Distr.: LIMITEE
ECA/FSSDD/RCID/CNRST/99/7
Avril 2000
NATIONS
UNIES FRANCAIS
CONSEIL
ECONOMIQUE ET SOCIAL Original: ANGLAIS
COMMISSION
ECONOMIQUE POUR L’AFRIQUE
Première
réunion du Comité des ressources naturelles,
De
la sicence et de la technologie
Addis-Abeba (Ethiopie) 15-18
novembre 1999
RAPPORT DE LA PREMIERE REUNION
DU
COMITE DES RESSOURCES NATURELLES,
DE
LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE
ECA/FSSDD/RCID/CNRST/99/7
A. PARTICIPATION
ET ORGANISATION DES TRAVAUX
1. La première réunion du Comité des ressources naturelles et de la science
et de la technologie (CNRST) s’est tenue du 15 au 18 novembre
1999 au siège de la Commission économique pour l’Afrique au Centre
de conférence des Nations Unies d’Addis-Abeba (Ethiopie). Elle
a été officiellement ouverte par la Secrétaire exécutive adjointe
de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).
2. Ont
pris part à la réunion, des délégués et des experts des pays membres
de la CEA et d’autres organisations appartenant ou non au système
des Nations Unies.
3. La
liste des participants est jointe en annexe.
B.
COMPTE RENDU DES TRAVAUXOuverture
de la réunion (point 1 de l’ordre du jour)
a) Allocutions de bienvenue de la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA
4. Dans son allocution, la Secrétaire exécutive adjointe
de la CEA, Mme Lalla Ben Barka, a souhaité aux délégués et aux
experts la bienvenue à la première réunion du Comité des ressources
naturelles et de la science et de la technologie (CNRST). Elle
a exprimé sa profonde gratitude aux délégués pour leur présence
à la réunion et s’est déclarée optimiste quant aux résultats de
la réunion.
5.
Sur le fond, elle a soulevé un certain nombre de points ayant
trait aux préoccupations essentielles du CNRST. Premièrement,
elle a invité les participants à réfléchir aux moyens d’accroître
les exportations africaines de produits manufacturés à base de
ressources naturelles. Pour ce faire, il faudrait acquérir savoir,
compétences et expériences technologiques afin de susciter l’innovation.
6. Deuxièmement,
il faudrait assurer le développement en innovant et sur une base
durable. L’absence de développement durable se manifeste par
la déforestation généralisée, la perte de la biodiversité, la
désertification ainsi que par la pollution de l’air et de l’eau
causée par l’extraction minière. Cette situation étant, il était
nécessaire pour l’Afrique d’adopter des technologies efficaces
et ne portant pas atteinte à l’environnement. Comme le taux de
croissance démographique est supérieur à celui de la production
alimentaire, il est urgent de recourir à la science et la technologie
comme instrument d’intervention pour assurer la sécurité alimentaire.
7. Finalement, la Secrétaire exécutive
adjointe a demandé aux participants de présenter leurs points
de vue sur cinq domaines clés intéressant la CEA :
i) mener une étude approfondie des tendances
importantes en matière d’application de la science et de la technologie
dans le domaine des ressources naturelles et celui de la biodiversité
;
ii)
formuler des recommandations de politique
correspondantes en vue d’actions nationales, régionales et internationales
qui soient concrètes, réalistes et orientées vers l’action ;
iii) examiner les progrès réalisés dans l’application
des résolutions et des plans d’action relatifs aux politiques
concernant l’eau, l’énergie et les ressources minérales et la
manière dont la coopération régionale en serait renforcée ;
iv)
examiner et orienter les efforts que la CEA
fournit pour formuler des politiques en matière de ressources
naturelles et de science et technologie pour la période biennale
2000-2001 ;
v) envisager
des activités de suivi et en discuter à la prochaine réunion.
8. La
Secrétaire exécutive adjointe a émis l’espoir qu’à la fin de la
réunion, le domaine d’intervention de la CEA sera mieux recentré.
9. Par
ailleurs, un groupe d’experts de haut niveau en science et technologie
se penchera sur les questions importantes de compétitivité et
de développement durable.
b) Allocution de bienvenue du Représentant du gouvernement éthiopien
10. M. Asrat Bulbula, Commissaire à la science et à la technologie a,
au nom du gouvernement de la République fédérale d’Ethiopie a
souhaité aux délégués la bienvenue à Addis-Abeba et a déclaré
d’emblée qu’il est préoccupant que les pays africains ne puissent
exploiter leurs ressources naturelles de manière durable. Du
fait que l’Afrique ne pouvait adapter la technologie importée,
elle n’a pas été en mesure d’exploiter sa base de ressources immense
à un moment où elle subit une grave dégradation de l’environnement.
Celle-ci se manifeste par la diminution des réserves de forêts,
l’érosion des sols, la baisse de fertilité des sols, l’extinction
de la biodiversité et la pollution des eaux.
11. En Ethiopie, l’absence de capacités technologiques a entraîné
une mauvaise utilisation des ressources naturelles. Alors que
la majeure partie de ces ressources demeure inexploitée, près
de six millions de personnes ne mangent pas à leur faim. L’Ethiopie
exporte surtout du café, du cuir et d’autres produits de base.
Ce manque de compétitivité, qui est aussi le cas d’autres pays
africains, est imputée à la faiblesse des capacités technologiques.
12.
En dépit de quelques rares succès dans le domaine de la recherche
agricole, il est manifeste que la région n’a pas déployé suffisamment
d’efforts pour appliquer la technologie au développement industriel.
Il est important, par exemple, d’utiliser plus intensivement les
techniques d’irrigation et la télédétection dans le domaine de
l’agriculture. En conclusion, le Commissaire a déclaré que pour
profiter des bienfaits des innovations, l’Afrique doit se pencher
sur les facteurs culturels, organisationnels et structurels qui
freinent le changement social, économique et technologique et
proposer des stratégies appropriées pour surmonter ces obstacles.
Election
du Bureau (point 2 de l’ordre du jour)
13. Ont été élus membres du bureau les pays suivants :
Président :
Ouganda
Premier
Vice-Président : Niger
Deuxième
Vice-Président : Tunisie
Troisième
Vice-Président : Zambie
Rapporteur :
Gabon
Adoption
de l’ordre du jour et du programme de travail (point 3 de l’ordre
du jour)
14.
Les documents ECA/FSSDD/CNRST/99/I/Add.1 et ECA/FSSDD/CNRST/99/Inf.1
ont été examinés au titre de ce point de l’ordre du jour. Après
avoir attiré l’attention des participants sur les heures de travail
des différents groupes et les questions à examiner par ceux-ci,
l’ordre du jour et le programme de travail ci-après ont été adoptés.
1.
Cérémonie d’ouverture
· Allocution
de bienvenue du Secrétaire exécutif de la CEA
· Allocution
de bienvenue du représentation du Gouvernement de l’Ethiopie
2.
Election du bureau
3.
Adoption de l’ordre du jour et du programme
de travail
4.
Adoption des principes directeurs opérationnels
pour le CNRST
5.
Série d’exposés de l’UNU/IRNA par un invité
de marque
1) L’Afrique sur la scène mondiale : engagements internationaux et
réalités nationales
2) Alliances stratégiques dans le domaine de la science et de la technologie
3) Systèmes d’innovation nationaux et régionaux
6.
Groupe de discussion sur la compétitivité,
la durabilité et l’intégration en matière de mise en valeur et
d’utilisation de la science et de la technologie, et des ressources
naturelles en Afrique.
7.
Ressources naturelles en Afrique.
a)
Mise en œuvre du programme de la CEA dans
les domaines des minéraux, de l’énergie et des ressources en eau
et actions de suivi des recommandations de la Conférence de Durban
sur les minéraux et l’énergie
b)
Programme de travail de l’UNU/INRA dans
le domaine des ressources naturelles
8)
Réalisations et programme de travail de
la CEA et du CRAT dans le domaine de la science et de la technologie
en Afrique :
a)
Activités de la CEA
b) Activités du Centre régional africain
de technologie (CRAT)
9) Examen des recommandations en séance plénière
10) Thèmes et lieu de la prochaine réunion du CNRST
11) Adoption du rapport de la réunion
12) Clôture de la réunion
Adoption
des directives opérationnelles pour le CNRST (point
4 de l’ordre du jour)
15.
Au titre de ce point de l’ordre du jour, plusieurs représentants
ont demandé des explications sur les directives et proposé des
amendements en vue de rendre celles-ci plus opérationnelles et
de renforcer la coopération entre pays africains et avec leurs
partenaires stratégiques. Des inquiétudes ont également été exprimées
sur certains aspects du mandat du Comité qui leur ont semblé identiques
à celui d’autres organisations intergouvernementales et agences
des Nations Unies qui œuvrent dans le domaine des ressources naturelles,
de la science et de la technologie. Il a donc été proposé que
le secrétariat de la CEA établisse des liens et coordonne les
efforts avec les autres OIG et agences des Nations Unies avant
la mise au point définitive des directives.
16.
La réunion a également convenu de reporter l’examen des recommandations
proposées jusqu’à ce que les différents points de l’ordre du jour
aient été examinés de façon approfondie.
17.
Le document CEA/FSSDD/CNRST/99/4 a été examiné au titre de ce
point de l'ordre du jour. Les quatre rubriques de ce point de
l'ordre du jour ont fait l'objet d'un examen approfondi. Il s'agit
: de l'historique, des directives opérationnelles, des recommandations
et de la composition du bureau. Il a été suggéré que les discussions
sur les recommandations soient retardées afin de permettre aux
Etats membres d'y apporter leur contribution. Les Etats membres
ont proposé de légères modifications aux directives opérationnelles.
C'est ainsi qu'au point a), il faudrait insérer les termes "
coopération "et " long terme " ou " nouvelles
questions " en plus des questions d'actualité ou pressantes.
Les directives opérationnelles sont contenues dans le document
CEA/FSSDD/CNRST/99/4 intitulé : "Propositions relatives aux
statuts et aux fonctions du CNRST " présenté ci-dessous :
Propositions
relatives aux statuts et aux fonctions du CNRST
I. Historique
18.
La Conférence des ministres africains responsables du développement
économique et social et de la planification a adopté en avril
1996 la résolution n°826 (XXXII) par laquelle les ministres ont
mis en place de nouveaux organes chargés d'examiner les questions
générales de développement auxquelles le continent fait face.
Parmi ces organes et organismes subsidiaires (paragraphe "B-6"),
les ministres ont mis en place le Comité des ressources naturelles,
de la science et de la technologie en ces termes :
19.
"Le Comité assumera les fonctions exercées par la Conférence
régionale africaine sur la science et la technologie et la Conférence
des ministres africains en charge de la mise en valeur et de l'exploitation
des ressources minérales et de l'énergie. Toutefois, le Comité
sera composé de spécialistes de ces domaines ".
20.
Le comité servira de cadre pour la promotion de la coopération
entre pays africains dans les domaines de la science, de la technologie
et de la mise en valeur des ressources naturelles et pour la fourniture
de conseils sur les questions scientifiques et technologiques
rentrant dans le cadre du développement des Etats membres. Ce
Comité se réunira tous les deux ans. Son mandat est le suivant
:
a) Promouvoir les mesures visant à faciliter la coopération entre les
pays africains dans les domaines des ressources naturelles, de
la science et de la technologie ;
b) Servir de cadre d'échange d'informations et d'expériences
dans ces domaines ;
c) Aider la Commission à élaborer des programmes pour
le développement et l'application de la science et de la technologie
;
d) Conseiller la Commission sur les moyens de renforcer
son appui aux Etats membres dans le domaine de la gestion des
ressources naturelles.
II
- Directives opérationnelles
21.
Le Comité des ressources naturelles, de la science et de la technologie
(CNRST) devra :
a) Mener une analyse approfondie des questions de l'heure
sur la mise en valeur des ressources naturelles et des questions
scientifiques et technologiques pertinentes dans le cadre du développement
des Etats membres ;
b) Formuler des recommandations d'action sur ces questions
à l'intention des décideurs africains et de leurs partenaires
au développement ;
c) Fournir des orientations sur les activités de la CEA
en réexaminant le programme de travail actuel de la Division ainsi
que les programmes et les priorités proposés ;
d) Suivre les activités des Etats membres dans les domaines
susmentionnés ;
e) Examiner les préoccupations particulières des Etats
membres au sujet des ressources naturelles, de la science et de
la technologie et recommander les mesures à prendre dans ces domaines.
Série
d'exposés INRA/UNU par un invité de marque (point 5 de l’ordre du jour)
Thème : Science, technologie et croissance economique : Agenda
biopolitique de l'Afrique pour le xxie siecle
22.
Dr. Calestous Juma a donné trois conférences
sur le sujet précité. Le Dr. Uzo Mokwunye, Directeur de l’Institut
des ressources naturelles de l’Université des Nations Unies (UNH/INRA)
a présenté le distingué conférencier de la deuxième Conférence
annuelle UNU/INRA. Cette conférence était le couronnement des
efforts déployés conjointement par l’UNU/INRA et la CEA pour servir
les intérêts des Etats membres de la CEA. Il a ensuite présenté
le conférencier invité; Dr. Calestous Juma. Dr. Juma est le Directeur
du programme scientifique, technologique et d’innovation au Centre
pour le développement internationale de l’Université Harwarde.
Dr. Juma était Secrétaire exécutif de la Convention des Nations
Unies sur la diversité biologique.
Première
conférence : l'Afrique sur la scène mondiale : engagements
internationaux et réalités nationales
23.
Les pays africains ont réussi à faire entendre leur voix lors
des forums internationaux et contribué à modeler l'agenda mondial.
Ces efforts n'ont pas débouché sur un accroissement des opportunités
au niveau national, car pendant que les négociations internationales
offrent à l'Afrique un cadre de réflexion collective, elles n'offrent
aucune base pratique pour l'utilisation de ses ressources en vue
de résoudre ses problèmes d'agriculture et de santé humaine. La
place de l'Afrique dans l'économie mondiale a été largement définie
par ses richesses en ressources naturelles et, par conséquent,
son sort a été lié aux fluctuations des prix des produits de base
et à des facteurs politiques. Les ressources naturelles n'offrent
pas une base suffisante pour la croissance économique, à moins
que leur exploitation soit liée à la promotion de technologies
de transformation et à leur diffusion dans l'économie.
24.
Un certain nombre d'études ont montré que les pays africains accusent
du retard en matière de taux de croissance économique et d'accumulation
de richesses, retard dû en partie à l'absence de compétences technologiques
et à la dépendance exclusive vis-à-vis des ressources naturelles.
La présente intervention établit un lien entre géographie, écologie
et innovation, et analyse l'expérience de la région sur la scène
internationale, sur laquelle les pays africains ont exercé des
pressions de manière persistante en vue de réformes. Malheureusement,
cette présence active et visible de l'Afrique sur la scène des
négociations mondiales n'a pas beaucoup apporté au développement
économique de la région.
Discussions
25.
L’Afrique a déployé des efforts remarquables
pour attirer l’attention sur des questions majeures au cours des
négociations internationales. Cependant, les décisions politiques
au cours des négociations ne reposaient pas sur des éléments techniques
solides (comme dans le cas des négociations CBD) et ont débouché
sur les situations où l’Afrique n’a pas bien compris l’importance
des questions en cours de négociations. Les pays africains doivent
mettre en place la capacité d’analyse nécessaire pour bien comprendre
les avantages qu'elle devrait retirer des négociations internationales.
