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Archive: African Centre for Women I. ORGANISATION DES TRAVAUX 1. La réunion de suivi du voyage détude des femmes entrepreneurs dAfrique en Asie sest tenue à Bujumbura, Burundi, du 9 au 14 juin 1999 dans la salle de conférence de lhôtel Source du Nil. Elle était organisée par le Centre africain pour la Femme de la Commission économique pour lAfrique en collaboration avec le Gouvernement du Burundi avec lassistance du Gouvernement des Pays Bas et du Bureau du PNUD de Bujumbura . 1. Participation 2. Les participants à la réunion étaient des femmes entrepreneurs, qui ont pris part au voyage détude, les leaders des associations de femmes entrepreneurs ainsi que les représentants dinstitutions de technologie et dappui à lentrepreneuriat. Etaient également présents à la réunion les représentants du partenaire asiatique « Asian Centre for Entrepreneurial Initiatives », le Programme des Nations Unies pour le développement, (PNUD), lOrganisation internationale du travail (OIT), lOrganisation de lUnité africaine, (OUA) le Centre régional africain de technologie (CRAT) et Commun Market for Eastern and Southern Africa (COMESA). La liste des participants est reproduite en annexe I. 2. Programme de la réunion 3. Le programme de la réunion reproduit en annexe II avait les principaux points suivants : 1. Cérémonie douverture 2. Aperçu sur lhistorique et les objectifs de la réunion et présentation du programme de travail 3. Synthèse des leçons tirées du voyage détudes : points de vue individuelle et points de vue des instituts de technologie 4. Cadre pour la création des centres daffaires pour les femmes entrepreneurs 5. Cadre pour la création dun fonds de garantie 6. Adoption du projet de rapport et des recommandations 7. Clôture de la réunion. II. DEROULEMENT DES TRAVAUX 1. Cérémonie douverture 4. La réunion a été ouverte officiellement par trois allocutions. La cérémonie douverture était rehaussée par la présence de Son Excellence Madame Sophie Buyoya, Epouse du Chef de lEtat. Son Excellence Madame Romaine NDORIMANA, Ministre de lAction Sociale et de la Promotion de la Femme a souhaité, au nom du Gouvernement du Burundi, la bienvenue à tous les participants et plus particulièrement à Madame Joséphine OUEDRAOGO, Directrice du Centre Africain pour la Femme (CAF) de la Commission Economique pour lAfrique (CEA), qui sest investie pour la tenue de cette réunion à Bujumbura. Elle a ensuite remercié toutes les femmes daffaires et les institutions venues dAfrique et dAsie dêtre venues pour partager leurs expériences avec leurs surs burundaises. Elle a brièvement évoqué la situation qui prévaut dans le pays et a souhaité aux participants des délibérations fructueuses. 5. A son tour, Madame Kathleen Ann Cravero, Représentant du PNUD au Burundi a indiqué que le PNUD appuie lacquisition et le renforcement du pouvoir économique des femmes en général, et des femmes paysannes en particulier. Cest dans ce cadre que le PNUD a élaboré un programme régional qui visaient lépanouissement économique de la femme. dans lequel sinscrit cette réunion. 6. Madame Cravero a observé que cette réunion vient à point nommé pour les femmes burundaises qui, en plus de leur situation de démunies, sont affectées par la crise que traverse leur pays. Elle a indiqué que la plupart dentre elles croupissent jusquaujourdhui dans les camps de sinistrés, voient leurs enfants mourir de faim sans quelles soient en mesure de leur assurer le minimum, et sont parfois obligées de mendier ou de vendre leurs corps pour avoir la ration journalière. 7. Elle a insisté tout particulièrement sur léradication de la pauvreté qui est un des piliers du développement humain durable. Elle a terminé son allocution par le souhait que cette réunion contribue au renforcement du partenariat Sud-Sud. 8. Dans son allocution, Madame Joséphine Ouédraogo, Directrice du CAF a en premier lieu remercié Son Excellence Madame Sophie Buyoya, épouse du Président de la République du Burundi, davoir honoré de sa présence louverture des travaux de cette réunion. Elle a ensuite exprimé ses remerciements pour la qualité et la chaleur de laccueil qui a été réservé aux délégations. 9. Pour Madame Ouédraogo, la question du renforcement des rôles et des capacités des femmes devient une question brûlante en cette fin de millénaire lorsque lon sait quen Afrique Sub-Saharienne : - 48 % de la population na accès ni à leau potable, ni aux services de santé ; - 52,1 % des femmes sont analphabètes ; - 32 % des femmes enceintes étaient séropositives à Harare en 1995. 10. Elle a souligné quafin déradiquer tous ces fléaux, les femmes doivent se donner les moyens dêtre informées, dêtre formées et dagir. Aucun changement notoire et durable ne pourra être enregistré dans les cinq prochaines années en ce qui concerne léradication de la pauvreté domestique, intellectuelle et économique des populations africaines, a-t-elle poursuivi, si les femmes continuent de sexclure ou dêtre exclues des réseaux dinformation et de formation, des réseaux de distribution des crédits et des investissements, des réseaux de recherche technologique et des mécanismes de prise de décisions politiques et économiques. 11. Daprès Madame Joséphine Ouedraogo, les conséquences de ces phénomènes dexclusion sont énormes. Le travail indépendant ou informel concerne, selon les pays, 50 à 70 % de la population. Cest pourquoi toute personne active est appelée à promouvoir quotidiennement non seulement son savoir-faire, mais aussi ses capacités dorganisation, de prévision, de gestion, dencadrement et de transfert de savoir-faire, ainsi que des capacités de prise de décision. 12. Elle a ensuite fait remarquer que la Commission Economique pour lAfrique sest engagée, depuis cinq ans, à mettre en uvre un programme de promotion des femmes entrepreneurs. Ce programme a dabord abouti à la naissance de la Fédération Africaine des Femmes Entrepreneurs en 1993 dont le parcours sest enrichi de lorganisation périodique de Forums déchanges accompagnés de foires dexposition et de ventes à léchelle internationale. 13. Madame Joséphine Ouédraogo a noté que le Centre a pris part au Forum Afro-asiatique organisé conjointement par le PNUD et le Bureau spécial des Nations - Unies pour les pays africains et les pays les moins avancés à Bangkok en juillet 1997. Cest à partir des recommandations de ce forum que le Centre Africain pour la Femme, en collaboration avec le Bureau du PNUD pour lAfrique, a organisé en juin 1998 un voyage détudes en Inde et au Sri Lanka au profit dune vingtaine de femmes africaines et de représentants dinstitutions spécialisées. 14. Lobjectif de ce voyage était de stimuler la créativité des femmes entrepreneurs, denrichir leurs réseaux déchanges et de jeter les bases pour une coopération triangulaire qui conjuguerait lappui institutionnel, la recherche technologique et les échanges commerciaux. 15. Madame Joséphine Ouédraogo a saisi loccasion pour témoigner sa reconnaissance à lendroit du Bureau du PNUD pour lAfrique, à ASCENT (Asian Centre for Entrepreneurial Initiatives) et à lEtat de Karnataka. Elle a fait remarquer que les résultats de la Conférence internationale sur les femmes africaines organisée par la CEA pour commémorer son 40 ème anniversaire en Avril 1998, ont incité le Centre Africain pour la Femme à simpliquer dans la mise en place de Centres daffaires et de Fonds de garantie afin de renforcer les capacités entrepreneuriales des femmes. Par conséquent, a-t-elle rappelé, cette réunion devra aboutir à la formulation dun programme de partenariat dont lobjectif immédiat consistera en la mise en place de Centres daffaires et de Fonds de garantie. Ce partenariat devra également viser à moyen terme la construction et lanimation de réseaux nationaux, régionaux et internationaux qui contribueront à accorder une visibilité croissante au travail et aux expériences des femmes. 