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Troisième
réunion du Comité du développement durable
Thème : Mettre la technologie au service des pauvres
Addis Abeba, Ethiopie
7-10 octobre 2003
Aide-mémoire
Antécédents
Dans sa résolution
826(XXXII) relative à la «Réforme du mécanisme
intergouvernemental de la Commission économique pour l’Afrique»,
adoptée, lors de sa vingt-troisième réunion
tenue à Addis-Abeba, en mai 1997, la Conférence des
ministres africains responsables du développement économique
et social et de la planification a décidé de créer,
entre autres organes subsidiaires de la Commission, le Comité
du développement durable (CDD) et le Comité des ressources
naturelles, de la science et de la technologie (CRNST).
Le Comité
du développement durable a été créé
pour rassembler des experts chargés de conseiller la CEA
dans les domaines interdépendants de la sécurité
alimentaire, de la population, de l’environnement et des établissements
humains. Il a traité de mesures spécifiques visant
à promouvoir la protection et la régénération
de l’environnement, à améliorer la sécurité
alimentaire en Afrique, à promouvoir les établissements
humains durables et à résoudre les problèmes
posés par un fort accroissement de la population et les inégalités
entre les sexes, entre autres.
Le Comité
des ressources naturelles, de la science et de la technologie (CRNST)
a été créé pour assumer les fonctions
de la Conférence régionale africaine sur la science
et la technologie et de la Conférence des ministres africains
responsables de la mise en valeur et de l’utilisation des
ressources minérales et de l’énergie. Il avait
pour vocation de promouvoir la coopération entre pays africains
dans les domaines de la science, de la technologie et des ressources
naturelles et de donner à la CEA des conseils dans ces domaines.
Afin de rationaliser
les organes subsidiaires de la CEA, la Conférence des ministres
africains des finances, de la planification et du développement
économique a décidé, à sa vingt-cinquième
session, qui s’est tenue à Johannesburg en octobre
2002, de regrouper le Comité du développement durable
et le Comité de ressources naturelles, de la science et de
la technologie en un seul Comité, le Comité du développement
durable (CDD), qui assumera les fonctions des deux comités
précédents et traitera des questions importantes et
urgentes liées au développement durable en Afrique.
Le Comité
du développement durable est un organe technique et politique
qui rassemble des experts et responsables politiques dans le but
de promouvoir la coopération régionale dans les différents
domaines du développement durable, notamment la science,
la technologie, l’agriculture, la population, l’habitat,
l’environnement, les mines et les ressources en eau. Il devra
faire des recommandations pratiques sur ces domaines à l’intention
des décideurs africains et de leurs partenaires au sein de
la communauté de la coopération au service du développement,
y compris la CEA.
Thème
de la réunion
La troisième
réunion du Comité du développement durable
a pour thème principal ce qui suit : «Mettre la technologie
au service des pauvres». En effet, «la technologie c’est
le pouvoir» et l’on se soucie de s’assurer que
tous les acteurs, en particulier les pauvres, bénéficient
de la technologie. Tant que les pauvres ne s’approprieront
pas eux-mêmes de la science et de la technologie, aucun progrès
ne pourra être réalisé dans le domaine de la
réduction et de l’élimination de la pauvreté.
Il est donc essentiel, pour réaliser les objectifs de développement
du Millénaire et parvenir à un développement
durable, que la science et la technologie soient mises à
la disposition des masses populaires et des agriculteurs. A cet
égard, les actions menées en Afrique dans les domaines
de la science et de la technologie seraient trop «élitistes»
et trop centrées sur les universitaires et les chercheurs
de haut niveau et pas assez sur le commun des mortels et sur les
pauvres. Que faire pour que les pauvres puissent réellement
bénéficier de la science et de la technologie ? Tel
est le thème central de la troisième réunion
du Comité du développement durable.