Les engagements financiers nécessaires pour mettre en applications
les conventions ne se matérialisent pas. L’indépendance financière
est indispensable pour faciliter l’acquisition de la technologie
nécessaire.
26.
Du fait qu’ils sont sous représentés,
il arrive que les délégués soient souvent épuisés, ce qui n’est
pas le cas pour les pays développés qui ayant de fortes délégations
peuvent changer le personnel participant aux négociations sans
que cela affecte leur position de négociations. L’acquisition
de la technologie nécessite certaines compétences pour l’évaluation
des différentes technologies et des besoins.
27.
Ce n’est pas une bonne chose d’attacher
une importance excessive au respect de la souveraineté sur des
ressources naturelles, en raison des développements technologiques
(par exemple les matières synthétiques et des nombreux arrangements
à long terme actuel pour l’exportation des ressources naturelles.
Les multiples arrangements multilatéraux ne sont pas vraiment
à l’avantage de l’Afrique et il est nécessaire de nouer des alliances
stratégiques bilatérales au moment où les africains participent
aux négociations multilatérales.
28.
La dépendance excessive à l’égard des
ressources naturelles peut en fait être un obstacle au développement.
29.
Un grand nombre des technologies acquises
en Afrique sont liées à des programmes d’aide. L’Afrique a par
conséquent été impliquée dans le type de finance qui élimine –
limite le choix de la technologie. Les programmes d’aide sont
essentiellement conçus pour faciliter le transfert de technologies
à partir des pays fournisseurs. Il a été noté que l’Afrique n’était
pas la seule à faire de mauvais choix technologique. La différence
c’est que la où d’autres pays ont tenté de tirer des enseignements
des échecs identifiées par les commissions d’enquêtes, dans les
pays africains, les commissions d’enquêtes servent à masquer les
échecs.
30.
La participation aux négociations des
accords internationaux demandent des consultations techniques
préalables, comme on l’a vu dans le cas l’UE. Les pays de la
SADC ont également des mécanismes pour entreprendre des consultations
et élaborer des positions communes. Il est nécessaire pour de
telles consultations régionales de définir des positions techniques
communes avant la participation aux négociations multilatérales.
31.
Les pays africains doivent s’engager dans
de larges consultations nationales pour adopter des lois/instruments
avant d’entreprendre des négociations multilatérales. Les consultations
nationales permettront d’avoir des contributions de tous les secteurs.
32.
Il est nécessaire que les diverses délégations
aux négociations comprennent des conseillers ou des experts en
science et technique. Ces experts et conseillers fourniront un
appui pour les négociations tout en poursuivant des négociations
bilatérales fondées sur des intérêts stratégiques. Des positions
multilatérales fortes peuvent être un moyen d’influer sur des
discussions au niveau bilatéral.
Deuxième
conférence : Alliances stratégiques dans le domaine de la science
de la technologie
33.
Les discussions multilatérales sont utiles à l'établissement des
normes et règles internationales, mais lorsqu'il s'agit de développement
technologique, tout se passe pratiquement dans les entreprises
au niveau national. Cela a des répercussions sur les options stratégiques
de l'Afrique en matière d'acquisition de technologies. Il ne
peut y avoir de croissance significative sans progrès scientifique
et technologique.
34.
Les stratégies d'acquisition de technologies des pays les plus
avancés sont différentes de celles des pays technologiquement
en retard, qui peuvent mettre à profit des technologies dont les
brevets ont expiré (ou sont en voie d'expiration). Le Japon, la
Corée et Taiwan fournissent des exemples de développement rapide
fondé sur l'utilisation de brevets qui sont tombés dans le domaine
public. Cela requiert une certaine capacité à rechercher et à
identifier des technologies dont les pays en développement ont
besoin.
35.
Dans les négociations internationales (par exemple, l'OMC), l'Afrique
passe beaucoup de temps à se battre sur la question des brevets.
Elle devrait plutôt consacrer ce temps à la maîtrise des informations
technologiques disponibles.
36.
Le problème de la fuite des cerveaux devrait être perçu comme
une question de compétences inexploitées qui auraient pu être
mises à profit. Les ressortissants des pays africains peuvent
contribuer au développement de leur propre pays sans pour autant
être physiquement présents sur le continent, ce qui hypothèque
le retour d'Africains dans leurs pays, où les infrastructures
pourraient faire défaut pour mettre à profit ces compétences.
37.
La diplomatie africaine sur la scène internationale devrait être
repensée. À cet égard, il y a lieu d'identifier les opportunités
de partenariat soutenues par des engagements politiques à cette
fin.
38.
L'Afrique devrait voir dans la biodiversité une ressource susceptible
d'être reconvertie en produits. Dans le domaine des ressources
génétiques, la taxonomie devrait constituer le point de départ
fondamental. Les facteurs de liaison dans l'utilisation des ressources
biologiques est l'existence de spécialistes de la taxonomie. Il
est nécessaire de disposer des capacités requises en matière de
taxonomie, afin de permettre à l'Afrique de définir ses ressources
génétiques. Les départements de botanique en Afrique devraient
se mettre au travail point.
39.
L’Afrique peut obtenir des installations de sequençage génétique
et des services de génie génétique auprès de certaines sociétés.
Le travail systématique à proprement parler devrait être suivi
d'une identification de gênes possédant des caractéristiques spécifiques.
Il est nécessaire de disposer d'un bureau des brevets qui supervise
l'exportation de brevets utiles au développement technologique
de l'Afrique.
40.
Pour ce qui est de la biodiversité agricole
(c'est-à-dire la diversification des cultures, en particulier
les cultures endogènes), certaines cultures endogènes n'ont pas
été commercialisées en raison des difficultés de traitement et
de la nécessité de modifier leurs structures ou caractéristiques.
Les cultures endogènes offrent une occasion de diversifier l'alimentation
de base au niveau mondial.
41.
Recherche biomédicale (utilisation des ressources biologiques
en vue de la production de médicaments) : dans la mise au point
des médicaments, les sociétés pharmaceutiques se tourneront de
plus en plus vers l'Afrique, en raison de ses riches ressource
se et de la diversité de ses écosystèmes. Il y a lieu d'engager
un travail préalable de taxonomie des ressources biologiques,
avant de passer au travail génétique et, en fin de compte, à la
mise au point de produits. En raison des sommes énormes que nécessite
pas la mise au point de médicaments en Afrique, aucun pays n'est
en mesure de s'y engager tout seul.
42.
Peu de fonds sont alloués à la mise au point de médicaments contre
les maladies tropicales, dans la mesure où les sociétés pharmaceutiques
étrangères soulignent la faiblesse du pouvoir d'achat en Afrique.
Il s'agit d'un domaine dans lequel les pays africains peuvent
établir un partenariat pour échanger l'accès à leurs ressources
contre des connaissances et des compétences en matière de mise
au point de médicaments contre les maladies tropicales.
Discussions
et conclusions
43.
Après de longues discussions sur des questions pertinentes, les
participants à la réunion sont parvenus aux conclusions suivantes
concernant les alliances stratégiques dans le domaine de la science
et de la technologie :
i)
Il est très important de poursuivre les
discussions bilatérales (un cadre dans lequel les institutions
et pays africains examinent leurs intérêts stratégiques et essayent
de maximiser le profit des partenariats) tout en maximisant le
profit qu'ils peuvent tirer des négociations multilatérales.
ii)
Les perspectives sont prometteuses en
ce qui concerne la capacité d'identifier les opportunités et d'élaborer
les priorités dans le choix de partenariats satisfaisants pour
les intérêts stratégiques.
iii)
Le contexte dans lequel les Africains
travaillent dans leur pays inhibe leur capacité de création. Ceux
qui vivent dans d'autres contextes inventent effectivement. D'autre
part, la plupart des chercheurs africains ne se focalisent pas
sur le dépôt de brevets car : ils ne sont pas bien informés ;
ils n'ont pas les moyens de s'acquitter des frais que nécessite
le dépôt de brevets; le fait de déposer des brevets n'est pas
un critère de promotion ou de progrès professionnel, en raison
de l'accent plutôt mis sur les publications.
iv)
Les résolutions prises lors des réunions
de l'OUA et de la CEA ne sont pas suivies d'actions concrètes.
Nous avons besoin d'une volonté politique pour appuyer des actions
spécifiques permettant de disposer de capacités en vue de la mise
au point de technologies.
v)
Les brevets ne constituent qu'une infime
partie du corpus de connaissances nécessaires à la mise au point
de produits. La mise au point de médicaments a lieu dans un cadre
industriel et non au sein d'organismes multilatéraux de santé
publique.
vi)
La coopération devrait être définie par
rapport au problème qui nous préoccupe. Nous avons eu tendance
à nous servir de la coopération Sud-Sud comme un instrument ou
une boîte à outils rudimentaire que nous appliquons à toutes les
questions. Le fait que des pays soient du Sud ne veut pas nécessairement
dire que les technologies soit interchangeables entre eux. Une
fois qu’un problème est défini, il s'agira de rechercher le meilleur
partenaire pour le résoudre, indépendamment de son origine des
géographique. La coopération Sud-Sud fonctionne dans les domaines
où les problèmes sont comparables.
vii)
Certaines sociétés ont généré des informations
ou des connaissances qui ne sont pas utilisées mais qui pourraient
s'avérer pertinentes pour les pays africains. Il y a une masse
considérable de connaissances déjà disponibles dans le Nord. La
question qui se pose est de savoir comment mobiliser les connaissances
déjà disponibles au profit des pays africains. Toutefois, à cette
fin, les pays devraient assurer le suivi des dates d'expiration
des brevets concernés (par exemple, beaucoup de connaissances
sur les plantes médicinales sont disponibles à l'Université de
Kyoto au Japon).
viii)
Il existe une masse considérable de connaissances
technologiques et scientifiques dans le monde, dont les brevets
ont expiré ou vont expirer, que les pays africains peuvent utiliser.
Toutefois, à cette fin, les pays devraient assurer le suivi des
dates d'expiration des brevets concernés. Les connaissances et
informations sont accessibles à travers l'Internet.
ix)
Des Africains ont mis au point des technologies
que les pays développés ont mis à profit, mais ils n'ont pas été
en mesure de les utiliser pour aider d'autres Africains. Ceci
est dû à la faiblesse des capacités technologiques de la région
à les mettre à profit. Le problème est de savoir comment les Africains
vont s'approprier les connaissances scientifiques en vue du développement
économique.
x)
Afin d'utiliser les connaissances comme
une ressource pour le développement de la région, il est nécessaire
de disposer d'une base de données digne de ce nom, qui présente
les chercheurs, leur domaine et lieu d'activité. Il est nécessaire,
par conséquent, de mener une enquête et de créer une base de données
sur les Africains de la diaspora dont les inventions peuvent être
utilisées en Afrique. Il est également nécessaire de renforcer
la collaboration qui existe entre certains établissements ou universités
d'Afrique et d'Amérique et qui a permis de mettre au point des
technologies ayant résolu certains problèmes de l'Afrique, en
particulier dans le domaine de l'agriculture.
xi)
Pour qu'un pays définisse une orientation
stratégique, il est nécessaire que des consultations internes
constantes aient lieu en vue d'évaluer la capacité scientifique
et technique de mettre au point le produit avant d'aller aux forums
internationaux pour mener des discussions sur l'accès à la mise
au point de ce produit. Pour négocier de manière efficace sur
quelque sujet que ce soit, il est essentiel que les positions
nationales soient élaborées sur la base de vastes consultations
internes formulées en termes de lois ou règlements en vue de promouvoir
des idées précises. Ces positions nationales forment, alors, la
base des négociations.
xii)
La taille des marchés est un facteur absolument
important pour mobiliser des capacités de mise au point de technologies.
C'est pourquoi, l'intégration régionale est importante pour l'acquisition
de technologies. Il est nécessaire de mettre en place un système
d'innovation reliant les établissements africains.
xiii)
Les pays africains ont souvent une approche
très méfiante des négociations, une attitude qui résulte d'une
culture de la peur. Il est défaitiste d'aborder les questions
stratégiques avec timidité lors de négociations internationales.
xiv)
Les Africains ne devraient pas limiter
la quête de coopération avec la diaspora. Ils devraient être ouverts
à la coopération avec tous ceux qui veulent collaborer dans le
sens des intérêts de l'Afrique.
Troisième
conférence : systèmes d’innovation nationaux et régionaux
44.
L’une des questions les plus cruciales qui se pose aux pays africains
est de savoir comment développer les capacités nécessaires en
vue de mobiliser la science et la technologie à des fins de développement.
L’absence de politiques et de mécanismes institutionnels clairs
destinés à promouvoir l’utilisation des technologies émergentes
constitue un obstacle, parmi d’autres, qui freine le développement
des capacités technologiques. Il est donc absolument nécessaire
de mettre en place, de façon systématique et dans une perspective
à long terme, les bases institutionnelles indispensables au développement
des capacités en matière d’analyse des politiques scientifiques
et technologiques. A titre d’exemple, l’UNU/INRA, de par le mandat
qui lui a été confié et ses capacités d’action à l’échelle panafricaine
ainsi que par les liens qu’il a établis à l’échelle mondiale avec
les institutions scientifiques et techniques spécialisées, constitue
l’institution idéale pour animer les activités de développement
des capacités africaines dans ce domaine.
45.
Il a été établi dans un grand nombre d’études élaborées depuis
le début des années 80 que les systèmes nationaux et les liens
établis entre les institutions technologiques sont plus importants
pour comprendre le dynamisme industriel que l’existence de telles
institutions isolées. L’idée du système national a, au fil du
temps, permis de favoriser le concept de systèmes d’innovation
régionaux. Les liens informels établis entre les différents acteurs
sont aussi importants que les liens officiels.
46.
Les réformes mises en œuvre dans les années 80 ont en particulier
porté sur la sphère macro-économique avec cependant peu de croissance
du fait précisément que ces réformes ont très peu tenu compte
des innovations technologiques. L’exportation de produits manufacturés
est un créneau favorable aux activités d’innovation parce que
les compagnies exportatrices sont tenues de respecter des normes
de qualité très rigoureuses. De telles activités dans le domaine
de l’innovation sont menées au sein des entreprises. Le système
national fournit, quant à lui, un appui technique alors que l’Etat
a pour tâche de créer un environnement favorable à l’activité.
Discussions
et conclusions
47.
Cette conférence a été suivie de discussions dont les principales
conclusions sont les suivantes :
i)Les membres du Comité ont souligné à nouveau
l’importance qui s’attache à l’établissement de liens entre les
différents secteurs composant le système national pour la promotion
de l’industrialisation.
ii)La collaboration entre pays et l’approche
régionale pour résoudre les grands problèmes que les Etats membres
ne pourraient régler individuellement.
iii)
Les effets profondément déstabilisants
des réformes menées dans les années 80 n’ont pas permis de mettre
en place des capacités technologiques nationales. Il est donc
nécessaire de revoir le rôle que jouent la Banque mondiale et
le FMI dans le développement de l’Afrique.
iv)
L’insuffisance des financements explique,
dans une large mesure, le peu d’attention accordée au développement
de la science et de la technologie. En conséquence, il importe
de faire participer le secteur privé de façon plus systématique
à l’acquisition des capacités technologiques.
v)
Des Etats membres ont fait des réserves
sur le rôle du secteur privé, au regard notamment des capacités
financières plus importantes de la sphère publique. Aussi faut-il
faire preuve de prudence dans les opérations de privatisation.
vi)
Dans ces réponses, le conférencier a souligné
de nouveau l’importance du rôle dévolu à l’Etat dans le processus
d’industrialisation et dans les actions de promotion des innovations
technologiques.
vii)
Le rôle du capital humain et donc la possibilité
de réformer le système éducatif a été mentionné. Il a été souligné
que les réformes globales du secteur de l’éducation étaient coûteuses
et leur issue incertaine. Il fallait donc, là également, examiner
cette question avec beaucoup de prudence.
viii)
La nécessité de former les Africains à
la définition et à la gestion des politiques scientifiques et
technologiques a été maintes fois soulignée. Etant donné les
nombreuses incertitudes qui accompagnent l’entrée dans le nouveau
millénaire, les pays africains sont appelés à investir massivement
dans la formation des ressources humaines nécessaires dans le
domaine de la gestion de la technologie.
