Au prix de base de 11 cents par minute de transmission, il faut ajouter :

Coût par minute

le coût des appels de départ et d’arrivée («extension nationale») 5 cents,

le coût du câble d’accès (pour le pays sans littoral) 4 cents,

le coût des appels de connexion via d’autres réseaux de câbles 5 cents.

Si l’on tient compte de ces frais supplémentaires, le coût de bout en bout de la transmission d’une communication internationale est estimé à 21 cents la minute pour le pays côtier et 26 cents par minute pour le pays sans littoral.

Le coût de la transmission par satellite des communications internationales étant estimé à 29 cents la minute, pour les deux pays, et le coût de bout en bout à 34 cents la minute, le pays côtier économiserait 13 cents par minute et le pays sans littoral 8 cents par minute en utilisant un câble sous-marin plutôt qu’un satellite.

Malgré les avantages, en termes de coût, que présente le câble, les deux pays pourraient opter pour une liaison par satellite, d’une part, en raison des investissements déjà réalisés en vue de la construction d’une station terrienne et, d’autre part, pour joindre d’autres pays africains qui ne peuvent l’être par câble. Par ailleurs, bien que le câble offre une autre possibilité de routage en cas de défaillance, il serait judicieux et prudent de pouvoir disposer d’une autre technologie. Il se peut également que, dans le futur, le câble ne présente plus les mêmes avantages qu’actuellement, en termes de coût.

Etude de cas 1 : un pays côtier

On suppose que le pays côtier est doté d’une population relativement importante et qu’il est plus développé que la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne (voir le tableau 3.1). Il a déjà accompli des progrès notables dans la restructuration du secteur des télécommunications : l’opérateur national a été privatisé et un deuxième opérateur fixe bénéficie d’un permis pour opérer dans ce secteur. Les services de radiotéléphonie cellulaire ont également été libéralisés : deux opérateurs interviennent actuellement sur le marché.

Tableau 3.1 Données de base : pays côtier

Population totale (en millions d’habitants)

35

Taux de croissance démographique annuelle (en pourcentage)

3

PIB par habitant (en dollars)

[750]

Taux de croissance annuelle du PIB (en pourcentage)

3

Taille du réseau téléphonique fixe en 1998 (nombre de lignes)

217 667

    1. Services téléphoniques fixes

L’opérateur national détient la totalité du marché des services téléphoniques fixes en 1998. Ayant réussi à intéresser un investisseur important, le nombre total de ses abonnés augmente de 10 % par an. Suite aux promesses d’investissement faites lors de la privatisation, la liste d’attente a commencé à rétrécir, après une hausse rapide du nombre de demandes enregistrées récemment. Cependant, malgré la création imminente d’un réseau concurrent, les tarifs des services téléphoniques n’ont toujours pas été ajustés et les services internationaux contribuent toujours, pour une large part, au revenu total (plus de 70 % en 1998). Le revenu moyen par ligne étant de 650 dollars par an, ce secteur d’activité est, dans l’ensemble, assez rentable. L’état récapitulatif des comptes de gestion de l’opérateur national pour l’exercice 1998 est présenté au tableau 3.2 ci-après.

Tableau 3.2 L’opérateur national en 1998

 

Comptes de gestion

En millions de dollars

Revenu brut

220

Frais de fonctionnement

90

EBITDA

130

Amortissement

28

Taxes

15

Intérêts

30

Bénéfices nets

57

Du fait de sa privatisation, l’opérateur national commencera à réaliser des bénéfices dès l’an 2000. Le taux retenu pour les dividendes a été fixé d’un commun accord à 25 % du revenu net, après paiement des intérêts. Les bénéfices nets se chiffrent à environ 42 millions de dollars.