Le secrétariat fera un bref exposé sur la nécessité
de renforcer les capacités scientifiques et technologiques
des pauvres, ainsi que sur certaines expériences faites en
Afrique et ailleurs dans les domaines de la communication scientifique
et de la vulgarisation de la technologie. Il recensera également
les insuffisances au niveau de l’action, de même qu’un
certain nombre de moyens qui permettront de démocratiser
la science et la technologie pour un développement durable.
L’Institut des ressources naturelles en Afrique de l’Université
des Nations Unies présentera aussi un exposé fouillé
sur ce thème et qui donnera le ton de la réunion.
Points
de discussion
1. Sensibilisation
aux questions interdépendantes en Afrique et renforcement
de la capacité d’analyse en la matière
«Les questions
interdépendantes en Afrique sont-elles bien connues et les
capacités d’analyse sont-elles suffisantes à
cet égard?». Conformément à une recommandation
de la deuxième réunion du Comité du développement
durable, un rapport sera présenté sur la sensibilisation
aux interdépendances entre la population, l’environnement
et l’agriculture. D’autres questions liées au
renforcement des capacités d’utilisation du modèle
PEDA (un modèle de simulation par ordinateur qui permet de
saisir la dynamique à long terme de ces interdépendances)
seront également examinées. Le secrétariat
présentera aussi un rapport sur le développement des
communications électroniques (POPIA) en vue de la promotion
des échanges d’expérience et d’information
entre les pays africains et les institutions sur la mise en œuvre
des politiques et programmes en matière de population et
de développement.
2. Suivi des
grandes conférences mondiales, régionales et internationales
relatives au développement durable
«Auquel
point les recommandations des grandes conférences mondiales
internationales et régionales liées au développement
durable sont-elles appliquées en Afrique ?». Le secrétariat
présentera les évaluations de la mise en œuvre
de ces conférences en mettant l’accent sur les points
suivants :
a) - La Déclaration
de Dakar/Ngor et la Conférence internationale sur la population
et le développement (DND /CIPD)
Seront essentiellement
évalués, le suivi de la dynamique de la population
et les actions et interventions concernant les droits et la santé
en matière de reproduction, notamment le VIH/SIDA, dans les
pays africains. Le secrétariat rendra compte des activités
préparatoires en vue de l’évaluation décennale
de la CIPD (CIPD +10). Le programme de travail adopté pour
la préparation, aux niveaux national, sous-régional
et régional, des contributions au rapport d’évaluation
de l’Afrique sur la CIPD+10 sera également présenté,
ainsi que les progrès accomplis à ce jour.
b) – Programme
pour l’Habitat
La résolution
51/177 de l’Assemblée générale des Nations
Unies qui a adopté le Programme pour l’Habitat a également
défini les stratégies de son application. Le secrétariat
présentera un examen analytique des principales réalisations
et des problèmes qui se posent en Afrique depuis la tenue
de Habitat II en 1996. Cet examen portera essentiellement sur les
principaux éléments, notamment l’urbanisation,
le logement, l’infrastructure, les finances et la gouvernance
des établissements humains, ainsi que sur les obstacles rencontrés
dans la mise en œuvre du programme pour l’Habitat.
c) – Sommet
mondial sur le développement durable
«Comment
la CEA peut-elle renforcer la cohérence et la coordination
des actions menées aux niveaux national, sous-régional,
régional et mondial pour garantir la mise en œuvre effective
des conclusions du Sommet mondial sur le développement durable
en Afrique ?». Le Sommet mondial qui s’est tenu en 2002
a placé le développement durable au centre de l’agenda
international. Les gouvernements ont approuvé toute une série
d’engagements concernant un programme en vue d’une meilleure
application d’Action 21. Ils ont convenu d’assurer le
suivi effectif du plan de mise en œuvre du Sommet mondial sur
le développement durable aux niveaux régional et sous-régional,
par le biais des commissions régionales et d’autres
institutions régionales et sous-régionales. Le Comité
du développement durable examinera ces questions et formulera
les recommandations qui aideront la Commission à jouer un
rôle de premier plan dans la mise en œuvre d’un
programme régional.
