POINTS CLÉS ABORDÉS AU COLLOQUE SUR L'UNION AFRICAINE


Bénédicte Walter, FDA info, 1er numéro, lundi 4 mars 2002 [sommaire]


Le Colloque sur l’Union africaine (UA) qui s’est tenu dimanche en prélude au Troisième Forum pour le développement de l’Afrique (ADF III) a été l’occasion de présenter en détail l’état, le processus et les objectifs de la mise en place de l’UA.

Organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et animé par InterAfrica Group, le Colloque a abordé les questions essentielles suivantes:

Vision: l’Union africaine (UA) est un projet politique, économique et social. Ces différents aspects ne sauraient être séparés. L’intégration africaine doit procéder de l’intégration économique et de l’unification politique.

Valeurs: l’Union africaine doit se fonder sur une série de valeurs fondamentales, dont le respect des règles constitutionnelles dans les pays africains, la bonne gouvernance, la paix, la démocratie et le respect des droits humains.

Processus: le processus lui- même devrait encourager la participation démocratique et l’implication des parties intéressées, notamment en officialisant les relations entre les organisations de la société civile et les organes de l’Union africaine (statut d’observateur, accréditation aux sommets de l’UA); en encourageant la participation des parties intéressées à travers le futur conseil économique, social et culturel; en renforçant les liens avec le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD); en raffermissant les liens de partenariat avec le secteur privé et les organisations régionales et sous- régionales.

Institutions: le parlement africain, qui doit être issu d’élections au scrutin direct, devrait être mis en place aussi vite que possible. La cour africaine de justice sera une institution fondamentale pour la promotion des droits humains et fera fonction de cour suprême africaine. Le conseil économique, social et culturel devra être un mécanisme de consultation et de liaison avec les différentes parties concernées.

Financement: l’Union africaine devrait aussi s’employer à mettre en place de nouveaux mécanismes de financement pour éviter de dépendre entièrement des cotisations des États membres.  Difficultés: l’Union africaine doit clarifier son rôle via- à- vis des communautés économiques régionales (CER) et du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique.

Questions sexospécifiques: les institutions de l’UA devraient respecter l’engagement pris à Beijing quant à la représentation minimale des femmes dans les organes de prise de décision fixée à 30%.

Jeunes: l’Union africaine devrait créer un conseil consultatif des jeunes, qui regrouperait des comités nationaux de jeunesse, dans le dessein d’assurer une participation des jeunes au processus de mise en place de l’UA.

Paix et sécurité: l’Union africaine s’emploiera à coordonner et harmoniser ces opérations avec la Conférence sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique (CSSDCA), le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et les communautés économiques régionales.

Droits humains: l’Acte constitutif de l’UA devrait tenir compte de tous les instruments relatifs aux droits humains adoptés par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et ratifiés par les États africains.

Citoyenneté: l’Union africaine devrait tendre vers l’émergence d’une citoyenneté africaine unique.


Bénédicte Walter, FDA info, 1er numéro, lundi 4 mars 2002 [sommaire]

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