FDA III : Définir les priorités de l'intégration régionale, 3-8 mars 2002, Addis Abeba, Ethiopie


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FDA III - Définir les priorités de l'intégration régionale



FDA III

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FDA 1999

 

 

 

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Séance d'ouverture d'ADF III

Deuxième séance plénière
:
Histoire et perspectives de l'intégration régionale

Troisième séance plénière
:
Evaluation de l'intégration économique en Afrique

Quatrième séance plénière:
L'intégration dans d'autres régions : les enseignements à tirer pour l'Union africaine

Cinquième séance plénière:
Intégration physique par le développement des infrastructures

Sixième séance plénière:
Politiques économiques favorisant l'accélération de l'intégration régionale

Septième séance plénière:
Mise en place d'une Union africaine efficace

Huitième séance plénière:
Architecture de la paix et de la sécurité

Neuvième séance plénière:
Exposés des chefs d'Etat

Séance privée parallèle:
Actions à mener en priorité

Dixième séance plénière:
Forum des Chefs d'Etat

Séance de clôture:
Les perspectives

Les groupes de discussion thématique

Séances de groupe

 


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Séance d'ouverture d'ADF III

Président : K. Y. Amoako, Secrétaire exécutif de la CEA

Animateurs
: Meles Zenawi, Premier Ministre de l'Ethiopie Amara Essy, Secrétaire général de l'OUA Omar Kabbaj, Président de la BAD

La séance d'ouverture commencera par une allocution de bienvenue du Secrétaire exécutif de la CEA, M. K.Y. Amoako. Le Premier Ministre éthiopien, Meles Zenawi, prononcera une allocution qui sera suivie par les déclarations du Secrétaire général de l'OUA et du Président de la BAD.

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Deuxième séance plénière : histoire et perspectives de l'intégration régionale

Président : Prof. Abdoulaye Bathily, Vice-Président, Assemblée nationale du Sénégal

Animateur : Pr Adebayo Adedeji, Directeur exécutif du African Centre for Development and Strategies Studies (ACDESS)

Intervenant
: Emmanuel Mushega, Secrétaire général de la Communauté de l'Afrique de l'Est

L'Afrique a connu une succession de projets d'intégration et d'unification, du panafricanisme de Nkrumah aux défis de l'intégration dans le contexte de la mondialisation du XXIème siècle, en passant par le Traité d'Abuja de 1980 qui engageait les gouvernements à réaliser un marché commun africain. Les rêves et les promesses de plusieurs générations de dirigeants africains ne se sont toujours pas concrétisés. Au cours de cette séance, les enseignements à tirer de ces projets et leur prise en compte dans le cadre des initiatives actuelles seront présentés.
Pr Adebayo Adedeji donnera un aperçu général de l'histoire de l'intégration régionale, y compris des initiatives régionales et sous-régionales, des structures juridiques mises en place en 1980 à Abuja, et de leur bien-fondé dans le contexte de la mondialisation. Il se posera la question de savoir comment évaluer l'enjeu de l'intégration historique de l'Afrique par rapport aux défis et opportunités actuels? La personnalité africaine qui à le plus d'autorité dans ce domaine déterminera les réussites et les échecs de l'intégration régionale en adoptant une perspective à long terme.

Les intervenants présenteront leurs points de vue, d'abord en s'inspirant des efforts d'intégration sous-régionale en Afrique de l'Est, ensuite en faisant ressortir les intérêts du secteur privé. Quelle vision a-t-on de l'intégration et quels intérêts l'animent? Qu'est-ce qui suscite l'intégration? Quelles formes d'intégration a-t-on tentées? A quel point s'est-on conformé aux obligations du Traité? Devrait-on privilégier l'intégration sous-régionale au détriment de la planification à l'échelle du continent? Quelles sont les perspectives du secteur privé? Comment la vision politique de l'unité africaine s'inscrit-elle dans le programme économique ?

