Nations Unies
Commission Economique pour l’ Afrique (CEA)
Forum pour le
Développement
de l’Afrique 2000

"SIDA: Un défi sans
précédent pour les
leaders"

3-7 décembre 2000
Centre de Conférences
des Nations Unies,
Addis Abeba, Ethiopie



RAPPORT JOURNALIER

4ème édition
Rapport du mercredi
6décembre 2000

 

 


 

SOMMAIRE

. Introduction

. Rapport principal de la séance plénière:
                       Actions de leadership requises

. Grandes lignes des séances de travail en groupes du 6 décembre.

. Grandes lignes des séances de travail en groupe du 5 décembre.

 

 

 

 

 


FORUM POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE 2000
SIDA: UN DEFI SANS PRECEDENT POUR LES LEADERS

Rapport journalier du mercredi 6 décembre 2000

Le présent rapport couvre la séance plénière du 6 décembre, les grandes lignes des séances de travail en groupe du 6 décembre ainsi que les grandes lignes des séances de travail en groupes du 5 décembre qui ne figurent pas dans le rapport du 4.

Les principaux thèmes du 6 décembre étaient les actions de leadership requises, vers une action plus efficace des leaders contre la pandémie du VIH/SIDA et l’élargissement du partenariat international contre le SIDA en Afrique.

 

 


Rapport principal de la séance plénière
           
Actions de leadership requises

 

Président: Dr. Mampehela Ramphele

Thème principal de la séance

La nécessité de traiter l’épidémie comme un front de bataille à travers l’accélération de l’action contre le VIH/SIDA, la mobilisation de tous les principaux acteurs aux niveaux national et international. Il est essentiel de créer un véritable partenariat avec tous les partenaires, spécialement les communautés, les familles et les individus, qui doivent être responsabilisés pour traiter des questions de VIH/SIDA. Il est donc impératif que les institutions adoptent une approche entièrement différente du problème du VIH/SIDA en termes de changement institutionnel et comportemental.

Principales conclusions

La lutte contre le VIH/SIDA devrait bénéficier des expériences des guerres conventionnelles. Les communautés sont très conscientes de la manière d’approcher l’épidémie et elles devraient avoir la possibilité de le faire.

Les approches traditionnelles et non traditionnelles devraient être adopter pour mobiliser les fonds et les gouvernements devraient prévoir des ressources au titre de leurs budgets nationaux pour combattre l’épidémie.

Il est nécessaire que la communauté internationale ajuste ses politiques pour considérer le problème comme une situation de guerre.

Un appel a été lancé à la Banque mondiale pour qu’elle examine les implications éthiques et morales des prêts pour la lutte contre le SIDA et plusieurs intervenants ont demandé l’annulation de la dette et la conversion des prêts en dons.

Les gouvernements sont invités à mettre en place de mécanismes de financement pour faciliter le transfert des fonds aux communautés.

L’importance du partenariat international contre le SIDA au niveau national a été stigmatisée et les questions de mise en oeuvre suivantes ont été mises en exergue : participation communautaire, échange d’informations, renforcement des capacités des PVVS, des femmes et des communautés pour assurer la durabilité, les soins et le soutien, y compris l’accès des PVVS aux médicaments, l’extension des meilleures pratiques.

 

Principaux sujets et points importants

Le besoin de passer de la rhétorique à l’action concrète, importante dans son intensité et son étendue. Tous les partenaires sont encouragés à intensifier leurs actions contre l’épidémie du VIH/SIDA dans la mesure où nous ne pouvons plus continuer de vivre comme avant. L’engagement et le dévouement nous assureront le succès. Dans cet âge technologique, « WWW » devrait signifier « nous vaincrons » (we will win).

Des progrès considérables ont été accomplis aux niveaux national et international depuis l’introduction du Partenariat international contre le VIH/SIDA en janvier 1999. Les principales réalisations au niveau international sont notamment le niveau élevé de la mobilisation politique. Par exemple, la question du SIDA a été posée au niveau du Conseil de Sécurité et le Secrétaire général a lancé le Partenariat en septembre 1999. Il y a eu aussi un accroissement de la mobilisation de ressources auprès des partenaires internationaux.