Débat
en groupe sur la compétitivité, la durabilité et l’intégration
dans le développement et l’utilisation de la science et de la
technologie et des ressources naturelles en Afrique (point 6 de
l’ordre du jour)
48.
Un groupe de discussion sur le thèse central
de la compétitivité, la durabilité et l’intégration en ce qui
concerne l’utilisation de la science, la technique et des ressources
naturelles en Afrique a été créé. Les documents de base ont été
résumés. Dr. Z. Nyiira (Ouganda) a présidé les discussions.
49.
La première communication intitulée : «Ressources naturelles
et technologies : compétitivité et développement durable
en Afrique» ECA/FSSDD/CNRST/99/2 a été faites par le prof.
Banji Oyeyinka (Nigéria). Elle est résumée ci-après :
50.
L'importance relative des ressources naturelles
· L'importance
relative du capital naturel (CN) au regard des autres formes de
capital s'inscrit en opposition par rapport au revenu par habitant
. On peut le constater dans le tableau 1 où le capital naturel
ne représente qu'environ 2% de l'ensemble du capital de l'Europe
occidentale et de l'Océan Pacifique et 5% seulement de celui de
l'Amérique du Nord qui regorge de ressources. En revanche,
le capital naturel de la plupart des pays africains et du Moyen-Orient
représente respectivement 20 et 39% de leurs richesses. Si la
structure générale semble être confirmée par des observations
concrètes, les chiffres se rapportant aux pays les moins avancés
(PMA), en particulier les pays africains, semblent très bas.
· D'autres
études confirment la corrélation négative qui existe entre le
capital naturel et la richesse nationale. Sach et Warner (1995)
ont mis en évidence une relation négative entre le taux de croissance
par habitant et le taux d'exportation des ressources naturelles
par rapport au PIB pour 18 pays sur une période de 18 ans.
· Les
pays en développement qui regorgent de ressources affichent un
taux de croissance par habitant relativement faible cependant
que celui des pays exportateurs de produits minéraux est encore
plus faible. Entre 1980 et 1992, le taux de croissance moyen du
PNB par tête dans quelque 23 pays exportateurs de produits minéraux
était de - 0,5%, à l'exception de 5 pays, à savoir l'Indonésie,
la Colombie, le Chili, Oman et le Botswana. Nankani (1979) confirme
ces faits lorsqu'il affirme :
« ...
Les économies fondées sur les produits minéraux sont loin d'être
performantes : faibles taux de croissance, faibles niveaux de
protection sociale et répartition très inégale des revenus par
rapport aux PMA non exportateurs de produits minéraux »
· Hirschman
(1958) a également mis en évidence l'importance relativement faible
du capital naturel. Il en a conclu que les industries fondées
sur les ressources ont des effets beaucoup moins sensibles sur
les autres secteurs que les industries manufacturières et sont,
par conséquent, moins porteuses de croissance pour les autres
secteurs de l'économie.
51.
Capital humain et capital naturel :
· Les
faits abondent qui prouvent que les variations inter-régionales
en dotation de compétences/ressources sont étroitement liées à
la croissance économique. Par exemple, les compétences dont disposait
le groupe des pays d'Afrique subsaharienne en 1987 sont comparables
à celles de la République de Corée et de Singapour en 1960, ce
qui représente un écart de près de trente années. Les résultats
des études menées par différents chercheurs peuvent être codifiés
ainsi qu'il suit :
· Les
pays de l'Afrique subsaharienne (ASS) riches en ressources et
dont le revenu par habitant est le plus faible affichent le ratio
exportation de produits manufacturés/exportations primaires le
plus faible et ont le plus faible taux de scolarisation par unité
de superficie.
· Les
pays de l'Asie de l'Est qui sont pauvres en ressources et dont
le revenu par habitant est relativement élevé ont les ratios exportation
de produits manufacturés/exportations primaires les plus élevés
et affichent le taux de scolarisation le plus élevé par unité
de superficie.
· L'Asie
du Sud, l'Amérique latine et l'Asie du Sud-Est se situent entre
ces deux régions.
· Les
taux élevés de croissance économique ont été stimulés dans les
pays exportateurs de produits manufacturés grâce principalement
à l'essor d'un secteur manufacturier solide ; ce secteur exige
beaucoup de compétences techniques, variable qui entretient un
rapport positif avec la croissance économique.
· Le
secteur manufacturier a des externalités très fortes en ce sens
qu'il s'appuyait sur des niveaux relativement élevés de capacités
techniques et de moyens technologiques acquises à travers "
l'apprentissage technologique " (moyen par lequel les entreprises
accumulent les connaissances) ; les secteurs fondés sur les ressources
naturelles ont requis beaucoup moins de compétences technologiques,
mais ils ont contribué moins nettement à la croissance économique.
· L'industrie
fondée sur les ressources s'est davantage appuyée sur les ressources
foncières et les compétences techniques (et moins sur la main-d'œuvre)
que l'industrie manufacturière ; cela étant, l'avantage comparatif
n’était possible que si les pays riches en ressources complétaient
cet atout par des aptitudes et des compétences techniques plus
solides.
· La
structure de la production était étroitement liée à la demande
en matière d'éducation. Dans le cas de l'Asie de l'Est, la conjonction
de l'agriculture intensive et du secteur manufacturier qui, à
l'origine était à faible intensité de capital, a fait appel à
des aptitudes et des compétences technologiques plus élevées que
celles requises par le secteur des exportations primaires ou par
la substitution de la production nationale aux importations adoptée
par la plupart des pays africains. L'investissement dès le début
dans le secteur manufacturier a entraîné des investissements tout
aussi précoces dans l'enseignement primaire.
· L'abondance
de ressources naturelles combinées à de faibles ressources humaines
n'a pas été en mesure de promouvoir la diversification des exportations
sur la base de produits primaires non transformés; l'acquisition
postscolaire des connaissances devrait donc être sérieusement
prise en compte en complément de la formation reçue en milieu
scolaire. Pour cette raison, les pays faiblement dotés en capital
humain, mais riches en ressources naturelles, pouvait adopter
une stratégie de fabrication et d'exportation de produits primaires
transformés. Comme le montre le tableau 2, en Afrique, les ressources
humaines ont été essentiellement investies dans des activités
liées à l'agriculture de subsistance en milieu rural. Il n'était
donc pas surprenant que la part des produits manufacturés dans
la structure des exportations soit généralement faible dans les
pays africains, à l'exception de Maurice.
· Les
économies fondées sur l'agriculture semblaient avoir un taux caractéristique
de croissance faible par rapport aux économies qui s'appuyaient
sur le secteur manufacturier et qui étaient pauvres en ressources
; s'il était convenablement géré, le secteur agricole pouvait,
tout au plus, croître à un taux annuel de 4 à 6% tandis que le
secteur manufacturier pouvait progresser au moins deux fois plus
vite. En conséquence, une économie dont le secteur manufacturier
est faible enregistrerait probablement un taux de croissance économique
plus faible et contribuerait moins nettement au PIB qui varie
systématiquement en fonction du revenu par habitant.
52.
L'avantage comparatif est-il automatique
dans les secteurs fondés sur les ressources ?
53.
La question qui s’est posée ici était de savoir si l'avantage
comparatif était automatique lorsqu'il y avait abondance de ressources.
De tous les secteurs industriels, le seul dans lequel l'Afrique
enregistrait un avantage comparatif apparent était l'agro-alimentaire
(1976). Le secteur du cuir et de l'habillement a vu ses performances
s'améliorer sensiblement en 1986 et 1995 tandis que l'industrie
agro-alimentaire enregistrait un déclin. D'une manière générale,
les secteurs manufacturiers ont enregistré une bonne performance,
mais certaines filières " naturelles " comme le textile
et les boissons ont connu une baisse.
54.
Compte tenu des ressources abondantes dont regorgeait l'Afrique
dans les secteurs liés à l'agriculture, le niveau de compétitivité
de la région était plutôt décevant. A titre d'illustration, quelques
pays seulement ont gagné en compétitivité dans l'industrie de
l'habillement, des chaussures et du textile. Cependant, l'avantage
comparatif apparent s'est accru sensiblement dans les filières
du mobilier et du cuir qui sont des filières à très forte intensité
de main-d'œuvre. Quelle conclusion pouvait-on alors tirer de tout
ce qui précède ? Nous avons formulé ici un certain nombre de propositions
en guise de conclusion.
Conclusions
· L'abondance
de ressources n’a pas donné automatiquement d'avantages comparatifs
à une région ou à un pays.
· Une
stratégie orientée vers l'exportation n'a pas entraîné automatiquement
un accroissement de la productivité.
· L'accroissement
rapide de la productivité et la compétitivité qui en a découlé
ne pouvaient progresser qu'à travers l'accumulation des compétences
technologiques, celle-ci n'étant possible que grâce à l'apprentissage
technologique - méthode hautement heuristique - qui est un processus
de longue haleine nécessitant des investissements clairement définis
dans la formation des ressources humaines.
· S'il
est vrai que le capital naturel a orienté un pays ou une région
quant au type d'activité qu'il/elle pouvait mener, il n’a pas
constitué une condition suffisante pour assurer le développement.
Pour être compétitif, il faudrait renforcer les capacités des
entreprises locales et les mettre au niveau des autres entreprises
ailleurs dans le monde.
55.
La deuxième communication intitulée : « Principes directeurs
pour le développement et l’application de la biotechnologie en
Afrique ». a été faite par M. S. Jugessur du CDSR
de l’Afrique du Nord. L’orateur a souligné la nécessité de développer
les capacités, de mettre en valeur la main-d’œuvre et de renforcer
les institutions afin de permettre à la biotechnologie de résoudre
en partie les problèmes de l’Afrique dans les domaines de la sécurité
alimentaire, de la productivité et de la compétitivité
renforcées des produits primaires et de base à l’exportation.
Pour assurer le développement et la mise en œuvre de la biotechnologie,
il s’avérera nécessaire de mettre en place des politiques et des
législations appropriées, appuyées par le renforcement des capacités
requises en termes de main-d’œuvre et d’institutions.
Personnel nécessaire
·
Ingénieurs en biotechnologie
- sécurité biotechnologique
·
Techniciens
- bioéthique
·
Spécialistes en biopharmaceutique
- propriété intellectuelle
·
Aliments bioagricoles
- brevet
·
Cartographie du génome
- bioinformatique
56.
Des cours de biochimie, de microbiologie appliquée et de mécanique
biogénétique devront être dispensés au niveau universitaire.
Il conviendrait de procéder à des réformes dans les programmes
aux niveaux secondaire et universitaire et de prévoir des installations
pour des expériences en laboratoire et des tests pour les produits
57.
Une fois la main-d’œuvre disponible, il faudrait qu’elle utilise
ses connaissances pour la commercialisation des produits
obtenus par voie biotechnologique. Les universités devraient donc
installer des incubateurs technologiques où les
chercheurs pourraient collaborer avec des personnes du secteur
privé et commercialiser leurs idées et produits.
58.
Etant donné que l’Université n’est pas un organisme à but lucratif,
il lui faudrait créer un Bureau de transfert des technologies
qui, grâce à un Fonds de Recherche, fournirait le capital de lancement
à une Société d’exploitation privée qui aurait le mandat légal
de commercialiser les services et produits. Une structure à trois
niveaux comprenant le bureau universitaire de transfert des technologies,
le fonds de recherche universitaire et la société d’exploitation
privée formeraient alors la base institutionnelle requise pour
mettre l’application pratique de la biotechnologie au service
de la communauté, et pour générer la richesse qui pourrait être
réinvestie dans le développement socio-économique
59.
Les incubateurs biotechnologiques auront pour fonction de :
i)
évaluer le potentiel commercial et toutes
les possibilités en matière de recherche universitaire grâce à
une collaboration avec la communauté des chercheurs et la recherche
d’informations sur les besoins du secteur industriel;
ii)
Prendre des dispositions pour l’obtention
de brevet et la protection de la propriété intellectuelle;
iii)
Etablir des contrats de licence avec les
partenaires industriels qui s’occupent de la transformation des
produits et de l’exploitation de la technologie. Ces contrats
porteraient sur : a) des taxes sur licence à titre de paiements
initiaux ainsi que des taxes annuelles ; b) des redevances
minimales annuelles;
iv)
Fournir les premiers frais de démarrage,
les frais juridiques, les frais d’enregistrement des brevets ainsi
que la compétence technique dans le domaine des affaires;
v)
Agir en qualité d’intermédiaire entre le
partenaire industriel et l’institut de recherche universitaire;
vi)
Organiser des séminaires et procéder à des
démonstrations technologiques à l’intention des partenaires industriels.
60.
A moins que les mesures ci-dessus ne soient prises, la biotechnologie
n'aura en Afrique qu'un caractère universitaire et les personnes
formées iront grossir les rangs des experts qui ont fuit le continent.
Il ne s'agit donc plus de " publier ou périr " mais
de " commercialiser ou périr".
61.
Par conséquent pour que la biotechnologie donne de bons résultats
dans les pays africains, il faudrait adopter les mesures ci-après
:
62.
Mesure N°1 : Tous les Etats membres doivent mettre en place
(si ce n'est déjà fait) un Comité national de la biotechnologie
(CNB), chargé d'élaborer des objectifs nationaux à court, moyen
et long terme et des programmes nationaux de biotechnologie mais
aussi de suivre la mise en œuvre de ces programmes en harmonie
avec les priorités et les besoins définis aux niveaux sous-régional,
régional et mondial.
63.
Mesure N°2 : Etant donné que sur le marché mondial, les
exportations agricoles traditionnelles subissent la concurrence
de produits modifiés grâce à la biotechnologie dans les pays développés,
les pays africains doivent diversifier leur production et encourager
l'application de la biotechnologie afin d'obtenir des produits
améliorés qui leur permettent d'assurer la sécurité alimentaire,
d'atténuer la pauvreté et de faire face à la concurrence mondiale.
Les gouvernements doivent accorder toutes les incitations nécessaires
à la promotion des entreprises locales dans le domaine de la biotechnologie.
64.
Mesure N°3 : Les pays africains doivent accorder une attention
particulière à la mise en place des capacités locales permettant
de développer et d'utiliser la biotechnologie pour leur propre
bien. La priorité doit aller à la réforme des programmes scolaires
et universitaires afin de former un personnel qualifié, capable
d'utiliser la biotechnologie convenablement. Il faut encourager
les foyers de technologies, afin que la recherche sur la
biotechnologie puisse être commercialisée, avec la pleine participation
du secteur privé.
65.