16. Enfin, Son Excellence Madame Sophie Buyoya, Epouse du Chef de lEtat a dabord souhaité la bienvenue à toutes les femmes entrepreneurs et institutions dAfrique et dAsie venue à Bujumbura en cette période particulièrement marquée par la reconstruction du Burundi. Elle a insisté sur le fait que toute véritable libération de la personne humaine doit commencer par la libération économique. Cest ainsi que la 4ème Conférence Mondiale sur les Femmes, tenue à Beijing en septembre 1995 en a fait le porte- flambeau du forum. Lobjectif démancipation économique des femmes était, a-t-elle précisé est de promouvoir des politiques macro-économiques et des stratégies de développement répondant aux besoins et aux efforts des femmes vivant dans la pauvreté. 17. Mme Buyoya a ajouté que le continent asiatique étant avancé dans les procédés de conservation des denrées alimentaires, peut constituer en cela un modèle à suivre car, le développement de lindustrie alimentaire doit être le point central du développement des pays africains, essentiellement basé sur lagriculture. 18. Madame Sophie Buyoya a terminé son allocution par des remerciements à lendroit du Centre Africain pour la Femme, de la CEA pour avoir choisi le Burundi comme pays hôte, et a déclaré ouverts, les travaux de la réunion. 2. Aperçu sur lhistorique , les objectifs, et le programme de la réunion de suivi 19. Mme Françoise Wege du Centre Africain pour la Femme (CAF) de la Commission économique pour lAfrique (CEA) a expliqué que la réunion sinscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de la CEA qui met laccent sur lappui au processus de développement économique des pays membres et la création de partenariats . 20. Elle a évoqué les cadres actuels de coopération entre lAfrique et lAsie tels que la Conférence internationale sur le développement de lAfrique de Tokyo (TICAD). Le cadre de coopération de Bandoeng (Indonésie) qui encouragent la création de réseaux pour le commerce et les investissements et lexploitation des leçons des expériences asiatiques en matière dorganisation de la production, et lutilisation créative des technologies dans le secteur agro-alimentaire et du textile. Elle a indiqué que le Centre africain pour la Femme participait aux efforts visant à soutenir et à appuyer les femmes entrepreneurs en particulier dans les domaines du renforcement des compétences, des recherches dopportunités dinvestissements, de formation et de la circulation de linformation. 21. Elle a indiqué que depuis un certain temps les femmes dAsie participaient aux activités des femmes entrepreneurs africaines telles que la Conférence sur laccès des femmes entrepreneurs aux technologies de communication et de linformation tenue en 1997 à Accra ainsi quaux foires commerciales. 22. Mme Wege a ensuite indiqué que les principaux objectifs de la réunion étaient de renforcer le partenariat économique entre les femmes entrepreneurs et les institutions africaines et asiatiques et de définir le cadre institutionnel, pour la mise en place des centres daffaires et des fonds de garantie. 23. Mme Wege a fait remarquer que la rencontre regroupait trois catégories de participants : i. Les participants au voyage détude; ii. Les responsables des associations de femmes entrepreneurs et; iii. Les partenaires, y compris ceux dAsie, le secteur privé (banques, chambres de commerce etc.), les organisations intergouvernementales de même que les organisations du système des Nations Unies. 24. Elle a conclu en précisant que la réunion devrait déboucher sur : · Lidentification des filières économiques qui offrent des possibilités de partenariat économique entre les entreprises asiatiques et africaines et lidentification des actions nécessaires à la concrétisation de ce partenariat; · La définition du cadre de mise en place des centres daffaires et le choix des options préliminaires qui guideront la formulation du projet de création de ces Centre daffaires; · La définition du cadre et des conditions institutionnelles et financières nécessaires pour la mise en place dun Fonds de garantie pour les femmes entrepreneurs. 3. LES LEÇONS TIRÉES DU VOYAGE DÉTUDE3.1 La synthèse des leçons tirées du voyage détude en Inde et au Sri Lanka25. Dans sa présentation, Madame Opportune Santos, consultante du CAF, est dabord rappelé le contexte et les objectifs du voyage détude qui a amené des femmes entrepreneurs, des responsables des ONGs et des insitutions technologiques dAfrique, en Inde et au Sri Lanka, du 4 au 25 juin 1998. 26. Ce voyage détude avait pour objectifs principaux : · de renforcer les capacités des femmes entrepreneurs à travers les échanges, la formation, laccès à des procédés des productions de transformation et demballage, lacquisition des technologies bon marché et de bonne qualité ; · détablir un réseau déchange au niveau régional et sous-régional ; · de développer un centre dinformation régionale et des antennes nationales. 27. Son exposé était basé sur les rapports envoyés au CAF par quelques participants au voyage. Les autres participants présents a la rencontre ont été invités à la fin de lexposé a apporté leur contribution . 28. Lintervention a fait ressortir que les participants ont apprécié le voyage en Inde et au Sri Lanka, le programme dans son ensemble, ainsi que les pays visités . Les principales leçons tirées du voyage ont été résumées en six points : · Lorganisation sociale au sein des entreprises en Inde : le modèle indien favorable à lorganisation du travail permet de trouver des solutions à des problèmes difficiles à gérer individuellement; · Lenvironnement socio-politique et économique favorable créé par l Etat de Karnataka à travers la mise en place de structures daccompagnement au niveau technique et économique, au niveau de la formation et de la recherche; · La technologie : il sagit dune technologie simple facile à fabriquer, dun coût abordable, vulgarisable donc facile à adopter · lintégration systématique de la recherche au niveau de la production et de la transformation et cela en amont et en aval de la recherche. · La récupération des sous-produits de la transformation des céréales et des fruits a inspiré beaucoup de femmes après le voyage. · Au cours du voyage détude, les femmes entrepreneurs ont pu découvrir des femmes de références à linstar de Madame Madhura Chataphathy et ses consurs qui acceptent généreusement de partager leurs expériences. 29. Sexprimant sur limpact du voyage détude sur les activités des femmes entrepreneurs et sur leurs associations, Madame Santos a souligné que dans lensemble, ce voyage détude aura été enrichissant et instructif. La documentation collectée était abondante, utile, et quelques participants ont déjà commencé à l exploiter et à mettre en pratique les acquis du voyage en restructurant leurs organisations sur le modèle indien, en fabriquant des équipements adaptés à lAfrique. 30. Un autre impact est que, de retour dans leur pays, les participants ont su profiter des différentes rencontres organisées au niveau national pour partager ces expériences avec les autres associations et les départements techniques des ministères . 31. Concernant les suggestions et recommandations pour le suivi de ce voyage détude, tous les participants ont proposé: · La poursuite de lorganisation des voyages détude entre lAfrique et lAsie mais également entre pays africains ; · La mise en place dun centre dinformation et de transfert de technologie ; · la création dun réseau déchange dinformation ; · la création dun centre dentrepreunariat féminin à limage d ASCENT. 