Séance d'ouverture d'ADF III
Deuxième séance plénière:
Histoire et perspectives de l'intégration régionale
Troisième séance plénière:
Evaluation de l'intégration économique en Afrique
Quatrième séance plénière:
L'intégration dans d'autres régions : les enseignements
à tirer pour l'Union africaine
Cinquième séance plénière:
Intégration physique par le développement des infrastructures
Sixième séance plénière:
Politiques économiques favorisant l'accélération
de l'intégration régionale
Septième séance plénière:
Mise en place d'une Union africaine efficace
Huitième séance plénière:
Architecture de la paix et de la sécurité
Neuvième séance plénière:
Exposés des chefs d'Etat
Séance privée parallèle:
Actions à mener en priorité
Dixième séance plénière:
Forum des Chefs d'Etat
Séance de clôture:
Les perspectives
Les groupes de discussion thématique
Séances de groupe
Séance d'ouverture
d'ADF III
Président : K. Y. Amoako, Secrétaire
exécutif de la CEA
Animateurs : Meles Zenawi, Premier Ministre de l'Ethiopie
Amara Essy, Secrétaire général de l'OUA
Omar Kabbaj, Président de la BAD
La séance d'ouverture commencera par une allocution
de bienvenue du Secrétaire exécutif de la CEA, M.
K.Y. Amoako. Le Premier Ministre éthiopien, Meles Zenawi,
prononcera une allocution qui sera suivie par les déclarations
du Secrétaire général de l'OUA et du Président
de la BAD.
Deuxième séance
plénière : histoire et perspectives de l'intégration
régionale
Président : Prof. Abdoulaye Bathily,
Vice-Président, Assemblée nationale du Sénégal
Animateur : Pr Adebayo Adedeji, Directeur exécutif
du African Centre for Development and Strategies Studies (ACDESS)
Intervenant : Emmanuel Mushega, Secrétaire général
de la Communauté de l'Afrique de l'Est
L'Afrique a connu une succession de projets d'intégration
et d'unification, du panafricanisme de Nkrumah aux défis
de l'intégration dans le contexte de la mondialisation du
XXIème siècle, en passant par le Traité d'Abuja
de 1980 qui engageait les gouvernements à réaliser
un marché commun africain. Les rêves et les promesses
de plusieurs générations de dirigeants africains ne
se sont toujours pas concrétisés. Au cours de cette
séance, les enseignements à tirer de ces projets et
leur prise en compte dans le cadre des initiatives actuelles seront
présentés.
Pr Adebayo Adedeji donnera un aperçu général
de l'histoire de l'intégration régionale, y compris
des initiatives régionales et sous-régionales, des
structures juridiques mises en place en 1980 à Abuja, et
de leur bien-fondé dans le contexte de la mondialisation.
Il se posera la question de savoir comment évaluer l'enjeu
de l'intégration historique de l'Afrique par rapport aux
défis et opportunités actuels? La personnalité
africaine qui à le plus d'autorité dans ce domaine
déterminera les réussites et les échecs de
l'intégration régionale en adoptant une perspective
à long terme.
Les intervenants présenteront leurs points de vue, d'abord
en s'inspirant des efforts d'intégration sous-régionale
en Afrique de l'Est, ensuite en faisant ressortir les intérêts
du secteur privé. Quelle vision a-t-on de l'intégration
et quels intérêts l'animent? Qu'est-ce qui suscite
l'intégration? Quelles formes d'intégration a-t-on
tentées? A quel point s'est-on conformé aux obligations
du Traité? Devrait-on privilégier l'intégration
sous-régionale au détriment de la planification à
l'échelle du continent? Quelles sont les perspectives du
secteur privé? Comment la vision politique de l'unité
africaine s'inscrit-elle dans le programme économique ?