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Troisième séance plénière : Evaluation de l'intégration économique en Afrique

Président : Ahmedou Ould-Abdallah, Secrétaire exécutif, Coalition mondiale pour l'Afrique (CMA)

Animateur : M. Yousif Suliman, Directeur de la Division de la coopération et de l'intégration régionales (DCIR) fera un exposé sur les premières conclusions du premier Rapport annuel sur l'intégration en Afrique (ARIA)

Intervenants : M. Alan Gelb, Économiste en chef, Région Afrique, Banque mondiale

ARIA est un projet de la CEA qui vise à analyser et à suivre les efforts entrepris dans le domaine de l'intégration en Afrique, à évaluer l'efficacité de ces efforts et à mettre en place une base analytique solide en vue de prendre des mesures pour promouvoir la cohérence des actions menées à l'échelle régionale. Le présent rapport vise à établir des données de référence quantifiables qui serviront à mesurer les progrès réalisés et permettront aux décideurs d'évaluer les programmes et les politiques qu'ils mettent en œuvre ainsi que les résultats auxquels ils aboutissent, afin de répondre de la réalité de l'action qu'ils mènent en faveur de l'intégration régionale. L'exposé sur les premières conclusions de la CEA sera suivi d'un débat dont l'objectif sera de faire mieux comprendre et évaluer plus efficacement l'intégration.

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Quatrième séance plénière : L'intégration dans d'autres régions : enseignements à tirer pour l'Union africaine

Président : M. Zéphérin Diabre, Administrateur associé au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

Animateurs : M. Walter Kennes, Économiste Commission européenne Un(e) représentant(e) de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC)

Intervenant: Pr Ali M. El-Agraa, Professeur d'économie internationale, Faculté du commerce, Japon

Quels sont les enseignements que l'Afrique peut tirer de l'expérience d'intégration régionale dans d'autres régions? Au cours de cette séance, les intervenants passeront en revue les facteurs qui ont contribué à l'intégration régionale ou qui l'ont freinée dans d'autres régions du monde, notamment en Europe, en Amérique du Nord et du Sud et en Asie de l'Est. De hauts fonctionnaires représentant des organisations régionales compétentes feront des exposés sur la question.

Quelles sont les conditions préalables à l'intégration économique? Faut-il nécessairement une économie régionale dominante pour donner une impulsion au processus d'intégration? Faut-il un secteur privé dynamique? Quels sont les liens entre intégration régionale et mondialisation? Quelles sont les capacités institutionnelles requises dans l'administration publique? Quels sont les coûts que l'administration publique devra supporter pour opérer les ajustements nécessaires? Comment évaluer l'importance relative de l'intégration des infrastructures et de l'harmonisation des politiques économiques et monétaires? En quoi les meilleures pratiques, les difficultés rencontrées et les recommandations conviennent-elles à la situation particulière de l'Afrique?

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Cinquième séance plénière : Intégration physique par le développement des infrastructures

Président : S.E. Ibrahim El-Dimeery, Ministre égyptien des transports, Président de la Conférence des ministres des transports

Animateurs : Représentant de la BAD Pr Kenneth Button, Université George Mason

Intervenants : Alhaji Bamanga Mohamed Tukur, homme d'affaires africain de renom Mme Maryvonne Plessis-Fraissard, Directrice pour l'Afrique, Section des transports, Banque mondiale

Quelles sont les infrastructures nécessaires pour accélérer l'intégration? Il est admis que la modernisation des transports, des télécommunications et de l'infrastructure dans le secteur de l'énergie contribue dans une large mesure au développement économique et à la réduction de la pauvreté. Cette session sera consacrée à la présentation et à la discussion des initiatives prises dans le domaine du développement des infrastructures dans des secteurs clés.

Quelles sont les priorités en ce qui concerne les différents modes de transports (routier, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien)? Quelles sont les mesures envisagées dans les secteurs des télécommunications et des technologies de l'information et de la communication en vue de combler le fossé numérique? Comment rationaliser les politiques régionales de l'énergie? Quels sont les mécanismes de prise de décision requis pour garantir une planification et une gestion efficaces dans ces secteurs? Quels mécanismes de financement faut-il envisager à l'intention des fonds publics et privés?