32. Au cours du débat général, les recommandations suivantes ont été formulées par les participants : · Transmettre la documentation sur le voyage détude à tous les pays pour en faciliter la diffusion ; · Privilégier les femmes entrepreneurs ayant des intérêts communs en technologie de transformation agro-alimentaire ainsi que les structures dencadrement dans le choix des participants aux voyages détude. · Promouvoir des voyages détudes inter-intra africains et mettre sur pied des mécanismes permanents déchanges dinformations. · Faciliter/établir des liens de coopération entre les entrepreneurs africains, et les structures qui existent sur le continent en matière de recherche. · Choisir des entreprises appropriées à visiter cest-à-dire celles dont les activités cadrent bien avec le domaine de travail des participants (banane, arachide, etc ) · Faire prendre conscience à la société en général de linterdépendance quil y a entre lentrepreneuriat (secteur formel et informel) et le développement. En effet, sans lintervention des femmes dans les micro et petites entreprises où elles sont nombreuses il ny aura pas de développement économique véritable. · Développer linformation et la communication pour le secteur de la technologie de transformation alimentaire, en créant des réseaux déchange dinformations : des sites-web, des expositions permanentes (show-rooms) etc et ainsi briser les obstacles liés à la communication qui handicapent les différentes initiatives au niveau du continent et pour quaucune sous- région ne soit exclue notamment au niveau de la mise sur pied des centres daffaires et des fonds de garantie, · Mettre sur pied un cadre dappui institutionnel favorable à la promotion de lentrepreunariat des femmes. 3.2. Leçons tirées du point de vue du transfert de technologie 33. Le thème a été présenté par trois conférenciers, Madame Sabina A. Mensah, Messieurs Ousmane Kane et Ousmane Kornio respectivement représentants des institutions suivantes GRATIS, CRAT et APICA. 34. Dans son exposé, Monsieur Ousmane Kane, Directeur Exécutif de CRAT, a évoqué le voyage détude en Inde et au Sri-Lanka en des termes positifs même sil estimait quil y avait des améliorations à faire. 35. Il a ensuite présenté lexpérience du CRAT, qui sarticule autour des axes suivants : · Etude et évaluation des besoins technologiques, · Information/documentation, · recherche, développement et démonstration, · conseils et consultations technologiques, · formation et développement des ressources humaines, · partenariat et coopération scientifique et technique, · incubation de techno- entreprises. 36. Lexposé a conclu que compte tenu de son expérience et de son mandat, le CRAT pourrait contribuer efficacement à la promotion de lentrepreunariat féminin en Afrique et pourrait simpliquer activement dans la facilitation des relations de coopération entre les femmes africaines chefs dentreprises et les institutions intéressées en Asie. Cette contribution devrait être située dans le cadre dun partenariat CRAT CAF/CEA avec le soutien financier des partenaires au développement comme le PNUD. 37. Monsieur Ousmane Kornio, Secrétaire Général de Association pour la Promotion des Initiatives Communautaires Africaines (APICA) a reconnu que le voyage détude a été dun très grand intérêt. Les visites dentreprises et dinstitutions technologiques ont fait découvrir des technologies intéressantes dans les domaines de la pâtisserie, des fruits ( fabrication de jus, séchage et autres), de la noix de cajou au Sri Lanka, du traitement, de la fibre de coco (techniques de traitement et de transformation), et du lait 0( techniques de transformation) etc 38. En dehors des entreprises visitées, le voyage a offert des opportunités de contacts et déchanges avec des institutions comme le Centre de technologie alimentaire (CFTRI) qui est une bonne référence. Il sagit dun institut universitaire qui reçoit en formation des agents de développement artisanal et industriel sur les techniques et technologies de traitement et de transformation des produits alimentaires. Il offre des formations de longue durée et des stages de courtes durées. 39. Le voyage a favorisé le développement dune interface Afrique- Inde en ce sens que les autorités de l Etat de Karnataka ont montré des dispositions favorables pour faciliter lorganisation et lachat des équipements en faveur des femmes africaines. 40. Monsieur Ousmane Kornio na pas manqué de souligner les possibilités dexploitation judicieuse des informations technologiques reçues en Inde, ainsi que le rôle que pourrait jouer lAPICA en tant quinstitution de recherche et de développement technologique. Il a proposé une série dactions de suivi des résultats de ce voyage déchange . 41. Sagissant du projet GRATIS, Madame Sabina Mensah, a retracé les objectifs, le groupe cible ainsi que les activités développées par ce projet qui a été mis sur pied en 1987 par le Ministère ghanéen de lenvironnement et de la technologie. 42. L objectif de ce projet est de promouvoir la petite lindustrialisation au Ghana en mettant les services de consultation à la disposition des entrepreneurs qui désirent étendre leurs activités à travers lintroduction de nouveaux produits ou des procédés de fabrication. 43. GRATIS développe une gamme variée dactivités qui vont de la planification, la fabrication jusquà la distribution et la vente. Dans ce domaine du transfert des technologies, elle a insisté sur les problèmes liés à la transmission de linformation, à la gestion financière, et à linsuffisance des moyens financiers. 44. Selon les domaines dintervention, les techniques à utiliser peuvent être simples ou très compliquées et le choix des équipements en dépend. Ils seront importés ou trouvés localement suivant le niveau de la technologie mise en uvre. 45. Certains domaines comme la transformation de fruits en jus, le séchage, la transformation de graines oléagineuses depuis le décorticage jusquà lemballage, la technique de conservation du lait sont bien maîtrisés en Inde. GRATIS souhaiterait établir des contacts avec CTRI et compte sur la collaboration d ASCENT pour faciliter ces contacts. 46. La discussion générale sur la question a conclu ressortir que la visite en Inde et au Sri Lanka a offert des opportunités de contact et déchange. Mais du point de plusieurs femmes entrepreneurs, ce qui importe le plus, ce nest pas davoir vu les équipements utilisés dans les différentes entreprises, ce sont plutôt les idées suscitées, la stimulation de lesprit de créativité. 47. Lun des intervenants a insisté sur la quantité dénergie que les femmes dépensent dans la transformation des produits alimentaires doù la nécessité de trouver des solutions pour soulager les femmes dans ce domaine. Cest dans ce cadre que lexpérience ghanéenne portant sur le programme de diffusion de fours améliorées pour réduire lutilisation du bois de chauffe a été communiquée. 48. Les intervenants ont également relevé la nécessité d appuyer les personnes qui montent des entreprises dans le secteur alimentaire car elles se heurtent aux problèmes financiers pour voyager et participer aux rencontres et séminaires. Ce manque de moyen les limite également au niveau technique et le cas des femmes qui sinvestissent dans la transformation du gari au Ghana a été cité en interpellant les gouvernements concernés pour que le secteur formel puisse entrainer le secteur non formel. 49. Les délégués du Sénégal et de la Côte dIvoire ont porté à la connaissance des participants leurs expériences respectives sur le lien à faire entre le développement en général et lentrepreneuriat dans le domaine de la transformation et la conservation des produits agricoles. 50. Les femmes entrepreneurs ont également fait remarquer que les gouvernements en Afrique ne favorisent pas linitiative privée, comme cest le cas en Inde. Malgré linsuffisance des technologies dans leur milieu, elles ont souligné que les femmes nattendent pas dêtre servies, elles se battent pour accéder à linformation et aux techniques nécessaires. 51. Enfin, les participants ont fait remarquer quil était difficile dêtre à la fois producteur et exportateur, et quil serait important d évoluer vers la spécialisation par secteur dactivité. 