Troisième séance
plénière : Evaluation de l'intégration
économique en Afrique
Président : Ahmedou Ould-Abdallah,
Secrétaire exécutif, Coalition mondiale pour l'Afrique
(CMA)
Animateur : M. Yousif Suliman, Directeur de la Division
de la coopération et de l'intégration régionales
(DCIR) fera un exposé sur les premières conclusions
du premier Rapport annuel sur l'intégration en Afrique (ARIA)
Intervenants : M. Alan Gelb, Économiste en chef, Région
Afrique, Banque mondiale
ARIA est un projet de la CEA qui vise à analyser
et à suivre les efforts entrepris dans le domaine de l'intégration
en Afrique, à évaluer l'efficacité de ces efforts
et à mettre en place une base analytique solide en vue de
prendre des mesures pour promouvoir la cohérence des actions
menées à l'échelle régionale. Le présent
rapport vise à établir des données de référence
quantifiables qui serviront à mesurer les progrès
réalisés et permettront aux décideurs d'évaluer
les programmes et les politiques qu'ils mettent en uvre ainsi
que les résultats auxquels ils aboutissent, afin de répondre
de la réalité de l'action qu'ils mènent en
faveur de l'intégration régionale. L'exposé
sur les premières conclusions de la CEA sera suivi d'un débat
dont l'objectif sera de faire mieux comprendre et évaluer
plus efficacement l'intégration.
Quatrième séance
plénière : L'intégration dans d'autres
régions : enseignements à tirer pour l'Union africaine
Président : M. Zéphérin
Diabre, Administrateur associé au Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD)
Animateurs : M. Walter Kennes, Économiste
Commission européenne
Un(e) représentant(e) de la Commission économique
pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC)
Intervenant: Pr Ali M. El-Agraa, Professeur
d'économie internationale, Faculté du commerce, Japon
Quels sont les enseignements que l'Afrique peut tirer
de l'expérience d'intégration régionale dans
d'autres régions? Au cours de cette séance, les intervenants
passeront en revue les facteurs qui ont contribué à
l'intégration régionale ou qui l'ont freinée
dans d'autres régions du monde, notamment en Europe, en Amérique
du Nord et du Sud et en Asie de l'Est. De hauts fonctionnaires représentant
des organisations régionales compétentes feront des
exposés sur la question.
Quelles sont les conditions préalables à l'intégration
économique? Faut-il nécessairement une économie
régionale dominante pour donner une impulsion au processus
d'intégration? Faut-il un secteur privé dynamique?
Quels sont les liens entre intégration régionale et
mondialisation? Quelles sont les capacités institutionnelles
requises dans l'administration publique? Quels sont les coûts
que l'administration publique devra supporter pour opérer
les ajustements nécessaires? Comment évaluer l'importance
relative de l'intégration des infrastructures et de l'harmonisation
des politiques économiques et monétaires? En quoi
les meilleures pratiques, les difficultés rencontrées
et les recommandations conviennent-elles à la situation particulière
de l'Afrique?
Cinquième séance
plénière : Intégration physique par le
développement des infrastructures
Président : S.E. Ibrahim El-Dimeery,
Ministre égyptien des transports, Président de la
Conférence des ministres des transports
Animateurs :
Représentant de la BAD
Pr Kenneth Button, Université George Mason
Intervenants :
Alhaji Bamanga Mohamed Tukur, homme d'affaires africain de renom
Mme Maryvonne Plessis-Fraissard, Directrice pour l'Afrique,
Section des transports, Banque mondiale
Quelles sont les infrastructures nécessaires
pour accélérer l'intégration? Il est admis
que la modernisation des transports, des télécommunications
et de l'infrastructure dans le secteur de l'énergie contribue
dans une large mesure au développement économique
et à la réduction de la pauvreté. Cette session
sera consacrée à la présentation et à
la discussion des initiatives prises dans le domaine du développement
des infrastructures dans des secteurs clés.
Quelles sont les priorités en ce qui concerne les différents
modes de transports (routier, ferroviaire, fluvial, maritime et
aérien)? Quelles sont les mesures envisagées dans
les secteurs des télécommunications et des technologies
de l'information et de la communication en vue de combler le fossé
numérique? Comment rationaliser les politiques régionales
de l'énergie? Quels sont les mécanismes de prise de
décision requis pour garantir une planification et une gestion
efficaces dans ces secteurs? Quels mécanismes de financement
faut-il envisager à l'intention des fonds publics et privés?
Sixième séance
plénière : Politiques économiques de nature
à accélérer l'intégration régionale
Président : Linah K. Mohohlo,
Gouverneur, Banque centrale du Botswana,
Animateurs :
M.G.E. Gondwe, Directeur, Département Afrique, Fonds monétaire
international (FMI)
M. Konan Bany, Banque centrale des Etats de l'Afrique de
l'Ouest (BCEAO)
Intervenant : Delphin Rwegasira, Directeur exécutif,
Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA)
La mise en place d'une union économique et
monétaire est l'un des buts de l'Union africaine. L'Acte
constitutif de l'Union africaine prévoit la création
d'une banque centrale africaine, d'un fonds monétaire africain
et d'une banque africaine d'investissement (Article 19), ainsi que
d'un conseil économique, social et culturel (Article 22).