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Sixième séance plénière : Politiques économiques de nature à accélérer l'intégration régionale

Président : Linah K. Mohohlo, Gouverneur, Banque centrale du Botswana,

Animateurs : M.G.E. Gondwe, Directeur, Département Afrique, Fonds monétaire international (FMI) M. Konan Bany, Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO)

Intervenant : Delphin Rwegasira, Directeur exécutif, Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA)

La mise en place d'une union économique et monétaire est l'un des buts de l'Union africaine. L'Acte constitutif de l'Union africaine prévoit la création d'une banque centrale africaine, d'un fonds monétaire africain et d'une banque africaine d'investissement (Article 19), ainsi que d'un conseil économique, social et culturel (Article 22). Les initiatives menées actuellement dans le domaine du développement de l'Afrique envisagent l'intégration régionale, d'une part, dans le cadre d'une gestion efficace au niveau macroéconomique et des entreprises, d'autre part, dans le cadre du développement du partenariat entre ceux qui en Afrique réalisent les meilleures performances et les partenaires internationaux de développement. Cela signifie qu'il faut promouvoir le développement des échanges à l'échelle régionale et assurer la convergence des politiques monétaires. La suppression des barrières entre les marchés nationaux permettra aux pays de gagner en efficacité et contribuera à attirer des investissements étrangers. Certaines sous-régions ont déjà pris des mesures importantes dans ce sens. Cette séance débutera par un exposé détaillé sur ces questions.

Comment une bonne gestion macroéconomique peut-elle faciliter l'intégration économique et vice-versa? Comment maintenir la discipline budgétaire et monétaire au niveau supranational? Quelles sont les incidences de performances économiques hétérogènes sur l'intégration? Quelles sont les priorités du secteur privé? Comment maintenir le niveau des recettes publiques avec le démantèlement des barrières commerciales? L'intégration sous-régionale actuelle est-elle une étape vers l'intégration régionale? Comment l'intégration régionale contribue-t-elle à faire une place à l'Afrique dans une économie mondialisée?

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Septième séance plénière : Mise en place d'une Union africaine efficace

Président : Dr Kwesi Botchwey, Harvard Institute for International Development

Animateur : Secrétaire général adjoint, OUA

Intervenants : Mme Ellen Johnson Sirleaf, Conseillère principale, Modern Africa Fund Managers Dr Tajudeen Abdul-Raheem, Secrétaire général du Mouvement panafricain

La création de l'Union africaine pèsera de tout son poids sur l'infrastructure institutionnelle et financière actuelle. L'Acte constitutif de l'Union africaine fait mention d'un éventail d'institutions, mais n'évoque pas de plan d'action définissant les priorités concernant la création et le fonctionnement de ces institutions. Un exposé détaillé sera consacré à l'Union africaine telle qu'elle est envisagée, à son architecture fonctionnelle, au développement des capacités de l'Union et des organisations sous-régionales et au financement de la Commission de l'Union africaine.

La mise en place de l'Union africaine constitue le programme politique le plus ambitieux depuis l'accession des pays africains à l'indépendance. De quel modèle s'inspire-t-elle et dans quelle mesure reflète-t-elle les expériences et les aspirations africaines? Quel est le calendrier et l'ordre chronologique pour la création de ces institutions? Comment l'Union africaine doit-elle sensibiliser et faire participer le plus grand nombre de partenaires aux institutions de l'Union, notamment la société civile? Comment l'Union africaine contribuera-t-elle à la promotion de la démocratie et des droits humains? Comment les autorités des pays africains jugent-elles compatible l'instauration de l'Union africaine avec leurs intérêts nationaux? Quel est le rôle des autres institutions telles que la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et l'Union des parlements africains? Comment suivre et évaluer la mise en place de l'Union africaine?

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Huitième séance plénière : Architecture de la paix et de la sécurité

Président : M. Kamel Morjane, Haut Commissaire adjoint, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)

Animateur
: Dr Salim Ahmed Salim, ancien Secrétaire général de l'OUA

Intervenants
: M. Lansana Kouyate, ancien Secrétaire exécutif de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO),
M. Ibrahim Gambari, Conseiller spécial pour l'Afrique du Secrétaire général de l'ONU

La paix et la sécurité sont véritablement des conditions préalables à l'intégration régionale. De nombreuses questions complexes doivent être examinées à cet égard.