Mesure N°4 : Pour se conformer à l'Accord de l'Organisation
mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété intellectuelle
qui touchent au commerce, les pays africains doivent adopter
d'urgence une réglementation relative à la propriété intellectuelle
afin de protéger les espèces végétales et animales contre le pillage
international et assurer des droits d'obtentions végétales afin
que les agriculteurs ne soient pas obligés de compter sur les
semences produites à l'extérieur.
66.
Mesure N°5 : Les pays africains doivent adopter des législations
nationales permettant de protéger durablement la biodiversité
locale contre une exploitation et une gestion inappropriées. Pour
ne pas perdre à jamais des espèces animales et végétales rares,
les pays doivent créer des banques de gènes afin de garantir l'existence
des ces espèces pour les générations futures.
67.
Mesure N°6 : La libération éventuelle, dans l'environnement,
de nouvelles souches génétiquement modifiées d'insectes, de bactéries
et de virus, ainsi que d'armes chimiques produites grâce à la
biotechnologie peut avoir des effets dévastateurs sur la vie des
végétaux, des animaux et des hommes. Les pays africains doivent
élaborer des législations nationales compatibles avec la réglementation
internationale en vigueur et mettre en place des organismes de
réglementation chargés de contrôler l'importation d'organismes
génétiquement modifiés, afin de garantir la sécurité biologique,
conformément au Protocole en matière de sécurité biologique.
68.
Mesure N°7 : Les pays africains doivent accorder l'attention
requise aux questions d'éthique lorsqu'ils développent et exploitent
la biotechnologie pour leur propre intérêt. Le bien-être des couches
pauvres de la population doit être érigé en principe directeur.
Des mesures doivent être prises pour empêcher les multinationales
d'exploiter les agriculteurs pauvres et sans défense et de rendre
les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.
69.
Mesure N°8 : Les gouvernements africains doivent encourager
et stimuler la coopération sous-régionale et régionale en matière
de développement et d’utilisation de la biotechnologie, à travers
des séminaires, des conférences, des travaux de recherche conjoints,
des réseaux et à travers l’élaboration de législations modèles
concernant la sécurité biologique, la conservation de la biodiversité
et la réglementation de la propriété industrielle.
70.
L'orateur a proposé qu'en collaboration avec d'autres organisations
intéressées, la CEA entreprenne d'élaborer des législations modèles
concernant la sécurité biologique, la conservation de la biodiversité
et la réglementation de la propriété industrielle dans ce domaine.
Premières
observations sur le document ECA/FSSDD/CNRST/99/2 de Mashupye
R. Kgaphola (membre du Groupe sur l’Afrique du Sud)
71.
Observation générale : La position empirique d'une corrélation
négative entre la dotation en ressources naturelles et la croissance
économique compétitive au cours du demi-siècle passé a été abondamment
démontrée. Mais en acceptant ce postulat, il faut prendre le temps
de poser la question fondamentale suivante : Etait-il inévitable
que cette corrélation négative finisse par l'emporter ? En
d'autres termes y a-t-il sans doute une dynamique interne sous-jacente
qui explique de manière générale cette situation dominante ? C'est
une question importante qu'il faut poser vigoureusement pour éviter
de se retrouver dans la position inconfortable qui conduit à la
conclusion fataliste selon laquelle la dotation en ressources
naturelles elle-même est une sorte de " malédiction éternelle
" pour l'Afrique en général.
72.
En ce qui concerne la question du capital humain, il convient
de noter qu'en définitive le savoir-faire technologique serait
sans intérêt à moins qu'il ne réside dans une communauté locale.
Autrement dit, les moyens et la capacité dont un système dispose
pour créer et/ou retenir la technologie sont, en fin de compte,
fonction de la base des ressources humaines. En d'autres termes,
poser des questions sur l'assise technologique d'une économie
ne revient pas simplement à poser des questions sur l'infrastructure
physique mais plus fondamentalement à s'interroger sur le facteur
humain qui est porteur de savoir dans toute l'entreprise.
73. En examinant la situation de l'Afrique, on peut se poser
les questions suivantes, s'agissant des compétences en science
et technologie :
· L'Afrique
peut-elle se permettre des scientifiques ?
· Comment
les Africains peuvent-ils maintenir une base durable de compétences
en science et en technologie ?
· Comment
l'Afrique peut-elle créer une culture technologique locale ?
74.
En ce qui concerne la première question, on constate que si les
gouvernements africains font souvent preuve d'un grand enthousiasme
pour la science et la technologie, la triste réalité est que cet
enthousiasme apparent n’a débouché sur aucune action concrète.
En général, le sort et le statut de l'homme de science en Afrique
laissent beaucoup à désirer. L'infrastructure physique et l'environnement
professionnel dans lesquels les spécialistes de la science et
de la technologie évoluent tendent à être négligés du point de
vue de l'entretien, de la modernisation et de l'amélioration de
la qualité. Dès lors, il n’est pas surprenant qu'un grand nombre
de spécialistes africains de la science et de la technologie trouvent
refuge en Occident.
75.
En ce qui concerne la gestion d'une base de compétences durables
en science et en technologie, les mesures ci-après doivent être
prises :
· Elargir
la participation à la formation en science et technologie à des
niveaux élevés ;
· Accorder
l'attention requise à la participation des femmes à la formation
et à la recherche en science et en technologie ainsi qu'à la gestion
des institutions concernées;
· Conceptualiser
de nouveaux modes de formation/éducation en gestion, en général,
de sorte que la science et la technologie soient perçues comme
partie intégrante et non subsidiaire pour une bonne compréhension
de la dynamique du développement social et économique d'une société
moderne. Une telle approche permettrait à long terme, il faut
l'espérer, de résoudre la dichotomie entre "le scientifique
inculte politique" et "le politicien inculte scientifique".
76.
Pour créer une culture technologique, il faudrait prendre, entre
autres, les mesures suivantes :
· Rémanier
les programmes scolaires afin que la formation en technologie
devienne le thème central ;
· Introduire
des programmes d'éducation post scolaire en technologie, et plus
spécialement des programmes de formation sur le lieu de travail.
On constate que l'Afrique du Sud est sur le point de lancer un
programme de ce type ;
· Utiliser
les médias publics comme outil de formation des masses;
· du
travail et les instituts de formation (y compris d'enseignement
supérieur), ainsi que la Donner à la formation en science et technologie
un caractère d’entreprise à la place de l'image classique et statique
du "laboratoire". A cet égard, il faut favoriser des
partenariats plus étroits entre le milieu collaboration entre
les facultés de science et technologie et les écoles de commerce
;
· Créer
des systèmes nationaux d'innovation et veiller à ce qu'ils soient
bien coordonnés afin d'atteindre leurs buts.
Observations
du 2ème groupe de travail par Beyene Kebede
77.
L’Ethiopie est suffisamment dotée en terres, ressources en eau,
forêts, plantes génétiques et faune. Bien que des efforts aient
été faits pour garantir une utilisation rationnelle de ces ressources
naturelles renouvelables, l’environnement reste dans un état de
dégradation continue.
78.
Dans un pays comme l’Ethiopie, il existe des rapports très complexes
et divers l’agriculture et l’utilisation durable des ressources
naturelles. S’agissant de l’exploitation durable des ressources
naturelles le fait est que le développement économique du pays
dépend largement du développement de l’agriculture qui exerce
pour sa part une pression excessive sur les ressources naturelles
disponibles. La nécessité de répondre aux besoins alimentaires
croissants de la population qui croît à un taux annuel de 3%,
a donné lieu à des pratiques d’utilisation de la terre qui ne
sont pas durables et qui se manifestent pas l’agriculture intensive
qui entraîne la réduction de la base et de l’uniformité génétique
et l’agriculture extensive qui débouche sur l’extension des terres
cultivées dans les habitats naturels. Des régimes fonciers inadéquats/sans
sécurité ont également fait que les agriculteurs se préoccupent
des effets de la productivité à long terme. L’absence de mécanismes
institutionnels efficaces, de bases de données incomplètes, les
faibles capacités de planification et de suivi et l’absence de
systèmes d’agriculture extensive tirée par la demande ont également
contribué à une mauvaise utilisation des ressources naturelles.
79.
Cette situation est due à un problème fondamental qui est la pauvreté.
Les politiques macro-économique des Etats s’efforcent de réduire
la pauvreté à travers une croissance économique à base élargie.
La croissance devrait provenir principalement d’un rendement agricole
élevé davantage que des liens d’activités dans le secteur industriel
et service. La stratégie du développement du gouvernement baptisée
«développement agricole tiré par l’industrialisation" (ADLI)
met l’accent sur l’agriculture en tant que moteur de la croissance
en raison de ces liens de croissance potentiellement supérieur,
de la production des excédents, de la création de marchés et de
la fourniture des matières premières et des devises. En ce qui
concerne la croissance à long terme, on espère que la proportion
de la main-d’œuvre engagée dans l’agriculture va diminuer, réduisant
ainsi la pression démographique exercée sur la terre.
80.
Les ressources naturelles de base du pays offrent de nombreuses
possibilités pour la diversification des exportations autres que
le café. Les principales contraintes liées à l’exploitation de
ce potentiel sont cependant les problèmes d’accès aux marchés
étrangers. Les coûts élevés liés à cette opération entraînent
la perte de la compétitivité du fait de la piètre qualité des
produits.
81.
Le gouvernement s’est également efforcé de fournir un appui institutionnel
à travers des directives pour la mise en valeur des ressources
naturelles. Les plus importantes, sont notamment l’inclusion
de la gestion des ressources naturelles dans la politique scientifique
et technologique, élaboration d’une stratégie de conservation
en Ethiopie, la politique environnementale de l’Ethiopie, une
politique nationale sur la conservation et la recherche dans le
domaine de la diversité biologique et la création d’un comité
national de biotechnologie.
Commentaires
sur les discussions de groupe
82.
Le concept «publier ou mourir » en vigueur dans les universités
devrait être remplacé par «commercialiser ou mourir». Ce concept
devrait s’appuyer sur une législation pour encourager les innovateurs
à continuer à innover.
83.
Comment sortir de la malédiction des ressources ? il a été
demandé au groupe de dire comment on pouvait sortir du piège du
développement lié à l’abondance des ressources.
84.
Nous devrons commencer à recherche les moyens d’influencer des
stratégies économiques nationales. C’est à travers l’interaction
entre les scientifiques et les dirigeants politiques en ce qui
concerne la prise de décisions que nous pourrons nous distinguer.
Les scientifiques devraient avoir plus de connaissances en politique
tandis que les dirigeants politiques devraient s’efforcer de comprendre
les scientifiques.
85.
La recherche devrait refléter des situations réelles de la vie.
Nous devons promouvoir la recherche à l’intérieur du pays et au
niveau de la Diaspora. Nous pourrons rencontrer des cas de succès
en Afrique à partir desquels nous pouvons tirer des enseignements
utiles.
86.
Il y a un paradoxe en ce qui concerne
la situation de l’Ethiopie où le gouvernement consacre jusqu’à
1,5% de son PIB à la science et la technologie alors que ce secteur
n’arrive pas à utiliser lesdites ressources. Le membre du groupe
concerné a reconnu l’absence aiguë de main-d’œuvre en Ethiopie
et la nécessité de renforcer rapidement les capacités nationales.
Ressources
naturelles en Afrique (point 7 de
l’ordre du jour)
a)
Mise en œuvre du programme de la CEA relatif
aux minéraux, à l’énergie et aux ressources en eau et suivi des
recommandations de la Conférence du Durban sur les ressources
minérales et l’énergie.
87.
Le Président a ouvert la séance et donné
la parole à l’équipe de la DCIR dirigée par l’Administrateur chargé
de la Division M. A. Traoré. Il a défini les objectifs principaux
comme suit :
· Récapituler les grandes lignes du programme relatif aux ressources
minérales, à l’énergie et à l’eau
· Montrer dans quelle mesure les recommandations de la Conférence ministérielle
de Durban sur les mines et l’énergie ont été incorporées dans
le programme.
· Solliciter des commentaires et avis du CNRST en vue d’améliorer l’exécution
du programme de travail prévu pour la période biennale 2000-2001.
88.
Trois exposés ont été faits sur les ressources
minérales, l’énergie et l’eau respectivement.
I. Ressources
minérales.
89.
Le rapport ECA/RCID/072/99 intitulé :
Rapport à la première réunion du Comité des ressources naturelles,
de la science et de la technologie sur la mise en oeuvre des actions
recommandées par la deuxième Conférence des ministres africains
responsables de la mise en valeur et de l’utilisation des ressources
minérales et de l’énergie en Afrique (secteur minier) a été présentée.
La présentation a porté essentiellement sur l’objectif spécifié
par la Conférence ministérielle, à savoir renforcer la coopération
dans le domaine de la mise en valeur et de l’utilisation des ressources
minérales et énergétiques de l’Afrique et notamment sur la Déclaration
et les deux séries de recommandations adoptées.
90.
Sur la base de ce qui précède, on a pu
évaluer la mise en oeuvre des actions/activités entreprises, notamment
la distribution du rapport de la Conférence. Les activités de
fond ont été classées dans les catégories suivantes :
· Harmonisation
et promotion de la coopération pour l’élaboration et la mise en
oeuvre de la politique et de la stratégie en matière de mise en
valeur des ressources minérales en Afrique
· Promotion
des investissements dans le secteur minier africain
· Protection
de l’environnement, promotion de l’extraction minière à petite
échelle, amélioration des conditions de travail et de la participation
des femmes aux activités d’extraction minière.
91.
S’agissant de la promotion de la coopération,
les actions menées ont consisté à évaluer les cadres institutionnels
de coopération, à appuyer les programmes sous-régionaux tels que
le programme de la SADC-MCU, à fournir une assistance pour l’élaboration
de programmes communs, avec l’UEMOA par exemple et à fournir une
assistance à des institutions spécialisées telles que SEAMIC.
Ces activités ont permis de renforcer les partenariats avec la
SADC-MCU, SEAMIC et l’UEMOA.
92.
Concernant la promotion des investissements dans le secteur minier
africain, les produits ont été notamment des études, des réunions
d’experts, la participation à diverses rencontres sur l’extraction
minière ainsi que des services consultatifs et techniques. En
particulier, des activités visant à promouvoir l’investissement
ont été menées, parmi lesquelles la Conférence conjointe MIGA/CEA
de 1998 à Marrakech, la réunion de la banque EXIM en Guinée en
1998, PROMIN au Burkina Faso en 1998 et la réunion INDABA en Afrique
du Sud en 1999.
93.
S’agissant des activités concernant la petite extraction minières,
les questions d’environnement, les conditions de travail et les
femmes dans le secteur minier, elles ont été les suivantes :
réalisation d’une étude, participation à la réunion tripartite
de l’OIT sur les questions sociales et de main-d’oeuvre dans le
secteur de la petite extraction minière et organisation d’un atelier
portant sur la promotion de la capacité d’entreprise chez les
femmes dans le secteur minier au sein de la SADC.
94.
Dans la dernière partie de la présentation, il est souligné que
les recommandations de la deuxième Conférence à Durban sont importantes
et que toutes les parties prenantes doivent les mettre en œuvre
rapidement. Le programme de travail de la CEA 2000-2001 dans
le secteur des ressources minérales et de l’énergie se fondera
essentiellement sur ces recommandations.
II.
Energie
95.
