Cinquième Forum pour le développement de l'Afrique (ADF V)
Le Forum consacré à la jeunesse s'achève par l'engagement de donner un coup de pouce aux jeunes.
Communiqué de presse Addis-Abeba, le 18 novembre - Le Forum pour le développement de l'Afrique (ADF V) s'est achevé samedi par l'adoption d'une déclaration consensuelle contenant, notamment, l'engagement d'améliorer les capacités et l'autonomie des jeunes.
Toutefois, à la suite de débats prolongés, les jeunes ont soulevé certaines préoccupations et formulé des suggestions. Le texte de la Déclaration sera amendé pour en tenir compte.
La Déclaration consensuelle reconnaît que les jeunes sont confrontés à toute une gamme de difficultés qui les empêchent de concrétiser leur potentiel. Elle demande des partenariats à tous les niveaux pour donner aux jeunes des possibilités d'assumer le leadership.
«Ce n'est qu'en créant de tels partenariats, en assurant leur viabilité et en mettant les jeunes à la barre que les pays africains pourront accélérer leur développement et placer le continent sur la voie de la paix et de la prospérité», dit le texte.
La Déclaration consensuelle couvre toute une gamme de questions touchant la vie des jeunes et propose des mesures visant à améliorer l'égalité des sexes, l'accès à l'éducation, les perspectives d'emploi, les problèmes de santé, la participation de la société civile, la contribution à la prise de décision, la tolérance religieuse et le règlement des conflits.
Pour que ces améliorations soient possibles, la Déclaration consensuelle préconise la mise en application de la Charte africaine de la jeunesse, qui a été lancée à la Conférence. Elle demande que la Charte soit intégrée, en tant qu'instrument de suivi, dans le Mécanisme d'évaluation intra-africaine. Elle invite également l'Union africaine à constituer un groupe de travail chargé du suivi et de l'évaluation de l'application de la Charte.
Dans l'allocution qu'il a prononcée à la cérémonie de clôture d'ADF, le Secrétaire général adjoint de l'ONU et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Abdoulie Janneh, a félicité les jeunes de la maturité dont ils avaient fait preuve dans la tenue des débats et l'élaboration d'une déclaration consensuelle.
«Vous êtes le meilleur héritage que notre continent peut laisser», a-t-il déclaré, ajoutant que la CEA serait un «allié toujours présent» pour les jeunes.
Prenant la parole dans le cadre d'une conférence de presse organisée à l'issue des débats, le ministre kényen de la jeunesse, Mohammed Abdi Kuti, a déclaré que les gouvernements africains étaient sous pression en raison des défis que les jeunes devaient relever. Il a fait observer que les pays africains devaient encore ratifier la Charte africaine de la jeunesse, mais que nombre d'entre eux avaient déjà mis en place des politiques nationales en la matière.
Un représentant des jeunes a conclu en indiquant que le Forum avait permis de sensibiliser les jeunes et leurs dirigeants, et que les jeunes étaient désormais prêts à assurer le contrôle des processus en cours dans leurs pays respectifs.
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