Au niveau, le Partenariat international contre le VIH/SIDA a donné lieu à une volonté et un engagement politiques plus accrus, des plans stratégiques améliorés, la décentralisation de l’action nationale aux niveaux des districts et des collectivités, l’accroissement de la mobilisation de ressources, y compris des méthodes novatrices de collecte de fonds (allégement de la dette, HIPIC). Cependant, il est encore possible d’améliorer, en ce qui concerne particulièrement la mise en oeuvre du plan stratégique et le décaissement des fonds pour les communautés.

Il y a eu plusieurs déclarations relatives à la mobilisation de ressources : appel pour un appui plus accru de la part de la communauté internationale pour lutter efficacement contre la pandémie du VIH/SIDA. La Banque a été félicité pour ses efforts dans l’introduction de l’ « IDA » mais il lui a été demandé d’adopter une approche plus humanitaire et morale aux problèmes du VIH/SIDA en convertissant les prêts pour la lutte contre le SIDA en dons.

 

Citations très intéressantes à  retenir :

Dans cette ère de la technologie de l’information, que le slogan « nous vaincrons » soit notre force motrice. Si nous sommes engagés et dévoués, nous vaincrons ! ! ! Kenneth Kaunda

« La proposition de prêt aurait été acceptable sans le SIDA, mais elle ne l’est pas dans un monde où sévit le SIDA » Micheal Kelly

« Les jeunes sont en colère à cause de la pauvreté, de la dette, de la corruption et de l’injustice sociale. » Geneviève – Global Youth Connection.

 


Grandes lignes des séances de travail en groupes
           - le 6 décembre -

 

Accès au traitement et aux soins

L’accès au traitement et aux soins est vital dans la lutte contre le VIH/SIDA, non seulement parce qu’il s’agit d’un droit humain fondamental, mais aussi parce que nous ne pouvons pas encourager les personnes à rompre le silence sans leur offrir en retour un traitement et des soins.

Même si certains pays sont plus avancés que d’autres, il est clair que nous avons besoin de traitements et de soins plus adaptés sur l’ensemble du continent. Ceci implique le renforcement des infrastructures sanitaires et de tous les aspects des soins communautaires, y compris la formation dans les domaines médicaux.

Il s’avère également nécessaire de procéder à une réduction importante des prix de toutes les catégories de médicaments qui ont été mis au point pour lutter contre l’infection à VIH et les infections opportunistes du SIDA. Des prix plus bas et des systèmes de soins mieux adaptés doivent être mis en place simultanément et immédiatement.

 

 


Grandes lignes des séances de travail en groupes
           - le 5 décembre -

 

Leadership: Rôle du gouvernement dans la mobilisation sociale

Au cours de la séance, le rôle du gouvernement dans la mobilisation sociale contre le SIDA a été évalué. Il a été reconnu que le rôle du gouvernement est essentiel dans la lutte contre le SIDA. Les gouvernements africains ont donc pour rôle:

  • la conception et la mise en oeuvre des programmes sur le SIDA;
  • la coordination de tous les acteurs dans la lutte contre le SIDA;
  • la mobilisation de toutes les ressources requises pour les programmes de lutte contre le SIDA;
  • la diffusion de l’information;
  • la facilitation de l’accès aux médicaments.

A ce jour, les efforts entrepris par les gouvernements n’ont pas encore donné les résultats escomptés. Les conclusions ont été les suivantes:

  • faible performance des programmes nationaux de lutte contre le SIDA;
  • faible mobilisation des ressources financières et humaines;
  • sous-utilisation des PVVS.

Il a été recommandé de prendre des mesures urgentes pour faciliter l’accès des médicaments aux PVVS. En outre, il conviendrait de renforcer les campagnes d’information.