Les initiatives menées actuellement dans le domaine du développement
de l'Afrique envisagent l'intégration régionale, d'une
part, dans le cadre d'une gestion efficace au niveau macroéconomique
et des entreprises, d'autre part, dans le cadre du développement
du partenariat entre ceux qui en Afrique réalisent les meilleures
performances et les partenaires internationaux de développement.
Cela signifie qu'il faut promouvoir le développement des
échanges à l'échelle régionale et assurer
la convergence des politiques monétaires. La suppression
des barrières entre les marchés nationaux permettra
aux pays de gagner en efficacité et contribuera à
attirer des investissements étrangers. Certaines sous-régions
ont déjà pris des mesures importantes dans ce sens.
Cette séance débutera par un exposé détaillé
sur ces questions.
Comment une bonne gestion macroéconomique peut-elle faciliter
l'intégration économique et vice-versa? Comment maintenir
la discipline budgétaire et monétaire au niveau supranational?
Quelles sont les incidences de performances économiques hétérogènes
sur l'intégration? Quelles sont les priorités du secteur
privé? Comment maintenir le niveau des recettes publiques
avec le démantèlement des barrières commerciales?
L'intégration sous-régionale actuelle est-elle une
étape vers l'intégration régionale? Comment
l'intégration régionale contribue-t-elle à
faire une place à l'Afrique dans une économie mondialisée?
Septième séance
plénière : Mise en place d'une Union africaine
efficace
Président : Dr Kwesi Botchwey,
Harvard Institute for International Development
Animateur : Secrétaire général adjoint,
OUA
Intervenants :
Mme Ellen Johnson Sirleaf, Conseillère principale,
Modern Africa Fund Managers
Dr Tajudeen Abdul-Raheem, Secrétaire général
du Mouvement panafricain
La création de l'Union africaine pèsera
de tout son poids sur l'infrastructure institutionnelle et financière
actuelle. L'Acte constitutif de l'Union africaine fait mention d'un
éventail d'institutions, mais n'évoque pas de plan
d'action définissant les priorités concernant la création
et le fonctionnement de ces institutions. Un exposé détaillé
sera consacré à l'Union africaine telle qu'elle est
envisagée, à son architecture fonctionnelle, au développement
des capacités de l'Union et des organisations sous-régionales
et au financement de la Commission de l'Union africaine.
La mise en place de l'Union africaine constitue le programme politique
le plus ambitieux depuis l'accession des pays africains à
l'indépendance. De quel modèle s'inspire-t-elle et
dans quelle mesure reflète-t-elle les expériences
et les aspirations africaines? Quel est le calendrier et l'ordre
chronologique pour la création de ces institutions? Comment
l'Union africaine doit-elle sensibiliser et faire participer le
plus grand nombre de partenaires aux institutions de l'Union, notamment
la société civile? Comment l'Union africaine contribuera-t-elle
à la promotion de la démocratie et des droits humains?
Comment les autorités des pays africains jugent-elles compatible
l'instauration de l'Union africaine avec leurs intérêts
nationaux? Quel est le rôle des autres institutions telles
que la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples
et l'Union des parlements africains? Comment suivre et évaluer
la mise en place de l'Union africaine?
Huitième séance
plénière : Architecture de la paix et de la sécurité
Président : M. Kamel Morjane,
Haut Commissaire adjoint, Haut Commissariat des Nations Unies pour
les réfugiés (HCR)
Animateur : Dr Salim Ahmed Salim, ancien Secrétaire général
de l'OUA
Intervenants : M. Lansana Kouyate, ancien Secrétaire
exécutif de la Communauté économique des États
d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO),
M. Ibrahim Gambari, Conseiller spécial pour l'Afrique
du Secrétaire général de l'ONU
La paix et la sécurité sont véritablement
des conditions préalables à l'intégration régionale.
De nombreuses questions complexes doivent être examinées
à cet égard.