Le secrétariat a présenté le document ECA/RCID/065/99, intitulé :
«Rapport au premier Comité sur les ressources naturelles, de la
science et de la technologie sur la mise en œuvre des recommandations
de la deuxième Conférence des ministres africains responsables
de la mise en valeur et de l’utilisation des ressources minérales
et énergétiques : Sous-secteur de l’énergie » qui récapitulait
les points essentiels de la Déclaration de Durban sur la coopération
sous-régionale et régionale pour la mise en valeur et l’utilisation
rationnelle des ressources minérales et énergétiques ainsi que
les recommandations adoptées par la deuxième Conférence des Ministres
africains responsable de la mise en valeur et de l’utilisation
des ressources minérales et énergétiques, tenue à Durban, Afrique
du Sud les 21 et 22 novembre 1997.
96.
Le rapport récapitulait à nouveau les principales recommandations
de la Conférence de Durban sur le secteur de l’énergie et les
activités entreprises pour sa mise en œuvre par les Etats membres,
les Communauté économiques sous-régionales (CER), la CEA et les
autres institutions sous-régionales, régionales et/ou internationales
et les a présentées au titre des sous thèmes suivants :
i)
mécanismes pour l’harmonisation et la
promotion d’une coopération efficace pour des programmes de mise
en valeur de l’énergie en Afrique
ii)
modalités pour promouvoir un flux accru
de financement et d’investissement dans le secteur de l’énergie
en Afrique.
97.
La plupart des recommandations adoptées à la Conférence de Durban
s’adressaient essentiellement aux Etats membres qui étaient tenus
de les mettre en œuvre. Durant la période biennale 1998-1999,
la CEA a incorporé dans son programme de travail le suivi des
activités entreprises aux niveaux national, sous-régional et régional
pour la mise en œuvre de ces recommandations.
98.
A cet effet la CEA a parrainé une réunion de groupe d’experts
à Lomé, Togo en juillet 1998 pour examiner l’étude sur «l’interconnexion
des réseaux électriques en Afrique de l’Ouest» comme moyen d’aider
les communautés économiques sous-régionales (CER) à élaborer et
à harmoniser les programmes énergétiques.
99.
Il a également été demandé au secrétariat de la CEA de coordonner
l’activité pour la mise en œuvre de la recommandation relative
à la mise en place d’une base de données sur le potentiel, la
mise en valeur et l’utilisation de l’énergie. La collecte et la
gestion des données seront améliorées grâce à la coordination
avec les centres de développement sous-régionaux de la CEA(CDSR)
qui sont les bras opérationnels de la Commission aux niveaux national
et sous-régional.
100.
Cette activité sera entreprise au cours de la période biennale
2000-2001 une fois que le produit de l’examen des modèles de projection
de la demande et de l’offre d’énergie et de puissance électrique
est exécuté et lorsque les outils de planification énergétique
de la BAD seront opérationnels au sein de l’Union économique et
monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et que le système d’information
sur l’énergie en Afrique du Conseil mondial de l’énergie (WEC)
aura été mis en place.
101.
La CEA a participé à la Réunion interorganisations OUA/CEAF sur
l’établissement de la Commission africaine de l’énergie (AFREC) ;
la Réunion a fait des propositions concrètes en ce qui concerne
la structure, le mandat, les activités initiales et les produits
ainsi que la composition, le partenariat et les organes directeurs
de la Commission.
102.
Dans son programme de travail pour la période biennale 1998-1999,
il est également demandé à la CEA d’entreprendre une étude de
pré-faisabilité sur «la mise en valeur intégrée de l’énergie et
de l’électricité dans la sous-région de l’Afrique centrale et
la connectivité » comme un moyen d’aider les Etats membres
à identifier des projets énergétiques susceptibles de promouvoir
la coopération et l’intégration régionale.
103.
En renforçant le partenariat avec d’autres institutions régionales
et internationales, la CEA a participé et contribué aux deux réunions
organisées par le Conseil mondial de l’énergie pour la mise en
œuvre de son programme régional pour l’Afrique ; la Réunion
de groupe d’experts tenue au Caire, Egypte en février 1998 sur
«la coopération transfrontières en matière d’énergie en Afrique »
et l’atelier sur le Programme régionale pour l’Afrique, tenu à
Gaborone, Botswana en juillet 1999 sur «Information : la
quête pour l’optimisation des données énergétique en Afrique avec
une référence particulière à l’énergie rurale et au rendement
énergétique ».
104.
La CEA a organisé deux réunions d’experts pour examiner la question
relative à la création d’un environnement qui favorise la participation
du secteur privé au financement de projets miniers et énergétiques ;
à savoir :
i)
Politiques, régimes juridiques et régulateurs
permettant un investissement soutenu dans les ressources minérales
et énergétiques en Afrique, Addis-Abeba Ethiopie en décembre 1998
ii)
Mobilisation de capitaux pour la mise
en valeur des ressources minérales et énergétique de l’Afrique :
dimension du partenariat entre secteurs public et privé, Addis-Abeba,
Ethiopie en juin 1999.
15.
Dans le cadre du suivi de la recommandation, les Etats membres
ont été invités à encourager la participation du secteur privé
au financement des projets énergétiques. La CEA a prévu, dans
son programme de travail pour la période biennale 2000-2001 d’exécuter
un produit sur «Cadre pour une coopération plus poussée entre
le gouvernement et le secteur privé» pour la mise en valeur de
l’énergie.
III.
Ressources en eau
106.
Un représentant de la CEA a présenté le document ECA/CNRST-l/RCD/073/99
intitulé : "Mise en valeur des ressources naturelles
en Afrique : Questions, défis et activités de la CEA :
Ressources en eau"
107.
Le document contenait des informations de base sur la situation
en ce qui concerne l’eau en Afrique. Les ressources en eau douce
étaient assez considérables, mais leur répartition dans le temps
et dans l’espace était irrégulière. Une quantité importante d’eaux
de surface se perd dans les océans pendant la saison des pluies
et n’est pas utilisée, surtout celles qui viennent de la sous-région
de l’Afrique centrale et de l’Afrique australe, un grand nombre
de pays de la sous-région souffrent d’une sécheresse chronique
et de la désertification. Les ressources immenses de l’Afrique
en eaux souterraines ne sont pas encore pleinement exploitées.
Les précipitations dans la plus grande partie des pays de l’Afrique
sont inférieures à la moyenne mondiale, ce qui explique la lenteur
du remplissage des réserves d’eaux souterraines dans la région.
108.
Les questions préoccupantes dans le secteur de l’eau en Afrique
ont été relevées : a) assurer l’exploitation et la gestion
durables des ressources en eau ; b) optimaliser les mesures
de conservation de l’eau; c) améliorer l’efficacité dans l’utilisation
de l’eau ; d) développer les capacités sectorielles et aux
niveaux national et sous-régional et e) promouvoir la coopération
régionale et sous-régionale pour l’exploitation intégrée des ressources
en eaux communes sur le continent. Les défis à relever immédiatement
ont été aussi mentionnés : a) fournir suffisamment d’eau
pour l’agriculture et l’irrigation afin d’assurer la sécurité
et l’autosuffisance alimentaires ; b) fournir une eau potable
salubre et des services d’assainissement convenables à une population
toujours croissante, spécialement dans les régions rurales, c)
fournir de l’eau aux industries minières et manufacturières, d)
développer le potentiel hydroélectrique pour couvrir les besoins
en énergie et assurer un partage équitable des ressources en eau
partagées afin d’éviter les conflits potentiels entre pays.
109.
Le document expose aussi les objectifs et stratégies de la CEA
dans l’assistance fournie aux Etats membres et à leurs OIG pour
régler ces questions et relever ces défis. Elle fournit une assistance
pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques sectorielles,
servant de centre pour l’élaboration, le traitement et la diffusion
des données, la préparation de rapports et d’études sur les questions
d'actualité, des services consultatifs et une assistance technique,
promouvoir la coopération sous-régionale et régionale pour les
ressources en eau commune en se servant de son mandat de convocateur
pour fournir des instances pour la coopération/négociation interpays/interorganisations,
fournir une assistance pour le renforcement des capacités grâce
à l’organisation de séminaires/ateliers etc. et établir des partenariats
avec d’autres organismes de l’ONU et ESAS pour renforcer l’aspect
de leurs activités sectorielles sur les pays africaines.
110.
Le document présente en détail les activités sectorielles que
la CEA a effectué ces dernières années. Il s’agissait notamment
de la préparation de rapports sur les transferts d’eau à grande
échelle, la petite et la grande irrigation, les aspects économiques
de l’eau et de l’assainissement en Afrique, la mise en valeur
des eaux transfrontières, un bulletin d’information annuelle sur
les activités dans le domaine de l’eau. D’autres publications
les stratégies ou la gestion de l’eau, la gestion intégrée de
l’eau – études de cas de l’Egypte, de l’Ethiopie, du Ghana, du
Lesotho et du Tchad, un dossier d’information sur la gestion de
l’eau et des terres, les problèmes et perspectives de la coopération
inter-pays pour la mise en valeur de l’eau dans le bassin du Nil
(1995) et la coopération interpays pour la mise en valeur intégrée
de l’eau dans le bassin du Zambèze (1997).
111.
S’agissant de l’organisation de réunions et de forums, la CEA
a organisé le séminaire régional sur les ressources marines (1994),
une Conférence régionale (en collaboration avec l’OMM) sur la
politique et l’évaluation des ressources en eau (1995), une réunion
des directeurs d’organisation de mise en valeur des fleuves/des
lacs en Afrique (1999) et une réunion et cadre s’occupant des
ressources en eau des pays du bassin du Zambèze en 1999. La CEA
a fourni des services de secrétariat au groupe inter-institution
pour l’eau en Afrique (IGWA) et a organisé ses réunions techniques
dont elle a assuré le service. Au début de 1999, la CEA a organisé
un atelier sur le problème de la jacinthe des eaux dans la sous-région
de l’Afrique de l’Est, spécialement dans le bassin du lac Victoria.
112.
S’agissant du partenariat avec d’autres organismes, la CEA a collaboré
avec le PNUD et la Banque mondiale dont l’Initiative en cours
concernant le bassin du Nil, avec la SADC et le COMESA dans les
plans/projets concernant les eaux du bassin du Zambèze (ZAMPLAN/ZACPRO),
avec l’OMM dans la Conférence mondiale sur l’hydrologie et les
ressources en eau et avec le PNUE sur les ressources en eau douce
en Afrique, dans le cadre de l’Initiative spéciale des Nations
Unies pour l’Afrique et du sous comité du CAC sur les ressources
en eau, avec l’OMS dans le cadre du conseil de collaboration sur
l’approvisionnement en eau et l’assainissement et avec l’AIEA
dans son projet relatif à l’hydrologie des isotopes en Afrique.
113.
Des services consultatifs ont été fournis à un certain nombre
de pays (Botswana, Malawi, Afrique du sud, CLBT et autres) et
leurs OIG à leur demande. Des communications sur les perspectives
africaines ont été faites lors de forums mondiaux tels que le
Global water partnership, World Water Forum, IUCN et d’autres.
114.
Finalement, le document présente les activités que la CEA prévoit
dans le secteur pour la période biennale 2000-2001 ainsi que ses
orientations futures pour le plan à moyen terme 2002-2005.
Discussions
115.
La présentation des trois communications
sur les ressources naturelles en Afrique – une sur les ressources
minérales, une sur l’énergie et une sur les ressources en eau
– a été suivie d’une brève discussion. Les participants ont félicité
la CEA d’avoir présenté les communications et ont exprimé leur
satisfaction pour le volume, l’étendue et le type d’activités
entreprises par le secrétariat. Il a également été indiqué que
les objectifs de chaque activité du secrétariat devraient être
clairement définis et les activités axées sur l’action. Plusieurs
questions ont été soulevées. L’une portait sur la source des
mandats pour ces activités. Le secrétariat a expliqué que les
mandats pour toutes les activités de la CEA provenaient de diverses
sources telles que les résolutions des conférences internationales
parrainées par l’ONU sur des questions d’actualité, la conférence
des ministres africains s’occupant de secteurs spécifiques, la
conférence des ministres africains de la planification et des
affaires économiques et les recommandations des réunions d’autres
OIG régionales et sous-régionales. Le secrétariat entreprend
aussi des activités à la demande des Etats membres ainsi que des
activités jugées pertinentes pour le développement socio-économique
des pays africains. Il a également été expliqué que le plan à
moyen terme et le programme de travail biennal de la CEA sont
tous deux soumis à la Conférence des ministres africains de la
planification, qui est l’organe délibérant de la CEA quand il
s’agit d’examen et d’approbation. Ils sont ensuite soumis à l’Assemblée
générale des Nations Unies pour approbation et financement.
116.
Une autre question (du PNUE) concernait
la consultation/coopération interorganisations au sein du système
des Nations Unies. Le secrétariat a expliqué qu’il existait plusieurs
arrangements structurels pour une telle consultation, tels que
les réunions annuelles des sous-comités du CAC sur des secteurs
comme l’eau, l’énergie etc, le groupe interorganisations pour
l’eau en Afrique (IGWA) et les réunions des groupes de travail
de l’Initiative spéciale des Nations Unies pour l’Afrique. Il
existe en outre une coopération étroite entre la CEA et d’autres
organismes des Nations Unies dans le cadre de la mise en œuvre
d’activités conjointes et la participation aux diverses réunions.
117.
Certains participants ont cherché à savoir
pourquoi on avait apparemment fait aucune mention des activités
de la CEA dans le secteur de l’environnement. Ici, le secrétariat
a précisé que la CEA exécutait un programme dans le secteur de
l’environnement et qu’il était fait rapport sur les activités
de la CEA dans un secteur au Comité parallèle de la CEA sur le
développement durable, qui s’était réuni au début de 1999.
b) Programme de travail de l’INRI/UNU dans le domaine des ressources
naturelles
118.
L’Université des Nations Unies (UNU) a été créée en 1976 à la
demande du Secrétaire général de l’ONU, U Thant. La Charte assigne
quatre principaux rôles à l’UNU, à savoir :
1) Jouer le rôle de communauté internationale d’intellectuels ;
2) Servir de passerelle entre l’ONU et la communauté académique internationale ;
3) Servir de groupe de réflexion au système des Nations Unies ; et
4) Renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur dans
les pays en développement.
119.
En 1986, l’Afrique conduite par l’Organisation
de l’unité africaine (OUA) a demandé à l’UNU de créer une filiale
de cette université sur le continent. Cette filiale est l’institut
universitaire des Nations Unies pour les ressources naturelles
en Afrique (UNU/INRA).
120.
Le rôle de l’UNU/INRA est de renforcer les universités et les
institutions de recherche africaine afin qu’elles produisent des
compétences nationales à travers : 1) l’éducation et la formation
et 2) la facilitation de la recherche.
121.
Le défi auquel l’Afrique et l’UNU/INRA font face est de
combiner la science et la technologie modernes avec les réformes
économiques et sociales en vue d’exploiter au maximum la production
inhérente et le potentiel commercial des ressources naturelles
du continent.
122.
La tâche va au-delà de l’arrêt de la déclaration des ressources
naturelles. Nous devons améliorer la qualité des ressources naturelles
par rapport à leur niveau antérieur.
123.
La mission de l’UNU/INRA consiste à appliquer la science et la
technologie moderne en vue de résoudre le problème de l’insécurité
alimentaire et de la gestion des ressources naturelles afin d'accroître
la production agricole alimentaire et de générer des fonds en
faveur du développement.