L’opérateur national est soumis à un contrôle tarifaire. De ce fait, ainsi que du fait de la libéralisation des prix, les tarifs seront rééquilibrés. Durant la période s’achevant en 2008, les variations annuelles moyennes des tarifs, en termes réels, seront :

%

Loyer mensuel +2

Communications locales +3

Communications interurbaines -2

Communications internationales -5

Le deuxième opérateur fixe entrera en service en 1999, date à laquelle il devrait avoir effectué 7 000 branchements, tous dans la capitale. Il compte étendre rapidement ses services dans la capitale et d’autres centres urbains pour tenir un engagement pris, lors de l’attribution des permis, d’effectuer 35 000 branchements d’ici 2003. Les prévisions pour les 10 prochaines années des parts de marchés des services de radiotéléphonie sont présentées au tableau 3.3.

 

Tableau 3.3 Prévisions de parts de marchés des lignes téléphoniques fixes

 

En milliers de lignes

à la fin de l’exercice

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Opérateur national

218

239

263

290

319

351

386

424

467

513

565

Deuxième opérateur

-

7

14

21

28

35

48

61

74

87

100

Nombre total de lignes

218

246

277

311

347

386

434

485

541

600

665

De ce fait, la densité téléphonique aura plus que doubler en 10 ans, passant de 6 % en 1998 à 14 % en 2008, malgré une croissance démographique rapide.

    1. Services internationaux

Pour l’heure, les réseaux de communications internationales sont reliés à ceux des autres pays par un ensemble de circuits terrestres hyperfréquences (vers les pays voisins) et par l’intermédiaire d’une station terrienne fonctionnant selon des procédures agréées par INTELSAT. Les 12 premières liaisons assurées par satellite sont directes. Les communications vers d’autres destinations internationales passent par plusieurs d’entre elles. Le coût moyen de l’opération est de 29 cents la minute. Le taux comptable moyen appliqué conformément aux accords en vigueur est de 1 dollar la minute.

Les communications internationales à destination des pays africains sont facturées à un prix équivalant à 1 dollar la minute et celles à destination des autres pays à un prix équivalant à 3 dollars la minute. Le coût relativement élevé des communications intercontinentales entraîne un important déséquilibre du trafic : les appels entrants dépassent en minutes les appels sortants de 50 %. Ce déséquilibre génère un revenu net substantiel pour l’opérateur national, en sus des gains réalisés sur les appels internationaux sortants (voir le tableau 3.4). C’est en partie pour cette raison que l’opérateur national hésite à accepter des taux comptables plus faibles. Quoi qu’il en soit, ces taux baissent d’environ 9 % par an – le taux moyen de réduction du coût des communications internationales, selon l’UIT*. De sorte qu’en 2008, le taux comptable moyen aura baissé à 39 cents la minute.

 

Tableau 3.4 Rentabilité des services téléphoniques internationaux en 1998

 

 

En millions de dollars

Revenu généré par les appels sortants

146

Bénéfice net généré par les installations internationales

12

Coût direct des services internationaux

(16)

Bénéfice brut

142

Comme on peut le constater, le bénéfice brut généré par les services internationaux dépasse le bénéfice net généré par l’ensemble des activités de l’opérateur national. On peut y ajouter environ 6 millions de dollars pour tenir compte des coûts du réseau intérieur imputables à la transmission de communications internationales sortantes et entrantes. Il est toutefois évident que les services téléphoniques intérieurs bénéficient d’une bonne partie des ressources générées par les services internationaux

 

3.3 Marché des téléphones cellulaires mobiles

Les services de radiocommunications cellulaires adaptés aux normes GSM sont disponibles depuis deux ans et demi. L’opérateur de services cellulaires, qui travaille indépendamment de l’opérateur national, mène une activité rentable avec 7 000 abonnés. La demande est forte et le nombre d’abonnés devrait augmenter de 100 % dans un an. Un deuxième opérateur de services GSM a obtenu un permis d’exploitation au moment de la privatisation et devrait servir 2 000 abonnés en 1999, durant sa première année de service.

Bien que moins élevés que les tarifs des services mobiles du système GMPCS, les tarifs des services de radiocommunications cellulaires sont nettement plus élevés que ceux des services fixes (comparer les tarifs indiqués au tableau 3.5 à ceux du tableau 2.1). De toute évidence, les abonnés aux services GSM doivent acheter un combiné à un coût moyen de 500 dollars.