d) – Sommet
mondial de l’alimentation
Le Sommet mondial
de l’alimentation qui s’est tenu à Rome en 1996
s’est fixé comme objectif mondial, de réduire
de moitié (de 800 à 400 millions) le nombre des personnes
sous-alimentées d’ici à 2015 au plus tard. Cinq
ans après, on s’est aperçu que même si
des progrès avaient été réalisés,
l’objectif était loin d’être atteint. C’est
dans ce contexte que le Sommet mondial de l’alimentation s’est
tenu du 10 au 13 juin 2002 sur le thème suivant: «Mobiliser
la volonté politique et les ressources en vue d’éradiquer
la faim dans le monde ». La réunion a adopté
la «Déclaration du Sommet mondial de l’alimentation
: cinq ans après», qui définit «l’alliance
internationale contre la faim» pour la réalisation
de l’objectif du Sommet d’ici à 2015 au plus
tard. A cet égard, le secrétariat procèdera
à un examen analytique des progrès accomplis en vue
de la réalisation des objectifs du Sommet mondial de l’alimentation
en Afrique. L’examen portera essentiellement sur les succès
et les obstacles, les sujets d’inquiétude, les questions
liées aux solutions à apporter aux problèmes
qui se posent dans le domaine du développement de l’agriculture
en Afrique et les mesures proposées par l’Afrique.
e) – Vision
de l’eau en Afrique 2025
Le secrétariat
présentera une note d’information sur la vision de
l’eau en Afrique et sur la contribution que la science et
la technologie peuvent apporter à la réalisation des
objectifs de cette vision. La nécessité pour l’Afrique
de gérer ses ressources en eau avec clairvoyance et de manière
intégrée pour faire face à la demande et pour
assurer un approvisionnement quantitatif et qualitatif, dans l’espace
et dans le temps sera examinée. Le manque d’eau est
un grand problème dans les domaines de la production alimentaire,
de la santé et du développement industriel. La science
et la technologie pourraient être à l’origine
d’une révolution bleue, à travers leurs applications
en ce qui concerne l’évaluation et les prévisions
relatives aux ressources en eau, l’exploitation des pluies,
du débit des fleuves et des eaux souterraines, la gestion
de l’eau, la protection de la qualité de l’eau
contre les sources de pollution et le renforcement de la base des
connaissances à tous les niveaux, des bassins fluviaux aux
ménages. Les technologies destinées à l’exploitation
des sources d’eau en Afrique sont très rudimentaires
et les innovations existantes n’ont pas encore été
adoptées à une grande échelle. Le Comité
du développement durable fera des recommandations sur la
voie à suivre dans ce domaine.
3. Défis
technologiques de l’exploitation des ressources minières
à petite échelle
« Comment
venir en aide aux pauvres à travers l’exploitation
à petite échelle des ressources minières ?
». Le secrétariat présentera un document sur
les technologies d’exploitation à petite échelle
des ressources minières à des fins de développement
durable. En raison de l’utilisation d’une technologie
rudimentaire et inadaptée, de la faiblesse de la productivité,
de rendements insuffisants, de l’incidence élevée
des risques environnementaux et des troubles socioculturels (recrudescence
de la contrebande et des conflits fonciers, travail des enfants,
etc.), l’exploitation minière à petite échelle
n’est pas viable. Elle attire néanmoins un grand nombre
de personnes qui, la plupart du temps, sont à la recherche
d’un enrichissement rapide. Les participants passeront en
revue les caractéristiques de l’exploitation à
petite échelle des ressources minières. Ils examineront
également des études de cas sur des programmes destinés
à faciliter l’accès des petits exploitants miniers
aux technologies ainsi que les innovations technologiques qui permettent
de renforcer la productivité et de limiter les impacts négatifs
sur l’environnement. Il s’agit ici de technologies robustes,
simples, peu coûteuses, accessibles et qui ont déjà
donné des résultats probants.