Certains conflits africains -dont ceux des Grands Lacs et de la
Corne de l'Afrique- sont-ils dus pour partie à l'absence
de mécanismes efficaces pour la paix et la sécurité
dans la région? Est-il possible d'établir ou de dégager
un consensus sur un mécanisme susceptible d'orienter les
efforts que mène l'Afrique dans les domaines de la paix et
de la sécurité? Le système actuel qui veut
que les efforts en matière de paix soient le plus souvent
entrepris à l'échelle sous-régionale, est-il
applicable? Comment l'Union africaine et la Conférence panafricaine
sur la sécurité, la stabilité, le développement
et la coopération en Afrique (CSSDCA) peuvent-elles collaborer
dans ce domaine dans le cadre d'une division du travail efficace?
Quels liens établir entre elles et les organisations sous-régionales?
Quel rôle joueront dans ce domaine les pays africains les
plus puissants ? Quelles seraient les modalités de reconstruction
après les conflits?
L'animateur et les intervenants se pencheront sur les modalités
actuelles de rétablissement de la paix aux niveaux sous-régional
et régional et à l'échelle de l'Organisation
des Nations Unies. Ils examineront aussi les moyens de renforcer
et d'intégrer ces modalités au sein de l'Union africaine.
Cette séance sera l'occasion de débattre des conclusions
du Colloque sur l'Union africaine.
Neuvième séance
plénière : Exposés des chefs d'Etat
Président : M. Amara Essy, Secrétaire
général de l'OUA
Animateurs : Des chefs d'Etat et de gouvernement
Cette séance sera l'occasion pour les chefs
d'État et de gouvernement invités de présenter
leur vision et leurs plans sur l'intégration économique
et politique régionale.
Séance privée
parallèle : Actions à mener en priorité
Co-présidents : Mme Lalla Ben Barka,
Secrétaire exécutif adjoint de la CEA - Ambassadeur
Said Djinnit, Secrétaire général adjoint
de l'OUA
Au cours de cette séance restreinte, des représentants
choisis des groupes de discussion thématique, des organisations
régionales, des Communautés économiques régionales,
de certains gouvernements ainsi que des experts discuteront des
principales conclusions du Forum, prépareront et approuveront
la déclaration finale d'ADF III. Cette séance se tiendra
parallèlement à la neuvième séance plénière.
Dixième séance
plénière : Forum des Chefs d'Etat
Président/Animateur : M. K.Y. Amoako,
Secrétaire exécutif de la CEA
Invités : Des chefs d'Etat et de gouvernement - Les représentants
des sept groupes de discussion thématique
Au cours de cette séance plénière,
les représentants des groupes de discussion thématique
pourront poser des questions aux chefs d'État et de gouvernement
sur leur vision de l'intégration en Afrique. Cette séance
permettra de mieux comprendre les préoccupations politiques
des uns et des autres en ce qui concerne l'intégration et
de faire ressortir les modalités d'appui du processus d'intégration
régionale par les gouvernements et les différentes
parties concernées.
Séance de clôture
: L'avenir
Co-présidents : M. K.Y. Amoako,
Secrétaire exécutif de la CEA - M. Amara Essy,
Secrétaire général de l'OUA
Intervenants: Pr Wole Soyinka, lauréat du prix
Nobel de littérature
Pr Robert Mundell, lauréat du prix Nobel d'économie
La séance commencera par des exposés
thématiques de Wole Soyinka et de Robert Mundell, lauréats
de prix Nobel. Ces exposés seront suivis de la lecture de
la déclaration de consensus d'ADF III et de la discussion
des recommandations en faveur de l'accélération du
processus d'intégration en Afrique.
Groupes
de discussion thématique
L'expérience acquise dans l'organisation des
ADF a démontré combien il était avantageux
de mettre sur pied des groupes de discussion thématique comme
parties intégrantes du Forum. Ces groupes permettent d'élaborer
des analyses pluridisciplinaires et de promouvoir des actions de
plaidoyer tout comme ils peuvent donner à des groupes d'intérêt
l'occasion d'apporter une contribution constructive au Forum et
d'enrichir ses conclusions. Ils peuvent jouer un rôle de premier
plan dans les activités de suivi du Forum. Ils permettent
aussi de s'assurer que les conclusions finales recueillent l'adhésion
du plus grand nombre.
Les groupes de discussion thématique contribueront
à ADF III de façon plus intégrée. Chaque
groupe tiendra une séance de groupe au cours de laquelle
il présentera son analyse et ses objectifs et sollicitera
l'avis des autres participants, y compris des experts. Cette approche
est destinée à tirer le meilleur parti des échanges
entre les travaux des groupes et ceux des séances plénières,
et à obtenir les meilleurs résultats possibles.