52. Comme recommandations issues du débat, les participants ont insisté sur la nécessité de faire circuler linformation et suggéré dans un premier temps lutilisation du courrier électronique ainsi que la participation aux rencontres et séminaires. 53. Ils ont par ailleurs invité les bailleurs de fonds à mettre beaucoup plus de moyens dans les entreprises de transformation de produits alimentaires en vue dencourager et de soutenir lentrepreneuriat des femmes. 3.3 Principales questions et principaux concepts développés pendant le voyage détude 54. Mme Joséphine Ouédraogo, Directeur du Centre Africain pour la Femme a introduit la séance en rappelant que la Réunion de Bujumbura fait partie du processus qui a commencé en juillet 1997 à Bangkok lors du Forum Afrique- Asie organisé avec laide des gouvernements de Thaïlande et du Japon. A cette occasion les femmes entrepreneurs présentes à Bangkok ont manifesté la volonté de mettre fin à toute sorte de promesses et de recommandations sans lendemain pour enfin passer à laction. Le Directeur du CAF a saisi loccasion pour remercier particulièrement, Madame Morgan du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour les ressources allouées qui ont permis dorganiser ce voyage détude qui est somme toute une expérience réussie. 55. Après cette brève introduction, elle a invité Mme Viola Morgan , présidente de séance a prendre la parole. 56. Mme Viola Morgan a, à son tour, donné des informations générales, en précisant que 35 pays africains étaient représentés à la réunion tenue à Bangkok en juillet 1997 sur le renforcement du pouvoir économique des femmes dans le cadre de la coopération Asie- Afrique. Elle a rappelé que lors de cette rencontre les participants africains sétaient réunis pour convenir des domaines prioritaires dans lesquels ils cherchaient à promouvoir la coopération avec lAsie, à savoir la transformation des produits alimentaires et les textiles, ce que la réunion avait approuvés. En outre, le « modèle CESAP » a été présenté à cette occasion. Il sagit dun projet de la Commission économique des Nations Unies pour lAsie et le Pacifique (CESAP) qui comprenait la formation des femmes dAsie travaillant dans lindustrie agro-alimentaire. Mme Madhura Chatraphathy soccupait de la formation dans ce projet. La CEA et le PNUD ont ensuite décidé dappliquer le « modèle CESAP » à lAfrique. 57. Il a été décidé lors de cette rencontre que des points focaux devaient être mis en place partout en Afrique dont un point focal pour chaque sous-région. En outre, la CEA, le PNUD et la CESAP ont été désignés comme points focaux dans le cadre de cette coopération triangulaire. 58. Elle a ensuite invité les animatrices de cette session Mme Madhura Chatrapathy de lInde et Gisèle Yitamben du Cameroun, respectivement organisatrice et coordinatrice du voyage détude à présenter les expériences vécues lors du voyage. 59. Mme Madhura Chatrapathy a salué lesprit dinitiative des femmes africaines qui en dépit des nombreuses contraintes auxquelles elles font face continuent davancer. Elle a félicité le personnel du CAF pour le travail accompli. Continuant son intervention elle a donné lexemple de la Thaïlande où les femmes des collectivités locales jouent un rôle important dans léconomie et elle a expliqué comment les femmes dAsie du sud ont besoin de connaître lexpérience des femmes dAsie du Sud-Est. 60. Le programme quelle a initié, tout en étant propriétaire elle même dune industrie de transformation alimentaire, consiste à encadrer les femmes de la base en leur donnant une formation sur le tas et en organisant des voyages détude. Cest le modèle de formation collective car le fait deffectuer des visites dans dautres pays favorise louverture dhorizon des femmes entrepreneurs. 61. Lutilisation des incubateurs est un autre programme développé par Mme Madhura Chatrapathy. Elle a déclaré avoir découvert cette pratique aux Etats Unis dAmérique. Il sagit dun centre de production et de mise à disposition de moyens. Elle a confirmé que lEtat indien pourrait appuyer la formation des femmes entrepreneurs, en contribuant au financement des voyages, et en contribuant aux frais de participation aux foires commerciales. Pour les femmes entrepreneurs qui le veulent elles pourront être accueillies en système de formation sur le tas. Elle a promis de rendre disponible les informations sur la formation et sur les foires commerciales en Inde. 62. Le voyage détude en Asie a permis aux participants Africains de découvrir les technologies commercialisables, abordables, et de chercher les fonds pour lachat éventuel du matériel qui avait été présenté. Elle a terminé en insistant sur le concept de partage des enseignements et la nécessité de connaître les différentes approches et de les appliquer localement. 63. Madame Gisèle Yitamben a déclaré que lInde a toujours été une source dinspiration pour elle et en tant que participante au voyage détude elle a su tirer profit de cette expérience. Ensuite elle a indiqué que le groupe quelle a conduit en Inde et au Sri Lanka comprenait trois catégories de personnes : des responsables dONG, des représentants dinstituts de technologies, et des entrepreneurs. 64. Lidentification des participants avait été basée sur un questionnaire quelle avait envoyé à la Fédération africaine des femmes entrepreneurs. Le Cameroun, le Ghana et lOuganda ont été fortement représentés, en partie, en raison des projets du PNUD mis en oeuvre dans ces pays. Quant aux instituts technologiques ils ont été recommandés par des personnes sur le terrain. Il sagit de: GRATIS, APICA et le CRAT. 65. Mme Yitamben a rappelé que lobjectif de ce voyage détude était damener les femmes chefs dentreprise, les leaders des ONG et les dirigeants dinstituts technologiques à visiter les entreprises, échanger, apprendre des techniques, identifier des technologies, faciliter lapprentissage et le développement des entreprises. 66. Des visites dentreprises de différentes tailles ont été effectuées, une table ronde avec les autorités a été organisée. Au Sri Lanka, il y a eu une visite dans un village dexportation sur le marché mondial à partir des zones rurales. 67. Au cours de ce voyage détude les participants ont acquis des notions sur lentrepreneuriat et ont bénéficié de formations techniques. Les femmes indiennes rencontrées sur le terrain ont manifesté lintérêt de venir en Afrique dans le même cadre déchanges dexpériences. 68. M. Ramachandra a quant à lui, développé le concept de production pour lexportation. Lidée de village de production pour lexportation consiste à partir du produit lui-même pour chercher à identifier un exportateur qui dispose dun marché. Au Sri Lanka, le Gouvernement intervient pour jouer ce rôle dintermédiaire alors quau Ghana ce rôle est joué par une ONG. 69. Un autre témoignage a été donné par M. Aubaud qui travaille pour les entreprises africaines qui veulent exporter en France et vice-versa. Il a souligné que le marché européen attend beaucoup les produits africains mais il se pose le problème de normalisation pour que ces produits soient concurrentiels. Néanmoins, deux possibilités dexportation soffrent à lAfrique dans le secteur de distribution traditionnelle et le secteur de la grande distribution (super-marché et hyper-marché). 70. La déléguée de la COMESA sest engagée à multiplier la cassette vidéo sur le voyage détude pour que tous les pays membres de COMESA puissent en disposer et à diffuser les informations fournies par la délégation indienne. Elle a enfin déploré labsence de liens entre les femmes productrices et les instituts de technologie, les femmes entrepreneurs et le secteur privé, les femmes entrepreneurs et les organisations commerciales. Elle a terminé en demandant lappui de la CEA pour corriger cette situation. 