Lors
de chaque séance en groupe, les participants élisent
un animateur et un rapporteur. Ils doivent s'efforcer
de: a) décrire brièvement la situation actuelle concernant
le thème à examiner et cerner les problèmes qui se posent
(contraintes majeures, implications, etc.) ; b) proposer
des solutions pour y remédier et assigner des responsabilités
au gouvernement, aux institutions et aux organisations
de la société civile.
Chaque
séance en groupe portera sur un thème, comme suit:
Première
séance en groupe: Société civile et formulation de la
politique des pouvoirs publics
Président
: M. Chris Landsberg
Les
groupes nantis et dominants, forts de leurs ressources
et de leur position sociale, exercent fréquemment une
influence considérable sur la politique des pouvoirs
publics, soit directement, soit en appuyant des organisations
intermédiaires qui représentent efficacement leurs intérêts.
À l'inverse, les groupes relativement pauvres et socialement
défavorisés n'ont souvent aucune chance d'influer sur
la politique des pouvoirs publics et sur l'allocation
des ressources. À ce sujet, le groupe pourra examiner
des questions telles que:
Dans
quelles conditions socioéconomiques et politiques la
mobilisation au niveau des collectivités locales permet-elle
d'influer avec efficacité sur la politique des pouvoirs
publics ? Quels sont les types de stratégies qui semblent
les plus efficaces pour favoriser un engagement civique
plus important en matière de formulation des politiques
nationales ? Quels sont les types d'institutions de
nature à entraîner une plus forte participation politique
? La décentralisation, par exemple, est-elle toujours,
habituellement ou seulement quelquefois, de cette nature
?
Deuxième
séance en groupe : Société civile, transparence et information
Président:
M. Habib Sy
On
peut raisonnablement supposer que des associations civiques
dynamiques peuvent avoir parfois une certaine influence
sur la qualité de la gouvernance, en multipliant les
informations disponibles sur l'application et le suivi
de la politique gouvernementale. En sachant que les
réponses dépendront de la situation de chaque pays,
le groupe pourrait examiner des questions comme celles-ci:
Quels
sont les types d'activités d'information et de diffusion
menées par les organisations civiques qui peuvent contribuer
à renforcer la transparence et la responsabilité ? Quelles
sont les meilleures manières, pour les groupes de la
société civile, de renforcer l'engagement du gouvernement
à appliquer les recommandations d'enquêtes spéciales,
ainsi que les lois et programmes pertinents ? Comment
les citoyens peuvent-ils contribuer le plus efficacement
possible à mettre fin au détournement de fonds pratiqué
par les bureaucrates et les élites locales et parvenir
à la mise en examen des fonctionnaires impliqués dans
les malversations ? Qu'est-ce qui détermine l'efficacité
des campagnes organisées à l'intention du public dans
le but de voir renforcé le devoir de probité et de réceptivité
du gouvernement ?
Troisième
séance en groupe : Société civile et amélioration de
la prestation des services publics
Président:
M. Félix Mosha
La
qualité des services publics et l'efficacité des dépenses
publiques font partie des principaux critères de la
bonne gouvernance. Les questions ci-après sont d'actualité
et méritent d'être approfondies par le groupe:
Quelle
est la nature de l'environnement politique et en quoi
celui-ci est-il propice aux activités de la société
civile ? Comment renforcer l'efficacité des innovations
institutionnelles de tous genres visant à encourager
les complémentarités ? Quels types de leadership et
de formes d'engagement de la part des fonctionnaires
et des associations civiques peuvent contribuer à la
confiance mutuelle et entraîner une prédisposition au
partenariat ? Comment des relations de coopération et
la création d'alliances entre les organisations de la
société civile et des bureaucrates compréhensifs peuvent-elles
contribuer à améliorer la qualité des services publics
et l'efficacité de leur prestation ?
Quatrième
séance en groupe: Société civile, justice sociale, droits
et état de droit
Président:
Mme J. Moanoba-Kombila
Dans
les pays développés comme dans les pays en développement,
il faut, semble-t-il, une société civile dynamique pour
lutter contre l'injustice. Dans certains pays, les violations
des droits du citoyen et les multiples manquements à
l'état de droit constituent le fond du problème; dans
d'autres, il s'agira plutôt des lacunes du droit lui-même
en ce qui concerne le respect des droits de l'homme
et la justice sociale. Le groupe examinera des questions
comme celles-ci:
Quels
sont les conditions les plus susceptibles d'améliorer
le fonctionnement et la responsabilité des organes étatiques
de maintien de l'ordre et de la sécurité ? Comment les
organisations de la société civile peuvent-elles être
habilitées au mieux à abriter des particuliers menacés
par des États répressifs et à faire défendre leurs droits
par les voies légales établies ? Comment les groupes
concernés de la société civile peuvent-ils, le mieux
possible, aborder les cas d'insuffisances de la loi
en vigueur ou de faiblesse des moyens des tribunaux
et de la profession juridique, pour les faire résoudre
? Comment peuvent-ils, de leur mieux, surmonter les
obstacles politiques aux efforts déployés pour refuser
l'injustice ou maîtriser un environnement social qui
tend également à empêcher ces efforts ? |