PEU DE VOLONTE
POLITIQUE POUR L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Francine Nzibarega,
FDA info, 4ème numéro,
jeudi 7 mars 2002 [sommaire]
Les participants à la séance de groupe sur l’enseignement supérieur
et la recherche du Troisième Forum pour le développement de l’Afrique
(FDA III), ont déploré le manque de volonté des États africains
pour renforcer l’enseignement supérieur.
Ils ont souligné que les gouvernements injectaient très peu d’argent
dans l’enseignement supérieur, pourtant indispensable pour former
un capital humain crucial pour le développement africain.
La diaspora africaine peut jouer un rôle important pour soutenir
l’enseignement supérieur, a affirmé Chuku- Emeka Chikezie de l’AFFORD,
lors de son exposé au cours de la réunion de groupe.
Le Président ougandais Kavuta Museveni a déclaré que la diaspora
ougandaise fournissait des ressources importantes à l’Ouganda.
La dispora africaine n’est pas seulement une ressource intellectuelle
mais également une ressource monétaire.
La séance de groupe sur l’enseignement supérieur et la recherche,
présidée par Abdelghaffar M. Ahmed, Secrétaire exécutif de l’OSSRA
à Addis- Abeba, était composée en grande partie de professeurs
d’universités africaines. Selon eux, les pays africains n’ont
pas une politique claire pour financer l’enseignement supérieur
et établir des liens avec d’autres universités du monde.
L’intégration régionale ne peut se faire sans l’enseignement
supérieur, affirme l’orateur. Pour renforcer les capacités de
l’intégration régionale, il faut d’abord penser à consolider les
universités africaines, mais celles- ci n’ont pas de ressources
suffisantes, fait remarquer Chuku- Emeka. Il recommande que la
Commission économique pour l’Afrique (CEA) inscrive toutes les
questions concernant le renforcement de l’enseignement supérieur
aux points de l’ordre du jour qui vont être abordés par la CEA.
Selon les participants à la réunion, l’idée d’une université
virtuelle est une très bonne chose. Mais il serait plus intéressant
d’avoir une université virtuelle africaine, avec des bases africaines,
plutôt qu’un modèle d’université virtuelle dont toutes les données
viendraient de l’extérieur de l’Afrique.
Ils ont poursuivi en demandant une amélioration des conditions
de travail des chercheurs.
Francine Nzibarega,
FDA info, 4ème numéro,
jeudi 7 mars 2002 [sommaire]