A propos d’ADF
Le Forum pour le développement de l’Afrique (ADF)
est une initiative de la Commission économique pour
l’Afrique (CEA) visant à élaborer un programme
de développement d’inspiration africaine. Il s’agit
d’un processus permettant d’instaurer le dialogue pour dégager
un consensus et mobiliser les partenaires autour des problèmes
qui se posent entre les parties prenantes en Afrique.
ADF est une occasion unique en son genre de faire connaître
aux décideurs africains les meilleurs avis possibles
sur les politiques, qui se fondent sur une analyse sérieuse,
des expériences et points de vue pertinents d’un millier
de participants venant d’Afrique et d’ailleurs. Après
seulement trois éditions dont il a été
fait grand cas, le Forum s’est imposé au plan mondial
comme le cadre par excellence de débats francs et fructueux
sur les priorités de l’Afrique, avec les décideurs,
les experts et les pairs.
Grâce à la qualité et au nombre des participants,
le Forum se transforme en un petit village planétaire,
ce qui explique son succès. Il regroupe les trois principales
parties prenantes suivantes : le gouvernement, le secteur
privé et la société civile. En ce qui
concerne le thème choisi, les représentants
de haut niveau des ministères sectoriels, des pouvoirs
législatif et judiciaire ainsi que des responsables
du secteur public sont invités. Les banques régionales,
les marchés financiers, les chambres de commerce, les
entreprises représentent le secteur privé. La
société civile regroupe des universitaires,
des chercheurs de renom et des groupes de plaidoyer ainsi
que des organisations communautaires et d’autres acteurs non
gouvernementaux.
ADF est plus qu’une série de réunions ; c’est
un important processus permettant d’adopter un plan d’action,
dont les activités se poursuivent bien longtemps après
la fin du Forum dans divers cadres aux niveaux national et
international. Les résultats du processus s’intègrent
directement dans les activités en cours de la CEA.
La démarche comprend toujours les activités
ayant eu lieu avant et après le Forum, notamment des
consultations nationales et sous-régionales.
Le premier ADF dont le thème était «L’Afrique
face aux défis de la mondialisation et de l’ère
de l’information», tenu en octobre 1999, mettait l’accent
sur les technologies de l’information et de la communication
(TIC) en tant qu’instrument important pour le développement
et moyen de promouvoir la participation de l’Afrique à
l’économie mondiale. Il a débouché sur
l’adoption, par les secteurs public et privé, d’importantes
mesures qui ont accéléré la révolution
de l’information sur le continent.
Au cours de ADF II dont le thème était «Le
SIDA : un défi sans précédent pour les
dirigeants africains», et qui s’est tenu en décembre
2000, les participants ont insisté sur la nécessité
pour les dirigeants africains de faire preuve d’efficacité
à tous les niveaux et dans tous les domaines de la
société africaine pour gagner la guerre contre
la pandémie du VIH/sida. Le Forum avait réuni
le Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi
Annan, des chefs d’Etat et de gouvernement africains et d’autres
responsables de l’ONU. Il a été une occasion
unique pour approfondir les discussions concernant les mécanismes
internationaux de financement, le partenariat entre les secteurs
public et privé et d’autres initiatives nouvelles sur
le SIDA en Afrique.
Définir les priorités de l’intégration
régionale, tel était le thème de ADF
III, tenu en mars 2002, dans le cadre de la mise en place
de l’Union africaine (UA). La CEA a permis à l’OUA/UA
de tirer parti de l’analyse des experts, de débattre
publiquement de l’intégration économique régionale,
d’obtenir des contributions concrètes plus pertinentes
auprès des participants et, ce faisant, de promouvoir
la prise en charge de ce problème par l’Afrique.