FORUM POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
FDA 2000-SIDA: UN DEFI SANS PRECEDENT POUR LES LEADERS
Souhait de bienvenue
I. Informations de base
A. Le Forum pour le développement de l’Afrique (FDA)
B. Pourquoi le VIH/SIDA comme thème pour le Forum 2000 ?
II. Stratégie de communication du Forum 2000
A. Les artistes contre le SIDA
C. Mobiliser la société civile
E. Engager les médias africains
F. Présentation et diffusion du message
IV. Cadre des travaux
C. Ateliers de renforcement des compétences
V. L’equipe d’organisation et de gestion du Forum 2000
B. Le Comité de Consultatif Technique
Nous rendons hommage aux Gouvernements, institutions et fondations suivantes pour leur généreux soutien financier au Forum 2000 :
L’Agence canadienne de développement international (CIDA)
Le Gouvernement du Japon
Le Royaume de Belgique
Le Royaume des Pays-Bas
Le Royaume de Norvège
Le Royaume de Suède
Le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)
La Fondation Turner
L’Agence de développement international des Etats-Unis (USAID)
Supporters du FDA 2000
Nous remercions également les organisations suivantes pour leur soutien généreux :
Africa Online
AllAfrica.com
Bank of Abyssinia
Brasseries et Glacières International (BGI)
Channel O
Commercial Bank of Ethiopia
East Africa Bottling
Ethiopian Airlines
Hôtel Hilton
Kenya Airways
Lufthansa
MIDROC Ethiopie
Moha Soft Drinks Industries
Multichoice
Nice Insurance
ORBIS
Sheraton Addis
Staff Union Committee – CEA (SUC)
United Bank
Association des femmes des Nations Unies (AFNU)
Worldspace
Co-organisateurs du FDA
1. ONUSIDA et ses sept co-sponsors
Le programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA est le principal promoteur d’une action mondiale contre le VIH/SIDA. Ce programme réuni sept institutions des Nations Unies dans un effort commun pour lutter contre cette épidémie à savoir le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) ; le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ; l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) ; l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour le Contrôle International des drogues (PNUCID). En sa qualité de secrétariat, l’ONUSIDA mobilise la réponse à l’épidémie du VIH/SIDA de ses sept institutions et complète ces efforts par des initiatives spéciales ainsi qu’en partageant avec elles les connaissances, les compétences et les meilleures expériences dans ce domaine.
20 avenue Appia
CH-1211 Genève 27, Suisse
Tel : +41-22-791-3666
Fax : +41-22-791-4187
e-mail : unaids@unaids.org
Internet : www.unaids.org
2. L’Organisation Internationale du Travail (OIT).
L’Organisation International du Travail, en tant qu’institution spécialisée des Nations Unies qui vise à promouvoir la justice sociale à travers les droits de l’homme et le droit du travail qui sont internationalement reconnus, est également active dans le domaine de l’impact social et économique du VIH/SIDA sur les employers et les employées, le droit du travail, la sécurité sociale, l’égalité des chances et de traitements ainsi que l’accès aux soins et aux médicaments.
4 Rue des Morillons
CH-1211 Genève 22, Suisse
Tel : +41-22-799-6111
Fax : +41-22-798-8685
E-mail : ilo@ilo.org
Internet : www.ilo.org
3. Organisation de l’Unité Africaine (OUA)
Dans le cadre de son mandat de base — promouvoir l’unité et la solidarité des Etats africains ; défendre la souveraineté de ses membres et promouvoir la coopération internationale dans l’esprit de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’Homme—l’OUA a fait preuve d’un intérêt particulier pour les questions relatives au VIH/SIDA au cours des dernières années. Plusieurs réunions, à la fois au niveau de Sommets et au niveau d’experts, ont abordé la question du VIH/SIDA.
P.O. Box 3243
Addis Abeba, Ethiopie
Tel : +251-1-51 77 00
Fax : + 251-1-51 26 22
E-mail : d.t.orjiako@telecom.net.et
Internet : www.oau-oua.org
C’est un grand plaisir de vous accueillir à Addis Abeba, à la Commission économique pour l’Afrique et au deuxième Forum pour le développement de l’Afrique (FDA 2000).
En instituant le FDA, notre ambition était d’instaurer, au niveau régional, un dialogue annuel entre les Africains et leurs principaux partenaires du développement en vue d’examiner les grands enjeux du développement et de déterminer ensemble des priorités et des objectifs communs qui permettront aux pays africains de mettre à exécution des programmes efficaces dans chaque pays.
Le forum de l’année dernière, le premier de la série des FDA, a mis l’accent sur les technologies de l’information et de la communication. En effet, nous étions convaincus que l’Afrique devait profiter des opportunités offertes par l’ère de la mondialisation et de l’information, tout en veillant à pallier ses dangers. Cette année, nous sommes réunis pour aborder une question qui menace de d’entraver notre développement. Il est temps de considérer le VIH/SIDA non comme une simple urgence de santé mais un défi qui met en danger l’avenir même du continent. Le thème de Forum 2000, "SIDA : un défi sans précédent pour les leaders " insiste sur l’importance du rôle des leaders dont l’engagement à tous les niveaux de la société africaine est une condition indispensable pour lutter contre le SIDA.
Ce Forum fournira l’occasion de déterminer de manière concrète les rôles et les responsabilités des leaders à tous les niveaux politiques afin de relancer la réponse de l’Afrique au SIDA. Dans cette optique, la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement constitue un grand privilège. Il importe également de souligner le rôle prédominant qu’auront à jouer tous les participants, qu’ils soient des représentants du gouvernement, de la société civile ou des partenaires du développement. Les chefs religieux, les jeunes, les représentants des médias les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont tous des leaders dont l’impulsion est capitale. Notre ambition est de parvenir à susciter un engagement commun de tous les leaders pour gagner la lutte contre le SIDA.
Le Forum 2000 n’est pas une conférence de plus sur le SIDA, mais un catalyseur qui devra tirer les enseignements de la série de conférences sur le SIDA qui se sont tenues au cours des mois précédents. C’est une initiative unique qui rassemble les responsables africains dans le but d’établir un consensus pour une réponse commune au SIDA, élaborée et dirigée par l’Afrique. Le Forum tâchera d’identifier et de remédier aux lacunes existantes dans la lutte contre le SIDA : la volonté politique et l’engagement des responsables à tous les niveaux de la société africaine ; les politiques multisectorielles globales et les stratégies aux niveaux national, sous-régional et régional ; ainsi que l’insuffisance de ressources financières et humaines nécessaires pour faire avancer la lutte contre la pandémie. Si aucun remède n’est apporté à ces lacunes, l’Afrique ne sera pas en mesure d’atténuer les conséquences à long terme, sans même parler des conséquences à court terme de la pandémie.
Nous espérons que cette publication vous sera utile au-delà du cadre de votre séjour ici. Vous y trouverez des explications sur le processus d’élaboration du Forum 2000, les raisons qui nous ont poussés à mettre l’accent sur le VIH/SIDA cette année, les enjeux pour les leaders, le format et la stratégie adoptés pour le FDA, ainsi que d’autres renseignements utiles. Nous insistons surtout sur le caractère interactif de ce Forum. C’est pourquoi le programme a été conçu pour assurer l’entière participation de tous.
Nous espérons que vos délibérations seront fructueuses, qu’elles mèneront à des mesures concrètes, et nous nous réjouissons d’avance de l’engagement plus fort des leaders africains, dans toutes les sphères de la société, en vue de galvaniser la réponse de l’Afrique à la pandémie du VIH/SIDA.
I. Informations de base
A. Le Forum pour le développement de l’Afrique (FDA)
Le Forum pour le Développement de l’Afrique (FDA) est une initiative annuelle, unique et novatrice, conduite par la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Il ressemble les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les partenaires pour le développement en vue de définir les stratégies et les programmes spécifiques axes sur une question de développement particulière en Afrique et d’élaborer une réponse africaine. A l’inverse de l’approche théorique et procédurale de la plupart des conférences, le FDA est basé et tourné vers l’action. La stratégie adoptée par le FDA met l’accent sur la participation de tous les partenaires et acteurs, et le partage des expériences et des meilleures pratiques, avec pour objectif la formulation de politiques et de plans d’action et l’établissement d’une coopération et de partenariats à tous les niveaux.
Les sessions plénières, les groupes spécialisés, les sessions parallèles, les sessions dédiées aux présentations des affiches, les expositions, les tables rondes sont conçues de façon à stimuler la plus grande interaction. Le FDA a recours à des outils et des technologies multimédia — notamment les discussions via Internet – afin d’élargir le dialogue, accroître la participation au niveau national et renforcer le suivi des activités. Le Forum 2000 sera dotée de retransmissions en direct et des discussions via Internet. La participation des grands artistes, des ambassadeurs de bonne volonté parrainant le thème auquel la conférence est consacrée, contribuera également à renforcer l’impact du Forum. La première édition du FDA s’est tenue à Addis-Abeba, (Ethiopie), du 24 au 28 octobre 1999, autour du thème : «L’Afrique face aux défis de la mondialisation et l’ère et l’information.»
Le Forum ayant pour mission de traiter les questions de développement les plus urgentes pour le continent, le thème retenu pour cette année est : "SIDA- Un défi sans précédent pour les leaders".
Le Forum 2000 aura lieu du 3 au 7 décembre 2000. Elle est organisée par la CEA en partenariat avec les Organisations suivant s : L’ONUSIDA, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation de l’unité africaine (OUA) ; et elle bénéficie de l’assistance technique et financière de plusieurs institutions spécialisées du système des Nations Unies, ainsi que d’institutions bilatérales et multilatérales.
Le Forum devrait rassembler quelques 1.500 participants de haut niveau, tels que les chefs d’Etats, les représentants des gouvernements, de la société civile ainsi que les leaders du secteur privé, les chercheurs, les représentants des organisations intergouvernementales, les partenaires pour le développement et les médias.
B. Pourquoi le VIH/SIDA comme thème du Forum 2000 ?
La pandémie du VIH/SIDA a un impact négatif sur les structures sociales et économiques africaines, et compromet les progrès fragiles réalisés depuis l’indépendance. Dans certaines régions africaines, le SIDA tue un adulte sur trois, rend un enfant sur dix orphelin, décimant ainsi des communautés entières. Partant, l’épidémie du SIDA réduit de façon drastique l’espérance de vie, tout en affectant les systèmes de santé, réduisant la force de travail et la sécurité des ménages. La plupart des décès chez les jeunes adultes âgés de 25 à 45 ans sont liés au SIDA. Depuis le début de l’épidémie, on dénombre 12,1 millions d’enfants sont devenus orphelins en Afrique, sur un total mondial estime à 13,2 millions. Selon les projections de l’ONUSIDA, l’Afrique comptera 40 millions d’orphelins du SIDA au cours des dix prochaines années.
L’Afrique est le seul continent à être aussi durement touché par la pandémie du VIH/SIDA. C’est également le continent qui a, jusqu’à présent, été le moins à même de mettre en place une réponse adéquate à l’épidémie. Aujourd’hui, l’Afrique ploie sous les coups portés par le VIH/SIDA et, le FDA aura pour but de souligner la nécessité de mobiliser d’urgence les leaders africains à tous les niveaux autour d’une stratégie commune de lutte contre la pandémie.
La CEA organise un Forum, réunissant militants et leaders, afin qu’ils examinent les contours actuels de la crise du SIDA et définissent les perspectives d’avenir. Ce Forum doit promouvoir les politiques et les mécanismes visant à catalyser les efforts déployés par les gouvernements, le secteur privé et la société civile pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de lutte contre le SIDA. Le Forum devrait promouvoir le changement des politiques au niveau national et sensibiliser les leaders sur le besoin urgent de s’engager et d’agir maintenant.
C. Le défi du leadership
Les organisateurs du Forum 2000 perçoivent les responsables et les leaders comme les personnes par les quelles des changements concrets peuvent se produire, en les incitant à adopter une attitude participative plus que prévisionnelle dans le domaine politique et à tous les niveaux de la société. Pour mettre en place une action effective et organisée, il faut s’assurer de l’engagement et de la participation d’un réseau de plus en plus important de personnes, de communautés et d’institutions.
Le SIDA ne connaît pas de barrières, il traverse les frontières aussi bien géographiques que sociales. C’est pourquoi, pour contenir sa diffusion et inverser les tendances actuelles, il convient de mettre en œuvre une campagne de grande envergure. Concrètement, il faut mettre un terme à la loi du silence et du refus, s’attaquer aux pratiques et aux tabous qui facilitent la diffusion du VIH/SIDA, tout en négligeant ses victimes et ses conséquences socio-économiques. L’aspect interactif du Forum devrait permettre de briser le lourd silence dont les responsables africains font preuve face à la menace du VIH/SIDA.