124.
Les outils utilisés par l’UNU/INRA sont :
1) L’approche du travail en réseau telle que la création d’un collège
d’associés de recherche (CRA) ;
2) La capacité d’établir
des partenariats stratégiques avec des organisations ayant des
objectifs similaires ;
3) La création de centres
d’excellence pour la recherche et la formation ;
4) Le renforcement
des programmes post-universitaires;
5) Des conférences
annuelles.
125.
L’orientation du programme à moyen terme de l’UNU/INRA.
1) Restauration et préservation de la fertilité des sols, y compris l’utilisation
des ressources agro-minérales locales.
2) Conservation de la biodiversité, amélioration génétique et utilisation
accrue des cultures alimentaires autochtones et des plantes utiles.
La
Situation actuelle est la suivante :
1) Réseau cra créé
2) Laboratoire pour la culture de tissus construit à l’Université du Ghana
3) Laboratoire d’analyse des sols, de l’eau et des plantes à construire
avec une subvention du gouvernement du Ghana
4) Centres de technologie de l’information à créer. Le premier objectif
est l’Université de Yaoundé
5) Cours universitaire supérieur sur l’environnement, à renforcer au KNUST,
Ghana
6) Les conférences annuelles ont commencé depuis 1998.
126.
En conclusion, des avis sont sollicités sur les moyens d’encourager
la mise en place des capacités pour la conservation et la gestion
des ressources naturelles de l’Afrique. En particulier, il serait
utile de savoir comment collaborer avec les Etats membres de la
CEA pour fournir à leurs institutions l’assistance dont elles
ont besoin pour mettre en place une capacité endogène.
Séance de discussion
Q.
Au début des années 80, l’UNU a choisi
l’Institut de technologie alimentaire (ITA) de Dakar comme centre
de l’excellence. Ce fait n’est pas mentionné dans la présentation
de l’INRA/UNU. Est-ce un changement de priorité ?
R.
Durant sa première phase d’établissement,
l’UNU a utilisé les institutions associées telles que l’Institut
de technologie alimentaire de Dakar pour accomplir ses tâches.
L’alimentation et la nutrition demeurent un programme majeur de
l’UNU coordonné par le siège de l’UNU à Tokyo. L’INRA/UNU a été
créé pendant la deuxième phase du développement de l’UNU, pendant
laquelle ont été créés des centres de recherche et de formation/programmes
disséminés dans tout le monde. L’INRA/UNU est l’un des cinq centres
de recherche et de formation (CRF). Des discussions vont être
tenues avec le CRAT.
Q. Qu’est-ce qu’est l’INWEH et quels sont ses rapports avec l’INRA/UNU ?
R. L’INWEH est un programme de recherche et de formation de l’UNU, basé
au Canada, qui travaille sur les questions d’eau, d’environnement
et de santé dans le monde. Le directeur de l’INWEH collabore avec
l’INRA/UNU pour les activités à poursuivre en Afrique.
Q. Les activités de l’INRA/UNU sont-elles essentiellement concentrées
en Afrique de l’Ouest ? Quels sont les progrès réalisés dans
la mise en place d’une unité des ressources minérales ?
R. L’INRA/UNU dispose d’une unité des ressources minérales créée à l’Institut
des mines de l’Université de Zambie. Le programme de l’INRA/UNU
- MRU se concentre sur la mise au point de la technologie pour
les minéraux agro-industriels. Actuellement un étudiant prépare
un PHD à l’INRA/UNU – MRU.
Q. L’UNU connaît-elle les institutions parrainées par la CEA (comme par
exemple ACMAD, les centres régionaux de télédétection à Ile-Ife
et à Nairobi) ? Ces institutions connaissent des problèmes
de ressources humaines et financières. Comment l’INRA/UNU peut-il,
avec la CEA, aider les institutions ?
R. L’INRA/UNU a signé un mémorandum d’accord avec la CEA et les modalités
de collaboration pour fournir une assistance aux institutions
sur la base des programmes principaux, doivent être trouvées.
Q. Il existe un réseau africain d’institutions scientifiques. Est-il toujours
opérationnel et si oui l’INRA/UNU collabore-t-elle avec elle ?
Qu’en est-il de la collaboration avec l’UNESCO ?
R. L’UNESCO est très importante pour l’UNU. Le Recteur de l’UNU est nommé
par le Secrétaire général de l’ONU et le Directeur général de
l’UNESCO. L’UNESCO siège au Conseil de l’UNU et chaque année le
représentant de l’UNESCO au Conseil de l’UNU exprime les points
de vue de l’UNESCO sur les domaines essentiels. L’UNU désire travailler
avec l’UNESCO pour promouvoir les activités qui touchent à son
mandat.
Q. Essayons d’identifier les compétences de base disponibles en Afrique
et utilisons-les. Comment traitez-vous les problèmes de caractère
nationaliste que vous rencontrez ?
R. L’INRA/UNU a pour objectif d’améliorer les modalités de travail avec
les institutions existantes. Un exemple en est le laboratoire
de culture tissulaire de l’Université du Ghana. L’INRA a entrepris
de rénover le laboratoire existant au lieu d’en construire un
nouveau. Il a été fait appel aux compétences (personnel) de l’Université
de Ghana pour élaborer le programme et organiser des cours de
formation régionaux. Les installations créées par l’INRA/UNU peuvent
être utilisées par les universitaires et scientifiques d’autres
pays.
Q. Les installations fournies par l’UNU ne sont pas connues de certaines
universités. Une demande de bourse a été adressée à l’UNU mais
on nous a informé qu’elle n’existait plus.
R. Des demandes de bourse sont adressées à un service de formation central
au siège de l’UNU. Peut-être que la demande de bourse a été reçue
après la date de clôture indiquée pour la période biennale. Les
programmes sont planifiés pour la période biennale mais des programmes
de formation non prévus peuvent être organisés si des fonds sont
fournis par le pays ou par une autre institution pour une formation
spécifique.
Réalisations
et programme de travail de la CEA et du CRAT dans les domaines
de la science et technologie en Afrique
(point 8b de l'ordre du jour)
a)
Activités de la CEA
127.
Le document portant la cote ECA/FSSDD/CNRST/99/3 a été présenté
par le secrétariat au titre de ce point de l'ordre du jour. Le
secrétariat a fait une présentation générale de la CEA et de sa
Division de la sécurité alimentaire et du développement durable
(DSADD). Cette Division et la Division de la coopération et de
l'intégration régionale (DCIR) forment le secrétariat du Comité
des ressources naturelles, de la science et de la technologie.
La CEA a pour objectif primordial de lutter contre la pauvreté
en Afrique. Pour ce faire, elle joue un rôle de catalyseur, renforce
les capacités, mène des campagnes de sensibilisation, analyse
les politiques de développement et fournit des services consultatifs.
La DSADD a pour mandat d'attirer l'attention des Etats membres
sur trois tendances qui influent sur la sécurité alimentaire et
la pauvreté. Ces tendances sont liées à : a) la croissance démographique
rapide ; b) la dégradation de l'environnement ; c) la baisse de
la productivité agricole. Les relations qui existent entre les
facteurs qui participent de ces tendances sont désignées par l'expression
" interdépendances entre agriculture, environnement et population".
La DSADD a notamment pour rôle de sensibiliser les Etats membres
à la nécessité de prendre en compte ces relations dans le processus
de planification du développement.
128.
Les objectifs de la DSADD touchant à la science et à la technologie
sont de : a) sensibiliser et engager davantage les Etats membres
à appliquer la science et la technologie afin d'assurer la sécurité
alimentaire et le développement durable ; b) promouvoir des politiques
et des stratégies efficaces dans le domaine de la science et de
la technologie pour aborder les interdépendances entre agriculture,
environnement et population ; c) partager l'information appropriée
sur la science et la technologie et sur les pratiques les meilleures
et améliorer la communication au sein de la communauté scientifique
et technologique.
129.
Les activités menées dans le domaine de la science et de la technologie
englobent : a) le service technique des réunions et des ateliers
; b) la préparation des documents de conférence ; c) la préparation
de publications, de bulletins et de notes de synthèse périodiques
ou non ; d) la fourniture de services consultatifs ; e) la collaboration
en réseau à travers le réseau de science et de technologie de
la CEA (ESTNET); f) l'élaboration de projets opérationnels ; g)
l'établissement de partenariats à travers la coopération internationale
et la coordination et la liaison interinstitutions. Chacune de
ces activités a été présentée en détail, ainsi que les mécanismes
utilisés et les réalisations enregistrées. En particulier, les
participants ont été informés que la CEA dispose d'un conseil
consultatif en science et technologie composé d'universitaires
de chacune des cinq sous-régions du continent. Ce conseil se
réunit une fois l'an. On a également appris que le premier dialogue
sur la science et la technologie entre les ministres et les responsables
du secteur privé a eu lieu à la CEA en juin 1998.
130.
Une présentation spéciale a été faite
sur ESTNET, portant sur les objectifs de ce réseau, son projet
de site Web, ses activités et ses avantages. ESTNET est un réseau
global de collaboration regroupant essentiellement les individus
et les institutions responsables de la politique scientifique
et technique en Afrique. Le réseau se propose d’être un centre
de ressources dans les domaines de l’informations et de communications
sur les politiques, les questions et la gestion relative à la
science et la technique. Il exploite un certain nombre d’opportunités :
(1) demande accrue de l’information concernant la science et la
technologie, de vif désir de communiqués et d’agir avec les communautés
scientifiques et techniques africaines et mondiales, (3) expansion
rapide de la connectivité Internet dans les Etats membres et dans
les organisations, (4) établissement d’une culture et d’une communauté
Internet et de travail en réseau et (5) volonté politique de promouvoir
l’intégration et la coopération régionales. ESTNET comporte cinq
principaux éléments : un site Web, un certain nombre de bases
de données, un secrétariat, un comité directeur et des collaborateurs/adminsitrateurs/utilisateurs.
Les bases de données d’ESTNET sont les suivantes :
· Nouvelles :
des informations sur ESTNET, y compris un bulletin
· Manifestations :
information sur les manifestations dans les domaines scientifique
et technique en Afrique, telles que les conférences, les séminaires,
les ateliers, les expositions, etc.
· Groupe
de discussion électronique : forums de discussion électroniques
sur certains sujets scientifiques et technologues
· Ressources
africains : Accès aux ressources africaines en science et
en technologie, y compris les institutions régionales, les ONG,
les associations et les réseaux
· Etats
membres : élaboré progressivement par les Etats membres eux-mêmes.
Il comporte sept éléments : Institutions sur la politique
S&T, les organisations de recherche en S&T, les organismes
de normalisation en S&T, les organisations de propriété intellectuelle
en S&T, les centres de technologie, les parcs et incubateurs
technologiques et d’autres organisations S&T.
· Pratiques
les plus performantes : contient une cinquantaine de pratiques
les plus performantes en science et en technologie identifiées
pour la CEA en 1998.
· Indicateurs :
contient des indicateurs socio-économiques, sur la population,
sur l’agriculture et l’environnement
· Technologie
autochtone : porte sur les travaux récents de la CEA sur
la technologie autochtone
· Activités
de la CEA : contient des informations sur le programme de
travail et les activités de la CEA dans les domaines de la science
et de la technologie jusqu’en 1997, 1997-1999, 2000-2001 et projection
de diapositives
· Modèle
PEDA : contient des informations sur le modèle PEDA
· Consultants
potentiels : contient les C.V. de consultants potentiels
en science et en technologie en Afrique. Les consultants potentiels
sont invités à mettre leur C.V sur cette base de données
· Ressources
mondiales : établit les liens avec les ressources mondiales
en science et en technologie accessibles à partir d’Internet,
y compris les institutions chargées de la politique nationale,
les institutions de recherche sur la politiques, les organismes
des Nations Unies s’occupant de S&T, les organisations internationales,
les ONG internationales, les associations internationales et les
sociétés savantes, les institutions d’enseignement et de formation,
les clubs scientifiques, les musées de S&T, les festivals
sur la S&T.
· Projet :
donne des informations sur les projets en science et technologie
en cours en Afrique. Peut servir aussi à mettre des descriptifs
de projet (PRODOC) pour commentaires ou pour financement
· Réunions :
contient des informations sur les récentes réunions de la CEA
sur la science et la technologie, y compris une réunion de groupe
d’experts ad-hoc, deux réunions du Conseil consultatif sur la
science et la technologie et une réunion ministérielle de haut
niveau
· Documents :
contient un certain nombre de documents d’intérêt choisis, y compris
des discours sur la science et la technologie
· Revues
savantes et périodiques : contient des liens avec des revues
scientifiques et technologique ; accessibles en ligne
· Donateurs :
fournit l’information de base sur certains organismes de donateurs
en science et en technologie
· Formulaires
pour placer des documents : fournit aux décideurs en science
et en technologie un instrument pour placer des documents d’intérêt
sur l’ESTNET
· Livre
de visites : permet aux utilisateurs et visiteurs d’ESINET
de laisser leurs coordonnées
· Recherche :
une base de données de recherche standard (indexes complets)
· Commentaires :
contient les commentaires et réactions des utilisateurs du réseau
· Abonnements :
donne la possibilité aux utilisateurs de s’abonner à ESTNET et
de recevoir, par courrier électronique, l’information sur les
nouvelles, les mises à jour et le développement d’ESTNET.
Discussion
131.
Dans les discussions qui ont suivi ces présentations, on a souligné
la nécessité pour l'INRA/UNU et la CEA de se compléter dans le
cadre de travaux conjoints, compte tenu de leur rôle commun de
renforcement des capacités en Afrique. On a également souligné
la nécessité d'accorder une attention particulière au savoir local
ou aux technologies locales en Afrique et de montrer sur ESTNET
l'information qui y est relative. Des questions ont été soulevées
sur le bogue de l'an 2000, sur la connectivité et sur le coût
de cette connectivité, puisque ces aspects sont liés à l'utilisation
de ce réseau dans les pays africains. On a appris que le "
bogue du millénaire " n'affecterait pas le réseau ESTNET
compte tenu des précautions prises par la CEA. Un participant
a déclaré que son pays avait fait des progrès encourageants en
réalisant la connectivité des usagers d'Internet et que le coût
de cette connectivité baisse de manière spectaculaire dans ce
pays, compte tenu de la concurrence accrue entre les fournisseurs
d'accès. Finalement on a fait remarquer que ce réseau n’atteindrait
ces objectifs que si les utilisateurs contribuent à son opérationnalisation
et à son utilisation durable.
b) Activités du CRAT
132.
Le représentant du CRAT a brièvement fait la genèse du Centre,
rappelant que celui-ci avait été créé en 1977 en tant qu’institution
intergouvernementale parrainée. Son rôle était de favoriser le
développement des capacités dans des secteurs prioritaires, en
particulier la sécurité alimentaire, l’énergie et l’information.
Le Centre dont le siège est à Dakar (Sénégal) est composé de 31
Etats membres et a commencé ses activités en 1980. La structure
de direction est composé d’un conseil des ministres et d’un comité
dans lequel siègent un tiers des Etats membres présidé par la
CEA. Son programme de travail porte sur la conceptualisation
de la science et de la technologie dans les rapports qu’elle entretient
avec les différents éléments du développement durable et leur
relation aux dimensions culturelles et sociales du développement.