4. Technologies
d’exploitation des énergies renouvelables en vue de
l’allégement de la pauvreté
«Comment
les technologies d’exploitation des énergies renouvelables
contribuent-elles à lutter contre la pauvreté ? ».
En avril 2001, à sa neuvième session, la Commission
du développement durable a conclu que « l’accès
à des services énergétiques d’un coût
abordable est une condition préalable à la réalisation
de l’objectif approuvé par la communauté internationale,
qui consiste à réduire de moitié, d’ici
à 2015, le nombre de personnes vivant avec moins d’un
dollar par jour ». Ainsi donc, renforcer l’accès
aux services énergétiques est un important moyen de
réaliser les objectifs du développement durable, et
notamment les objectifs de développement du Millénaire.
Sans énergie pour pomper et sans carburants propres pour
faire bouillir l’eau, l’approvisionnement en eau potable
sera impossible. L’équité entre les sexes dans
le domaine de l’éducation ne pourra être réalisée,
tant que les filles seront retirées de l’école
pour aider leur famille à la collecte de l’eau, du
bois de chauffage et des combustibles requis pour la préparation
des aliments. Il est donc indispensable, pour venir à bout
des conditions génératrices de pauvreté dont
souffrent la majorité des populations africaines, qui continuent
de dépendre essentiellement des combustibles traditionnels
pour leurs besoins énergétiques, de donner à
ces populations accès à des services énergétiques
modernes. Les participants examineront un document relatif à
la contribution possible de technologies éprouvées
dans le domaine des énergies renouvelables, notamment les
technologies de conversion de l’énergie de la biomasse,
dans le but d’améliorer la fourniture de services énergétiques
aux pauvres, en particulier dans les zones rurales. L’accent
portera sur les technologies d’exploitation des énergies
renouvelables faciles à mettre en œuvre, adaptées
aux conditions locales et susceptibles d’entraîner une
augmentation des revenus grâce à une meilleure productivité
et, par conséquent, d’appuyer la lutte contre la pauvreté.
5. Science et
technologie pour un développement durable
a) Problèmes
émergents dans le domaine de la science et de la technologie
pour la sécurité alimentaire et le développement
durable
«Quelle
contribution la science et la technologie peuvent-elles apporter
dans le domaine de la sécurité alimentaire et du développement
durable?». Un Africain sur trois se trouve en situation d’insécurité
alimentaire et plus de 25 pays africains reçoivent des secours
alimentaires. Depuis le début des années 80, la production
alimentaire par habitant n’a cessé de diminuer dans
plusieurs pays. La situation risque de s’aggraver dans de
nombreuses régions, en particulier celles où l’écosystème
est fragile et où la population connaît un accroissement
rapide. Pour résoudre ce problème, il faudra augmenter
la production alimentaire, notamment sur les terres déjà
cultivées. Il faudra donc accroître de façon
notable les rendements et la productivité, grâce notamment
à une application et une utilisation renforcées de
la science et de la technologie. La CEA présentera un document
dans lequel sera examinée la contribution actuelle (ou l’absence
de contribution) de la science et de la technologie au développement
durable en Afrique. Ce document portera essentiellement sur les
questions liées à la sécurité alimentaire
– l’une des conditions principales du développement
durable. Il proposera également des mesures à mettre
en œuvre par l’ensemble des pays africains pour améliorer
leur situation, en collaboration avec les partenaires de l’Afrique,
dans le cadre du NEPAD.