Le Forum étudiera le rôle et les responsabilités des gouvernements centraux et nationaux des pays africains. Ceux-ci doivent élaborer des stratégies et des politiques, de même que mobiliser au plus vite des ressources et des partenaires pour les mettre en œuvre. C’est en disposant d’une vision claire et en faisant preuve de constance que les gouvernements peuvent fournir et développer des politiques adéquates sur le long terme.
Le Forum 2000 se penchera également sur le rôle et les responsabilités qui incombent aux responsables de la société civile et du secteur privé dans la lutte contre le VIH/SIDA. Ces deux catégories englobent les organisations non-gouvernementales, les organisations de jeunes et de femmes, les groupes religieux, les syndicats, les universités et les médias, les partis politiques, les leaders traditionnels et tribaux, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, le secteur de la santé non-traditionnel, et la dispora africaine. Pour susciter une prise de conscience dans les zones rurales et urbaines et influencer les politiques et les comportements au sein des institutions, il faut mettre en place diverse formes de sensibilisation. La société civile et le secteur privé discuteront de ces modalités et formeront des réseaux transfrontaliers, allant du niveau communautaire à celui des décideurs.
Le Forum 2000 examinera également le rôle et les responsabilités qui reviennent aux partenaires extérieurs dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. L’ampleur de la crise du VIH/SIDA en Afrique requiert l’engagement de partenaires extérieurs et la mise en place d’actions concertées. Les débats engloberont le système des Nations Unies, les institutions bilatérales et multilatérales, les ONG internationales, les organisations religieuses et privées, les institutions universitaires et les fondations.
D. Objectifs
Le but principal du Forum est de stimuler une plus forte concertation, ainsi qu’un engagement plus ferme en faveur d’un programme d’action viable sur le long terme en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. Il vise à susciter une réponse efficace à la crise du SIDA, émanant des leaders et de décideurs informés et engagés.
Le Forum 2000 :
l Analysera l’impact du VIH/SIDA sur les perspectives de développement africaines ;
l Evaluera les progrès enregistrés jusqu’à présent en matière de prévention, de traitements et de structures d’appui ;
l Fera ressortir les expériences et les meilleures pratiques aux niveaux régional, national et local ;
l Examinera les ressources financières nécessaires pour améliorer les campagnes de prévention, les programmes de traitements et les structures de conseil et d’aide aux victimes et à leurs familles ;
l Examinera les décisions prises lors des principales conférences consacrées au VIH/SIDA et les actions prises aux niveaux national et régional ;
l Formulera les actions et activités de suivi des différents acteurs, de façon concrète et planifiée dans le temps ;
l S’assurera que des ressources adéquates sont allouées par les gouvernements africains et leurs partenaires nationaux et étrangers à la prévention et aux programmes de soins ; et
l S’efforcera de parvenir à des accords et décider de mécanismes de suivi, de façon consensuelle.
E. Résultats escomptés
Ils visent à :
l Améliorer la perception de l’impact du VIH/SIDA en Afrique, dans le contexte d’une menace internationale ;
l Façonner une stratégie globale, pour faire face à l’urgence de la situation, englobant tous les acteurs et partenaires principaux à tous les niveaux de la société ;
l Obtenir l’engagement des leaders africains et de leurs partenaires pour le développement à faire du VIH/SIDA la première des priorités de l’agenda du développement et à investir entièrement dans la lutte contre la pandémie ;
l Renforcer et étayer le programme en procédant au partage des expériences et des meilleures pratiques de divers pays ; et
l Mettre en place des mécanismes et des réseaux de suivi pour l’année 2001 et au-delà.
II. Stratégie de communication du Forum 2000
Pourquoi la communication est-elle essentielle pour faire progresser les objectifs du processus développé par le Forum ? Etant donner que le FDA est conçu pour susciter des actions autour des principaux défis de développement africains, ceci implique l’ouverture d’un espace de dialogue entre les différents partenaires, afin de procéder à des échanges de vues constructifs sur divers sujets. Cette année, au cour du Forum, la communication aura un rôle encore plus significatif. Pour l’Afrique et pour ses partenaires pour le développement le VIH/SIDA est un sujet critique. Et, pour réaliser les objectifs fixés pour le Forum 2000, il convient d’adopter des approches novatrices en matière de communication, au-delà des stratégies traditionnelles dont l’impact s’est souvent révélé faible. Cette stratégie de communication repose plus sur l’aptitude des individus à faire passer eux-mêmes un message essentiel, que sur la capacité d’institutions à s’adresser à un public donné. De même qu’il revient aux Africains de formuler leur propre réponse au VIH/SIDA sur leur continent, il leur faut des vecteurs de message à faire passer.
La stratégie de communication du Forum reposera donc sur les éléments suivants :
l Faciliter un dialogue continu entre les différentes parties concernées ;
l Donner la parole aux acteurs nouveaux et importants dont les points de vues ne sont pas habituellement sollicités ou pris en compte et
l Promouvoir la continuité dans l’action, plutôt que de faire la lumière sur un simple événement.
Cette stratégie de communication a été conçue par l’Equipe de communication de la CEA. Elle est mise en œuvre en coopération avec le Groupe de travail des Nations Unies chargé de la communication, qui comprend ONUSIDA, la Banque mondiale et l’UNICEF.
Voici quelques-unes unes des activités organisées dans le cadre de cette stratégie :
A. Les artistes contre le SIDA
La CEA, le Sheraton d’Addis-Abeba et Electronic Media Network (MNet) travaillent à l’organisation d’un concert pour le 6 décembre 2000. Certains des plus grands musiciens et chanteurs africains seront à l’affiche de ce concert – Femi Kuti, Ismaël Lo, Sally Nyolo, Hugh Masekela, et d’autres personnalités de renommée internationale . Ce spectacle a pour objectif de sensibiliser et passer le message central du Forum 2000 – à savoir, la nécessité d’impliquer les responsables à tous les niveaux dans la lutte contre le SIDA – en dehors des salles de conférences, et à une plus grande part de la population africaine. Les jeunes africains constituent une cible privilégiée. Le concert sera retransmis sur Channel O, une chaîne musicale d’accès gratuit diffusant 24 heures sur 24 dans 11 pays du continent. De plus, trois "Vidéo Jockeys" de Channel O, véritables stars auprès de la jeunesse africaine, reprendront le message du Forum 2000 à l’écran, de même que sur scène pendant le concert.
B. Le dialogue virtuel
Avec Bellanet et le Centre africain pour l’Information (Africa Policy Information Centre, APIC), la CEA a mis en ligne, depuis le 1er juillet dernier, un forum de discussion sur Internet. Il est accessible à partir du site du FDA 2000 (www.uneca.org/adf2000) et fonctionnera durant toute la durée du Forum. Ce forum de discussion constitue une occasion unique de recueillir des points de vue très divers sur les thèmes abordés lors de cet événement. Peu avant le début du Forum, trois débats virtuels auront lieu, sous forme de vidéoconférences. Ils ont été organisés par la Banque mondiale à partir de son réseau d’apprentissage à distance. Ces débats s’adresseront à l’audience de huit pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie and Ouganda) qui discutera des thèmes du Forum, perçus dans une optique spécifique à chaque pays. Grâce au système de vidéoconférence et à d’autres outils multimédias, le Forum devrait également être ouvert à une large participation et constituer une plate-forme accueillant divers points de vues.
C. Mobiliser la société civile
L’UNICEF est le principal organisateur d’une réunion des représentants de la société civile, qui se tiendra en marge du Forum. Elle rassemblera des centaines de participants venant de différents horizons (ONG, universités, médias, jeunesse, associations de femmes, personnes vivant avec le VIH/SIDA, etc.) autour de présentations, afin de partager leurs expériences et de débattre des questions principales. L’idée étant de favoriser "l’inter-émulation" entre les différents groupes de la société civile. Cette réunion permettra de procéder à la formulation de la contribution de la société civile au Forum. Elle permettra également d’élaborer ou de renforcer les réseaux de communication et de sensibilisation consacrés au VIH/SIDA en Afrique.
D. Faire passer le message
La CEA a travaillé avec MNet et Ogilvy & Mather (une grande agence de publicité) pour sensibiliser les jeunes africains sur le thème du Forum 2000, en mettant au point une campagne dynamique fondée sur des affiches, des cartes postales, des T-shirts et des messages radio. Les présentateurs de Channel O participent également à cette campagne. Des annonces publicitaires ont été diffusées dans des publications sur l’Afrique et ciblées de façon stratégique. Certaines publications ont ouvert leurs pages à des éditoriaux du Secrétaire exécutif de la CEA, de même qu’à des articles sur le VIH/SIDA et Leadership.
E. Engager les médias africains
Plus de 100 journalistes venus d’Afrique et d’ailleurs sont attendus à Addis-Abeba pour le Forum 2000. Plusieurs représentants des médias font partie des délégations des pays africains. La CEA a pris des dispositions budgétaires pour prendre en charge 50 de ces journalistes, dans la mesure où elle estime que les médias africains doivent être des acteurs à part entière du discours sur le développement, et ne pas se contenter de s’en faire l’écho. Ainsi, les représentants des médias seront-ils libres de couvrir le Forum d’un point de vue journalistique, de même que de faire entendre leurs points de vue et de partager leurs expériences sur les thèmes développés lors du FDA. Les médias seront réunis pour un briefing avant l’ouverture du Forum, puis chaque matin durant l’événement. De plus, un Centre de presse avec accès Internet leur sera réservé. Ils auront également accès à des lignes de téléphone et de télécopie, tandis que les journalistes de télévision et de radio seront aidés pour la retransmission d’images et d’actualités.
F. La présentation et la diffusion du message
Le processus adopté pour le Forum 2000 vise à réunir et stimuler des partenariats au sein d’un vaste éventail d’acteurs. Ainsi, les personnes engagées dans l’action à différents niveaux devraient pouvoir dégager du Forum un contenu multiple et riche. Pour diffuser les résultats du Forum, ses organisateurs auront recours à plusieurs techniques de présentation et de diffusion. Communiqués de presse, messages d’alerte, résumés, discours, déclarations, et mises à jour en temps réel seront envoyés par courriers électroniques, et grâce à des réseaux multipliants les participants. Ils seront également publiés sur le Web. Les principales séances plénières, les interviews et d’autres sources d’informations seront diffusées sur Internet, en collaboration avec les partenaires de la CEA, et les vidéos seront disponibles sur demande. Divers produits multimédias seront réalisés pour tenter de capturer le contenu riche et multiple généré par le Forum. A ce titre, un CD-ROM éducatif interactif, un documentaire vidéo et une programmation radio seront notamment édités. Le CD-ROM reprendra en l’occurence les sujets développés par le quotidien du Forum, rédigé par une équipe de journalistes professionnels. Le journal sera publié en anglais et en français, en version imprimée ou électronique.
Le programme se compose de réunions pre-forum, de séances plénières et de séances parallèles, au cours desquelles les participants rencontreront des experts, participeront des tables rondes, des débats, à des ateliers de formation et discuteront des thèmes principaux et des dossiers de base. Le thème central du Forum 2000 est consacré à l’analyse du rôle des leaders et des décideurs dans la réponse à donner à la pandémie du VIH/SIDA en Afrique. En marge de la première séance plénière de lundi qui comprendra des présentations du Directeur exécutif de l’ONUSIDA et de l’Administrateur du PNUD, les journées de mardi et de mercredi débuteront par des allocutions introductives prononcées par des personnalités de renom et portant sur le thème des débats de la journée.
Après une brève pause, un exposé thématique, mettant en avant des sujets spécifiques, sera présenté par un leader africain de haut rang. Pour optimiser la discussion et l’interaction, le représentants des différents groupes spécialisés s’exprimeront succinctement sur le thème développé par l’exposé. Ensuite, la discussion sera ouverte à l’audience pour poser des questions et faire des commentaires. Le texte des exposés sera distribué à l’avance aux participants sélectionnés pour les aider à préparer leurs interventions.
III. Format du programme
Réunions pré- Forum
Avant le Forum, des réunions seront organisées samedi 2 et dimanche 3 décembre pour clarifier les rôles, identifier les sujets prioritaires et pour préparer le Forum principal qui débutera le 3 décembre dans l’après-midi.
Séances plénières
Chaque thème sera débattu lors des séances plénières et étayés par un exposé thématique avec la participation substantielle de leaders et d’experts, de même que par des allocutions introductives visant à appréhender le défi posé aux responsables africains.