71. Les échanges sur ce thème ce sont poursuivis en travaux de groupe. Les conclusions des travaux en groupes sont reproduites en annexe III. 4. Présentation du cadre conceptuel pour la création des centres daffaires sous-régionaux à lintention des femmes. 72. La présentation du cadre conceptuel pour la création de centres daffaires a été faite par Melkrist Hailu, consultante du Centre Africain pour la Femme . Cette présentation a posé les questions clés suivantes : Des centres daffaires pour qui? Des centres daffaires pour quoi? Et enfin comment créer des centres daffaires? 73. La première question a permis de préciser le groupe cible cest à dire les bénéficiaires des prestations de services du Centre daffaires. Il sagit des femmes entrepreneurs du secteur formel et informel dans le domaine de lagro- alimentaire et des textiles. 74. Aux deuxième et troisième questions : Pourquoi et comment créer des centres daffaires, lexposé a permis didentifier les problèmes, les besoins du groupe cible, et de proposer les services possibles que le centre daffaires pourraient offrir à ces clients. 75. Il sagit de : · linformation; capitalisation et dissémination des informations appropriées; · la formation; renforcement des capacités managériales des femmes ; · lappui conseil à la demande ; · la création de différents réseaux. 76. Lexposé a proposé des scénarios de mise en uvre des programmes de partenariats au niveau national, régional, international ; un cadre institutionnel, ainsi que les sources de financement possible. 77. Dans son exposé, la représentante de COMESA a souligné limportance que revêtent les télécommunications pour les échanges mondiaux, en général, et pour lAfrique, en particulier. Elle a cité lexemple du Kenya où un pourcentage important de la main- doeuvre travaille dans le secteur informel et a fait remarquer que, dans les zones rurales, le commerce et les investissements sont peu développés en raison des mauvaises infrastructures de télécommunication. Elle a rappelé limportance accordée aux technologies de linformation et de la communication pendant la Conférence marquant le 40e anniversaire de la CEA et au sein de COMESA et a souligné la nécessité de faire comprendre aux gouvernements que les télécommunications sont essentielles pour les femmes. Elle a dit au groupe que les chefs dEtat membres de COMESA ont approuvé un communiqué sur les femmes et les technologies de linformation et de la communication et que le PNUD avait contribué à la création de points focaux dans certains pays membres de COMESA. Elle a ensuite élaboré sur lexemple des télé centres qui permettent aux femmes, même dans les zones rurales, de recevoir des informations en provenance des centres urbains et dautres pays et d en tirer dautres avantages tels que laccès à la télé medécine et à la formation à distance. Enfin, elle a cité lexemple des « triangles de croissance » quencourage actuellement le Représentant résident du PNUD en Zambie et qui représente une initiative prometteuse. 78. La représentante du Maroc a exposé ses points de vue en sinspirant des expériences de son pays et dautres pays du Maghreb, notamment, son expérience dans le cadre dun projet destiné aux femmes entrepreneurs de son pays. A son avis, un centre daffaires ne devrait pas être une structure lourde mais un moyen permettant dassurer la formation, daccéder à linformation, daider les femmes à devenir des entrepreneurs. Elle a indiqué que les centres daffaires permettraient de mettre laccent sur ce qui existe et sur ce qui a été expérimenté. Ces centres devraient contribuer à établir des liens entre les entrepreneurs et servir de moyens de lobbying. 79. Les autres participants ont souligné la nécessité pour les centres daffaires de desservir les femmes des collectivités locales, dadopter une approche par le bas plutôt que par le haut, détablir des liens et dexploiter les nombreuses sources dinformations. Une participants a évoqué lexpérience de lAfrique du Sud et des programmes Sangonet and Womens Net ( ICT), basés sur les liens établis avec les femmes rurales. 80. Une participante a insisté sur le fait quil ne fallait pas sen tenir seulement à la transformation des produits alimentaires et au textile; le problème des ressources humaines nécessaires pour faire fonctionner un centre daffaires a été légalement évoqué . 81. Madame Chatrapathy a présenté le concept de « pépinière d'entreprises » tel quil est appliqué en Inde. Elle a indiqué quune pépinière dentreprises est un centre de traitement disposant dune gamme déquipement dont celui de conditionnement. La pépinière dentreprises peut également comprendre une bibliothèque contenant des ouvrages techniques, des listes de fournisseurs, etc.. Les usagers paient une somme forfaitaire pour utiliser les services du centre pendant une période dun an. En Inde, cette somme équivaut à environ 250 dollars et, selon le cas, le paiement par tranches est accepté. La formation, lanalyse des produits en laboratoire, etc. nentraînent pas de coûts supplémentaires. Lusager de la pépinière signe un contrat pour toute lannée, un contrat qui loblige à remplacer tout matériel quelle détruit, etc.. Lentrepreneur peut aussi utiliser la licence de la pépinière dentreprises mais elle est responsable de tout dommage qui surviendrait. 82. La pépinière dentreprises permet aux femmes davoir accès à un réseau de conseillers qui peuvent les aider à trouver des sources dapprovisionnement, à commercialiser leurs produits, à améliorer et à obtenir des services conseils même si elles commercialisent directement leurs produits. 83. La pépinière dentreprises permet également de faire connaître le nouveau produit. En principe, elle nest utilisée que pendant un an ou un an et demi. Cependant, tant que le produit de lentrepreneur est sur le marché, la femme entrepreneur peut continuer à utiliser les services de la pépinière dentreprises pour laméliorer. 84. Les conseillers techniques travaillant dans la pépinière sengagent à ne pas révéler les recettes ou les secrets de fabrication, et lentrepreneur est encouragé à ne pas partager cette information avec les autres en dehors des personnes travaillant dans la pépinière dentreprises. Les femmes qui utilisent les services de la pépinière ont également tendance à sorganiser en groupes pour faire face au coût du transport et des divers intrants. 85. La pépinière dentreprises peut servir également de fournisseur pour le matériel de conditionnement. Elle peut acheter un grand nombre demballage tel que les bouteilles, et les entrepreneurs pourront mettre leur propre étiquette sur leur produit. 86. En Inde, on demande une somme symbolique par kilo pour lutilisation du matériel de la pépinière (pour la production de la petite et moyenne entreprise). Mme Chatapaty a fait observer que si on utilisait du matériel sophistiqué, la petite et la moyenne entreprise ne pourrait pas lutiliser plus tard. Il faudrait également prévoir des pièces de rechange et la maintenance. 87. Enfin, elle a observé quil ne fallait pas sattendre à ce que toutes les entreprises réussissent même avec laide dune pépinière dentreprises, et que le taux de réussite (en Inde) est denviron 80% contre 40%. 