Organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et
animé par InterAfrica Group, le Colloque a abordé les questions
essentielles suivantes:
Vision: l’Union africaine (UA) est un projet politique,
économique et social. Ces différents aspects ne sauraient être
séparés. L’intégration africaine doit procéder de l’intégration
économique et de l’unification politique.
Valeurs: l’Union africaine doit se fonder sur une série
de valeurs fondamentales, dont le respect des règles constitutionnelles
dans les pays africains, la bonne gouvernance, la paix, la démocratie
et le respect des droits humains.
Processus: le processus lui- même devrait encourager
la participation démocratique et l’implication des parties intéressées,
notamment en officialisant les relations entre les organisations
de la société civile et les organes de l’Union africaine (statut
d’observateur, accréditation aux sommets de l’UA); en encourageant
la participation des parties intéressées à travers le futur
conseil économique, social et culturel; en renforçant les liens
avec le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique
(NEPAD); en raffermissant les liens de partenariat avec le secteur
privé et les organisations régionales et sous- régionales.
Institutions: le parlement africain, qui doit être issu
d’élections au scrutin direct, devrait être mis en place aussi
vite que possible. La cour africaine de justice sera une institution
fondamentale pour la promotion des droits humains et fera fonction
de cour suprême africaine. Le conseil économique, social et
culturel devra être un mécanisme de consultation et de liaison
avec les différentes parties concernées.
Financement: l’Union africaine devrait aussi s’employer
à mettre en place de nouveaux mécanismes de financement pour
éviter de dépendre entièrement des cotisations des États membres.
Difficultés: l’Union africaine doit clarifier son rôle via-
à- vis des communautés économiques régionales (CER) et du Nouveau
Partenariat pour le développement de l’Afrique.
Questions sexospécifiques: les institutions de l’UA devraient
respecter l’engagement pris à Beijing quant à la représentation
minimale des femmes dans les organes de prise de décision fixée
à 30%.
Jeunes: l’Union africaine devrait créer un conseil consultatif
des jeunes, qui regrouperait des comités nationaux de jeunesse,
dans le dessein d’assurer une participation des jeunes au processus
de mise en place de l’UA.
Paix et sécurité: l’Union africaine s’emploiera à coordonner
et harmoniser ces opérations avec la Conférence sur la sécurité,
la stabilité, le développement et la coopération en Afrique
(CSSDCA), le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique
(NEPAD) et les communautés économiques régionales.
Droits humains: l’Acte constitutif de l’UA devrait tenir
compte de tous les instruments relatifs aux droits humains adoptés
par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et ratifiés par
les États africains.
Citoyenneté: l’Union africaine devrait tendre vers l’émergence
d’une citoyenneté africaine unique.