Sessions de travail en groupe
Après chaque présentation en séance plénière, le Forum se divisera en groupes de travail qui procéderont à l’examen de sous-thèmes. Ces groupes de travail pourront prendre différentes formes : groupes de discussions thématiques, tables rondes, débats, groupes de discussions, réunions avec des experts et débats interactifs par le biais d’un système de vidéoconférence. Ces sessions de travail en groupe visent à :
l Assurer la participation et l’engagement du plus grand nombre possible de participants sur les sujets débattus ;
l Examiner en détails les sujets évoqués lors des séances plénières ;
l Créer un espace pour des discussions de fond sur un champ de questions plus vaste que celui développé lors des séances plénières ; et
l Faciliter l’élaboration de recommandations concrètes.
Le matériel informatif de ces sessions de travail en groupe sera véhiculé par le biais :
l Brefs exposés conçus pour souligner les principaux sujets traités en séances plénières, et liés au thème. Ils seront préparés et distribués à l’avance aux participants ;
l Plusieurs séries de questionnaires visant à façonner les discussions et les recommandations ;
l Dans chaque équipe un facilitateur, un facilitateur et un rapporteur s’assureront que chaque session débouche sur des actions et des recommandations concrètes.
Cette conférence s’adresse tout particulièrement aux responsables et aux décideurs capables de mener des actions clés dans la lutte contre le VIH/SIDA, à savoir les gouvernements, les jeunes, les femmes, les leaders communautaires, la société civile, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, le secteur privé, les partenaires extérieurs, la diaspora, les médias, les chefs coutumiers et les chefs religieux. Pendant que certaines sessions parallèles réuniront des groupes de même catégories, d’autres rassembleront des groupes de divers horizons, pour stimuler l’émulation intersectorielle d’idées et d’expériences et faire en sorte que les perspectives particulières ne soient pas laissées de côté. Ces groupes devront également, à la fin de chaque journée, avoir procédé à l’identification des sujets principaux soulevés lors de la session, et aboutir à des conclusions et des accords.
Ces sessions parallèles seront, de façon formelle et informelle, des lieux de solidarité, d’échanges et de création de réseaux. Des participants d’origines différentes et ayant des expériences variées partageront des informations, discuteront et formuleront des recommandations pour mieux répondre à la pandémie du VHI/SIDA.
Les Groupes spécialisés
Une caractéristique de ce forum est la constitution de groupes spécialisés sur les technologies de l’information et de la communication, le genre, les jeunes, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, la diaspora africaine, et les leaders religieux. Le Forum offrira à ces distincts groupes et spécialisés l’occasion de différentes parties l’occasion de se rencontrer entre eux et d’exposer leurs perspectives, partager leurs expériences, réagir aux propositions et présentations et façonner leurs propres recommandations afin de les présenter en séance plénière.
Autres activités au programme
du Forum
Elles englobent :
l Le Briefing des chefs d’Etats : les participants sélectionnés, les directeurs des institutions spécialisées de l’ONU et les représentants de la communauté des donateurs participeront au briefing adressé aux chefs d’Etats et de gouvernements. Ce briefing portera sur les thèmes du Forum, de même que sur les recommandations émanant des délibérations. Il est destiné à préparer les leaders pour le Forum des chefs d’Etats.
l Le Forum des chefs d’Etats : Le dernier jour, les chefs d’Etats et de gouvernements qui ont participé au Forum prononceront un discours dans lequel ils exposeront leur expérience particulière de lutte contre le VIH/SIDA. Ils engageront ensuite un dialogue interactif avec des participants de divers horizons, englobant le secteur privé, les partenaires pour le développement et la société civile, et, principalement les ONG, les médias, les universitaires et les institutions religieuses. L’interaction est supposée susciter les partenariats aux niveaux local, national, sous régional et international.
l Les ateliers de formation : Chaque jour, en marge des sessions parallèles, des ateliers de formation pour renforcer les capacités de décision pour les responsables auront lieu. Ils porteront sur les domaines suivants :
F La communication pour un changement des comportements (Penn State University and ONUSIDA) ;
F Analyse des données pour la prise de décision (Family Health International) ;
F Outils et défis pour évaluer et augmenter les interventions sur VIH/SIDA (ONUSIDA) ;
F Hommes, femmes et VIH/SIDA : dialogue entre hommes et femmes (UNIFEM et SWAA).
l Les séances d’affiches et le coin des orateurs ! permettront à un grand nombre de représentants et de pays de discuter face à une audience plus restreinte de sujets et de recommandations sélectionnés relatifs au rôle des responsables pour la lutte contre le VIH/SIDA et ses conséquences sur le développement.
l Une exposition ! présentera les projets, les produits, les outils et les services émanant de plusieurs secteurs publics, de la société civile et des institutions du secteur privé lié s au VIH/SIDA et concernant l’Afrique. Le Centre des technologies de l’information pour l’Afrique (Information Technology Centre for Africa, ITCA) organisera une exposition spéciale consacrée aux technologies de l’information et de la santé, elle comprendra une exposition simple, une exposition virtuelle et un kiosque éducatif.
IV. Cadre des travaux
A. Réunions pré-forum
Samedi 2 décembre
Rôle des leaders en matière d’accès aux soins en Afrique
Organisateurs : Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Lieu : Salle de Conférence 4
Heure : 09 : 00-18 : 00
Objectifs :
F Partager les expériences relatives aux défis posés aux responsables en termes de gestion du VIH/SIDA et d’accès aux soins à domicile au niveau de la communauté.
F Examiner les défis posés aux responsables en termes d’accès aux médicaments contre le VIH/SIDA et proposer des recommandations au Forum.
F Examiner le rôle de la médecine traditionnelle dans le traitement du VIH/SIDA.
F Proposer des recommandations sur l’accès aux soins.
Participants
Il s’agit d’une réunion technique à laquelle l’OMS a invité 30 participants de groupes spécialisés y compris des guérisseurs traditionnels, des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVS), des professionnels de la santé et des représentants d’ONG.
Le VIH/SIDA et le monde du travail
Organisateurs : l’Organisation internationale du travail (OIT)
Lieu : Salle de Conférence 5
Heure : 09 : 00 - 17 : 00
Objectifs :
F Informer et préparer les représentants des travailleurs, les employeurs et les gouvernements au Forum 2000,
F exprimer clairement le rôle spécifique de leadership de la force ouvrière dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Participants :
Ils seront constitués des représentants des membres de l’OIT et de la force ouvrière.
Forum des jeunes
Organisateurs : UNICEF
Lieu : Salle de Conférence 3
Heure : 09 : 00-17 : 00
Objectifs :
F Permettre aux jeunes de faire un examen critique du rôle des leaders dans une réponse effective à la lutte contre le VIH/SIDA.
F Permettre aux jeunes de faire part de leurs perspectives et idées en ce qui concerne la nouvelle génération des leaders dans la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique.
F Développer le rôle de la jeunesse en lui permettant de présenter et de faire face à ses préoccupations spécifiques et faire des recommandations aux responsables en matière d’actions nécessaires pour mobiliser la jeunesse dans la lutte contre la pandémie.
Participants :
On estime à une certaine, le nombre de tous les représentants d’Organisations des jeunes qui participeront au Forum 2000.
Réunion des Organisations de la société civile
Organisateur : CEA/UNICEF
Lieu : Salle de Conférence 6
Heure : 09.00 -14.00
Objectifs :
F Mobiliser les organisations africaines de la société civile (OSC) et leur offrir l’opportunité d’articuler et de partager leurs perspectives en matière de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique.
F Articuler les rôles spécifiques des leaders et les responsabilités de OSC dans la lutte contre le VIH/SIDA.
F Offrir l’occasion aux OSC d’examiner de façon critique la question du leadership dans le cadre d’une réponse effective à la pandémie.
Participants :
On attend une participation de 150 à 200 personnes. Les représentants de toutes les OSC présentes au FDA 2000, y compris les groupes de femmes, les PVVS et d’autres groupes d’intérêt, les médias africains et internationaux et les ONG.
Dimanche 3 décembre
Forum des jeunes (continuation)
Organisateur : UNICEF
Lieu : Salle de Conférence 3
Heure : 09 : 00 - 15 : 00
Briefing des personnes ressource
Lieu : Caucus Room 7,8,9,10
Heure : 10 : 00 - 13 : 00
Inscription
Lieu : Africa Hall
Heure : 10 : 00 – 18 : 00
B. PROGRAMME DU FORUM
Dimanche 3 décembre :
Cérémonie d’ouverture
Président : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif, CEA
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Heure : 15.00 – 17.00
Exposés liminaires par :
F Dr Salim Ahmed Salim, Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) ;
F Un jeune vivant avec le VIIH/SIDA ;
F S.E.M. Negasso Gidada, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie.
La séance sera enrichie par :
F Des présentations de chants, de danses et de poésies par des artistes du Groupe des orphelins du SIDA éthiopiens et par
F Un message vidéo de son Excellence, M. Nelson Mandela, ex-Président de la République d’Afrique du sud.
18 : 30-20 : 30 Réception offerte par la CEA (Hôtel Hilton )
Lundi 4 décembre :
Les Responsables et la Politique publique
08 : 30-09 : 00 Points forts des ateliers de travail nationaux ; vidéos
Lieu : Salle de Conférence 2
09 : 00-11 : 00 Session Plénière
Présidence : M. K.Y. Amoaka, Secrétaire exécutif, CEA
Lieu : Salle de Conférence 1 et 2
Discours liminaires
Définition du cadre de travail du Forum :
« SIDA : Un défi sans précédent pour les leaders »
Intervenants :
F Dr Peter Piot, Directeur exécutif, ONUSIDA
F M. Mark Malloch Brown, Administrateur, PNUD
Les présentations faites dans le cadre de ce sous-thème établiront le cadre pour les travaux du Forum en :
F Informant les participants sur la situation actuelle de l’épidémie
du VIH /SIDA en Afrique.
F Soulignant l’importance du leadership à tous les niveaux de la société africaine en vue de renforcer la réponse contre la pandémie
F Introduisant le thème et les sous-thèmes du Forum.
9 : 30-9 : 40 Sketch sur le thème du FDA
9 : 40-11 : 00 Présentation plénière : Le développement est en jeu
Président : Dr Ebrahim Samba, OMS
Présentateur : Dr Kwesi Botchwey, Harvard University
Intervenants : Représentants de Groupes d’intérêts -
Femmes, PVVS, Gouvernements, OSC-
Cette présentation évaluera l’impact du VIH/SIDA sur différents aspects du développement humain et économique en Afrique. Actuellement le continent africain a la plus forte incidence du VIH/SIDA dans le monde avec quelques 23.3 millions de personnes infectées et les maladies liées au SIDA comme principale cause de décès en Afrique. Selon ONUSIDA, la prévalence globale du VIH/SIDA est de 1.07%, alors qu’en Afrique subsaharienne elle est en moyenne de 8.57%. En dépit des différences régionales, aucun pays n’a pu échapper au virus, et les prévalences les plus élevées sont trouvées en Afrique du sud, de l’est et centrale, affectant directement la force ouvrière et diminuant la productivité et les PIB, ainsi que les revenus et l’épargnes des ménages et des gouvernements dans les pays touchés par cette pandémie.
La richesse et la santé des populations sont incontestablement liées, or la pandémie du SIDA est devenue le plus grand problème de santé publique de la région et ainsi la plus grande crise de développement à surmonter. Les effets de la pandémie varient d’un pays à un autre en fonction de la structure des économies, de la nature des réponses nationales et de la prévalence. Le scénario d’une épidémie du SIDA en croissance perpétuelle n’est toutefois pas inévitable parce que la prévoyance d’actions rapide, l’aide financière et technique des partenaires, les changements faut structurels qui sociaux et l’implication de la société civile aussi que du secteur privé peuvent permettre de renforcer le niveau des efforts concertés déployés pour contenir voire éliminer le VIH/SIDA.
Cette session plénière permettra de souligner et d’évaluer l’impact économique reconnu du VIH/SIDA à différents niveaux, à savoir sur les processus démographiques et les conséquences, ainsi que sur les indicateurs micro et macro-économiques aux niveaux sectoriels, des ménages et de l’individu. Les responsabilités, rôles, réponses et recommandations pour une action immédiate contre cette pandémie y seront également abordés. En Afrique le nombre des victimes du SIDA, les coûts associés à cette maladie et les projections à venir sont énormes et inquiétantes, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et des affaires. Par ailleurs, les réalités géospécifiques relatives aux veuves et aux orphelins du SIDA seront examinées, et, dans le cadre des discussions, les thèmes du partenariat pour l’action, du financement, de l’égalité, du leadership et des réponses nationales stratégiques et planifiées seront abordés.