88. Madame Chatrapathy a dit que le centre daffaires est beaucoup plus un centre de ressources, un endroit qui permet daccéder à linformation, aux résultats des travaux de recherche, à des conseils en gestion, et à des idées à tous les niveaux. Il pourrait sagir dune structure permettant aux entrepreneurs davoir accès aux services de télécopie, au téléphone et davoir un lieu de réunion. Les services fournis comprennent en principe des conseils sur laccès aux marchés, les moyens de faire face effectivement à la concurrence, un encadrement, létablissement de contacts etc.. 89. M. Bhat a souligné le fait que les pépinières dentreprise nétaient pas des centres daffaires. Les pépinières dentreprises étaient destinées aux « prématurés » ou encore aux jeunes entreprises naissantes pour lesquelles la gestation na pas été facile. Elles fournissent alors un environnement protecteur et favorable. Elles pourraient également aider un opérateur du secteur informel à passer au secteur formel, en leur fournissant des infrastructures leur permettant dassurer une production moderne de haute qualité. Ces pépinières doivent être de taille assez petite de façon à ce que les petits producteurs puissent recourir à leurs services, petit voulant dire un investissement denviron 10.000 dollars pour lensemble de linstallation (léquipement étant fabriqué sur place) et jusquà concurrence de 25.000 dollars si linstallation est destinée à la fabrication de jus, à la boulangerie, etc 90. Pour les pépinières dentreprises, il est également souhaitable quun organisme de financement leur fournisse le terrain et les bâtiments pour appuyer et sengager en faveur de son succès. Le nombre maximal de femmes utilisant la pépinière en même temps est de 20 personnes. 91. Mr. Bhat a ensuite proposé quune pépinière dentreprises pilote soit mise en place et évaluée afin dêtre adaptée à lenvironnement local avant la multiplication . 92. Madame Chatrapathy a ensuite indiqué que le centre daffaires et la pépinière dentreprises pourraient se situer au même endroit mais quil sagit de deux concepts et deux entités différents. Elle a également indiqué quil faut prendre en considération le choix des usagers dune pépinière pour illustrer cela elle a cité lexemple, d un opérateur économique bien établi qui peut choisir denvoyer un de ses employés comme entrepreneur potentiel de façon à pouvoir utiliser le matériel de la pépinière ultérieurement. 93. Elle a également indiqué que certaines femmes peuvent à la longue se désintéresser de lopération et reprocher parfois à la pépinière de ne pas répondre à leur attente. Dans ces cas, il faut rechercher le vrai problème. 94. Un autre exemple est celui dune personne qui ne veut pas utiliser de conservateurs alors que les pouvoirs publics exigent leur utilisation. La pépinière dentreprises ne peut pas méconnaître ces réglementations mais peut faire campagne pour quon modifie la réglementation. 95. Madame Chatrapathy a dit quen Inde, le fait de travailler avec une pépinière dentreprises permet souvent aux femmes dobtenir du crédit, et que les banques acceptent souvent de financer certains coûts de démarrage des activités. En outre, la pépinière peut aider les femmes à obtenir leur licence de production. 96. Le représentant du CRAT a fait remarquer quen Afrique, la volonté politique et lenvironnement favorables font souvent défaut de même que la liaison entre la recherche et le développement. Il a estimé que les pépinières dentreprise pourraient constituer une solution à ces problèmes. Son institut a négocié avec la BAD et la Banque Islamique un projet tendant à résoudre ces problèmes. 97. Les autres participants ont fait des observations en ce qui concerne le problème de laccès au matériel de production de masse et à labsence dinformations en ce qui concerne les endroits où on pourrait acheter un matériel spécifique. GRATIS et APICA ont été cités comme instituts qui aident les entrepreneurs à obtenir le matériel approprié. 98. On a également rappelé au groupe lengagement pris par le Gouvernement de lEtat de Karnataka (Inde), à savoir accorder aux entrepreneurs une réduction de 25% sur tout achat déquipement. 99. Une autre participante a fait part au groupe de son expérience en Côte dIvoire où elle a essayé de mettre en place une pépinière dentreprises et a connu beaucoup de difficultés. Elle veut, au sortir de cette réunion, connaître les différentes mesures ou critères recommandés pour entreprendre une telle initiative. En réponse M. Bhat et Mme Chatrapathy ont dit que les pépinières dentreprises indiennes nétaient que de simples modèles quil fallait les adapter à la situation locale. Ils ont dit quils étaient disposés à aider toute personne intéressée par la mise en place dune pépinière dentreprises en Afrique et ont proposé de recourir aux anciens élèves africains des centres de formation dAsie. 5. Cadres et modèles pour la création de fonds de garantie100. Ce thème a été présenté par quatre orateurs qui ont successivement parlé du fonds de garantie pour les femmes entrepreneurs, des modes de garantie collective dans le contexte de lentreprenariat féminin, des modes de financement alternatifs, ainsi que lexpérience de fonds de garantie au Burundi. 101. Parlant du Fonds de garantie pour les femmes entrepreneurs, Mme Opportune Santos consultante au Centre Africain pour la Femme a dabord passé en revue les problèmes de financement que rencontrent les femmes entrepreneurs à savoir le manque de financements pour le secteur informel, et linadéquation du système bancaire par rapport aux besoins des femmes et des populations pauvres. Les obstacles rencontrés par les femmes sont surtout liés aux difficultés daccès au crédit, au problème dinformation et de formation dans le domaine du management, ainsi qu aux barrières légales et sociales. En plus de ces barrières, les banques ne prennent pas le temps dévaluer les capacités des femmes. 102. Lorateur a proposé la mise en place de fonds de garantie ainsi que la promotion des sociétés de caution mutuelle comme voies de solution pour amoindrir ces difficultés. 103. Les clients du fonds de garantie seront les femmes intervenant dans le milieu urbain, péri-urbain et rural dans les filières de lagro-alimentaire et du textile. Le groupe cible sera composé : - des femmes chefs des petites et des moyennes entreprises évoluant dans le secteur formel ; - les femmes chefs dentreprises déjà opérationnelles et les chefs dentreprises potentielles dans le secteur informel, - les groupes de femmes défavorisées du secteur informel et encadrées par les ONG. 104. La finalité du fonds de garantie est la promotion de lentrepreneuriat des femmes. Appuyé par les Centres daffaires et les pépinières dentreprises, le fonds de garantie facilitera le passage dans le circuit moderne de financement privé et laccès à léconomie de marché ; il facilitera également lévolution vers le secteur formel. En association avec le Centre dAffaires, le fonds de garantie permettra aux femmes daccéder à la formation et à linformation, au crédit pour le financement, à lacquisition des équipements de base et des autres investissements. 105. Sur le plan institutionnel, le fonds de garantie pourrait être un fonds privé autonome ou un fonds privé rattaché à un organisme sous régional ou international intervenant dans le domaine du crédit. Les partenaires du fonds de garantie seront les clients, les Centres d Affaires, les institutions nationales, internationales, sous régionales et régionales ainsi que les donateurs et les bailleurs de fonds. 106. Pour accéder au fonds, il faudrait être membre dune association de femmes entrepreneurs ou de femmes daffaires reconnue et active, et être le chef dentreprise régulièrement installée et à jour vis-à-vis de la réglementation. Au moment de la mobilisation des ressources le fonds de garantie pourrait être constitué par la participation au capital par des tiers, les intérêts sur les crédits octroyés, les placements à vue et à terme, les emprunts, les subventions, lépargne locale et nationale. 107. Enfin, il sagira de mettre en uvre les moyens nécessaires à la vie du projet, le budget de fonctionnement, le budget prévisionnel incluant létude de faisabilité ainsi que le calendrier prévisionnel dexécution du projet. 108. Lintervention de Madame Anne Balenghiem, professeur à luniversité de Rabat, Maroc était axée sur les modes de garantie collective dans le contexte de lentrepreneuriat des femmes. 109. Lexposé a fait remarquer que pour que les financements soient adaptés aux besoins, il faut mettre en place des organisations intermédiaires pour servir de courroie de transmission entre les femmes et les institutions financières. 110. Ces organisations peuvent être des : - associations ou organismes de développement ou dappui aux entrepreneurs - fédérations ou mouvements de producteurs - systèmes mutualistes dépargne et de crédits - sociétés à vocation financière - organismes intermédiaires internationaux de financement. 111. A propos du concept de garantie collective lorateur a expliqué les notions de garantie froide (argent chaud) et de garantie chaude (argent chaud). La garantie chaude est celle qui a été constituée par lépargne des intéressés tandis que la garantie froide est fournie par lEtat par exemple. Autrement dit, largent chaud cest celui que jai « gagné »ou largent que « jai mobilisé » tandis que largent froid cest celui que « je reçois dailleurs », dune institution ou dune organisation. 112. Habituellement largent chaud est remboursé à un taux élevé alors que le remboursement de largent froid est soumis à un taux plus faible. 113. Lexposé a démontré que deux scénarios de garantie collective sont à envisager : - le cautionnement mutuel et le fonds de garantie.