Chaque groupe de discussion thématique sera chargé
de préparer ses recommandations et de les présenter
à la dixième séance plénière
(Forum des chefs d'État) sous forme d'une déclaration
écrite ou d'une résolution suivie de questions spécifiques
soumises au Forum des chefs d'État.
Liste des groupes de discussion
thématique
Les groupes de discussion thématique qui se
réuniront au cours d'ADF III sont les suivants:
1. Le secteur privé
Il s'agit d'un groupe composé d'hommes et de
femmes d'affaires africain(e)s et non africain(e)s qui investissent
en Afrique. Ce groupe s'emploiera à identifier les priorités
du secteur privé en matière d'intégration régionale
et à évaluer les efforts en cours dans le cadre de
ces priorités.
Coordonnateur : Africa Business Roundtable.
2. La société
civile
Ce groupe est composé de diverses organisations
de la société civile spécialisées dans
les questions de développement, notamment dans les domaines
de la réduction de la pauvreté, la fourniture de services
sociaux, les droits humains, etc. Il précisera le rôle
que doit jouer la société civile pour promouvoir l'intégration
régionale et agir dans ce sens.
Coordonnateur: Inter Africa Group / Justice Africa.
3. Les parlementaires
Ce groupe est composé de représentants
élus venant de toutes les régions d'Afrique. Ils se
pencheront sur la mise en place future d'un parlement panafricain
ainsi que sur les liens entre démocratisation et intégration
régionale et la manière de les renforcer mutuellement.
Coordonnateur : M. Ibrahim Fall, Union des parlements
africains.
4. Les technologies de
l'information et de la communication (TIC)
Il s'agit d'un groupe d'experts représenté
par le Partenariat pour les technologies de l'information et de
la communication en Afrique (PICTA), qui est un groupe de travail
sur les TIC. Il examinera le rôle des TIC dans tous les aspects
liés à l'intégration régionale et s'emploiera
à le promouvoir.
Coordonnatrice : Mme Karima Bounemra, Division des
services de l'information pour le développement (DSID) -
CEA.
5. Le VIH/SIDA
Ce groupe est composé de personnes vivant avec
le VIH/sida, de personnes actives dans les programmes et les activités
de lutte contre le VIH/sida, ainsi que d'experts. Il veillera à
ce que les conditions requises pour agir contre la maladie demeurent
au premier plan des préoccupations relatives à l'intégration
et au développement.
Coordonnateur : CEA
6. Les droits humains et la législation
La protection et la réalisation des droits
humains est l'un des principes fondamentaux pour réaliser
le développement et la démocratie et garantir la stabilité.
Le défi qui se pose à l'Afrique est d'asseoir ses
mécanismes régionaux pour les droits humains. Pour
ce faire, il convient d'encourager un plus grand nombre de gouvernements
à signer et à ratifier les conventions relatives aux
droits humains, et d'établir des mécanismes pour veiller
au respect des normes. A mesure que l'Afrique réalise son
intégration, la législation nationale doit être
conforme aux normes internationales en matière de droits
humains et les procédures judiciaires nationales devraient
elles aussi être conformes aux procédures des organismes
régionaux et internationaux. Une attention particulière
doit être portée à la Commission africaine des
droits de l'homme et des peuples et à la cour africaine des
droits de l'homme et des peuples qu'il est envisagé de créer.
Les procédures actuelles sont-elles suffisantes pour protéger
les droits des citoyens? De quelles capacités supplémentaires
les organes nationaux et régionaux ont-ils besoin? Comment
les institutions africaines devraient-elles s'intégrer à
leurs homologues internationales? Ou bien la priorité devrait-elle
être la réalisation des droits humains aux niveaux
local et national?
Préparatifs concernant
les groupes de discussion thématique
Les membres de chaque groupe de discussion thématique
se réuniront avant le Forum. Ils désigneront un président
et un rapporteur (qui seront chargés de préparer la
déclaration finale) ainsi que les personnes qui assisteront
aux séances de groupe et feront rapport sur les travaux de
ces groupes.
Séances en groupe
au sein des groupes de discussion thématique (première
série)
Les premières séances en groupe se
tiendront sous forme de tables rondes convoquées à
l'initiative des groupes de discussion thématique eux-mêmes.