b) Vers une
révolution verte en Afrique : exploiter la science et la
technologie pour une modernisation durable de l’agriculture
et une transformation rurale (SMART/AGRI)
Le CNRST-2 a
noté que, dans la perspective de la lutte contre l’insécurité
alimentaire et contre la pauvreté, des connaissances et applications
biotechnologiques avancées faisaient naître l’espoir
d’une révolution verte en Afrique. La deuxième
réunion du Comité du développement durable
a plus explicitement recommandé que la CEA engage, en collaboration
avec les pays africains, un projet pilote d’intensification
accélérée de l’agriculture et s’assure,
par le biais de mesures de plaidoyer et de renforcement des capacités,
que les politiques des pays africains reflètent le caractère
urgent de l’intensification de l’agriculture. En février
2003, le Secrétaire général de l’Organisation
des Nations Unies, M. Kofi Annan, a exhorté les pays africains
et leurs partenaires de développement à initier une
révolution verte en Afrique. Le secrétariat présentera
un rapport sur les fondements scientifiques et technologiques de
la révolution verte, sur les raisons de son retard en Afrique
et sur la manière dont elle peut être conçue,
impulsée et mise en œuvre dans le contexte africain.
c) La biotechnologie
au service de la lutte contre la pauvreté
« Comment
la biotechnologie peut-elle contribuer à lutter contre la
pauvreté ? ». L’Afrique aurait beaucoup à
gagner des technologies compte tenu de son état sanitaire
désastreux lié, entre autres, au VIH/SIDA, au paludisme
et à la tuberculose ; à la dégradation de l’environnement
et des ressources naturelles (eau, minéraux, végétaux,
animaux, sol) ; à la perte accrue de biodiversité
; à la transformation insuffisante ou inappropriée
des ressources naturelles et des matières premières
agricoles ; à la faible productivité agricole et à
la pénurie alimentaire ; à la grave crise énergétique
doublée de la déforestation grandissante due à
l’utilisation du bois comme combustible. La population rurale,
qui représente entre 70 et 80% de la population d’Afrique
subsaharienne, est la plus touchée. Près de 60% de
ces personnes vivent dans une pauvreté indécente et
sont dans l’incapacité de satisfaire leurs besoins
essentiels. Le secrétariat présentera un document
illustrant la contribution de la biotechnologie moderne à
la lutte contre la pauvreté dans les domaines de l’alimentation
et de l’agriculture, des ressources naturelles de la biodiversité
et de la santé. Ce document indiquera également la
voie à suivre pour exploiter totalement le potentiel de la
biotechnologie.
d) La science,
la technologie et les innovations au service du développement
durable
« Que
peuvent faire les pays africains pour garantir l’efficacité
de leurs politiques d’innovation ? ». Près de
quarante ans après d’indépendance et la mise
en place d’universités et d’institutions de recherche,
la science et la technologie ne profitent toujours pas à
l’Afrique. L’agriculture et l’industrie, dont
dépend la majorité de la population pauvre d’Afrique,
ne bénéficient pas des innovations scientifiques et
technologiques. Le secrétariat présentera une étude
sur le sujet et encourage les pays africains à mener leurs
propres analyses en matière de politiques nationale relatives
à la science, la technologie et l’innovation dans le
but d’en améliorer l’efficacité. Le document
donnera un bref aperçu des écrits disponibles sur
les progrès de la science, de la technologie et des innovations
et recommandera « une pratique optimale » pour évaluer
les atouts, faiblesses et défis qui caractérisent
généralement les politiques d’innovation d’un
pays africain, ainsi que leurs connexions internes et externes.
Sur la base des enseignements tirés, il recommandera des
mesures visant à renforcer la capacité scientifique,
technologique et innovatrice des pays africains en vue du développement
durable dans le contexte de la coopération et de l’intégration
régionales. Il identifiera également les domaines
dans lesquels les pays industrialisés pourraient apporter
leur aide et leur collaboration dans le cadre du NEPAD.