11 : 00-11 : 30 : Pause ; séance d’affiches ; expositions et coin d’orateur
11 : 30-13 : 00 Sessions parallèles sur le thème "VIH et développement"
Ces sessions couvriront des sous-thèmes sectoriels y compris :
L’impact macro-économique
Président : Mme Pamela Cox, Région Afrique, Banque mondiale
Lieu : Salle de Conférence 1
Intervenants : M. Hanno Rumpf, Namibie
M. Joe Harvey Martin, Zambie
M. Kebour Ghenna, Ethiopie
Les discussions devraient donner un aperçu sur l’impact économique des maladies infectieuses en Afrique, en particulier sur la croissance, y compris des études de cas et des exercices de modélisation récents faits dans certains pays africains. Par ailleurs, on évaluera les coûts et les implications fiscales d’actions plus importantes contre le SIDA, en particulier les questions relatives à l’accès aux médicaments antiretroviraux, au financement extérieur sous forme d’allégement de la dette et d’aide de partenaires ; à l’impact sur les ménages, sur les zones rurales, sur les services de santé, sur l’éducation, et sur les orphelins du SIDA ainsi qu’aux réponses appropriées aux différents niveaux de responsabilité de la communauté au niveau national.
Impact sur les ménages
Président : Prof. Anthony Barnett, R.U
Lieu : Salle de Conférence 3
Facilitateur : Prof. Pape Syr Diagne, Centre d’études sur la famille africaine
Intervenants : Dr Peter Lamptey, Family Health International
Mme Madhu Bala Nath, UNIFEM
Représentants des OSC
Cette session devrait permettre de donner un aperçu sur l’impact de la pandémie du VIH/SIDA sur les ménages en Afrique, y compris les mécanismes émergents permettant d’y faire face. Des familles entières ont été anéanties et des communautés dévastées par les effets néfastes du VIH/SIDA. En effet, pas uniquement les victimes, mais également les autres membres de la famille sont directement et indirectement touchés à la fois par le coût des soins et la prévention unique les conséquences directes sur les revenus des ménages, et les effets négatifs de la stigmatisation voire de la discrimination.
Impact et réponses dans les zones rurales
Président : A annoncer
Lieu : Salle de conférence 4
Facilitateur : Mme Gladys Mutangadura, USA
Intervenants : Mme Marcella Villareal, FAO
Représentants des OSC
Cette session analysera l’impact du VIH/SIDA sur l’agriculture et le développement rural ainsi que sur le développement des communautés locales. Compte tenu du fait que les zones rurales sont déjà défavorisées en termes de services de base, le VIH/SIDA complique et exacerbe davantage les problèmes. Les discussions devraient être axées sur la manière façon de mobiliser les communautés rurales locales en vue de contenir la propagation du virus et d’atténuer la souffrance des victimes aussi que de leurs familles.
Impact et réponse, les services de santé
Président : A annoncer
Lieu : Salle de conférence 5
Facilitateur : Dr Gilbert Kombe, USA
Intervenants : Prof. Joseph Brunet-Jailly, Institut de Recherche pour le Développement
Mme Elizabeth Madraa, Ouganda
Cette séance s’intéressera particulièrement à la question de savoir comment le secteur de la santé doit s’organiser afin de pouvoir faire face à la crise du SIDA. La discussion soulignera les relations entre le secteur de la santé et d’autres secteurs tels que les soins à domicile et la médecine traditionnelle. On échangera les expériences nationales et les meilleures pratiques en matière d’impact de la crise du SIDA sur les services de santé à différents niveaux, et comment le secteur de la santé peut renforcer ses capacités pour faire face aux maladies liées au SIDA dans un contexte de ressources limitées et de demande croissante de prévention, de traitements et de programmes de soins. Dans ce cadre, les actions des gouvernements et du secteur privé sur les questions d’ordre administratif et infrastructurel sont particulièrement significatives.
Impact et réponse, le secteur de l’éducation
Président : M. Ekwow Spio-Garbrah, Ministre de l’éducation, Ghana
Lieu : Salle de conférence 2
Facilitateur : Prof. Michael Kelly, Zambia
Intervenants : M. Clement Wiredu, Ghana
UNESCO
Représentants des groupes de jeunes
Cette présentation décrira l’impact et les réponses dans le secteur de l’éducation en terme de demandes nouvelles, de services nouveaux et de produits à fournir. Cette séance attirera de nombreux officiels et des enseignants qui participent à la définition des politiques et à l’allocation des ressources dans le secteur de l’éducation. Ce secteur est non seulement directement touché par les décès liés au SIDA, mais doit également faire face aux nouvelles exigences en matière d’éducation du public et des groupes particulièrement vulnérables sur la prévention et les dangers du VIH/SIDA, ainsi que sur les soins à fournir aux victimes.
Impact et réponse, les orphelins
Président : Melle Paula Donovan, Coordonatrice régional, VIH/SIDA, UNICEF
Lieu : Salle de conférence 6
Intervenants : Représentants des gouvernements
Groupes de jeunes
Représentants des OSC
Les présentations et la discussion s’intéresseront particulièrement aux soins et la prise en charge des orphelins. Le nombre d’orphelins et d’enfants abandonnés à cause de la pandémie du VIH/ SIDA n’a cessé d’affliger l’Afrique et les conséquences à long terme affecteront les générations d’adultes et de futurs responsables. Il existe des problèmes importants quant à la prise en charge et l’intégration de ces enfants dont bon nombre se retrouvent chéfs de ménages de membres plus jeunes ou plus âgés. La présentation du programme de prévention de la transmission mère-enfant au Rwanda devrait largement contribuer à cette discussion, et les activités de l’UNICEF dans ce domaine seront également soulignées.
13 : 00-14 : 00 Déjeuner
14 : 00-15 : 30 Présentation plénière : Réponses des pays et leçons apprises pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique
Président : Mme Vivian Lowery Derryck, Administrateur adjoint pour l’Afrique,
USAID
Lieu : Salles de conférence 1 et 2
Présentateur : S.E. Justin Malewezi, Vice-Président du Malawi
Intervenants : Représentants de la jeunesse, responsables religieux, Conseils
gouvernementaux et nationaux sur le SIDA et le secteur privé.
Cette présentation abordera les leçons apprises au cours des deux dernières décennies en matière d’effets dévastateurs du SIDA en Afrique et identifiera les meilleures pratiques dans ces domaines afin qu’elles servent de référence pour l’avenir.
15 : 30-16 : 00 Pause café, séance d’affiches, expositions et coin d’orateurs
16 : 00-18 : 00 Sessions parallèles sur le thème «Réponses des pays et leçons apprises pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique » Ces discussions couvriront les sous-thèmes suivants :
Le rôle des responsables en matière d’accès aux ressources limitées telles que la terre, le crédit, l’éducation et les services de santé
Président : Dr Miriam Were, FNUAP
Lieu : Salle de conférence 3
Facilitateur : Dr Roland Msiska, PNUD
Intervenants : Gouvernements, OSC
Mme Paurvi Bhatt, USAID
La pauvreté a été reconnue comme un co-facteur de l’infection par le VIH. L’accès des plus défavorisés aux ressources de base et aux services sociaux dans les domaines de l’éducation et de la santé est un élément clef dans la réduction de la pauvreté. A cet égard, les responsables jouent un rôle crucial, à la fois au niveaux national, local et communautaire. L’intensification des programmes d’éradication de la pauvreté, des services sociaux et des revenus contribue largement à améliorer la prise de conscience, la prévention et les programmes visant à limiter l’impact du VIH/SIDA.
Rétablir et renforcer les services de santé et d’autres services sociaux
Président : A annoncer
Lieu : Salle plénière, Africa Hall
Intervenants : PVVS, OSC, Gouvernements
Cette table ronde examinera le rôle des responsables et des politiques publiques dans le renforcement et l’amélioration des services de santé que sociaux. Sur la base des leçons tirées des expériences passées, on abordera également la question de la relation entre l’amélioration des systèmes de santé la prévention et le contrôle du VIH/SIDA, grâce à un engagement des responsables à tous les niveaux.
Surmonter le déni de droits, l’ostracisme la discrimination et faire face aux questions d’ordre éthique et légal
Président : S.E. Hage G. Geingob, Premier Ministre de la Namibie
Lieu : Salle de Conférence 4
Facilitateur : M. Salvatore Niyonzima, ONUSIDA
Intervenants : Représentants de Groupes d’intérêt
Cette table ronde mettra l’accent sur :
F Le rôle essentiel de la communauté pour ce qui est des questions de déni de droits, de stigmatisation et de discrimination.
F La sensibilisation des responsables politiques à parler ouvertement en s’engagant de manière visible dans la lutte contre toute forme d’ostracisme.
F La mise en place de Groupes de personnes vivant avec le VIH/SIDA et l’application des principes «GIPA» ; ainsi que sur les questions d’ordre légal et éthique.
Le renforcement de la mise en œuvre des plans nationaux de lutte contre
le HIV/SIDA
Président : S.E.M. Tamir, Ministre du Travail et des Affaires sociales, Ethiopie
Lieu : Salle de Conférence 5
Facilitateur : Dr Roger Salla Ntounga, ONUSIDA
Mme J. Annan, Ghana
Table ronde :
F S.E. Aleke Banda, Ministre de la Santé et de la population, Malawi
F S.E. Msimang Tshabalala, Ministre de la Santé, Afrique du Sud
F Prof. Ibironke Akinsete, Nigéria
F Dr Ibra Ndoye, Sénégal
Les panellistes présenteront les expériences spécifiques de leurs pays dans la conception et la mise en œuvre des plans nationaux. Ces présentations seront suivies de questions et commentaires du public.
Mobiliser le soutien politique pour une réponse durable au problème du SIDA
Président : S.E. A. Dia Thiam, Ministre des Relations institutionnelles, Sénégal
Lieu : Salle de Conférence 1
Facilitateur : Dr Godfrey Sikipa, ONUSIDA
Les panellistes aborderont les sujets suivants :
F L’importance du rôle des leaders de haut niveau ;
F La nécessité d’amener les responsables religieux à s’engager ;
F Les qualités de la planification de la base vers le haut et des approches multisectorielles – la nécessité de fixer des priorités et d’évaluer les coûts ;
F La mobilisation communautaire et l’engagement des responsables traditionnels ;
Réponses à la situation des populations mobiles tels que les travailleurs de l’industrie du sexe, les migrants, les réfugiés et les orphelins
Président : Mme Ndioro Ndiaye, Directrice générale adjointe, IOM
Lieu : Salle de Conférence 2
Intervenants : OSC, gouvernements, Groupes marginalisés
Cette table ronde abordera les questions suivantes :
F Comment peut-on intégrer les migrants, les populations mobiles et les réfugiés dans les politiques nationales et régionales sur les HIV/SIDA ?
F Comment pourrait-on lier des programmes pour migrants et réfugiés aux services socio-médicaux nationaux ?
F Quel type d’initiatives innovatrices permettraient de fournir aux groupes vulnérables une protection socio-économique de base (y compris les droits de l’homme) ainsi qu’un accès aux soins ?
F Comment permettre aux initiatives internationales de trouver des solutions en cas de situation post-conflit et de problèmes dépassant les frontières nationales ?
Impliquer le monde des affaires et les organisations ouvrières
Facilitateur : M. Assane Diop, Directeur exécutif (Protection sociale), OIT
Lieu : Salle de Conférence 6
Intervenants : Gouvernements, Représentants des du monde des affaires
et des Ouvriers
Cette discussion mettra l’accent sur les expériences et les programmes adoptés par certaines entreprises, employeurs, employés et organisations ouvrières.
Les intervenants analyseront :
F Les programmes VIH/SIDA sur le lieu du travail ;
F Les réponses à l’échelle mondiale sur la base des travaux de l‘OIT ;
F Les mesures de prévention, de protection et de préconisation prises par les employés et leurs organisations représentatives ;
F Les politiques sociales et syndicales et la législation
Mardi 5 décembre :
Les défis posés aux responsables et les opportunités
8:30-9:00 Points forts des Ateliers nationaux
Lieu: Salle de Conférence 2
09:00-11:00 Session plénière
Président : M. Assane Diop, OIT
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Présentation liminaire sur : «Les responsables de haut niveau et la mobilisation sociale"
Présentateur : Mme Graça Machel, Mozambique
Présentation plénière : "Rôles des responsables et approches pour une réponse effective au problème du VIH/SIDA"
Président : M. Y.Seyyid Abdulai, Directeur Général, OPEP
Présentateur: UNICEF
Intervenants : Représentants de groupes d’intérêt, les jeunes, les femmes ;
les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les médias
Cette présentation permettra :
F D’identifier les défis posés aux responsables et dirigeants et les opportunités existant à différents niveaux
F D’aborder les rôles spécifiques des leaders et les approches possibles.