Chaque groupe de discussion thématique aura ainsi l'occasion
d'exposer les grandes lignes de son programme, ses relations avec
l'Union africaine et le NEPAD, l'intérêt qu'il porte
à l'intégration régionale et ses préoccupations
à cet égard, ses espoirs en ce qui concerne les résultats
attendus d'ADF III. Ce sera aussi l'occasion pour les autres participants
de mieux connaître les groupes de discussion thématique
et de contribuer efficacement aux discussions sur les grandes questions
intéressant les groupes.
Présence des groupes de discussion thématique pendant
toute la durée du Forum
Chaque groupe de discussion thématique devra
en conséquence dépêcher un de ses membres pour
assister à chaque séance en groupe (aux deuxième
et troisième séries), et faire rapport lors d'une
réunion quotidienne de synthèse et de stratégie
du groupe. Ces réunions seront aussi consacrées à
la rédaction du projet de déclaration finale du groupe
et à la préparation des questions qui seront posées
lors du Forum des chefs d'État, prévu pour le dernier
jour du Forum.
Séances de groupe
Trois séries de séances de groupe sont
prévues. Elles permettront à des groupes plus restreints
d'examiner les questions essentielles de façon plus approfondie.
Chaque séance sera présidée par un président
et comprendra un rapporteur (désigné par la CEA) pour
résumer les débats et les recommandations qui figureront
dans le rapport qui sera distribué chaque jour aux participants.
Il convient de noter qu'il faudra deux rapporteurs pour la première
série de séances: le rapporteur du Forum qui rédige
le rapport portant sur les débats et le rapporteur désigné
par le groupe de discussion qui rédige le rapport final du
groupe qui sera présenté le dernier jour. Chaque séance
de groupe comprendra un bref exposé (de dix minutes) suivi
des observations d'un ou de deux intervenant(s) et d'un débat
libre.
Première série
de séances de groupe
La première série de séances
de groupe sera consacrée aux modalités de travail
des groupes de discussion thématique. Dans chaque cas, un
membre du groupe de discussion présentera l'analyse et le
point de vue des parties concernées, suivis des observations
des intervenants.
1.1 Secteur privé
La réussite de l'intégration économique
passe par la mise en confiance et l'engagement du secteur privé.
Quel bilan le secteur privé dresse-t-il de la mise en place
de l'Union africaine et d'initiatives de partenariat pour le développement?
Quel bilan dresse-t-il de sa participation à ces initiatives
à ce jour? Comment, à son avis, l'UA peut-elle mieux
promouvoir l'investissement et le commerce?
1.2 Société
civile
Existe-t-il une société civile panafricaine?
Que faire pour créer ou renforcer les liens entre les sociétés
civiles à travers l'Afrique? Quels liens la société
civile doit-elle entretenir avec l'UA? Comment promouvoir et protéger
les droits humains dans le cadre de ces initiatives? Quel devrait
être le rôle de la Commission africaine des droits de
l'homme et des peuples?
1.3 Parlementaires
L'approfondissement de la démocratie devrait
faire partie intégrante de toute politique effective d'intégration
politique régionale et l'Article 17 de l'Acte constitutif
de l'UA préconise la création d'un parlement panafricain.
Existe t-il des exemples de parlements sous-régionaux dont
on puisse tirer des leçons? Comment faire en sorte que la
démocratisation et l'intégration régionale
se complètent mutuellement? Comment mettre en place le parlement
panafricain?
1.4 TIC
Les technologies de l'information jouent un rôle
de premier plan dans l'intégration régionale et peuvent
jouer un rôle majeur pour promouvoir et réaliser l'UA
et renforcer le partenariat pour le développement. Comment
y parvenir? Quels sont les domaines prioritaires d'investissement
dans les TIC?
1.5 VIH/SIDA
La pandémie du VIH/sida est le plus grand fléau
qui menacera l'Afrique les prochaines années. Il s'agit,
pour toute la région, d'une menace qui exige la coordination
des mesures à tous les niveaux. Comment l'UA et les initiatives
de développement devraient-elles prendre en compte les mesures
nécessaires pour lutter contre le VIH/sida? Comment s'attaquer
à la pandémie au niveau régional?
1.6 Les droits humains
et la législation
Les membres de ce groupe sensibiliseront les participants
à la nécessité de porter une attention particulière
à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples
et à la future cour africaine des droits de l'homme et des
peuples. Ils feront également un examen critique des procédures
en vigueur relatives à la protection des droits des citoyens
et de la manière dont les institutions africaines s'intègrent
aux institutions internationales. Ainsi, ils feront de la question
des droits humains, aux niveaux national et local, une priorité.