Certains conflits africains -dont ceux des Grands Lacs et de la Corne de l'Afrique- sont-ils dus pour partie à l'absence de mécanismes efficaces pour la paix et la sécurité dans la région? Est-il possible d'établir ou de dégager un consensus sur un mécanisme susceptible d'orienter les efforts que mène l'Afrique dans les domaines de la paix et de la sécurité? Le système actuel qui veut que les efforts en matière de paix soient le plus souvent entrepris à l'échelle sous-régionale, est-il applicable? Comment l'Union africaine et la Conférence panafricaine sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique (CSSDCA) peuvent-elles collaborer dans ce domaine dans le cadre d'une division du travail efficace? Quels liens établir entre elles et les organisations sous-régionales? Quel rôle joueront dans ce domaine les pays africains les plus puissants ? Quelles seraient les modalités de reconstruction après les conflits?

L'animateur et les intervenants se pencheront sur les modalités actuelles de rétablissement de la paix aux niveaux sous-régional et régional et à l'échelle de l'Organisation des Nations Unies. Ils examineront aussi les moyens de renforcer et d'intégrer ces modalités au sein de l'Union africaine. Cette séance sera l'occasion de débattre des conclusions du Colloque sur l'Union africaine.

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Neuvième séance plénière : Exposés des chefs d'Etat

Président : M. Amara Essy, Secrétaire général de l'OUA

Animateurs : Des chefs d'Etat et de gouvernement

Cette séance sera l'occasion pour les chefs d'État et de gouvernement invités de présenter leur vision et leurs plans sur l'intégration économique et politique régionale.


Séance privée parallèle : Actions à mener en priorité

Co-présidents : Mme Lalla Ben Barka, Secrétaire exécutif adjoint de la CEA - Ambassadeur Said Djinnit, Secrétaire général adjoint de l'OUA

Au cours de cette séance restreinte, des représentants choisis des groupes de discussion thématique, des organisations régionales, des Communautés économiques régionales, de certains gouvernements ainsi que des experts discuteront des principales conclusions du Forum, prépareront et approuveront la déclaration finale d'ADF III. Cette séance se tiendra parallèlement à la neuvième séance plénière.

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Dixième séance plénière : Forum des Chefs d'Etat

Président/Animateur : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif de la CEA

Invités
: Des chefs d'Etat et de gouvernement - Les représentants des sept groupes de discussion thématique

Au cours de cette séance plénière, les représentants des groupes de discussion thématique pourront poser des questions aux chefs d'État et de gouvernement sur leur vision de l'intégration en Afrique. Cette séance permettra de mieux comprendre les préoccupations politiques des uns et des autres en ce qui concerne l'intégration et de faire ressortir les modalités d'appui du processus d'intégration régionale par les gouvernements et les différentes parties concernées.


Séance de clôture : L'avenir

Co-présidents : M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif de la CEA - M. Amara Essy, Secrétaire général de l'OUA

Intervenants: Pr Wole Soyinka, lauréat du prix Nobel de littérature
Pr Robert Mundell, lauréat du prix Nobel d'économie

La séance commencera par des exposés thématiques de Wole Soyinka et de Robert Mundell, lauréats de prix Nobel. Ces exposés seront suivis de la lecture de la déclaration de consensus d'ADF III et de la discussion des recommandations en faveur de l'accélération du processus d'intégration en Afrique.

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Groupes de discussion thématique

L'expérience acquise dans l'organisation des ADF a démontré combien il était avantageux de mettre sur pied des groupes de discussion thématique comme parties intégrantes du Forum. Ces groupes permettent d'élaborer des analyses pluridisciplinaires et de promouvoir des actions de plaidoyer tout comme ils peuvent donner à des groupes d'intérêt l'occasion d'apporter une contribution constructive au Forum et d'enrichir ses conclusions. Ils peuvent jouer un rôle de premier plan dans les activités de suivi du Forum. Ils permettent aussi de s'assurer que les conclusions finales recueillent l'adhésion du plus grand nombre.

Les groupes de discussion thématique contribueront à ADF III de façon plus intégrée. Chaque groupe tiendra une séance de groupe au cours de laquelle il présentera son analyse et ses objectifs et sollicitera l'avis des autres participants, y compris des experts. Cette approche est destinée à tirer le meilleur parti des échanges entre les travaux des groupes et ceux des séances plénières, et à obtenir les meilleurs résultats possibles.