11:00-11:30 Pause café; séance d’affiches; expositions, coin des orateurs
11:30-13:00 Sessions parallèles sur : «Les défis et les opportunités des leaders »
Dans le cadre de ces séances on abordera les rôles des leaders et les défis essentiels pour une mobilisation sociale à tous les niveaux de la société notamment :
Les Organisations de la société civile (OSC)
Président : Mme Nancy Kachingwe, Zimbabwe
Lieu : Salle de Conférence 2
Facilitateur : M. Mazide Ndiaye, Sénégal
La société civile est dores et déjà active dans les domaines de la prévention et de lutte contre le SIDA. Les ONG sont particulièrement actives au niveau communautaire et peuvent être mobilisées pour une action durable à leur niveau d’intervention.
Le Gouvernement
Président : Un Représentant du Gouvernement tanzanien
Lieu : Salle de Conférence 3
Facilitateur : Mme Mitike George, Ethiopie
On mettra l’accent sur l’importance du rôle de chef de file du Gouvernement dans la mise en place d’un environnement permettant la mobilisation publique et la création de partenariats dans la lutte contre le SIDA avec des partenaires externes, les OSC et le secteur privé.
Les Responsables religieux
Président : Rév. Clément Janda, Conseil des Eglises panafricain
Lieu : Salle Plénière, Africa Hall
Facilitateur : Pasteur Gideon B. Byamugisha, Ouganda
En vue de faire face à la situation d’urgence, les responsables religieux ont non seulement accès aux membres de leurs congrégations, mais peuvent également recourir à des arguments d’ordre moral pour pousser ces derniers à changer certains comportements sexuels et sociaux qui contribuent à la propagation de l’épidémie du SIDA. Les institutions religieuses peuvent également être mobilisées pour devenir des centres de conseil et de traitement.
Les jeunes
Président : Un représentant de groupes de jeunes
Lieu : Salle de Conférence 4
Facilitateur : Un Représentant de jeunes
La jeunesse africaine est particulièrement exposée à la menace du SIDA. Les groupes de population les plus actifs sexuellement sont non seulement les plus exposés aux risques de contagion, mais, de plus, les conséquences telles que les taux de prévalence en hausse, le nombre d’orphelins et de jeunes qui assument les responsabilités de chef de famille auront des répercussions à long terme sur la vie des jeunes.
Les implications de genre
Président : Mme Virginia Ofosu-Amaah, Directeur, FNUAP
Lieu : Salle de Conférence 1
Facilitateur : Mme Wariara Mbugua, Kenya
Les implications de genre nécessitent une action coordonnée et une collaboration efficace entre hommes et femmes à tous les niveaux, de même que des négociations sur les changements de comportements sexuels et sociaux. Depuis que la transmission hétérosexuelle est devenue le mode principal de contamination du VIH/SIDA, même les partenaires mariés sont exposés au risque d’infection dans certaines régions.
Les Droits de l’Homme et l’activisme contre le VIH/SIDA
Président : M. Urban Johnson, UNICEF
Lieu : Salle de Conférence 5
Facilitateur : M. Alex de Waal, UNICEF
Un Représentant du HCR
De nouvelles interprétations et applications des droits de l’homme s’imposent alors que la société fait face aux bouleversements causés par la pandémie du VIH/SIDA. Le droit à l’information et à l’éducation ainsi que le droit au traitement et aux soins deviennent de plus en plus importants. Les personnes engagées pour la cause du SIDA au sein des gouvernements, de la société civile et du secteur privé doivent identifier de nouvelles formes de promotion de leur cause.
Le militaire et la prévention et le contrôle du HIV/SIDA
Président : Un Représentant des Forces armées éthiopiennes
Lieu : Salle de Conférence 6
Facilitateur : M. Abdul Mohammed, UNICEF
Il a été constaté que les soldats sont la première source de transmission du VIH/SIDA du fait de leur mobilité et de leur tendance à avoir de multiples partenaires sexuels dans le temps. Il est significatif que le taux de prévalence du SIDA est le plus élevé dans les zones de conflit où les services sociaux sont détériorés et où les cas de viol et de violence sexuelle sont plus nombreux et les soldats éloignés de leurs partenaires habituels. Par conséquent, il faut analyser dans quelle mesure les militaires peuvent être utilisés dans la diffusion de l’information au sujet de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées.
13:00-14:00 Déjeuner
14:00-15:30 Séances parallèles sur "Les défis posés aux responsables et les opportunités" (continuation)
15:30-16:00 Pause café, séance d’affiches, expositions et coin des orateurs
16:00-18:00 Présentations plénières
Président : S.E. Fatoumata Nafo Traoré, Ministre de la Santé, Mali
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Lancement du document sur le profiles des pays
Présentateur : Mme Awa Coll-Seck, ONUSIDA
Les profilieu des pays sur la situation du SIDA et les plans et programmes existants ont été préparés pour chaque pays africain. Cette séance devrait permettre de passer en revue les actions menées au niveau de chaque pays et de développer une perspective des mesures futures à prendre en vue d’une action plus soutenue. Certains profils des pays seront mis en exergue dans le cadre de cette séance.
Les points forts des Ateliers nationaux
Présentateurs : Les pays sélectionnés
Dans le cadre de la préparation du Forum, des ateliers nationaux ont été organisés. Les résultats de ces ateliers s’inscrivent dans le cadre des directives et questionnaires préparés par le Secrétariat du Forum. Ces résultats sont très intéressants de partager avec d’autres pays. Cette séance plénière devrait contribuer à intégrer les principaux résultats et perspectives de ces ateliers nationaux dans le processus de renforcement de la prise de conscience. Ce sera l’occasion de présenter les pratiques les plus efficaces et d’aborder la question des contraintes sur la base des expériences nationales.
18:00 Réunion spéciale
"Exploiter les Technologies de l’information et de la communication pour l’amélioration des services de santé"
Organisateurs : Division du Developpement des Services d’Information ; CEA-DISD
Président : Mme Karima Bounemra, Directrice, Division des services
de l’information de développement (DISD), CEA
Lieu : Salle de Conférence 2
Présentateur : M. Lishan Adam, Conseiller Régional principal, Connectivité,
DISD, CEA
Cette session se penchera sur les recommandations du FAD 1999 relatives aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et de leurs applications possibles dans le secteur de la santé en général et de la lutte contre le VIH/SIDA en particulier. Elle présentera les utilisations possibles des TIC en tant qu’instruments pour l’amélioration des services de santé en Afrique. Cette séance offrira la possibilité aux participants de discuter les défis et les opportunités des TIC dans le secteur de la santé. Par ailleurs, des stratégies et des programmes pour l’usage efficace des TIC dans la lutte contre la propagation du VIH/SIDA seront proposées.
Le modèle : Population, Environment, Development et Agriculture (PEDA)
Organisateur : Division de la sécurité alimentaire et du développement
durable (DSADD), CEA
Président : Mme Paulina Makinwa-Adebusoye, CEA/DSADD
Lieu : Salle de Conférence 4
Presentateur : Mr. Israël Sembajwe, CEA/DSADD
Le modèle PEDA est une simulation électronique interactive développée par la CEA pour illustrer l’impact possible d’options politiques différentes sur le statut de la sécurité alimentaire de la population. Dans la mesure où la sécurité alimentaire est un facteur de développement dans les domaines de la population, de l’environnement, de l’agriculture et du développement socio-économique, ce modèle peut également démontrer les relations existantes entre ces différents domaines. Une composante VIH/SIDA y a été récemment introduite afin de tenir compte de ce facteur dans les variables de développement agricole et humain.
Mercredi 6 décembre :
Les actions nécessaires pour le leadership
8:30-9:00 Points forts des Ateliers nationaux, vidéo
Lieu : Salle de Conférence 2
9:00-11:00 Session plénière
Président : Mme Mamphela Ramphele, Directeur général, Banque mondiale
Lieu : Salle de Conférence 1 et 2
Présentation liminaire : "Vers une réponse plus efficace des leaders à la pandémie du VIH/SIDA".
Intervenants : M. Kenneth Kaunda, Zambie
9:30-9:40 Sketch
9:40-11:00 Présentation plénière
"Révision à la hausse du Partenariat International
contre le SIDA en Afrique" (IPAA).
Présentateurs :
F Le Partenariat International contre le SIDA en Afrique" (IPAA) Ou en sommes nous ? Mme Meskerem Grunitzky-Bekele (ONUSIDA)
F Le Projet général, Dr Debrework Zewdie, Banque Mondiale
Intervenants : Représentants de groupes d’intérêt
Gouvernements : Kenya, Ghana
Communauté : Mme Millie Katana, Tanzanie
Secteur privé : M. Michael P. Besha, OATUU
Bilatéral : M. Julian Lambert, DFID
Le Partenariat International contre le SIDA en Afrique est une coallition composée d’acteurs qui ont choisi de travailler ensemble dans une perspective commune - renforcer massivement les actions en Afrique pour ralentir la propagation du VIH, réduire son impact et interrompre tout nouveau renversement du développement humain, économique et social. Les acteurs de ce partenariat secomposent des gouvernements africains, des co-parrains de l’ONUSIDA, des donateurs, du secteur privé y compris les travailleurs et du secteur communautaire.
Cette session évaluera l’efficacité du partenariat compte tenu de sa vision, ses objectifs, ces buts et sa structure opérationnelle. Les responsabilités des partenaires du IPAA et leurs niveaux d’intervention futurs seront également examinés et des recommandations seront faites pour des actions plus importantes et une meilleure coordination. Il faut d’une part plus de ressources, mais également un engagement plus grand des partenaires du développement de l’Afrique.
11:00-11:30 Pause Café, séance d’affiches, expositions et coin des orateurs
11:30-13:00 Sessions parallèles sur "Les actions des leaders"
Ces sessions définiront davantage les niveaux d’intervention nécessaires des responsables dans la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique.
Développer les partenariats au niveau des pays
Président : M. Raphaël O. S. Mollel, Tanzanie
Lieu : Salle de Conférence 2
Facilitateur : M. Warren Naamara, Kenya
Les présentations faites par cinq membres du partenariat (gouvernement, communauté, communauté des donateurs, secteur privé et institutions des Nations Unies) seront suivies par une discussion sur :
F Rôle du gouvernement dans la réalisation de partenariats au niveau du pays ;
F Rôle de la communauté dans la réalisation de partenariats au niveau du pays ;
F Rôle des institutions donatrices dans la réalisation de partenariats au niveau du pays ;
F Rôle du secteur privé dans la réalisation de partenariats au niveau du pays ;
F Rôle des institutions des Nations Unies dans la réalisation de partenariats au niveau du pays ;
Renforcement des réponses du monde des affaires, des travailleurs et du secteur informel
Président : M. Franklyn Lisk, OIT
Lieu : Salle de Conférence 3
Intervenants : Gouvernement
Dirigeants du monde des affaires et ouvrier
Représentants de l’OIT
Les discussions identifieront des programmes efficaces, rentables et participatifs à mettre en place sur les lieux de travail ainsi que les politiques sociales et du travail. La séance couvrira les aspects suivants :
F Sécurité sociale
F Discrimination et protection de l’emploi
F Services de santé et services sociaux sur les lieux de travail
F Actions législatives
F Information, éducation et mobilisation
Mobilisation des ressources et mécanismes de financement des initiatives VIH/SIDA y compris des approches non-traditionnelles de collecte de fonds
Président : Mme Lalla Ben Barka, Secrétaire général adjoint, CEA
Lieu : Africa Hall
Facilitator : M. Robert Hecht, ONUSIDA
Il s’agit d’une table ronde sur les aspects financiers de la réponse à l’épidémie :
F Mobiliser les fonds au niveau national – contributions publiques et privées ;
F Mobiliser les ressources internationales ; participation au développement NSP ;
F Allégement de la dette – les leçons à ce jour ;
F Approches non-traditionnelles de collecte de fonds ;
Augmentation du niveau de réponse des communautés
Facilitateur : Mme Doreen Mulunge, Ouganda
Lieu : Salle de Conférence 4
Intervenants : M. Eleuther Tarimo, Tanzanie
M. Hans Binswanger, Banque mondiale
Deux experts présenteront des arguments en faveur d’une mise en œuvre par étapes et contre une mise en œuvre à l’échelle du pays (partage des expériences au lieu de déclarations normatives sur les problèmes). Ces présentations seront suivies par une synthèse du facilitateur et des questions du public.