Deuxième série
de séances de groupe
Cette série s'appuiera sur les séances
plénières 5 et 6. Les six séances de groupe
seront axées sur ce qui suit:
2.1 Politiques budgétaires
et monétaires
Comment les gouvernements assureront-ils la convergence
des politiques macro économiques au niveau sous-régional
(communautés économiques régionales) et au
niveau continental? Comment renforcer les politiques macroéconomiques
nationales et les rendre plus conformes aux objectifs de convergence?
Présentateur : Alemayehu Geda,
Université d'Addis-Abeba
Président : Dr Jacob Mwanga, Gouverneur, Banque
centrale de Zambie
2.2 Politiques commerciales
Quelles sont les priorités en matière
de politiques commerciales visant à promouvoir l'intégration?
Quelles sont les options pour les zones de libre-échange,
les unions douanières et les marchés communs? Comment
promouvoir la mobilité des facteurs en Afrique (biens et
services, personnes et capital) dans l'intérêt bien
compris de l'Afrique? Comment intégrer ces données
au régime du commerce international?
Présentateur : M. Bijit Bora,
Conseiller, Organisation mondiale du commerce (OMC), Genève
Président : M. Ademola Oyejide, Directeur, Programme
de formation et de recherche sur les politiques commerciales, Université
d'Ibadan (Nigeria)
2.3 Priorités en matière
d'infrastructures
Quelles sont les priorités en matière
d'infrastructures physiques, de transport, de communications et
d'énergie? Quel devrait être le cadre théorique
permettant d'approuver, de concevoir et de mettre en uvre
des projets d'infrastructure régionaux, en tenant compte
de la nécessité d'améliorer la compétitivité
de l'Afrique au plan international? Comment ces projets seront-ils
financés? Par les banques nationales, la BAD, la Banque mondiale
et le secteur privé?
Présentateur : Mme Mary Vonne Plessis
Fraissard, Directrice pour l'Afrique de la section des transports,
Banque mondiale, Washington, (États-Unis)
Président : Son Excellence M. Silas Kanamugire,
Ministre des transports, des travaux publics et de la communication,
Kigali (Rwanda)
2.4 Enseignement supérieur et
recherche
Comment définir les priorités pour l'enseignement
supérieur et la recherche en Afrique? Quel est le rôle
de l'Université en Afrique au XXIème siècle?
Quel rôle la coopération régionale peut-elle
jouer en créant des centres d'excellence d'enseignement supérieur,
de recherche scientifique et d'analyse des politiques économiques?
Comment financer l'enseignement supérieur et établir
des liens entre ce dernier et les autres universités du monde?
Présentateur : M. Chuku-Emeka Chikezie,
AFFORD
Président : M. Abdelghaffar M. Ahmed, Secrétaire
exécutif, Organization of Social Science Research in Eastern
and Southern Africa (OSSREA)
2.5 Assurer des recettes à l'Etat
Tout progrès dans la voie de l'intégration
régionale risque d'entraîner un manque à gagner
en ce qui concerne les recettes publiques, ainsi qu'un accroissement
des dépenses qui seront consacrées au renforcement
des capacités institutionnelles en vue de la mise en place
de l'UA et du respect des engagements pris en matière de
bonne gouvernance. Comment maintenir les recettes publiques dans
ces conditions? Quelles sont les autres sources de revenus? L'allégement
de la dette et l'augmentation de l'aide extérieure suffiront-ils?
Quels sont les besoins particuliers des petits pays?
Présentateur : M. Charles Soludo,
Economiste, Université d'Ibadan (Nigeria)
Président : Ambassadeur Lawrence Agubuzu, Secrétaire
général adjoint, Organisation de l'unité africaine
(OUA)
2.6 Promouvoir l'investissement dans
le secteur privé régional
L'investissement privé est un élément
déterminant de l'intégration régionale. Comment
le promouvoir? Comment les pays africains pourront-ils coopérer
pour attirer les investissements directs étrangers? Quelle
devrait être la politique en matière d'investissement
intrarégional, par exemple celle des entreprises sud-africaines
ailleurs en Afrique? Quel rôle les marchés régionaux
des capitaux doivent-ils jouer et comment développer ces
marchés?
Présentateur : M. Ermias Amelga,
Membre du réseau des entreprises de l'Afrique de l'Est
Président : M. Steve Cashin, Directeur général,
Modern Africa Fund Managers
Troisième série
de séances de groupe
Cette série s'appuiera sur les débats
des septième et huitième séances plénières.