Il a ensuite mis en lumière un certain nombre d’activités entreprises
dans différents domaines, dont notamment des études sur les besoins
technologiques, des études de cas portant sur un certain pays,
l’organisation de cycles de formation du personnel dans le domaine
de la documentation et de l’information et la création de bases
de données en science et technologie.
Discussions
133.
Suite à l’exposé du CRAT, plusieurs questions ont été soulevées :
Q. Le CRAT dispose-t-il d’un site web et où obtenir des informations sur
ses activités ?
A. Le CRAT n’a pas encore de site web, mais il prévoit d’en construire
un dans un proche avenir.
Q. Comment sont effectués la classification et le stockage des informations ?
A. Le CRAT a procédé à un inventaire des technologies disponibles en Afrique
et les a intégrées dans un Atlas. Celui-ci porte en particulier
sur les technologies alimentaires et sur d’autres technologies
locales utilisées en Afrique.
Q. Quel est le niveau de commercialisation des technologies du CRAT ?
A. La commercialisation des produits technologiques est du ressort des
producteurs. Pour l’essentiel, le CRAT se charge, quant à lui,
du renforcement des capacités technologiques locales. Les différents
ministères des Etats membres constituent des points focaux du
CRAT. En l’absence de ceux-ci, le Centre établit des contacts
directs avec les institutions compétentes.
134.
Le CRAT a donné des détails sur les liens qu’il entretient avec
la CEA et l’OUA, soulignant que la survie du Centre dépendait
des contributions des Etats membres. Il a été souligné que dans
le cadre de l’appui que lui accordait la CEA, les Etats membres
étaient invités à se mobiliser en faveur du CRAT et des institutions
qui en dépendaient. En conclusion, les membres ont été instamment
priés d’assumer leurs obligations financières à l’égard du CRAT
pour lui permettre de mener à bien ses missions.
Recommandations
des groupes de travail (point 9 de l’ordre
du jour)
135.
Trois sous-comités ont été créés pour
examiner et formuler des recommandations touchant aux trois thèmes
suivants identifiés par le Comité :
a)
Stratégie globale pour créer des capacités
en science et en technologie et assurer la mise en valeur durable
des ressources naturelles
b)
Etablissement de liens entre les résultats
de recherche et les industries
c)
Rôle des institutions nationales et
régionales.
136.
Les groupes de travail sont arrivés
aux conclusions suivantes :
i)
Stratégie globale de renforcement des capacités
en science et en technologie et assurer la mise en valeur durable
des ressources naturelles
137.
Le Comité souligne l’urgence pour l’Afrique de définir une vision
stratégique en matière de développement des sciences et technologies
et de valorisation des ressources naturelles dans le contexte
de la mondialisation et d’identifier des priorités minimales réalisables
à moyen terme. A cet égard, le Comité recommande aux Etats et
à la CEA de prendre les dispositions nécessaires à l’élaboration
d’une telle vision stratégique.
138.
Le Comité recommande aux Etats et à la CEA d’appuyer les institutions
scientifiques sous-régionales et régionales pour en faire de véritable
centres d’excellence spécialisés ayant pour mission la veille
et le développement technologique au service du développement
durable du continent africain.
139.
Le Comité recommande aux Etats et
à la CEA, en collaboration avec les autres agences des Nations
Unies, les Institutions Régionales, de définir des politiques
appropriées et d’identifier les mécanismes institutionnels permettant
de faciliter l’acquisition, la maîtrise et l’absorption des technologies
les plus performantes pour le développement économique et social
et pour la valorisation des ressources naturelles en Afrique.
140.
Le Comité recommande aux Etats et
à la CEA, en collaboration avec les autres agences des Nations
Unies et institutions régionales, de mettre en place un mécanisme
d’appui (séminaires, voyages d’étude) pour faciliter le partage
et l’échange des expériences et connaissances en matière de développement
des sciences et techniques et de la valorisation des ressources
naturelles en Afrique.
141.
Le Comité recommande aux Etats membres
et à la CEA, en collaboration avec les organisations concernées,
de faciliter la révision des programmes d’enseignement afin d’y
inclure la science et la technologie comme thème central et de
veiller à ce que le système éducatif en Afrique sont source de
confiance et d’innovation.
ii)
Les liens entre les résultats de la recherche
et l’industrie
Politiques
:
142. Les Etats membres devraient mettre en place des mécanismes appropriés
tels que les pépinières à vocation technologique pour que l’industrie
commercialise les résultats de la recherche. Ces pépinières devraient
assurer une collaboration étroite entre les pouvoirs publics,
l’industrie et les chercheurs ainsi qu’un partage équitable des
redevances découlant de la commercialisation entre les chercheurs,
les pépinières et l’industrie.
143.
Aux niveaux national et régional, les gouvernements devraient
vigoureusement aider les entreprises à mener des activités de
recherche-développement et de fabrication. Les activités conjointes
de recherche-développement et de fabrication menées par les entreprises
et les instituts de recherche devraient remplacer les activités
isolées de recherche-développement que mènent les instituts publics.
Toutes les mesures d’incitation disponibles devraient être mises
en œuvre pour renforcer rapidement les capacités de recherche-développement
et de fabrication des entreprises locales. Des mesures d’incitation
spéciales devraient être prises en faveur des entreprises menant
des activités de recherche dans les domaines des sciences et de
la technologie et transformant les ressources naturelles.
Activités :
144. La
CEA devrait s’employer à recenser les expériences réussies dans
ce domaine et les porter à la connaissance des Etats membres par
le biais de ses réseaux.
145. La
CEA devrait se doter des moyens lui permettant d’assurer des services
techniques, consultatifs et de formation aux Etats membres pour
leur permettre de créer des mécanismes appropriés en vue de commercialiser
les résultats de la recherche et de lier la recherche et l’industrie.
146. La
mise en place d’ESTNET est une très bonne initiative et le Comité
demande à la CEA d’allouer des ressources supplémentaires pour
rendre le réseau pleinement opérationnel et assurer une étroite
collaboration avec les institutions spécialisées des Etats membres.
iii)
Rôle des institutions nationales et régionales
dans la promotion de l’application de la science et la technologie
en vue de la gestion durable des ressources naturelles
147.
Le Comité concerne les ressources minérales et énergétiques.
Le Comité a pris note des actions entreprises par la CEA pour
mettre en œuvre les recommandations de la deuxième conférence
des Ministres Africains responsables de la mise en valeur et de
l’utilisation des ressources minérales et énergétiques qui s’est
tenue à Durban en Afrique du Sud les 21 et 22 novembre 1997.
Le Comité a réaffirmé l’importance de ces recommandations et a
demandé aux Etats membres, à la CEA, et autres partenaires de
poursuivre activement leur mise en œuvre.
148. En ce qui concerne les ressources en eau, le
Comité a également pris note de la réunion des hauts responsables
des organisations d’aménagement des bassins fluviaux et lacustres
en Afrique, qui s’est tenue les 8 et 9 juillet 1999 à Addis-Abeba
en Ethiopie. Le Comité demande à la CEA de mettre en œuvre ces
recommandations dans le cadre de ses activités.
149.
S’agissant de toutes les ressources naturelles, le Comité a souligné
à nouveau qu’il était important d’accorder une attention particulière
à ce qui suit :
· L’amélioration
des systèmes nationaux de recherche pour l’application de la science
et de la technologie à la mise en valeur des ressources naturelles.
· La protection
de l’environnement.
· La participation
des femmes à la mise en valeur et à l’utilisation des ressources
naturelles.
· La mise
en place de politiques aptes à favoriser la participation du secteur
privé à la mise au point de nouvelles technologies et à la mise
en valeur des ressources naturelles.
· L’investissement
par les Etats membres dans la recherche dans le domaine de la
science et la technologie.
· La promotion
de technologies dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables.
· La coopération
entre les Etats membres et tous les acteurs participant à la mise
en valeur des ressources minérales.
LIST
OF PARTICIPANTS/ LISTE DES PARTICIPANTS
ALGERIA/ALGERIE
Mrs. Samia
HAMDANI , Secretary Embassy of Algeria, Addis Ababa; Tel.: (251-1)
65 23 00; Fax: E-mail:
ANGOLA/ANGOLA
Mr. José PINTO,
First Secretary , Embassy of Angola, P.O. Box 2962 Addis Ababa;
Tel.: (251-1) 51 00 85; Fax: (251-1) 51 49 22; E-mail:
BURKINA
FASO/BURKINA FASO
Dr. M. Yves TRAORE, Représentant, BP 7047
Ouagadougou , Burkina Faso ; Tel.: (226) 32 45 04; Fax: (226)
31 50 03; E-mail: DG.CNRST@fasonet.bf
Mr.
Léonard SIMPORE, Conseiller, P.O.Box 19685, Ambassade du Burkina
Faso, Addis Ababa, Tel.: (251-1) 61 58 63; Fax: (251-1) 61 20
94.
Mr.
Souleymane OUEDRAOGO, Representant, B.P. 476 Ouagadougou, Burkina
Faso; Tel.: (226) 31 92 02; Fax: (226) 34 02 7; E-mail: Souleymane.ouedraogo@messrs.gov.bf
Dr.
B. Augustin KANWE; Représentant/Expert, B.P 454 Bobo-Dioulasso,
Burkina Faso; Tel./Fax: (226) 31 92 29/ 37 52 77; E-mail: Alsanou@fasonet.bf;
E-mail: DG.CNRST@fasonet.bf
BURUNDI/BURUNDI
Mr. Pascal BARUTWANAYO, Premier Conseiller, Embassade du Burundi,
Addis Ababa; Tel: 65 13 00; Fax: (251-1) 65 02 99.
COTE
D’IVOIRE/COTE D’IVOIRE
Mr.
Christophe KOUAKOU, Conseiller, Embassy of Cote d’Ivoire; P.O.Box
3668 Addis Ababa; Tel.: (251-1) 71 12 13; Fax: (251-1) 71 21 78.
Mr. Séverin
KOUAME KOUADIO, First Secretary, Embassy of Cote d’Ivoire;
P.O.Box 3668 Addis Ababa; Tel.: (251-1) 71 12 13; Fax: (251-1)
71 21 78.
EGYPT/EGYPTE
H.E. Mr. Morawan BADR, Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary,
Embassy of Egypt, Addis Ababa; Tel.: (251) 55 30 77; Fax: (251)
55 00 21.
Prof. Maher
Abbas EL-SOCKARY, Director of Egyptian Petroleum Research
Institute,delegate; 39 Mostafa Al Nahas Str., 8th
Region Nasr City, Cairo , Arab Republic of Egypt; Tel.: (202)
27 47 917 ; Fax: (202) 27 47 433 ; E-mail: epri@idsel.gov.eg.
Prof. Mahmoud
Ibrahim NASR, Delegate, Central Metallurgical Research and
Development Institute (CMRDI); P.O.Box 87, HELWAN, CAIRO,
Egypt; Tel.: (202) 50 10 640; Fax: (202) 50 10 639; E-mail: minasr@hotmail.com
Mr. Khaled
ELBAKLY, Embassy of Egypt, Addis Ababa; Tel.: (251) 55 30
77; Fax: (251) 55 00 21.
Mr. A.
Mahmoud HEFNY, Embassy of Egypt, Addis Ababa; Tel.: (251)
55 30 77 ; Fax: (251) 55 00 21.
GABON/GABON
Mr.
Sylvestre MIEMBET, Conseiller d’Ambassade, Ambassade du Gabon,
Addis Ababa; Tel: (251-1) 61 10 75/61 10 90; Fax: (251-1) 61
37 00
ETHIOPIA/ETHIOPIE
Mr.
Asrat Bulbula, Commissioner, Ethiopian Science and Technology
Commission; P.O. Box 2490, Addis Ababa; Tel: (251-1) 51 13 44;
Fax: (251-1) 51 88 29 ; E-mail: ESTC@telecom.net.et
Mr. Kebede, Beyene, Director, Agricultural Research and Training
Project, P.O. Box 2003, Addis Ababa; Tel: (251-1) 61 26 33/09-20
38 67; Fax: (251-1) 61 12 22 ; E-mail: iar@telecom.net.et
Mr.
Tekola Shimeles, Ministry of Mines and Energy, P.O. Box Addis
Ababa; Tel: (251-1) 61 45 20; Fax: (251-1) 61 51 30.
Mr. Abebe, Mekuriaw, Ethiopian Science and Technology Commission,
P.O. Box 2490 Addis Ababa; Tel: (251-1) 51 13 44; Fax: (251-1)
51 88 29 ; E-mail: ESTC@telcom.net.ET
Mr. Mulugeta, Amha , Head, Department of Mines, Water and
Energy, Ethiopian Science and Technology Commission; P.O. Box
2490, Addis Ababa; Tel: (251-1) 51 13 44; Fax: (251-1) 51 88 29
Mr. Tibebu Mengistu , Head, Economic Mineral Exploration And
Evaluation Department, Ethiopian Institute of Geological
Surveys; P.O. Box 2302 Addis Ababa; Tel: (251-1) 62 00 23; Fax:
(251-1) 61 56 86/71 20 33; E-mail: Geology-Institute@ telecom.net.et
Mr. Sitotaw Berhanu , Head of Planning and Programming Service,
Environmental Protection Authority, P.O. Box 12760 Addis Ababa;
Tel: (251-1) 18 16 58; Fax: (251-1) 61 00 77 ; E-mail: envpa@telecom.net.et
GUINEA/GUINEE
Mrs. Kadiatou DIALLO, Counsellor, Ambassade de Guinée, P.O.Box
1190 Addis Ababa; Tel: (251-1) 65 13 08; Fax: (251-1) 65 12 50 ;
E-mail:
LESOTHO/LESOTHO
Ms. Rethabile Olive MALUKE, Research Officer, Department of Science
and Technology; Private Bag A23 Maseru 100, Lesotho; Tel.: (266)
31 36 32; Fax: (266) 31 00 54; E-mail: Maluke@stech lesoff.co.za.
MALI/MALI
Mr. Sidibe HAMID, Counsellor, Embassy of Mali, P.O.Box Addis
Ababa; Tel: 20 15 28/71 26 07.
MOROCCO/MAROC
Mr. Ahmed LAAZIZ, First Consellor, Embassy of Morocco, P.O.Box
60033 Addis Ababa; Tel.: (251-1) 53 17 00.
NAMIBIA/NAMIBIE
Mr. Asser MUDHIKA, Ministry of Mines and Energy, Private Bag
13297, Windhoek, Namibia; Tel.(061) 28 48 111 ;
Fax: (061) 23 86 43 ; E-mail:
NIGER/NIGER
Mr. Salifou SOULE, Directeur National de la Recherche Scientifique
et de l’Inovation Technologique, Ministère de l’enseignement supérieur,
de la recherche et de la Technologie
Or
Université Abdou Moumoune de Niamey, Faculté des Sciences-Département
de physiques, Niamey
Niger; Tel.: 72 42 15 – 73 30 72 – 73 25
31; Fax: 73 38 62 – 73 30 72.
NIGERIA/NIGERIA,
Dr.
Gbolagade Babalola AYOOLA, University of Agriculture, Makurdi,
Benue State, Nigeria; Tel.: (234-044) 53 32 04/5 or 90- 50 19
01; Fax: (234-044) 53 40 40 ; E-mail: FPREB@compuserve.com ;
ORBIT@gacom.net
RWANDA/RWANDA
Mr.
Burabyo Eugène RURANGWA, Directeur des Terres au Ministère des
Terres, Reinstallation et Protection de l’Environnement, Kigali,
Rwanda ; Tel.: (250) 82 629 ; Fax: (250) 82 629.