Chaque groupe de discussion thématique sera chargé de préparer ses recommandations et de les présenter à la dixième séance plénière (Forum des chefs d'État) sous forme d'une déclaration écrite ou d'une résolution suivie de questions spécifiques soumises au Forum des chefs d'État.

Liste des groupes de discussion thématique

Les groupes de discussion thématique qui se réuniront au cours d'ADF III sont les suivants:

1. Le secteur privé

Il s'agit d'un groupe composé d'hommes et de femmes d'affaires africain(e)s et non africain(e)s qui investissent en Afrique. Ce groupe s'emploiera à identifier les priorités du secteur privé en matière d'intégration régionale et à évaluer les efforts en cours dans le cadre de ces priorités.

Coordonnateur
: Africa Business Roundtable.

2. La société civile

Ce groupe est composé de diverses organisations de la société civile spécialisées dans les questions de développement, notamment dans les domaines de la réduction de la pauvreté, la fourniture de services sociaux, les droits humains, etc. Il précisera le rôle que doit jouer la société civile pour promouvoir l'intégration régionale et agir dans ce sens.

Coordonnateur: Inter Africa Group / Justice Africa.

3. Les parlementaires

Ce groupe est composé de représentants élus venant de toutes les régions d'Afrique. Ils se pencheront sur la mise en place future d'un parlement panafricain ainsi que sur les liens entre démocratisation et intégration régionale et la manière de les renforcer mutuellement.

Coordonnateur : M. Ibrahim Fall, Union des parlements africains.

4. Les technologies de l'information et de la communication (TIC)

Il s'agit d'un groupe d'experts représenté par le Partenariat pour les technologies de l'information et de la communication en Afrique (PICTA), qui est un groupe de travail sur les TIC. Il examinera le rôle des TIC dans tous les aspects liés à l'intégration régionale et s'emploiera à le promouvoir.

Coordonnatrice : Mme Karima Bounemra, Division des services de l'information pour le développement (DSID) - CEA.

5. Le VIH/SIDA

Ce groupe est composé de personnes vivant avec le VIH/sida, de personnes actives dans les programmes et les activités de lutte contre le VIH/sida, ainsi que d'experts. Il veillera à ce que les conditions requises pour agir contre la maladie demeurent au premier plan des préoccupations relatives à l'intégration et au développement.

Coordonnateur : CEA

6. Les droits humains et la législation

La protection et la réalisation des droits humains est l'un des principes fondamentaux pour réaliser le développement et la démocratie et garantir la stabilité. Le défi qui se pose à l'Afrique est d'asseoir ses mécanismes régionaux pour les droits humains. Pour ce faire, il convient d'encourager un plus grand nombre de gouvernements à signer et à ratifier les conventions relatives aux droits humains, et d'établir des mécanismes pour veiller au respect des normes. A mesure que l'Afrique réalise son intégration, la législation nationale doit être conforme aux normes internationales en matière de droits humains et les procédures judiciaires nationales devraient elles aussi être conformes aux procédures des organismes régionaux et internationaux. Une attention particulière doit être portée à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et à la cour africaine des droits de l'homme et des peuples qu'il est envisagé de créer. Les procédures actuelles sont-elles suffisantes pour protéger les droits des citoyens? De quelles capacités supplémentaires les organes nationaux et régionaux ont-ils besoin? Comment les institutions africaines devraient-elles s'intégrer à leurs homologues internationales? Ou bien la priorité devrait-elle être la réalisation des droits humains aux niveaux local et national?

Préparatifs concernant les groupes de discussion thématique

Les membres de chaque groupe de discussion thématique se réuniront avant le Forum. Ils désigneront un président et un rapporteur (qui seront chargés de préparer la déclaration finale) ainsi que les personnes qui assisteront aux séances de groupe et feront rapport sur les travaux de ces groupes.

Séances en groupe au sein des groupes de discussion thématique (première série)

Les premières séances en groupe se tiendront sous forme de tables rondes convoquées à l'initiative des groupes de discussion thématique eux-mêmes. Chaque groupe de discussion thématique aura ainsi l'occasion d'exposer les grandes lignes de son programme, ses relations avec l'Union africaine et le NEPAD, l'intérêt qu'il porte à l'intégration régionale et ses préoccupations à cet égard, ses espoirs en ce qui concerne les résultats attendus d'ADF III. Ce sera aussi l'occasion pour les autres participants de mieux connaître les groupes de discussion thématique et de contribuer efficacement aux discussions sur les grandes questions intéressant les groupes.