Les sept séances de groupe seront axées sur ce qui
suit:
3.1 Renforcer les capacités
institutionnelles en vue de l'intégration
La mise en place de l'UA et l'intégration économique
régionale passent par le renforcement des capacités
institutionnelles aux niveaux national et régional. Que faudrait-il
faire en priorité pour veiller à ce que les capacités
appropriées soient mises en place, de sorte que les obligations
issues des traités soient mises en uvre? Comment mettre
en place ces capacités sans saper les conditions nécessaires
à la bonne gouvernance?
Présentateur :
Prof. Ali M. El-Agraa, Professeur d'économie internationale,
Faculté du commerce, Japon
Dr S.K.B. Asante, grand spécialiste de l'intégration
régionale
Président : M. Mohamed Amamou, Secrétaire
général, Union du Maghreb arabe (UMA)
3.2 Promouvoir un appui politique en
faveur de l'intégration
Le panafricanisme est un sentiment largement répandu
sur le continent, mais jusqu'à présent ce sont les
États qui ont mené le processus d'intégration
politique et économique et il est établi que d'autres
parties doivent y être associées. Comment promouvoir
l'appui politique et populaire en faveur de l'UA et de l'intégration
économique régionale? Quel rôle les parlements
sous-régionaux et régionaux et les associations de
parlementaires doivent-ils jouer? Quel rôle la société
civile doit-elle jouer? Comment le secteur privé peut-il
promouvoir effectivement l'intégration régionale?
Présentateur : Prof. Ahmed Samatar,
Département des sciences politiques, Macalester College,
Pennsylvanie, Etats-Unis d'Amérique
Président : Mme Marie Angelique Savane, ancienne
Directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la Populations
(FNUAP) pour l'Afrique
3.3 Protéger les petits pays
Les petits pays sont souvent les perdants dans les
processus d'intégration, mais en Afrique australe et dans
d'autres pays dans le monde, des mécanismes ont été
mis en place pour veiller à ce que les petits pays ne perdent
pas leur identité dans le processus d'intégration.
Comment mettre en pratique ces leçons?
Présentateur : Ambassadeur Vijay
S. Makhan, Secrétaire général adjoint,
Organisation de l'unité africaine
Président : M. Louis Sylvain-Goma, Communauté
économique des États d'Afrique centrale (CEEAC)
3.4 L'Etat de droit et le respect des
dispositions des accords
Les pays africains n'ont jusqu'ici pas satisfait entièrement
aux engagements pris au niveau régional. Quelles leçons
tirer de la mise en uvre ou non des obligations issues de
traités visant à promouvoir l'intégration économique?
Quels mécanismes peut-on élaborer pour encourager
le respect des engagements? Quelles sanctions appliquer à
ceux qui ne les respectent pas?
Présentateur : M. Kifle Wodajo,
Directeur, Centre pour la paix dans la Corne de l'Afrique
Président : Mme Kadie Sesay, Ministre du développement
et de la planification économique, Freetown (Sierra Leone)
3.5 Rôle des organisations sous-régionales,
des organisations suprarégionales et de l'ONU dans l'Union
africaine
Les organisations internationales présentent
une architecture complexe au niveau sous-régional, supra-régional
(Ligue arabe, Commonwealth
) et au niveau de l'Organisation
des Nations Unies. Quelles relations l'UA entretiendra-t-elle avec
ces différentes organisations? Quelles sont les tâches
qui seront le mieux assurées à tel ou tel niveau?
La situation ambiguë actuelle a-t-elle des avantages?
Présentateur : Ambassadeur Sam B. Ibok, Directeur,
Département des affaires politiques, Organisation de l'unité
africaine (OUA) Addis-Abeba
Président : M. Attala Hamed Bashir, Secrétaire
exécutif, Autorité intergouvernementale pour le développement
(IGAD)
3.6 Citoyenneté
Pour mettre en place l'UA et promouvoir l'intégration
économique, il faut harmoniser les législations sur
la citoyenneté, promouvoir la liberté de mouvement
de la main-d'uvre et supprimer toutes les mesures discriminatoires.
Il s'agit d'un défi que nombre de pays africains doivent
relever. Comment conceptualiser et suivre ce programme? Quels rôles
doivent jouer les institutions judiciaires et parlementaires régionales
à cet égard?
Présentateur : Chidi Odinkalu
(Interights)