Mr.
Gaspard GAPARAYI, Chef de Division, B.P. 622 Kigali, Rwanda ; Tel:
(250) 83 052; Fax: (250) 83 051.
Mr.
Théoneste KAYIRANGA, Vice-Dean, National University of Rwanda,
P.O.Box 117 Butare, Rwanda; Tel: (250) 32 016; Fax: (250) 32142;
E-mail: kayirangath@hotmail.com
Mr.
Makuza Aloys KANAMUGIRE, Chef de Division ; Electricité/Direction
Energie ; Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Ressources
Naturelles (MINERENA) ; B.P. 447 Kigali, Rwanda ; Tel.:
(250) 83 706/0850 6664 ; Fax: (250) 87 331.
SENEGAL/SENEGAL
Mr.
Bassirou SENE, Deuxième Conseiller, Ambassade du Sénégal ;
P.O.Box 2581 Addis Ababa; Tel.: (251-1) 61 00 20; Fax: (251-1)
61 13 76; E-mail: bsene@telecom.net.et
Dr.
Amadou KANE, Institut de Technologie Alimentaire, B.P. 2765 Dakar Sénégal ; Tel.:
(221) 832 0070 ; Fax: (221) 832 8295.
SOUTH
AFRICA
Mr.
Gerbrand HAASBROEK, First Secretary, South African Embassy; P.O.Box
Addis Ababa; Tel: (251-1) 71 30 34; Fax: (251-1) 71 13 30.
Mr.
Sandile A. TYATYA, 234 Visagie Street,
Pretoria South Africa; Tel.: (017) 320 0713; Fax: (017) 317 9377/8;
E-mail: tyatya@mepta.pwv.gov.za
Mr.
Harold MOTAUNG, CNR Visagie & Andries, Pretoria South Africa; Tel: (012) 31 79
158; Fax: (012).
Dr.
Mandi MZIMBA, Council for Geoscience, Private Bag 112, Pretoria 0001 South Africa;
Tel: (012) 841 1225; Fax: ; E-mail: mmzimba@geoscience.org.za
Dr.
Dries VANDER MERWE, ISCW-ARC, Private
Bag 79 Pretoria, South Africa; Tel: (012) 27 12 310- 2501; Fax:
(012).
Prof.
Mashupye Ratale KGAPHOLA , University
of Venda,, Private Bag X5050, Thohoyandou 0950 South Africa;
Tel: (015) 962-8000 (W); Fax:(015) ; E-mail
Private:
447 Motetenna Township, Motetema 0473,
Northern Province South Africa
Dr.
Wilfred Chisha LOMBE , Minerals and
Energy Policy Centre; P.O.Box 395 WITS 2050 South Africa; Tel.:
(012) 27 403 80 13; Fax: (012).27 403 80 23; E-mail: wilfred
@ mepc.org.za
SUDAN/SOUDAN
Prof.
Izzeldin OSMAN , Sudan University of Science & Technology;
P.O.Box 3297 Khartoum, Sudan; Tel: (249) 11 77 52 92/77 25 08/27
12 52; Fax: (249) 11 77 45 59/78 38 91; E-mail: izzeldin@acm.org
TANZANIA/TANZANIE
H.E.
Mr. George MWANJABALA , Minister Plenipotentiary, Embassy of the
United Republic of Tanzania; P.O.Box 1077 Addis Ababa; Tel: (251-1)
51 81 55; Fax: (251-1) 51 73 58; E-mail: tz@telecom.net.et
Mrs.
Blandina MKAYULA , Ministry of Science,
Technology & Higher Education; P.O.Box 2645
Dar-es-Salaam,
Tanzania; Tel: (255) 51 115 758; Fax: (255) 51 11 25 33; E-mail:
mkayula@hotmail.com
Mr.
William Jacob NGOWO, Ministry of Natural
Resources and Tourism; P.O.Box 1994 Dar-es-Salaam, Tanzania; Tel.:
(255-51) 86 64 08; Fax: (255-51) 86 64 18.
Mr.
Phortunatus KENYUNKO, Ministry of
Energy and Minerals ; P.O.Box 903 Dodoma, Tanzania; Tel.: (255-61)
32 49 43; Fax: (255-61); E-mail: mrd@twiga.com
TUNISIA/TUNISIE
H.E.
Mr. Hamid ZAOUCHE , Ambassade de Tunisie; P.O.Box Addis Ababa;
Tel.: (250-1) 61 20 63; Fax: (250-1).
Mr.
Mourad BEN DHIAB; Counsellor, Embassy of Tunisia; P.O.Box Addis Ababa; Tel.: (251-1)
61 20 63; Fax: (251-1).
Mr.
Ali ABAAB , SERST, 18, Rue 8010, Montplaisir
1002 TUNIS, Tunisia; Tel.: (216-1) 795 414; Fax: (216-1) 796 165;
E-mail: Alo.Abaab@SERST.RNRT.TN
Mr.
Habib MAHJOUBI , Directeur Technique,
Office National des Mines, 24 Rue 8601 Z.I. La Cherguia, 2035
Tunis, Tunisie; Tel.: (216-1) 789 411; Fax: (216-1) 794 016.
UGANDA
Mrs.
Joyce ONEK , First Secretary, Embassy of Uganda, P.O. Box 5644
Addis Ababa; Tel: (251-1) 51 30 88; Fax: (251-1) 51 43 55.
Mr.
Abel Kaahwa RWAMUKAAGA , Uganda Industrial
Research Institute, P.O. Box 7103 Kampala, Uganda; Tel: (256-41)
28 56 89; Fax: (256-41) 23 45 79; E-mail: Uncst@starcom.co.ug
Dr.
Zerubabel Mjumbi NYIIRA , Uganda National Council for Science
and Technology, P.O.Box 6884, Kampala, Uganda; Tel.: (256- 41)
25 04 99.
ZAMBIA/ZAMBIE
Mr.
N.M. Wilson MWENYA, Director of Science and Technology, Ministry
of Science & Technology and Vocational Training; P.O. Box
50464, Lusaka, Zambia; Tel: (+260-1) 251 953; Fax: (+260-1) 252
089; E-mail: dst@zamnet.zm
Mr.
Wilson MAZIMBA, Embassy of Zambia,
P.O. Box 1909 Addis Ababa; Tel: (251-1) 71 13 02; Fax : (251-1)
71 15 66.
Mr.
Augustine MUTELEKESHA , Economist,
Economic and Market Development, Ministry of Agriculture, Food
and Fisheries; P.O.Box 50197 Lusaka, Zambia; Tel: (00260) 12 54
529; Fax: (00 260) 12 53 520; E-mail: amutelekesha@yahoo.com
ZIMBABWE/ZIMBABWE
H.E.
Dr Neville NDONDO, Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary,
Embassy of Zimbabwe, P.O. Box 5624 Addis Ababa, Ethiopia; Tel:
(251-1) 61 38 77; Fax: (251-1) 61 34 76.
Ms.
T. Rhoda NGARANDE, Counsellor, Embassy
of Zimbabwe, P.O. Box 5624 Addis Ababa; Tel: (251-1) 61 38 77;
Fax: (251-1) 61 34 76.
ORGANIZATIONS/INSTITUTIONS
OAU/OUA
Mr.
Atef W. GHABRIAL, Chief, Science & Technology, Organization
of African Unity; P.O.Box 3243 Addis Ababa; Tel.: (251-1) 51
77 00; Fax: (251-1).
UNU/INRA
Dr.
Joseph Jojo BAIDU-FORSON, United Nations University/ Institute
of Natural Resources in Africa (UNU/INRA); P.M.B Kotoka International
Airport, Accra, Ghana; Tel.: (+233-21) 50 03 96 /50 07 92; Fax:
(+233-21) 50 07 92; E-mail: unuinra@ghana.com
Prof.
Uzo MOKWUNYE, Director, United Nations University/ Institute of Natural Resources
in Africa (UNU/INRA); P.M.B Kotoka International Airport, Accra,
Ghana; Tel: (233-21) 50 03 96; Fax: (233-21) 50 07 92; E-mail:
mokwunye@ghana.com
UNEP/PNUE
Mr. B. Jeremy BAZYE, Regional Network Coordinator, UNEP/ROA, P.O.Box
47074, Nairobi; Kenya; Tel.: (254-2) 62 42 81; Fax: (254-2) 62
39 28; E-mail: Jeremy.Bazye@unep.org
IGAD/IGAD
Mr.
Maina KARABA, Chief, Natural Resources and Energy Section, Intergovernmental
Authority on Development (IGAD); P.O. Box 2653 Djibouti; Tel:
(253) 354 050; Fax: (253) 356 994; E-mail: igad@intnet.dj
SEAMIC
Mr.
Nakara S.E. MATEMU, Southern and Eastern African Mineral Centre
(SEAMIC); P.O.Box 9573 Dar-es-Salaam, Tanzania; Tel.: (255) 51
65 03 21/47; Fax: (255) 51 65 03 19/46; E-mail: Seamic@cats.net.com
UNIDO
Mr. Vincent WIERDA, UNIDO, P.O. Box 5580 Addis Ababa; Tel: (251-1)
51 42 54; Fax: (251-1) 51 27 33.
ARCT/CRAT
Dr. Ousmane Kane, African Regional Centre for Technology; B.P.
2435 Dakar, Senegal; Tel: (221) 823 7710; Fax: (221) 823 7713;
E-mail: arct@sonatel.senet.net
ICRISAT
Dr. Jupiter Ndjeunga, Economist, International Crops Research
Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT); P.O. Box 12404
Niamey, Niger; Tel: (227) 72 26 26; Fax: (227) 73 43 29; E-mail:
n.jupiter@cgiar.org
CID
Dr. Calestous Juma, Center for International Development, Harvard University; 79 John F.
Kennedy Street, Cambridge MA 02813 U S A; Tel: (617) 496 04 33;
Fax: (617) 496-87 53; E-mail: calestous.Juma@harvard.edu or Cjuma@compuserve.com; Web: http://www.cid.harvard.edu/cidtech.home
OIF-IEPF
H.E.
Mr. Moussa Makan CAMARA, Representant Permanent , Organisation
Internationale Francophonie; P.O.Box 51 00 64; Addis Ababa; Tel:
(251-1) 51 00 64; Fax: (251-1) 50 44 60
OBSERVERS/OBSERVATEURS
PALESTINE/PALESTINE
Mr. A. Keshta
Ibrahim, Chargé d’Affaires, Embassy of Palestine, Addis Ababa ;
Tel.: 61 08 11 ; Fax: 61 11 99.
ECA SECRETARIAT/SECRETARIAT
DE LA CEA
Ms. P.K.
Makinwa-Adebusoye, Chief, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis Ababa,
Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail:
Makinwa-adebusoye@un.org
Mr. Yousif
A. Suliman, Chief, RCID; P.O. Box 3001 Addis Ababa, Ethiopia;
Tel: 251-1-51 72 00/ 51 66 29; Fax: 251-1-51 44 16/ 51 30 38;
E-mail
Mr. Pierre
Adama Traore, Senior Economic Affairs Officer, R C
I D; P.O.Box 3003 Addis Ababa, Ethiopia; Tel.: 251-1-51 72 00/51
65 51; Fax: 251-1-51 44 16/51 30 38; E-mail: traorea@un.org
Mr. Azm
Fazlul Hoque, Senior Economic Affairs Officer, RCID; P.O.Box
3005 Addis Ababa, Ethiopia; Tel.: (251-1) 51 72 00; Fax: (251-1)
51 30 38; E-mail: hoquea@un.org
Mr. A.
Lamine Gueye, Team Leader on Population, FSSDD; P.O.Box 3001,
Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16;
E-mail: gueyel@un.org
Mr. Ousmane
Laye, Team Leader on Environment, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail:
Laye@un.org
Mr. Maurice
Tankou, Team Leader on Agriculture, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail:
Tankoum@un.org
Mr. J.
Louis Hamel, Team Leader on Science & Technology, FSSDD;
P.O.Box 3001 Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax:
251-1-51 44 16; E-mail: hamelj.uneca@un.org
Mr. George
Abalu, Regional Adviser, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis Ababa,
Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail: Aabalu@un.org
Mr. Evans
Mwangi, Regional Adviser on Environment, FSSDD; P.O.Box 3001
Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16;
E-mail:
Dr. Stephen
M. Donkor, Regional Adviser on Water Resources , RCID; P.O.
Box 3001 Addis Ababa, Ethiopia; Tel.: (251-1) 51 72 00 Ext 33
422; Fax: (251-1) 51 44 16/51 30 38; E-mail: donkor@un.org
Mr. Don
Oben, Economic Affairs Officer, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16.
Mr. K.
Abassa, Economic Affairs Officer, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail:
abassa@un.org
Mr. P.
Niyimbona, Energy Affairs Officer, P.O.Box 3001 Addis Ababa;
Tel.: (251-1) 51 72 00; Fax: (251-1) 51 44 16; E-mail: panniyimbona@yahoo.com; Niyimbona@un.org
Mr. Matemu Wa Mundangu, UNECA, P.O.Box 3001 Addis Ababa; Tel:
(251-1) 51 72 00; Fax:
(251-1)
51 44 16/51 30 38; E-mail:
Ms.
J. Sendi, Economic Affairs Officer, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail:
sendi@un.org
Mr. B.C.
Gondwe, Economic Affairs Officer, RCID; P.O.Box 3001 Addis
Ababa; Ethiopia; Tel.: (251-1) 51 72 00; Fax: (251-1) 51 44 16;
E-mail: bgondwe@un.org
Mr. Assefa
Belai, Demographer, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis Ababa, Ethiopia;
Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail: belaia@un.org
Ms.
Donatella Giubilaro-Demonio; Associate Economic Affairs Officer;
P.O.Box 3001 Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax:
251-1-51 44 16. dgiubilaro@hotmail.com
Mr. Han
Chol O., Associate Economic Affairs Officer, FSSDD; P.O.Box
3001 Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51
44 16; E-mail: han.uneca@un.org
Mr. Georges
Reniers, Associate Expert, FSSDD; P.O.Box 3001 Addis Ababa,
Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51 44 16; E-mail: Reniers.uneca@un.org
Mr. Fidele
Byiringiro, Associate Economic Affairs Officer, FSSDD; P.O.Box
3001 Addis Ababa, Ethiopia; Tel: 251-1-51 72 00; Fax: 251-1-51
44 16; E-mail: Byringiro@un.org
Prof.
Banji Oyelaran Oyeyinka, Consultant FSSDD; P.O.Box 3001 Addis
Ababa, Ethiopia
Or
Nigerian
Institute of Social and Economic Research (NISER); P.M.B. 5, U.I.
Post Officer Oyo road, Ojoo, Ibadan; Tel: (234-2) 81 00 094/8102
904/8100 643; Fax: (234-2) 8101 194/8101 136; E-mail:o.oyeyinka@niser.org.ng oyeyinka@skannet.com
ECA
SUBREGIONAL DEVELOPMENT CENTRE /NORTH AFRICA
Prof.
Soodursun JUGESSUR, SEAO, S R D C-NA
P.O.Box 316
Tangier
Morocco
Or
101
Av. Trianon Quatre Bornes
Mauritius
Tel: (212-9) 32 13 46
Fax: (212-9) 34 03 57
E-mail:
jsoodursun@hotmail.com
E-mail: srdc@cybermania.net.ma