 

Tableau 3.5 Tarifs des services terrestres mobiles et fixes en 1998

(en dollars EU)

 

 

GSM mobiles

Fixes

Mise en service/Connexion

100,00

110,00

Abonnement mensuel

30,00

9,00

Communications locales par minute

0,30

0,03

Communications interurbaines

0,40

0,25

Communications internationales – Afrique

2,00

1,00

Communications internationales – Autres pays

5,00

3,00

 

 

3.4 Incidence du système GMPCS

En 2003, 2 000 personnes seront abonnées aux services mobiles du système GMPCS, dans le pays côtier. Leur nombre augmentera à 5 000 en 2008. Ces chiffres relativement faibles sont conformes aux hypothèses relatives aux parts de marchés des systèmes qui doivent entrer en service dans les prochaines années. Outre les abonnés nationaux, les usagers en visite dans le pays génèrent également des revenus, grâce à leurs appels. Enfin, près de 200 appareils téléphoniques publics seront installés dans des centres ruraux en 2003. Il y en aura deux fois plus, soit 400, en 2008. Les usagers des services mobiles et fixes dans le pays côtier ont généré 2,6 millions de dollars de revenus annuels pour l’opérateur du système GMPCS.

 

Incidence sur les services mobiles terrestres

Le système GMPCS a une incidence très favorable sur les revenus du principal opérateur de services mobiles terrestres. En 2003, les revenus générés par ces services ont augmenté de près de 2 millions de dollars, grâce aux nouveaux clients attirés par l’option du système GMPCS et aux communications par système GMPCS. Le bénéfice net de l’opérateur a augmenté de plus de 1 million de dollars. En 2008, le fait de s’être associé avec l’opérateur du système GMPCS, lui rapportera près de 4 millions de dollars de revenus supplémentaires et 2 millions de dollars de bénéfices supplémentaires. L’incidence favorable du système GMPCS sur les services mobiles est due principalement à une plus grande utilisation des services cellulaires suscitée par ce système. Le nombre accru d’appels à destination ou en provenance du système GMPCS représentent environ 20 % des revenus supplémentaires générés par les services mobiles terrestres.

L’incidence du système GMPCS sur le deuxième opérateur de services cellulaires est presque insignifiante. Ce système génère un trafic supplémentaire pour le deuxième opérateur, mais il est moins compétitif, parce qu’il n’a pas une couverture mondiale. Il est difficile d’évaluer les conséquences d’un tel inconvénient sur le marché. Mais, cet inconvénient serait de courte durée, dans la mesure où, dans quelques années, le deuxième opérateur pourra s’associer à un autre opérateur de système GMPCS. L’autorité de tutelle pourra, de toute évidence, décider ou non d’imposer à un opérateur de système GMPCS de collaborer avec tous les opérateurs de services mobiles terrestres.

 

Incidence sur l’opérateur national

En 2003, l’opérateur national facturera 0,45 dollar la minute les communications de ses clients transitant par le système GMPCS. Etant donné que les frais de raccordement s’élèvent à 0,20 dollar, il perçoit 0,25 dollar par minute sur les appels du système GMPCS. Il perçoit également, au titre des frais de raccordement, 0,05 dollar par minute pour les communications transférées par l’opérateur du système GMPCS. Les revenus supplémentaires que lui procureront les communications par système GMPCS, nets de frais de raccordement, seront d’environ 140 000 dollars en 2003 et augmenteront à 270 000 dollars en 2008.

 

Publiphones

Près de 20 % des revenus supplémentaires procurés à l’opérateur national par le système GMPCS proviennent des services téléphoniques publics par satellite. L’importance de ces services réside dans le rôle qu’ils sont éventuellement appelés à jouer pour la couverture des régions reculées. Le montant élevé des frais d’installation et d’entretien des appareils téléphoniques publics, dans les régions reculées, ainsi que le coût relativement élevé des services fixes du système GMPCS contribuent à rendre ce type de services moins attrayant, d’un point de vue financier. Un opérateur tenu de fournir ces services dans tout le pays serait enclin à n’installer appareils téléphoniques publics de type GMPCS que dans des régions ne pouvant être reliées à un réseau terrestre, parce qu’ils sont trop coûteux. Nonobstant ces faits, les opérateurs de ce type de services pourront difficilement appliquer des tarifs suffisants pour couvrir les coûts des services téléphones publics, soit à cause des contrôles tarifaires, soit faute de clients capables et désireux de payer des tarifs téléphoniques élevés.