De meilleures approches pour le renforcement des capacités techniques et de gestion
Président : Prof. Leonce Johnson, OUA
Lieu : Salle de Conférence 5
Facilitateur : Mme Meskerem-Grunitzky-Bekele, ONUSIDA
Panéliste : Mme Martina Smedberg, SIDA
Mme Sylvia Barrow, CIDA
M. Steven V. Shongwe, Secrétariat de la santé du Commonwealth
Prof. Souleymane Mboup, Réseau africain de recherche sur
le SIDA (RAR)
Cette table ronde sera axée sur des approches efficaces pour le renforcement des capacités techniques et de gestion en vue d’une action soutenue contre la pandémie.
Accès aux soins et aux traitements
Président : A annoncer
Lieu : Salle de Conférence 1
Présentateur : S.E. Aleke Banda, Ministre de la Santé du Malawi
Intervenants : Personnes atteintes du SIDA, OSC, Secteur privé
Les panélistes aborderont les questions suivantes :
F Perspectives d’une personne vivant avec le VIH/SIDA : Le leadership et les initiatives de personnes vivant avec le SIDA ;
F Alternatives pour les stratégies des médicaments abordables ;
F Les soins au nivau communautaire, y compris la prise en charge du personnel soignant ;
Par ailleurs, les résultats de la réunion pré-Forum sur les réalisations et défis des dirigeants et responsables en matière de soins offerts aux personnes atteintes du HIV/SIDA en Afrique seront présentés et une discussion suivra cette présentation.
Amélioration et générales des interventions ciblées
Président : Dr Kwesi Botchwey, Université de Harvard
Lieu : Salle de Conférence 6
Présentateur : Mme Charlotte Watts, London School of Tropical Hygiène
and Medicine
Intervenants : MOF, MOH, Donateurs/ Personnes atteintes du SIDA
Facilitateur : Mme Anita Alban ONUSIDA
Mme Paurvi Bhatt, USAID
Mme Mataditsho Moeti, OMS
Cette séance abordera les choix difficiles auxquels sont confrontés les responsables en termes d’allocation de ressources limitées pour les actions de prévention et de soins. Par ailleurs, les coûts et avantages de différents scénaries avec un budget donné seront présentés. Il y aura également un débat sur le thème prévention VIH/SIDA ou soins ;
13:00-14:00 Déjeuner
14:00-15:30 Sessions plénières parallèles
Séance pour les Rapporteurs
Lieu : Salle de Conférence 4
Il s’agit d’une séance fermée destinée aux rapporteurs chargés de préparer le document de consensus à soumettre à la plénière.
Points forts des Ateliers nationaux
Président : à annoncer
Lieu : Salle de Conférence 2
Table ronde : Pays sélectionnés
Dans le cadre de ce débat on discutera et comparera les expériences des pays sélectionnés ainsi que les meilleures pratiques telles qu’identifiées dans les Ateliers nationaux.
15:30-16:00 Pause café, séance d’affiches ; expositions et coin des orateurs
16:00-18:00 Sessions plénières parallèles
Préparation du consensus
Il s’agit d’une séance de brainstorming en vue de préparer la séance de clôture du dernier jour. Dans le cadre de ce forum il sera possible de présenter et discuter les domaines clef pour un consensus dans l’avenir, ainsi que les recommandations particulières et certaines actions à mener par les responsables.
Président : S.E. Kalumba Katele, Ministre des Finances, Zambie
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Débat : Représentants de groupes d’intérêt
Femmes
Jeunes
Personnes atteintes du SIDA
OSC
Secteur privé
Gouvernement
Communauté des Donateurs
Briefing des Chefs d’Etat
Co-Présidents : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif, CEA
Dr Peter Piot, Directeur exécutif, ONUSIDA
Lieu : Salle de Conférence 6
Lors de cette séance à huis clos, les représentants de certains groupes d’intérêt et focus groupes sélectionnés, ainsi que les responsables d’institutions des Nations Unies feront un exposé aux Chefs d’Etat sur les principaux points d’accord, conclusions et recommandations du Forum.
20:00-24:00 Les artistes contre le SIDA, Hôtel Sheraton
Des musiciens africains de renommée l’internationale se produiront en soutien au message du Forum 20000 : " Le SIDA et le leadership".
Jeudi 7 décembre :
Consensus sur le leadership
08:30-9:40 Points forts des Ateliers nationaux, vidéo
Lieu : Salle de Conférence 2
10:00-13:00 Session plénière
Co-Présidents : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif, CEA
Dr Salim A. Salim, Secrétaire général, OUA
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Allocution de M. Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU
Forum des Chefs d’Etat
Au cours de ce Forum, chaque Chef d’Etat fera une déclaration sur le thème de la pandémie du VIH/SIDA. Un dialogue interactif avec des participants sélectionnés représentant les différents groupes d’intérêts.
13:00-16:00 Déjeuner
16: 00 -18:00 Session plénière
Mise en œuvre du consensus
Président : Mme Carol Bellamy, Directeur général, UNICEF/
Président du Comité des Organisations co-sponsors (CCO)
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Discussion-débat : Institutions des Nations Unies et des représentants
de groupes d’intérêts sélectionnés
Cette séance offrira une opportunité aux institutions des Nations Unies et aux autres acteurs engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique d’articuler clairement la façon de renforcer leurs rôles et partenariats grâce à une collaboration et des activités conjointes post-Forum.
Séance de Clôture
Président : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif, CEA
Lieu : Salles de Conférence 1 et 2
Cette séance de clôture sera axée sur le rôle futur des responsables et dirigeants dans les domaines du SIDA et du développement. On envisage ce qui suit :
F Points d’action que les participants devraient ramener dans leurs pays ou institutions respectives ;
F Rôles et responsabilités à tous les niveaux de responsabilité ;
F Mécanismes efficaces pour une information appropriée à tous les niveaux de responsabilité ;
F Présentation de recommandations pour un nouveau niveau d’engagement durable et soutenu pour une meilleure réponse à la pandémie du VIH/SIDA.
18:00-19:00 Conférence de presse
Lieu : Salle de Conférence 2
20 : 00 Manifestations de solidarité pour la lutte contre le VIH/SIDA du Comité du syndicat du personnel des Nations Unies
Le Comité organise différentes activités visant à collecter des fonds pour les victimes du SIDA. Cela comprend notamment un dîner dansant et une présentation culturelle. Les billets d’entrée et de tombola seront en vente tout au long du Forum.
D. Expositions
Des expositions diverses seront organisées en parallèle des travaux du FAD 2000 présentant les travaux et produits de compagnies pharmaceutiques, producteurs et sociétés de service qui sont impliqués dans l’élimination du SIDA et le traitement de personnes infectées, institutions spécialisées des Nations Unies, partenaires de développement, ONG engagées dans la formation, l’éducation et le conseil relatifs au SIDA, et les entreprises et projets dans le domaine des technologies d’information et de communication et de diffusion de l’information en particulier dans le secteur de la santé. Les exposants auront une excellente opportunité de présenter leurs services et produits qui ont été développés pour lutter contre la pandémie du SIDA en Afrique et de les porter à l’attention des dirigeants et responsables africains.
Profile des exposants
Il y aura plus de trente exposants représentant des ONG, le secteur privé, les institutions des Nations Unies ainsi que certains pays. Les produits et services qui seront exposés vont des publications et produits pharmaceutiques aux programmes de formation et autres conçus pour subvenir aux besoins du personnel impliqué dans les soins aux personnes vivant avec le SIDA.
Exposition artistique
Une exposition de peintures de l’école des beaux-arts de l’Université d’Addis Abeba aura également lieu.
Séances Posters
Des discussions d’affiches se tiendront tous les jours dans l’aire d’exposition.
Speaker’s corner
Un endroit pour se détendre dans des fauteuils confortables pendant les pauses et pour pouvoir engager un dialogue informel ou simplement écouter les intervenants ad hoc qui prendront la parole.
Le Centre des technologies de l’information pour l’Afrique
de la CEA (ITCA)
Le Centre ITCA présentera une exposition pour démontrer les usages multiples des technologies de l’information dans le secteur de la santé, y compris la facilitation de l’accès et de la distribution d’informations essentielles de santé ; le renforcement des capacités nationales dans des secteurs clef tels que l’échange d’informations, la qualité et les standards, le développement de la force de travail et de la recherche ; un outil rentable de formation continue pour le personnel de la santé ; l’amélioration de l’administration et de la gestion du secteur de la santé à travers des systèmes d’informations médicales ; et un meilleur accès à certains diagnostics grâce à la télémédecine. Pour plus de renseignements, contactez Sue Rhee, Information Technology Centre for Africa, Economic Commission for Africa, P.O. Box 3001, Addis Ababa, Ethiopie.
E. Réunion Post-Forum
Vendredi 8 décembre 2000
9:00–17:00 : Première réunion des groupes d’intérêt sur le Partenariat International contre le SIDA en Afrique (IPAA)
Lieu : Salle de Conférence 4
Organisateurs : ONUSIDA/CEA
Objectifs :
F Se mettre d’accord sur des moyens pour accélérer la mise en œuvre de l’IPAA au niveau mondial, régional et local ;
F Se mettre d’accord sur des moyens de suivi des progrès de l’IPAA sur la base des résultats escomptés et des repères arrêtés dans le cadre général.
Participants :
Les principaux intéressés des cinq constituants de l’IPAA et les membres du Conseil de coordination des programmes de l’IPAA :
F Gouvernements africains (les 6 pays prioritaires) ;
F Co-sponsors des Nations Unies ;
F Donateurs ;
F Secteur privé ;
F Secteur communautaire.
Les structures d’organisation du FAD 2000 sont le Comité Directeur, le Comité Consultatif Technique et le Secrétariat.
V. L'equipe d'organisation et de gestion du Forum 2000
A. Comité Directeur
M. K. Y. Amoako (CEA)
Mme Lalla Ben Barka (CEA)
M. Stephen Lewis (ECA)
Mme Awa Coll-Seck (UNAIDS)
Mme Meskerem Grunitzky-Bekele (ONUSIDA)
Mme Debrework Zewdie
(Banque mondiale)
M. Nigel Roberts (Banque mondiale)
Mme Paula Donovan (UNICEF)
M. Abdul Mohammed (UNICEF)
M. Samuel Nyambi (PNUD)
M. Michael Jancloes (OMS)
M. Assefa Bequele (OIT)
B. Comité Consultatif Technique
Experts en VIH/SIDA
Prof. Anthony Barnett (R.U)
Mme Ellen Bortei-Doku Aryeetey (Ghana)
Dr Kwesi Botchwey (USA)
Prof. Joseph Brunet-Jailly (Côte d’Ivoire)
Pasteur Gideon B. Byamugisha (Ouganda)
M. Pape Syr Diagne (Kenya)
Prof. Clément Dzidonou (Ghana)
Mme Anriette Esterhuysen (Afrique du Sud)
Mme Jeanne Gapiya (Burundi)
M. Joe Martin Harvey (Zimbabwe)
Prof. Lazare Kaptue (Cameroun)
Prof. Michael J. Kelly (Zambia)
M. Gilbert Kombe (USA)
M. Peter Lamptey (USA)
Dr Marc Minani (France)
Mme Gladys Mutangadura (USA)
M. Germano Mwabu (Kenya)
Imam Hamadane Ould-Tah (Mauritanie)
M. Olikoye Ransome-Kuti (Nigeria)
M. Hanno Rumpf (Namibie)
Prof. Francis Wilson (Afrique du Sud)
Représentants des jeunes
M. Bakiono Bagnomboé (Burkina Faso)
Mme Sisonke Msimang (Afrique du Sud)
Mme Fiona Gininidza (Swaziland)
Représentants d’organisations régionales
Prof. Leonce Johnson (OUA)
Ms. Almaz Amine (BAD)
M. Ahmedou Ould-Abdallah (GCA)
Représentants des institutions spécialisées des Nations Unies
Dr Matshidiso R. Moeti (OMS)
Mme Pia Nyman (OIT)
Dr Roland Msiska (PNUD)
Mme Madhu Bala Nath (UNIFEM)
M. Alexis Pokrovsky (UNESCO)
M. Mark Stirling (UNICEF)
Dr Miriam K. Were (FNUAP/CST)
Mme Anita Alban (ONUSIDA)
Mme Sissel Ekaas (FAO)
Représentants des institutions donatrices
Ms. Paurvi Bhatt, (USAID)
M. René Bonnel, (Banque mondiale)
C. Le Secrétariat
Mme Claire Mulanga, Coordinatrice
Mme Shu-Shu Tekle-Haimanot, Coordinatrice Assistante
M. Patrick Chiumya, Directeur,
Division des Conférences &
des Services Généraux
M. Henri Fourcault, Conseiller principal des programmes, Bureau
du Secrétaire exécutif (BSE)
M. Peter daCosta, Conseiller principal
de la communication, BSE
M. Ali A.I. Todaro, Adjoint spécial
du Secrétaire exécutif, BSE
M. Andrew Kossia, Conseiller Programmes
M. Saddiq Solbi, Conseiller Programmes
M. Gerard Hounkponou,
Directeur Administratif & Logistique
Mme Ann Matthews,
Directrice des expositions
M. Afework Temtime, Administrateur
de la gestion de l’information
Mme Virginie Mongonou, Assistante
Mme Azeb Abay, Assistante Administrative
Mme Juliet Mugema-Uzamukunda, Assistante au service des expositions
Melle Fitsum Chernet, Secrétaire
Melle Sitra Youssuf, Secrétaire
Melle Selome Kebede, Secrétaire
Melle Adugna Tadesse, Secrétaire
M. Vahé Tilbian, Data base
M. Gedion Workneh, Data base
Melle Hohit Seyoum, Stagiaire
Melle Yeshet-Amba Negussie, Stagiaire
Mme Oumou Koumaré, Assistante
M. Solomon Wedere, clerk
Secrétariat du FAD 2000
Commission économique pour l’Afrique
P. O. Box 3001
Addis Abeba, Ethiopie
E-mail : adf@uneca.org
Tel : +251-1-51 65 13
Fax : +251-1-51 65 63
Internet : http : //www.uneca.org/adf2000
VI. Profiles des intervenants
Le Secrétaire général des Nations Unies
M. Kofi A. Annan est le septième Secrétaire général des Nations Unies. Il a pris ses fonctions le 1er janvier 1997. Sous sa gouvernance, l’Organisation a été réformée et a été " plus proche du public". Une fois la confiance publique rétablie, l’Organisation a été en mesure de forger de nouveaux partenariats en vue de promouvoir la paix et le développement. M. Annan a fait carrière au sein des Nations Unies et a également travaillé pour la CEA. Avant d’être nommé Secrétaire général, M. Annan occupait le poste de Secrétaire général adjoint au Département des opérations de maintien de la paix. La période que M. Annan a passé aux opérations de maintien de la paix correspond à une période de croissance sans précédent à la fois de la taille et de la portée de la demande pour ce type d’opérations. M. Annan a un diplôme de troisième cycle en gestion.