6. Le régime
foncier et ses implications pour la sécurité alimentaire
et le développement durable
Dans l’une
des principales recommandations formulées lors de sa deuxième
réunion, le Comité du développement durable
avait demandé que la Division du développement durable
(DDD) assure la promotion de régimes fonciers équitables
qui encouragent les ménages à investir dans l’intensification
de l’agriculture. La récente crise alimentaire, conjuguée
à l’échec de la réforme agraire dans
certaines parties de l’Afrique australe, a relancé
le débat sur l’impact des politiques foncières
sur la sécurité alimentaire et révélé
la nécessité d’identifier clairement les causes
de l’échec actuel de la réforme agraire en Afrique.
Si des programmes de réforme agraire destinés à
assurer la sécurité de jouissance, à garantir
une certaine équité, à lutter contre la pauvreté,
à accélérer la croissance économique
et à améliorer la gestion des ressources foncières,
ont été engagés dans de nombreux pays africains,
leur mise en œuvre n’a pas donné les résultats
escomptés. Dans le cadre de son programme de travail pour
2002-2003, la Division du développement durable étudie
actuellement l’impact des différents régimes
fonciers sur la sécurité alimentaire et la gestion
des ressources naturelles en Afrique. En outre, conformément
aux recommandations d’éminents experts en politique
foncière lors d’une récente réunion,
la Division du développement durable entreprend également
une évaluation de la mise en œuvre des politiques foncières
en vue de proposer aux Etats membres des pratiques optimales dans
ce domaine. Le secrétariat présentera un document
sur les efforts entrepris pour déterminer les impacts du
régime foncier et sur la mise en œuvre des politiques
foncières en Afrique.
Résultats
attendus
Les participants
au Comité du développement durable devront procéder
à une analyse approfondie de divers aspects du développement
durable, en s’attachant plus particulièrement au rôle
de la science et de la technologie, de l’agriculture et de
la politique foncière ainsi que du développement des
ressources minières, énergétiques et en eau,
dans la lutte contre la pauvreté. Les débats leur
permettront de mieux connaître les politiques et mécanismes
facilitant l’appropriation de la science et de la technologie
par les populations pauvres et d’élaborer des recommandations
qui orienteront les futurs programmes de travail de la CEA et ses
travaux de recherche. Les participants devront notamment :
· Préciser
le rôle de la science et de la technologie dans la lutte contre
la pauvreté ;
· Partager
les informations concernant les applications de la science et de
la technologie pour la lutte contre la pauvreté et proposer
des pratiques optimales à cet égard ;
· Identifier
les opportunités de collaboration entre pays africains dans
le domaine des ressources naturelles, de l’agriculture, de
la population, de la science et la technologie et du développement
durable ;
· Proposer
des domaines prioritaires pour le programme de travail de la CEA.
Structure
de la réunion
Les débats
seront interprétés simultanément en anglais,
français et arabe. Dans la mesure du possible, les documents
de la réunion seront disponibles en français et en
anglais. Un bureau constitué d’un président,
d’un premier vice-président, d’un second vice-président
et d’un rapporteur dirigera les travaux. Ces derniers se dérouleront
en séance plénière et, dans la mesure du possible,
en groupe. Un conférencier d'honneur fera une présentation.
Une équipe de rapporteurs adjoints mise en place par le secrétariat
de la CEA aidera le rapporteur à élaborer le compte
rendu de chaque séance, ainsi que le rapport de la réunion.
Documentation
La plupart des
documents de la réunion pourront être consultés
sur le site Web de la CEA: http://www.uneca.org/sdd/csd3. Les participants
qui souhaitent distribuer leurs documents, devront les remettre
au secrétariat à leur arrivée pour qu’ils
soient reproduits ou les envoyer par courrier électronique
aux organisateurs de la CEA à l’adresse ci-dessous.
Correspondance
La correspondance
relative aux questions de fond devra être envoyée au
coordinateur de point la troisième réunion du Comité
du développement durable à la CEA : M. Josué
Dioné, Directeur de la Division du développement durable(DDD),
courrier électronique : jdione@uneca.org, copie à
atindimubona@uneca.org, télécopie : (251-1) 51 44
16 / 51 03 50, tél : (251-1) 433437.
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