 

Incidence sur le deuxième opérateur fixe

Comme on l’a vu pour les publiphones, du fait des tarifs pratiqués par l’opérateur du système GMPCS, les services téléphoniques publics risquent d’avoir très peu d’incidence sur la concurrence que se font les opérateurs fixes. La formule la plus avantageuse pour le deuxième opérateur, du moins à ses débuts, consisterait à se raccorder au système GMPCS par l’intermédiaire de l’opérateur national.

 

3.5 Incidence du câble sous-marin

En choisissant une station d’arrivée de câble, l’opérateur national du pays côtier réalise un investissement important dans un projet de câble sous-marin. En effet, la construction d’un point d’arrivée revient à 30 millions de dollars – pour une durée de vie prévue de 25 ans – et son exploitation à 1,35 million de dollars par an. Si le délai d’amortissement d’un tel investissement correspond à la durée de vie du point d’arrivée et si l’on tient compte du coût de financement du projet, les dépenses encourues chaque année par l’opérateur, du fait de son engagement dans ce projet, seront de 6,3 millions de dollars.

Le rendement d’un tel investissement se traduira essentiellement par une baisse des frais de transmission des communications internationales. Le projet de câble lui-même peut s’avérer rentable, et produire des dividendes, mais cela dépendra d’un ensemble de facteurs que l’opérateur national ne pourra nullement contrôler – à savoir : les avantages qu’il présente, en termes de coût, par rapport aux services de communications par satellite, si d’autres projets de câble viennent le concurrencer, etc. Les risques de pertes sont infimes, si un nombre suffisant de pays côtiers s’engagent à acheter en permanence de la capacité. Il faudrait tout d’abord faire de cette condition un préalable à la réalisation du projet.

Si tous les appels internationaux sortants relayés par l’opérateur national sont transférés sur le câble, les frais de transmission internationale diminueraient d’environ 18 cents par minute, soit une économie de 11,5 millions de dollars pendant la première année. En pratique, il faudra sans doute deux ou trois ans pour obtenir l’autorisation de réorienter le trafic international et peut-être même que seuls 80 % au maximum de ce trafic sera transféré sur le câble. Certains pays africains sans littoral pourront être joints par satellite et d’autres par câble terrestre ou hertzien. De plus, les frais de transmission par satellite pourraient également diminuer. Compte tenu de tous ces facteurs, les économies ainsi réalisées s’élèveraient à 7 ou 8 millions de dollars par an.

L’opérateur national doit partager avec le deuxième opérateur les avantages résultant de la baisse des frais de transmission. Or, les tarifs appliqués par l’opérateur national pour la transmission internationale sont fixés à des taux comptables homologués plutôt qu’aux coûts réels. Etant donné qu’il faut du temps pour ajuster les taux comptables, il faudra encore plus de temps avant que le deuxième opérateur ne tire quelque avantage du fait qu’il a accès au projet de câble. Aussi longtemps que les taux comptables dépasseront largement les coûts, fournir de la capacité aux autres opérateurs s’avérera rentable pour l’opérateur national.

Etant donné que le pays sans littoral transfère également ses communications internationales au point d’arrivée, l’opérateur national dans le pays côtier réalise aussi des gains sur les frais de transit facturés au pays sans littoral.

 4. Etude de cas 2 : pays sans littoral

Le pays sans littoral est faiblement peuplé, sa population est dispersée et il est moins développé que la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne (voir le tableau 4.1). Il lui reste encore beaucoup à faire pour restructurer son secteur des télécommunications. L’opérateur national a le monopole des services téléphoniques fixes et il appartient entièrement à l’Etat. Il a également le monopole des services cellulaires mobiles.