Présence des groupes de discussion thématique pendant toute la durée du Forum

Chaque groupe de discussion thématique devra en conséquence dépêcher un de ses membres pour assister à chaque séance en groupe (aux deuxième et troisième séries), et faire rapport lors d'une réunion quotidienne de synthèse et de stratégie du groupe. Ces réunions seront aussi consacrées à la rédaction du projet de déclaration finale du groupe et à la préparation des questions qui seront posées lors du Forum des chefs d'État, prévu pour le dernier jour du Forum.


Séances de groupe

Trois séries de séances de groupe sont prévues. Elles permettront à des groupes plus restreints d'examiner les questions essentielles de façon plus approfondie. Chaque séance sera présidée par un président et comprendra un rapporteur (désigné par la CEA) pour résumer les débats et les recommandations qui figureront dans le rapport qui sera distribué chaque jour aux participants. Il convient de noter qu'il faudra deux rapporteurs pour la première série de séances: le rapporteur du Forum qui rédige le rapport portant sur les débats et le rapporteur désigné par le groupe de discussion qui rédige le rapport final du groupe qui sera présenté le dernier jour. Chaque séance de groupe comprendra un bref exposé (de dix minutes) suivi des observations d'un ou de deux intervenant(s) et d'un débat libre.

Première série de séances de groupe

La première série de séances de groupe sera consacrée aux modalités de travail des groupes de discussion thématique. Dans chaque cas, un membre du groupe de discussion présentera l'analyse et le point de vue des parties concernées, suivis des observations des intervenants.

1.1 Secteur privé

La réussite de l'intégration économique passe par la mise en confiance et l'engagement du secteur privé. Quel bilan le secteur privé dresse-t-il de la mise en place de l'Union africaine et d'initiatives de partenariat pour le développement? Quel bilan dresse-t-il de sa participation à ces initiatives à ce jour? Comment, à son avis, l'UA peut-elle mieux promouvoir l'investissement et le commerce?

1.2 Société civile

Existe-t-il une société civile panafricaine? Que faire pour créer ou renforcer les liens entre les sociétés civiles à travers l'Afrique? Quels liens la société civile doit-elle entretenir avec l'UA? Comment promouvoir et protéger les droits humains dans le cadre de ces initiatives? Quel devrait être le rôle de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples?

1.3 Parlementaires

L'approfondissement de la démocratie devrait faire partie intégrante de toute politique effective d'intégration politique régionale et l'Article 17 de l'Acte constitutif de l'UA préconise la création d'un parlement panafricain. Existe t-il des exemples de parlements sous-régionaux dont on puisse tirer des leçons? Comment faire en sorte que la démocratisation et l'intégration régionale se complètent mutuellement? Comment mettre en place le parlement panafricain?

1.4 TIC

Les technologies de l'information jouent un rôle de premier plan dans l'intégration régionale et peuvent jouer un rôle majeur pour promouvoir et réaliser l'UA et renforcer le partenariat pour le développement. Comment y parvenir? Quels sont les domaines prioritaires d'investissement dans les TIC?

1.5 VIH/SIDA

La pandémie du VIH/sida est le plus grand fléau qui menacera l'Afrique les prochaines années. Il s'agit, pour toute la région, d'une menace qui exige la coordination des mesures à tous les niveaux. Comment l'UA et les initiatives de développement devraient-elles prendre en compte les mesures nécessaires pour lutter contre le VIH/sida? Comment s'attaquer à la pandémie au niveau régional?

1.6 Les droits humains et la législation

Les membres de ce groupe sensibiliseront les participants à la nécessité de porter une attention particulière à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et à la future cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Ils feront également un examen critique des procédures en vigueur relatives à la protection des droits des citoyens et de la manière dont les institutions africaines s'intègrent aux institutions internationales. Ainsi, ils feront de la question des droits humains, aux niveaux national et local, une priorité.