114. Le cautionnement mutuel : Le groupe est solidaire mais de façons différentes. Ce type de garantie est fréquent dans les pays développés. Linitiative peut être prise par les groupes professionnels ou par la banque centrale (populaire). 115. Pour le fonds de garantie, il faut être vigilent car largent déposé dans une banque est géré par une association locale. La deuxième formule consiste à passer par le haut (Etat, partenariat, Banque nationale) ; tandis que la troisième formule consiste à inonder le fonds de garantie par les prélèvements sur le crédit. 116. A partir de là, l on peut aboutir à des formules mixtes. 117. Lexposé sur les modes de financement alternatifs a été présenté par Monsieur Moussa Sanogo, consultant de lAlliance coopérative internationale qui a affirmé que les problèmes de financement du développement sont à la base de la naissance de ce financement alternatif. 118. En effet, laccès au crédit bancaire classique ainsi que les garanties exigées dans ce cadre précis avaient longtemps bloqué le développement du secteur informel au sens large du terme. Or, les clients potentiels de ce mode de financement alternatif sont nombreux, et seraient estimés entre 70 et 95%. 119. Les modes de financement alternatifs se caractérisent par le type de besoins couverts ainsi que leur type de structuration. Ils peuvent être regroupés en quatre catégories que sont : 1° les systèmes informels (tontines, prêteurs, et « usines »). Ces systèmes sappliquent à des besoins sociaux ou à des besoins de consommation ; ils ne sont pas structurés et nutilisent de contrôle ni interne ni externe. 2° les systèmes financiers décentralisés (SFD) qui comprennent trois catégories selon les caractéristiques dorganisation : Il sagit : - des coopératives dépargne et de crédit (Coopec) qui sont des systèmes mutualistes. - Des systèmes de crédit solidaire inspirés des principes de la Grameer Bank du Bangladesh. - Les caisses villageoises autogérées (CVCA) qui associent collecte de lépargne et octroi de crédit. 3° les projets, les ONGs et les organisations paysannes qui intégrent souvent une activité de crédit parfois associé à lépargne dans leurs activités. 4° Les cas particuliers des subventions qui touchent les investissements à rentabilité différée ou difficilement mesurable requérant, en outre, lapport des subventions externes. Il sagit des écoles, des centres de santé etc 120. Sagissant des contraintes liées à ces modes de financement alternatifs, elles sont généralement : une concurrence entre certains modes de financement alternatifs. Ces modes de financement alternatifs sont confrontés aux insuffisances des systèmes comptables ainsi quau manque de statistiques précises et actualisées sur les indicateurs de base de lactivité. 121. Pour ce qui est des atouts sur lesquels reposent ces modes de financement alternatifs, il y a : - lenvironnement socio-économique favorable ; - la bonne communication entre les différentes parties prenantes ; - la pression sociale. 122. La quatrième communication sur le fonds de garantie, présentée par Madame Béatrice Bukware, Présidente de la Caisse coopérative dépargne et de crédit mutuel du Burundi était axée sur quelques cas de fonds de garantie en cours au Burundi. 123. Selon lexposé, les garanties, par essence, ont pour but de prémunir le créancier contre le risque dinsolvabilité de son débiteur. Elles sont fonction de lobjet du prêt, de son importance et de sa durée. Elles vont de la garantie personnelle aux garanties réelles. 124. Le recours aux sociétés de caution mutuelle et aux fonds de garantie est souvent fonction de la situation patrimoniale du demandeur de crédit qui possède ou non des biens à donner en garantie. 125. Le fonds de garantie a pour effet donc de limiter le recours aux garanties hypothécaires et de faciliter laccès au crédit. Il existe plusieurs cas de fonds de garantie dont le mode de fonctionnement est variable en fonction de leur nature. 126. Le premier exemple de fonds de garantie présenté par la conférencière est celle dune convention tripartite signée entre lAssociation pour la promotion économique de la femme (APEF), la Womens World Banking (WWB) et la Banque Nationale de Développement Economique (BNDE). 127. Les avantages liés à ce cas de fonds de garantie sont entre autres ceux-ci : - Les bénéficiaires peuvent avoir des crédits plus facilement, - Il y a un effet multiplicateur : quand les crédits sont remboursés correctement, le fonds peut permettre loctroi de crédits à un très grand nombre de bénéficiaires. 1. Au niveau des inconvénients recensés : - La WWB a vite changé de politique dintervention auprès de ses affiliés et le contrat a été interrompu avant quil ne soit opérationnel ; le circuit est trop lourd pour permettre une garantie. 128. Le deuxième cas de fonds de garantie cité est le Fonds de garantie des technologies agro-alimentaires (FDTA) dont les intervenants sont la Banque nationale de développement économique (BNDE), le Centre national des technologies alimentaires (CNTA) et les clients encadrés par le CNTA. Une convention de collaboration a été signée entre le CNTA et la BNDE. 129. Des avantages et des inconvénients sont également à signaler. Au niveau des avantages, les bénéficiaires se familiarisent avec une institution financière et en cas de disparition de lorganisme dencadrement, ils continuent à travailler avec la banque et à bénéficier des crédits. 130. Pour ce qui est des inconvénients, le fonds sert uniquement les groupements encadrés par le Centre national des technologies agro-alimentaires. Dautres cas de fonds de garantie ont été inventoriés tels le fonds de garantie Twitezimbere, la Caisse Coopérative dépargne et de crédit mutuel (CECM), le Fonds national de garantie (FNG), ainsi que le Fonds de garantie interne. 131. Tous ces fonds ont leurs avantages et inconvénients. Les critiques formulées par la conférencière, pour chaque forme de fonds de garantie pourraient permettre un mixage intéressant pour obtenir une formule de création dun fonds de garantie solide pour les femmes entrepreneurs qui le désirent. 