 

Tableau 4.1 Données de base : pays sans littoral

 

Population totale (en millions d’habitants)

13,0

Taux de croissance démographique annuelle (en pourcentage)

3,0

PIB par habitant (en dollars)

300,0

Taux de croissance annuelle du PIB (en pourcentage)

1,4

Taille du réseau téléphonique fixe en 1998 (nombre de lignes)

39 650,0

 

4.1 Services téléphoniques fixes

L’opérateur national détient la totalité du marché des services téléphoniques fixes en 1998. Ayant réussi à intéresser un investisseur important, le nombre total de ses abonnés augmente de 10 % par an. Suite aux promesses d’investissement faites lors de la privatisation, la liste d’attente a commencé à rétrécir, après une hausse rapide du nombre de demandes enregistrée récemment. Cependant, malgré la création imminente d’un réseau concurrent, les tarifs des services téléphoniques n’ont toujours pas été ajustés et les services internationaux contribuent toujours, pour une large part, au revenu total (plus de 70 % en 1998). Le revenu moyen par ligne étant de 650 dollars par an, ce secteur d’activité est, dans l’ensemble, assez rentable. L’état récapitulatif des comptes de gestion de l’opérateur national pour l’exercice 1998 est présenté au tableau 3.2 ci-après.

 

Tableau 4.2 Opérateur national

 

Comptes de gestion

En millions de dollars

Revenu brut

37

Frais d’exploitation

16

EBITDA

21

Amortissement

5

Taxes

2

Intérêts

5

Bénéfices

8

Les bénéfices réalisés par l’opérateur national dans le pays sans littoral sont moins substantiels que ceux réalisés par l’opérateur national dans le pays côtier. De sorte que les tarifs des communications interurbaines et internationales ne peuvent baisser aussi rapidement sans compromettre les gains futurs. Plus spécifiquement, ces tarifs diminuent de 1 % par an, en termes réels (comparé à 2 %, en termes réels, dans le pays côtier), et les appels internationaux à destination d’autres continents de 3,5 % par an, en termes réels (comparé à 5% par an, en termes réels, dans le pays côtier). Nonobstant ces faits, les charges locatives mensuelles devraient augmenter de 5 % par an, en termes réels, pour que cette activité soit rentable.

 

4.2 Services de communications internationales

Pour l’heure, les réseaux de communications internationales sont reliés à ceux des autres pays par un ensemble de circuits terrestres hyperfréquences (vers les pays voisins) et par l’intermédiaire d’une station terrienne fonctionnant selon des procédures agréées par INTELSAT. Les 12 premières liaisons assurées par satellite sont directes. Les communications vers d’autres destinations internationales passent par plusieurs d’entre elles. Le coût moyen de l’opération est de 29 cents la minute. Le taux comptable moyen appliqué conformément aux accords en vigueur est de 1 dollar la minute.

Les communications internationales à destination des pays africains sont facturées à un prix équivalant à 1 dollar la minute et celles à destination des autres pays à un prix équivalant à 3 dollars la minute. Le coût relativement élevé des communications intercontinentales entraîne un important déséquilibre du trafic : les appels entrants dépassent en minutes les appels sortants de 50 %. Ce déséquilibre génère un revenu net substantiel pour l’opérateur national, en sus des gains réalisés sur les appels internationaux sortants (voir le tableau 4.3). C’est en partie pour cette raison que l’opérateur national hésite à accepter des taux comptables plus faibles.