Deuxième série de séances de groupe

Cette série s'appuiera sur les séances plénières 5 et 6. Les six séances de groupe seront axées sur ce qui suit:

2.1 Politiques budgétaires et monétaires

Comment les gouvernements assureront-ils la convergence des politiques macro économiques au niveau sous-régional (communautés économiques régionales) et au niveau continental? Comment renforcer les politiques macroéconomiques nationales et les rendre plus conformes aux objectifs de convergence?

Présentateur : Alemayehu Geda, Université d'Addis-Abeba

Président
: Dr Jacob Mwanga, Gouverneur, Banque centrale de Zambie

2.2 Politiques commerciales

Quelles sont les priorités en matière de politiques commerciales visant à promouvoir l'intégration? Quelles sont les options pour les zones de libre-échange, les unions douanières et les marchés communs? Comment promouvoir la mobilité des facteurs en Afrique (biens et services, personnes et capital) dans l'intérêt bien compris de l'Afrique? Comment intégrer ces données au régime du commerce international?

Présentateur : M. Bijit Bora, Conseiller, Organisation mondiale du commerce (OMC), Genève

Président
: M. Ademola Oyejide, Directeur, Programme de formation et de recherche sur les politiques commerciales, Université d'Ibadan (Nigeria)


2.3 Priorités en matière d'infrastructures

Quelles sont les priorités en matière d'infrastructures physiques, de transport, de communications et d'énergie? Quel devrait être le cadre théorique permettant d'approuver, de concevoir et de mettre en œuvre des projets d'infrastructure régionaux, en tenant compte de la nécessité d'améliorer la compétitivité de l'Afrique au plan international? Comment ces projets seront-ils financés? Par les banques nationales, la BAD, la Banque mondiale et le secteur privé?

Présentateur : Mme Mary Vonne Plessis Fraissard, Directrice pour l'Afrique de la section des transports, Banque mondiale, Washington, (États-Unis)

Président
: Son Excellence M. Silas Kanamugire, Ministre des transports, des travaux publics et de la communication, Kigali (Rwanda)


2.4 Enseignement supérieur et recherche

Comment définir les priorités pour l'enseignement supérieur et la recherche en Afrique? Quel est le rôle de l'Université en Afrique au XXIème siècle? Quel rôle la coopération régionale peut-elle jouer en créant des centres d'excellence d'enseignement supérieur, de recherche scientifique et d'analyse des politiques économiques? Comment financer l'enseignement supérieur et établir des liens entre ce dernier et les autres universités du monde?

Présentateur : M. Chuku-Emeka Chikezie, AFFORD

Président
: M. Abdelghaffar M. Ahmed, Secrétaire exécutif, Organization of Social Science Research in Eastern and Southern Africa (OSSREA)


2.5 Assurer des recettes à l'Etat

Tout progrès dans la voie de l'intégration régionale risque d'entraîner un manque à gagner en ce qui concerne les recettes publiques, ainsi qu'un accroissement des dépenses qui seront consacrées au renforcement des capacités institutionnelles en vue de la mise en place de l'UA et du respect des engagements pris en matière de bonne gouvernance. Comment maintenir les recettes publiques dans ces conditions? Quelles sont les autres sources de revenus? L'allégement de la dette et l'augmentation de l'aide extérieure suffiront-ils? Quels sont les besoins particuliers des petits pays?

Présentateur : M. Charles Soludo, Economiste, Université d'Ibadan (Nigeria)

Président
: Ambassadeur Lawrence Agubuzu, Secrétaire général adjoint, Organisation de l'unité africaine (OUA)


2.6 Promouvoir l'investissement dans le secteur privé régional

L'investissement privé est un élément déterminant de l'intégration régionale. Comment le promouvoir? Comment les pays africains pourront-ils coopérer pour attirer les investissements directs étrangers? Quelle devrait être la politique en matière d'investissement intrarégional, par exemple celle des entreprises sud-africaines ailleurs en Afrique? Quel rôle les marchés régionaux des capitaux doivent-ils jouer et comment développer ces marchés?