132. Les discussions sur le fonds de garantie se sont poursuivies en groupes de travail. Les conclusions de ces travaux sont reproduits en Annexe IV. III. LES PRINCIPALES RECOMMANDATIONS DE LA REUNION Coopération Asie-Afrique133. Après avoir examiné les communications présentées sur les leçons tirées et les principaux concepts développés à lissue du voyage détude et après avoir examiné de façon approfondie la question en groupes de travail, la réunion a formulé les principales recommandations suivantes en ce qui concerne la coopération Asie-Afrique : i. Des programmes clairs et susceptibles dêtre mis en oeuvre devraient être élaborés au niveau national pour communiquer et diffuser les expériences et les leçons tirées du voyage détude; ii. Les femmes entrepreneurs, les associations nationales, la Fédération africaine des femmes entrepreneurs, les ONG ainsi que les instituts de technologie devraient envisager la possibilité de créer des centres daffaires ou des pépinières dentreprises au niveau national pour mettre en application les leçons tirées et lexpérience acquise; iii. Le PNUD devrait prendre les mesures nécessaires pour que les participants au voyage détude puissent diffuser leur expérience au niveau national; iv. Le programme de voyages détude devrait être élargi pour couvrir des domaines tels que le textile, le cuir, lartisanat et les cosmétiques; v. Les liens de coopération devraient être élargis en Afrique et avec les autres pays dAsie; vi. Tous les partenaires et organismes donateurs ainsi que les femmes entrepreneurs devraient prendre des engagements pour lorganisation des futurs voyages détude et il faudrait envisager les meilleures modalités de financement, y compris le partage des coûts; vii. La CEA et la CESAP devraient jouer un rôle de coordination et dintermédiaire pour assurer la liaison entre les entrepreneurs, les organisations et les institutions dAfrique et dAsie. viii. La CEA, le PNUD et les autres partenaires devraient apporter leur concours à lorganisation de foires commerciales et dexpositions en vue du renforcement des réseaux et des liens; ix. Léchange de connaissances techniques entre Asie et Afrique devrait être entrepris; x. Les engagements pris par les partenaires dAsie devraient faire lobjet dun suivi; xi. Des critères de sélection rigoureux des participants devraient être mis au point, en tenant compte de laptitude à partager et à communiquer lexpérience acquise, et en tenant également compte de léquilibre entre les régions et les groupes linguistiques; xii. Les femmes entrepreneurs dAfrique devraient bénéficier des programmes du TICAD et, pour ce faire, la Fédération africaine des femmes entrepreneurs, lOUA et la CEA devraient prendre les dispositions nécessaires; xiii. Les informations et les rapports sur le voyage détude devraient être diffusés par le biais des organismes internationaux dinformation tels que lURTNA Kenya et la PANA Dakar. Création de centres daffaires sous-régionaux134. La réunion a entendu les communications présentées sur les concepts de centres daffaires sous-régionaux et nationaux ainsi que sur les pépinières dentreprises et tenant compte des discussions des groupes de travail a formulé les principales recommandations suivantes relatives à la création de centres daffaires sous-régionaux. i. Les centres daffaires sous-régionaux à mettre en place devraient être des serveurs qui seront reliés aux centres nationaux; ii. Une étude de faisabilité sera réalisée pour déterminer, notamment, le statut des centres daffaires sous-régionaux : · Initialement, en tant que centre pilote dans une ou deux sous-régions et plus tard; · Devenir ensuite une ONG indépendante à but non lucratif ; · Ou bien organisme rattaché à des institutions/ONG fournissant des services similaires au niveau sous-régional; iii. Létude de faisabilité devrait être réalisée par la CEA en collaboration avec le PNUD et devrait sachever avant la fin de lannée en cours ou, au plus tard, à la fin du premier trimestre de lan 2000; iv. Les donateurs multilatéraux et bilatéraux ainsi que les organisations partenaires sont invités à apporter leur concours financier et technique à la création des centres daffaires. Mise en place du fonds de garantie 135. La réunion a examiné les divers concepts en ce qui concerne les fonds de garantie, étudié les différents modèles de création de fonds de garantie et examiné le thème en groupes de travail. Ci-après figurent les principales recommandations formulées en ce qui concerne la mise en place dun fonds de garantie pour les femmes entrepreneurs dAfrique. i. Le fonds de garantie devrait être créé au niveau régional/continental avec des agences au niveau national; ii. Le fonds de garantie sera créé en tant que fondation opérant sur une base privée et autonome avec des procédures efficaces et peu bureaucratiques; iii. Le financement nécessaire à la mise en place du fonds de garantie proviendra des femmes entrepreneurs, des institutions financières, des fondations privées, des institutions bilatérales et multilatérales, y compris le système des Nations Unies; iv. Létude de faisabilité devrait être réalisée pour déterminer et préciser les conditions de création du fonds de garantie; v. Létude de faisabilité devrait être réalisée par la CEA en collaboration avec le PNUD et sachever avant la fin de lannée en cours ou, au plus tard, avant la fin du premier trimestre de lan 2000. IV. CLOTURE DE LA REUNION 136. La synthèse du rapport et des recommandations sur les thèmes qui ont fait lobjet des débats durant les quatre journées de travail intensif sur le partenariat des femmes entrepreneurs dAfrique et dAsie et sur les outils de renforcement du rôle économique des femmes a été adoptée avec quelques amendements. 137. La cérémonie de clôture sest ensuite déroulée sous la présidence du Ministre de lAction Sociale et de la Promotion de la Femme du Burundi. 138. A cette occasion des allocutions de clôture ont été prononcées par le Premier Vice-Président de la Chambre de Commerce, dIndustrie, dAgriculture et dArtisanat du Burndi (CCIB) et la Représentante de la Commission Economique pour lAfrique. Tous les intervenants ont exprimé leur satisfaction sur les conclusions de la réunion et la manière dont les travaux se sont déroulés. 139. Le Vice-Président de la Chambre de commerce a noté que lorganisation de cette réunion à Bujumbura, surtout en cette période combien difficile de la reconstruction du Burundi, a relevé les potentialités des femmes burundaises et leur dispositions à aller de lavant. La CCIB sest engagée à renforcer son rôle dencadrement, de formation, dinformation et de promotion économique en faveur des femmes entrepreneurs du Burundi et a sollicité le concours dautres institutions comme le CRAT, GRATIS et APICA. 140. La représentante de la CEA a rappelé les objectifs de la réunion en précisant quils ont tous été atteints. Elle a évoqué les engagements des agences et institutions partenaires pour la mise en oeuvre des recommandations de la réunion. Elle a enfin remercié le pays hôtes pour son accueil et son hospitalité exemplaire. Elle a remercié les participants pour leur assiduité et tout le personnel technique pour son appui. 141. Mme Ramatoulaye Sow, Présidente de lAssociation des Femmes entrrepreneurs de Guinée a lu, au nom de tous les participants, une motion de remerciements à lendroit du Gouvernement de la Commission économique pour lAfrique. Elle a exprimé leur gratitude à lendroit du Gouvernement du Burundi pour lhospitalité dont ils ont fait lobjet et les facilités mises à leur disposition tout au long de leur séjour. Elle a ensuite remercié la CEA pour linitiative dorganiser une telle rencontre et le PNUD pour avoir contribué à la réussite de la réunion. 142. A son tour, le Ministre de lAction sociale et de la promotion de la femme a loué le dynamisme, la réelle volonté déchange et le goût du savoir qui ont animé les travaux. Elle sest réjouit des pas déjà accomplis dans lapplication des leçons tirées du voyage détude. Elle a exprimé le souhait que tous les acteurs simpliquent davantage dans le renforcement des relations entre les femmes chefs dentreprises et les structures dappui. 143. Le Ministre a souligné que les mécanismes proposés, à savoir les centres daffaires et le fonds de garantie contribueront sans aucun doute à rehausser le niveau de vie des populations. 144. Pour terminer, elle a remercié particulièrement la CEA à travers le CAF, le PNUD et le FNUAP et a déclaré la réunion close. |