Chefs d’Etats et de gouvernements
S.E. Negasso Gidada est Président de la République démocratique d’Ethiopie depuis août 1995. De 1984 à 1989 il occupait le poste de Directeur du Centre du Tiers Monde à Francfort, alors qu’il a toujours été en exil. A son retour en Ethiopie, il a été Ministre du Travail et des Affaires sociales de 1991 à 1993, et Ministre de l’Information de 1993 à 1995. M. Gidada a étudié à l’Université Haile Selassié I (actuellement Université Addis Abeba) a obtenu un diplôme de troisième cycle en ethnologie et psychologie ainsi qu’un Doctorat en ethnologie de l’Université Johann Wolfgang Goethe, Francfort.
S.E. Hage Geingob, a prêté serment comme Premier Ministre de la République de Namibie le 21 mars 1990, et pour un second terme en 1995. Il a débuté sa carrière comme représentant adjoint de la SWAPO au Botswana de 1963 à 1964. Plus tard, lorsque la SWAPO a été reconnue comme seul et authentique représentant du peuple namibien, M. Geingob a été nommé Représentant de la SWAPO auprès des Nations Unies. En 1972, il a été nommé Spécialiste des affaires politiques au Secrétariat des Nations Unies. De 1975 à 1989 il occupait le poste de Directeur de l’Institut des Nations Unies pour la Namibie, à la suite de quoi il a été Directeur des élections de la SWAPO. Il a ensuite présidé l’Assemblée constitutive qui était chargée d’élaborer la Constitution namibienne adoptée en 1990. Cette Constitution est considérée comme l’une des plus libérales et des plus démocratiques en Afrique. M. Geingob détient un diplôme de troisième cycle de la New School for Social Research, New York.
S.E. Paul Kagame a été élu Président de la République du Rwanda par l’Assemblée nationale transitionnelle le 17 avril 2000. En 1960, M. Kagame s’est rendu en Ouganda pour se mettre à l’abri de la persécution et de la violence et a fait partie du premier groupe d’hommes, avec Yoweri Kaguta Museveni, qui a lancé la guerre de libération de l’Ouganda en 1980, guerre qui a duré cinq ans. De 1986 à 1990, il a occupé un poste important dans l’armée ougandaise. En octobre 1990, après trente années d’exil, M. Kagame est retourné au Rwanda pour y diriger l’Armée patriotique du Rwanda (RPA) dans sa lutte pour la libération de son pays. Le 19 juillet 1994, M. Kagame a été nommé Vice-Président et Ministre de la Défense du Gouvernement d’unité nationale, puis, en 1998, il a été Président du Front patriotique rwandais, un partenaire du Gouvernement d’unité nationale. M. Kagame est titulaire d’un diplôme de gestion professionnelle et d’études des affaires de l’Université ouverte de Londres, R.U.
S.E. Festus G. Mogae, a fait une longue carrière dans la fonction publique et dans la finance internationale avant de devenir Président du Botswana. De 1976 à 1980, M. Mogae était Directeur exécutif pour l’Afrique anglophone auprès du Fond Monétaire International (FMI) à Washington, D.C, à la suite de quoi il est rentré au Botswana pour y occuper le poste de Gouverneur de la Banque du Botswana de 1980 à 1981. De 1982 à 1989, il était Secrétaire permanent du Président, Secrétaire du cabinet et Superviseur des élections. Il a été nommé Ministre des Finances et de la Planification du développement en 1989 et est devenu vice-président en 1992, poste qu’il a occupé jusqu’au 31 mars 1998, date à laquelle il est devenu le troisième Président de la République du Botswana. M. Mogae est un économiste diplômé de l’Université d’Oxford et de l’Université de Sussex, R.U.
S.E.Benjamin Mkapa a été élu Président de la République de Tanzanie le 25 novembre 1995. Sa carrière dans la fonction publique a commencé en 1962 lorsqu"il est rentré au Ministère des affaires étrangères. Il a été Haut Commissaire au Nigéria et au Canada, ainsi qu’Ambassadeur auprès des Etats-Unis. De 1984 à 1990, M. Mkapa était Ministre des Affaires étrangères, et juste avant son accession à la Présidence, il occupait le poste de Ministre pour la Science, la Technologie et l’Education supérieure. M. Mkapa a également eu une carrière importante dans les médias puisqu’il était Directeur exécutif de plusieurs journaux nationaux et, en 1974, il a été nommé Secrétaire de presse auprès du Président. M. Mkapa a été l’un des fondateurs de l’Agence tanzanienne de presse (SHIHATA) en juillet 1976, et a été Ministre de l’Information et de la Culture (1980 – 1982) et Ministre de l’Information et de la télédiffusion (1990 – 1992). M. Mkapa est diplômé de l’Université Makerere et a deux Doctorats honorifiques.
S.E. Pascoal Mocumbi a longtemps fait partie du Gouvernement du Mozambique. Il était Ministre de la Santé de 1980 à 1987 et Ministre des Affaires étrangères de 1987 à 1994, date à laquelle il a été nommé Premier Ministre. M. Mocumbi a été un membre fondateur du Front de libération du Mozambique (FRELIMO), est un membre du Groupe de travail spécial sur la santé et le développement de l’Organisation mondiale de la santé. Il a obtenu un diplôme de médecine interne de l’Université de Lausanne, Suisse et a également un diplôme en planification de la santé.
S.E. Yoweri Kaguta Museveni, né en 1944 d’origine pastorales Bahima à Ankole, est devenu Président de l’Ouganda le 26 janvier 1986, après avoir dirigé une guérilla couronnée de succès contre les régimes de Milton Obote et Tito Okello. M.Museveni a formé un Gouvernement de large base dans lequel les factions politiquement hostiles ont été reconciliées. Il a écrit de nombreux livres parmi lesquels son dernier Best-seller "Sowing the Mustard Seed". M. Museveni a étudié les sciences politiques et l’économie à l’Université de Dar-es-Salaam dont il a obtenu une maîtrise en 1970.
S.E. Moustapha Niasse, S.E. Moustapha Niasse, Premier Ministre du Sénégal, est né le 4 novembre 1939 à Keur Madiabel. Longtemps protégé du Premier Chef d’ Etat du Sénégal, M. Léopold Sedar Senghor, il a servi comme Chef de Cabinet de M. Senghor de 1970 à 1978. Il a successivement occupé les postes de Ministre de la Planification urbaine, de l’ Habitat et de l’ Environnement et, de 1978 à 1983 celui de Ministre d’ Etat, Ministre des Affaires étrangères. Il était également Premier Ministre de transition pendant le réexamen constitutionnel de 1983 à la suite de quoi il est retourné aux affaires étrangères en tant que Ministre d’ Etat et Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’ Extérieur pour un autre mandat de cinq ans de 1993 à 1998. Pendant une période de huit ans pendant laquelle M. Niasse ne faisait pas partie du Gouvernement, il a mis en place un bureau d’études internationales qui a travaillé dans des secteurs allant de l’industrie pétrolière au transport aérien. De 1998 à 1999, M. Niasse a été Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs. Il est membre fondateur et Secrétaire général de l’ Alliance des forces du progrès (AFP) créée en juin 1999. M. Niasse a étudié à l’Ecole nationale d’administration et est diplômé en droit de l’Université de Dakar.
S.E Meles Zenawi a été élu Premier Ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie en août 1995. Il a interrompu ses études de médecine à l’Université d’Addis Abeba en 1974 afin de se joindre au Front de libération populaire Tigréain (TPLF) et lutter contre le régime Derg. De 1989 à 1991, M. Zenawi est devenu Président du TPLF et du Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien (EPRDF). Il a ensuite occupé les postes de Président du EPDRF ainsi que du Gouvernement de transition éthiopien de 1991 à 1995. M. Zenawi a un diplôme de troisième cycle en administration des entreprises de «open University », R.U
Représentants d’organisations pour le développement
M.K.Y. Amoako, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), occupe également les fonctions de co-Président de l’Initiative spéciale des Nations Unies pour l’Afrique (UNSIA) ; membre de la Commission sur l’information et l’infrastructure mondiale ; et membre de la Commission sur la macro-économie et la santé de l’Organisation mondiale de la santé. Avant de faire partie de la CEA en 1995, M. Amoako a occupé des postes importants au sein de la Banque mondiale notamment Directeur de l’éducation et des politiques sociales (1993-1995) ; Chef de la division des opérations de ressources humaines pour le Brésil, le Venezuela et le Pérou (1990-1992) et Chef de division pour les opérations-pays pour six pays d’Afrique de l’est (1985-1990). M. Amoako a un Doctorat en économie de l’Université de Berkeley, Californie. Il est ghanéen.
Mme Carol Bellamy, Directeur général de l’UNICEF, a pris ses fonctions comme quatrième Directeur général de l’UNICEF, avec rang de Secrétaire général adjoint, le premier mai 1995. Avant de faire partie de l’UNICEF, Mme Bellamy était Directrice du United States Peace Corps. Elle était la première bénévole à être à la tête du peace corps. Mme Bellamy est diplômée en droit de l’Université de New York, en 1968. Elle a été très active dans le secteur publique, notamment cinq ans au Sénat de l’Etat de New York (1973-1977). En 1978, Mme Bellamy est devenue la première femme Présidente du New York City Council, poste qu’elle a occupé jusqu’en 1985. Elle a également fait carrière en droit et en finance.
M. Mark Malloch Brown, a pris ses fonctions comme Administrateur du PNUD le 1er juillet 1999. Auparavant il était Vice-Président pour les affaires extérieures et Vice-Président pour les questions liées aux Nations Unies auprès de la Banque mondiale. Avant de faire partie de la Banque mondiale, M. Brown était le principal responsable international à Sawyer-Miller Group, une compagnie de communication stratégique et de gestion. Il a notamment travaillé avec des corporations, des gouvernements ainsi que des candidats politiques. Par ailleurs, M. Brown a fondé le « Economist Development Report », un rapport mensuel sur la communauté des donateurs et l’économie politique du développement dont il était l’éditeur de 1983 à 1986. De 1979 à 1983, M. Brown travaillait pour le Haut Commissaire aux Réfugiés des Nations Unies et en 1981, le HCR et son personnel ont obtenu le Prix Nobel de la paix. Engagé pour la cause des réfugiés et des droits de l’homme, M. Brown était également vice-président de Réfugiés Internationaux à Washington, D.C.. Il a obtenu un diplôme de troisième cycle en sciences politiques de l’Université du Michigan et est un ressortissant britannique.