Tableau 4.3 Rentabilité des services téléphoniques internationaux en 1998

 

En millions de dollars

Revenu généré par les appels sortants

25

Bénéfice net généré par les installations internationales

1

Coût direct des services internationaux

(4)

Bénéfice brut

22

Comme on peut le constater, le bénéfice brut généré par les services internationaux dépasse le bénéfice net généré par l’ensemble des activités de l’opérateur national. On peut y ajouter environ 1,5 million de dollars pour tenir compte des coûts du réseau intérieur imputables à la transmission de communications internationales sortantes et entrantes. Il est toutefois évident que les services téléphoniques intérieurs bénéficient d’une bonne partie des ressources générées par les services internationaux

 

4.3 Marché des téléphones cellulaires mobiles

Les services de radiocommunications cellulaires adaptés aux normes GSM sont disponibles depuis plus de deux ans et demi. L’opérateur de services cellulaires, qui travaille indépendamment de l’opérateur national, mène une activité rentable avec 5 000 abonnés. La demande est forte et le nombre d’abonnés devrait augmenter de 50 % dans un an. . Le Gouvernement envisage d’accorder un permis à un deuxième opérateur de services GSM, mais n’a pas encore pris de décision à ce sujet. Un deuxième opérateur de services GSM a obtenu un permis d’exploitation au moment de la privatisation et devrait servir 2 000 abonnés en 1999, durant sa première année de service.

Bien que moins élevés que les tarifs des services mobiles du système GMPCS, les tarifs des services de radiocommunications cellulaires sont nettement plus élevés que ceux des services fixes (comparer les tarifs indiqués au tableau 3.5 à ceux du tableau 2.1). De toute évidence, les abonnés aux services GSM doivent acheter un combiné à un coût moyen de 500 dollars.

 

Tableau 4.4 Tarifs des services terrestres mobiles et fixes en 1998

(en dollars EU)

 

 

GSM mobiles

Fixes

Mise en service/Connexion

100,00

110,00

Abonnement mensuel

30,00

9,00

Communications locales par minute

0,30

0,03

Communications interurbaines

0,40

0,25

Communications internationales - Afrique

2,00

1,00

Communications internationales - Autres pays

5,00

3,00

 

4.4 Incidence du système GMPCS

Le marché des services mobiles cellulaires dans le pays sans littoral représente moins du quart de ce marché dans le pays côtier. Des conditions économiques moins favorables tendent à réduire les chances de voir un marché s’y développer pour le système GMPCS. Ces faits sont d’autant plus marquants que la couverture des services terrestres mobiles est faible. De sorte que le pays sans littoral sera sans doute plus intéressés par les services par satellite. Seuls 500 usagers mobiles seront abonnés aux services GMPCS dans ce pays, en 2003, et 1 000, en 2008. Ils généreront 2.3 millions de dollars de revenus annuels pour l’opérateur de services GMPCS.

Le système GMPCS n’aura que très peu d’incidence sur l’opérateur de services cellulaires – les revenus supplémentaires générés par ce système seront de 0,4 million de dollars en 2003 et de 0,7 million de dollars en 2008.

De même, le système GMPCS ne générera que très peu de revenus pour l’opérateur national – 67 000 dollars en 2003 et 130 000 dollars en 2008.

Du fait que le système GMPCS est assez peu utilisé dans le pays sans littoral, les services téléphoniques fixes ont plus de chances de s’y développer. Ainsi, autant d’appareils téléphoniques publics par satellite seront installés en zones rurales dans le pays sans littoral que dans le pays côtier – 200 en 2003 et 400 en 2008. Le facteur limitant l’utilisation de ce type d’appareils dans le pays sans littoral est la demande, compte tenu des prix relativement élevés des communications. Ces tarifs pourraient être revus à la baisse et davantage de publiphones installés, si l’opérateur national acceptait de les subventionner.

    1. Incidence sur l’accès au câble sous-marin

Pour avoir accès à un câble rond africain, le pays sans littoral doit se connecter au réseau du pays côtier par un câble terrestre d’environ 400 kilomètres de long reliant la capitale de chaque pays. Le coût estimatif annualisé de cette liaison représente 4 cents par minute du coût des appels sortants et entrants. Eu égard à ce montant, les économies réalisées sur le coût de transmission des communications internationales par câble sous-marin sont d’environ 14 cents par minute, soit près de 1,5 à 2 millions de dollars par an d’économies pour l’opérateur national. Ces avantages ne sont pas tous répercutés directement sur les usagers ; les bénéfices générés par cette activité montrent que les tarifs des communications internationales ne peuvent rapporter que 3,5 % par an.