Présentateur : M. Ermias Amelga, Membre du réseau des entreprises de l'Afrique de l'Est

Président : M. Steve Cashin, Directeur général, Modern Africa Fund Managers

Troisième série de séances de groupe

Cette série s'appuiera sur les débats des septième et huitième séances plénières. Les sept séances de groupe seront axées sur ce qui suit:

3.1 Renforcer les capacités institutionnelles en vue de l'intégration

La mise en place de l'UA et l'intégration économique régionale passent par le renforcement des capacités institutionnelles aux niveaux national et régional. Que faudrait-il faire en priorité pour veiller à ce que les capacités appropriées soient mises en place, de sorte que les obligations issues des traités soient mises en œuvre? Comment mettre en place ces capacités sans saper les conditions nécessaires à la bonne gouvernance?

Présentateur :

Prof. Ali M. El-Agraa, Professeur d'économie internationale, Faculté du commerce, Japon

Dr S.K.B. Asante, grand spécialiste de l'intégration régionale

Président : M. Mohamed Amamou, Secrétaire général, Union du Maghreb arabe (UMA)


3.2 Promouvoir un appui politique en faveur de l'intégration

Le panafricanisme est un sentiment largement répandu sur le continent, mais jusqu'à présent ce sont les États qui ont mené le processus d'intégration politique et économique et il est établi que d'autres parties doivent y être associées. Comment promouvoir l'appui politique et populaire en faveur de l'UA et de l'intégration économique régionale? Quel rôle les parlements sous-régionaux et régionaux et les associations de parlementaires doivent-ils jouer? Quel rôle la société civile doit-elle jouer? Comment le secteur privé peut-il promouvoir effectivement l'intégration régionale?

Présentateur : Prof. Ahmed Samatar, Département des sciences politiques, Macalester College, Pennsylvanie, Etats-Unis d'Amérique

Président : Mme Marie Angelique Savane, ancienne Directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la Populations (FNUAP) pour l'Afrique


3.3 Protéger les petits pays

Les petits pays sont souvent les perdants dans les processus d'intégration, mais en Afrique australe et dans d'autres pays dans le monde, des mécanismes ont été mis en place pour veiller à ce que les petits pays ne perdent pas leur identité dans le processus d'intégration. Comment mettre en pratique ces leçons?

Présentateur : Ambassadeur Vijay S. Makhan, Secrétaire général adjoint, Organisation de l'unité africaine

Président : M. Louis Sylvain-Goma, Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC)


3.4 L'Etat de droit et le respect des dispositions des accords

Les pays africains n'ont jusqu'ici pas satisfait entièrement aux engagements pris au niveau régional. Quelles leçons tirer de la mise en œuvre ou non des obligations issues de traités visant à promouvoir l'intégration économique? Quels mécanismes peut-on élaborer pour encourager le respect des engagements? Quelles sanctions appliquer à ceux qui ne les respectent pas?

Présentateur : M. Kifle Wodajo, Directeur, Centre pour la paix dans la Corne de l'Afrique

Président : Mme Kadie Sesay, Ministre du développement et de la planification économique, Freetown (Sierra Leone)


3.5 Rôle des organisations sous-régionales, des organisations suprarégionales et de l'ONU dans l'Union africaine

Les organisations internationales présentent une architecture complexe au niveau sous-régional, supra-régional (Ligue arabe, Commonwealth…) et au niveau de l'Organisation des Nations Unies. Quelles relations l'UA entretiendra-t-elle avec ces différentes organisations? Quelles sont les tâches qui seront le mieux assurées à tel ou tel niveau? La situation ambiguë actuelle a-t-elle des avantages?

Présentateur : Ambassadeur Sam B. Ibok, Directeur, Département des affaires politiques, Organisation de l'unité africaine (OUA) Addis-Abeba

Président : M. Attala Hamed Bashir, Secrétaire exécutif, Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD)


3.6 Citoyenneté

Pour mettre en place l'UA et promouvoir l'intégration économique, il faut harmoniser les législations sur la citoyenneté, promouvoir la liberté de mouvement de la main-d'œuvre et supprimer toutes les mesures discriminatoires. Il s'agit d'un défi que nombre de pays africains doivent relever. Comment conceptualiser et suivre ce programme? Quels rôles doivent jouer les institutions judiciaires et parlementaires régionales à cet égard?

Présentateur : Chidi Odinkalu (Interights)

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3 - 8 mars 2002, Addis-Abeba, Ethiopie

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Dernière mise à jour: February 11, 2002 10:44 .