M. Assane Diop, Directeur exécutif, Protection sociale, OIT, a été nommé à ce poste le 15 avril 2000. Né à Dakar, Sénégal en 1948, M. Diop a obtenu un diplôme de troisième cycle en littérature et langues romantiques de l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar ainsi qu’un diplôme dans ces disciplines de l’Université de Sao Paolo, Brésil et de Lisbonne, Portugal. Après une carrière dans le secteur de l’éducation, M. Diop a occupé différents postes de haut niveau dans les domaines sociaux et du travail. Avant de faire partie de l’OIT, M. Diop était Ministre de la Santé (1998-2000) ; Ministre du Travail et de l’Emploi (1995-1998) et Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (1990-1995) du Sénégal. Il a représenté son Gouvernement à plusieurs fora internationaux.
Mme Vivian Lowery Derryck, est devenue Administrateur adjoint du Bureau Afrique de l’USAID le 24 juillet 1998. Avant de faire partie de cette institution, Mme Derryck était Vice-Président et Directrice des politiques publiques de l’Académie pour le développement éducationnel. Elle a récemment arrêté de servir comme Conseiller principal auprès du Forum des dirigeants africains, la plus importante organisation non gouvernementale africaine dans les domaines du renforcement du leadership africain de haut niveau et de la promotion du développement démocratique sur le continent. Après avoir servi dans le secteur de l’éducation aux Etats-Unis et au Liberia, Mme Derrick est devenue Secrétaire d’état adjoint dans les administrations Carter et Regain. Elle a ensuite occupé différents postes de haut niveau dans les secteurs civil et privé, y compris la Présidence de l’Institut Africaine-américaine. Mme Derryck est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en affaires internationales, et un certificat de l’Institut régional des études africaines de l’Ecole des affaires internationales de l’Université de Columbia.
Dr Peter Piot a été nommé Directeur exécutif d’ONUSIDA et Sous-Secrétaire général des Nations Unies le 12 décembre 1994. Avant de faire partie d’ONUSIDA, Dr Piot était Directeur assistant du Programme mondial sur le SIDA de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et auparavant il a fait une carrière illustrée en tant que professeur de microbiologie dans plusieurs pays. En 1976, Dr Piot a fait partie des scientifiques qui ont découvert le virus de l’Ebola. Il a également été Président de la Société internationale sur le SIDA de 1991 à 1994. M. Piot a obtenu un diplôme de docteur en médecine en 1974 de l’Université de Ghent et, en 1980, un Doctorat en microbiologie de l’Université d’Anvers. Dr Piot a reçu de nombreuses distinctions pour ses travaux scientifiques et ses services publics et a été fait Baron par le Roi Albert II de Belgique en 1995. Il est né en Belgique en 1949.
Dr Mamphela Ramphele a été nommée Directeur général de la Banque mondiale le 24 septembre 1999. Elle a commencé sa carrière en 1970 en tant qu’étudiante engagée dans le Mouvement de Conscience Noire. Elle a exercé les fonctions de médecin, de leader dans le domaine des droits civiques, d’activiste pour le développement communautaire, de chercheur universitaire ainsi que d’administrateur universitaire. En septembre 1996, elle a été nommée Vice-Recteur de l’Université de Cape Town, devenant ainsi la première femme noire à occuper ce poste dans une université sud-africaine. Dr Ramphele a obtenu son diplôme de médecine en 1972 de l’Université de Natal. Parmi les distinctions universitaires qu’elle a obtenues, on peut citer un Doctorat en anthropologie sociale de l’Université de Cape Town et dix Doctorats honorifiques.
Dr Nafis Sadik a été nommée Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) en 1987 et a le rang de Secrétaire général adjoint. Dr Sadik a commencé à travailler pour le FNUAP en octobre 1971. Elle était la première femme à la tête d’un des programmes principaux à contributions volontaires des Nations Unies. En 1966, Mme Sadik est devenue Directrice de la planification et de la formation du Conseil de la planification familiale centralisée du Pakistan. Successivement elle a été nommée Directrice générale adjointe en 1968 et Directrice générale en 1970. Par ailleurs, Dr Sadik était Secrétaire général de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en 1994. Elle est née à Jaunpur en Inde, mais est de nationalité pakistanaise. Elle a suivi ses études au Loreto Collège (Calcutta) et a obtenu un diplôme de médecine de Dow Médical (Calcutta). Elle a poursuivi ses études à l’Université John’s Hopkins (USA) et a occupé un poste de chercheur en physiologie à la Queens University, Kingston, Ontario (Canada). Dr Sadik a également été distinguée par plusieurs diplômes honorifiques et fait partie d’un certain nombre de Conseils d’administration. Elle prend sa retraite à la fin de l’année 2000.
Dr Salim Ahmed Salim a été élu Secrétaire général de l’OUA pour la première fois en 1989 et sert actuellement son troisième mandat. Avant son élection, il a fait partie de la fonction publique en République unie de Tanzanie pendant 27 ans dans différents postes de haut niveau. Il était notamment Premier Ministre adjoint et Ministre de la Défense et du Service national, Ministre des Affaires étrangères (1980-1984) et Premier Ministre (1984-1985). Il était également Ambassadeur de la Tanzanie auprès des Nations Unies (1970-1980) et Président de la 34ème Assemblée générale des Nations Unies en 1979 ainsi que Président du Conseil de sécurité. Dr Salim a obtenu un diplôme de troisième cycle en Affaires internationales de l’Université de Columbia, New York ainsi que cinq Doctorats honorifiques.
Dr Ebrahim M. Samba a été nommé Directeur régional du Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en septembre 1995. Né en 1939 en Gambie, sa carrière s’étend sur plus de trois décennies. En plus de son soutien ferme aux programmes relatifs au VIH/SIDA à travers l’OMS, Dr Samba a personnellement joué un rôle de chef de file dans la mobilisation de ressources pour subvenir aux besoins des orphelins du SIDA et des familles touchées par le SIDA. Il a un MB.BS en médecine de l’Université nationale d’Irlande et a également étudié la chirurgie à la Royal Infirmary de l’Université d’Edinbourgh en Ecosse. Dr Samba est membre du Royal Collège of Surgeons. En 1964, il a commencé à pratiquer la médecine dans le domaine de la santé publique dans son pays. En 1980, Dr Samba a été nommé Directeur du programme de contrôle de l’onchocercose (OCP) en Afrique de l’ouest et a occupé cette fonction jusqu’en 1994. Ce programme est devenu un exemple de l’OMS pour la communauté des donateurs ainsi que pour les pays bénéficaires, et Dr Samba a obtenu le Prix de la faim pour son travail.
Autres intervenants
M.Y.Seyyid Abdulai, Directeur général et chef exécutif du Fond de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est né le 19 juin 1940 au Nigeria. Après avoir obtenu un Doctorat en Economie, M. Abdulai a enseigné l’économie à l’Université Mc Gill de Montréal, Canada de 1965 à 1971. Il a ensuite travaillé à la Banque mondiale de 1971 à 1982 où il a successivement occupé les postes d’Assistant technique, de Conseiller et de Suppléant du Directeur exécutif du Groupe Afrique I. Il a également été Administrateur gérant et chef exécutif du Fédéral Mortgage Bank du Nigeria. M. Abdulai a été nommé à la tête du Fond de l’OPEP en août 1983.
Dr Kwesi Botchwey, Directeur des Programmes et de la recherche sur l’Afrique au Centre pour le développement international (CID) de l’Université de Harvard, était Ministre des Finances du Ghana de 1982 à 1995. En tant que Ministre des Finances, il a joué un rôle clef dans la mise en œuvre de l’un des programmes de réforme les plus vastes en Afrique subsaharienne. Il a un troisième cycle en droit de l’Université de Yale ainsi qu’un Doctorat en droit de l’Université du Michigan. M. Botchwey est membre du Panel de personnalités de haut niveau sur le développement africain, panel qui a été mis en place par le Secrétaire général des Nations Unies. Il a également été Président du Comité économique de la coalition mondiale pour l’Afrique depuis sa création. Par ailleurs, M. Botchwey fait partie des Conseils de la Fondation pour le renforcement des capacités africaines (ACBF) et du Consortium africain de recherche économique (AERC). Il est également consultant auprès de diverses institutions internationales, notamment la Banque mondiale, le Fond monétaire international (FMI), le PNUD, la CNUCED et le Secrétariat du Commonwealth.
S.E. Kenneth Kaunda a été le premier Président de la Zambie en 1964 et a occupé ce poste jusqu’en 1991. Il a fait ses débuts dans la politique en tant qu’organisateur en 1950, et est rapidement devenu chef de file de la lutte de libération anti-coloniale et, en 1960, a émergé comme Président du Parti national uni pour l’indépendance (UNIP). Il a mené une campagne non violente réussie contre la Fédération de Rhodésie et du Nyasaland qui étaient sous domination blanche, et après leur séparation, a gagné les élections de 1964 en Rhodésie du nord (Zambie) et en est devenu le Premier Ministre. Lorsque plus tard cette année l’indépendance a été accordée, il a été élu Président. M. Kaunda a joué un rôle clef dans les arrangements de la Conférence de Londres de 1979 qui a conduit à la règle majoritaire noire en Rhodésie, qui a été renommée Zimbabwe en 1980. Réélu pour un sixième mandat présidentiel en 1988, M. Kaunda a toutefois été battu par M. Frederick Chiluba en 1991 dans les premières élections multipartites en Zambie depuis dix-neuf ans. Il s’est retiré de la tête du parti UNIP et ensuite de la politique en mars 2000. Il est maintenant pleinement engagé dans la lutte contre le VIH/SIDA et joue un rôle en tant que médiateur pour la paix dans les conflits en Afrique.
Mme Graça Machel, membre de la Fondation des Nations Unies, a été le Ministre de l’Education du Mozambique jusqu’en 1989 et Présidente de l’Organisation nationale pour les enfants du Mozambique. Elle est Présidente de la Commission nationale de l’UNESCO, et a fait partie du Comité d’organisation international de la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous en 1990. Mme Machel a été nommée par le Secrétaire général pour présider l’Etude sur l’impact des conflits armés sur les enfants. Elle est la veuve du premier Président du Mozambique et est actuellement l’épouse de l’ex-Président de l’Afrique du Sud, M. Nelson Mandela. Elle partage son temps entre des activités au Mozambique et en Afrique du Sud.
S.E. Justin Malewezi est né le 23 décembre 1944 à Ntchisi, Malawi. Il a commencé sa carrière en tant qu’enseignant en 1967 après avoir obtenu une maîtrise en biologie de l’Université de Columbia, New York. M. Malewezi a poursuivi sa carrière dans la gestion de l’enseignement jusqu’en 1980. A partir de ce moment là, et jusqu’en 1991, il a fait carrière dans le secteur de la gestion du secteur public ce qui l’a amené à devenir consultant indépendant en Tanzanie, au Ghana et au Lesotho jusqu’en 1993. A partir de cette date, jusqu’à sa nomination au poste de Vice-Président, le 21 mai 1994, M. Malewezi a occupé un certain nombre de postes de haut niveau y compris Ministre de la Défense, Ministre des Finances et Ministre des Corporations statutaires.
S.E Nelson Mandela a été investi Président de l’Afrique du Sud le 10 mai 1994 aprés une longue lutte contre l’apartheid et le racisme et après vingt-sept ans en prison pour la lutte qu’il a fini par personnifier. En raison de ses activités au nom de Umkhonto we Sizwe, la branche militaire du Congrès national africain (ANC), il a été arrêté pour avoir quitté le pays illégalement et pour incitation à la grève et a été condamné et emprisonné pour cinq ans en novembre 1962. Pendant qu’il épuisait sa peine, il a été accusé de sabotage dans le procès Rivonia et condamné à l’emprisonnement à vie. En dépit du soulèvement international, il n’a été libéré qu’en février 1990. M. Mandela a été élu chef de l’ANC en 1992 et en 1993 il a gagné le Prix Nobel de la paix. De formation juridique, le Président Mandela a été distingué par des diplômes honorifiques d’universités du monde entier.