Afrique: La course du guépard

Le blog du Secrétaire exécutif

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Afrique: La course du guépard

30 Avril 2013

La raison motivant l’essentiel du discours actuel sur « le moment africain » et « le réveil de l'Afrique » est évidente. Certaines des économies à très forte croissance dans le monde sont africaines. L’Afrique a montré une relative fermeté pendant cette période de crise économique. Alors que la croissance mondiale a baissé de 2,7 % l’année dernière, l’inverse a été constaté en Afrique qui a enregistré une croissance de 5 %. Il est à noter que toutes nos sous-régions ont connu une croissance plus forte que la moyenne mondiale, le taux le plus élevé étant de 6,3 % et le plus bas de 3,5 %. Ces performances sont dues à plusieurs facteurs, notamment une meilleure gestion macroéconomique, l'augmentation des exportations de ressources naturelles et l’émergence d’une classe moyenne. Il y a maintenant à Lagos un marché de consommateurs plus grand que celui de Mumbai, et les dépenses des ménages du continent dépassent celles de l'Inde et de la Russie.

Cette croissance que l’Afrique a connue n’est cependant pas suffisante. Elle est bien en deçà des 7 % qui sont le minimum nécessaire requis pour doubler les revenus moyens en l’espace d’une décennie. Cela est dû en partie au fait qu’un trop grand nombre de nos économies restent tributaires de la production et de l'exportation de produits primaires. Trop nombreuses sont celles qui sont inégales. Alors que nous nous félicitons de ce que sept de nos pays figurent dans les dix premiers au plan de la croissance au monde, il ne faut pas non plus oublier qu’il y en a un nombre similaire parmi les dix premières économies mondiales où les inégalités sont les plus marquées. En effet, trop de gens sont victimes de la faim et vivent dans une pauvreté continue. Lire la suite

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10 Avril 2013

Au cours des 20 dernières années, l'Afrique est allée de l'afro-pessimisme à l'afro-enthousiasme en passant par l'afro-optimisme. Nous en Afrique, nous en réjouissons mais nous devrions nous demander également pourquoi le discours a changé de façon aussi spectaculaire. Le nouveau discours vient-il d'Afrique ? En partie oui. Cependant, la plus grande partie de ce que nous entendons vient de l’extérieur et c’est normal car celui qui contrôle l'information, contrôle par là-même le discours.

Tout comme nous aimons qu’on mentionne les chiffres de croissance de l'Afrique, nous devrions également nous préoccuper de la qualité des données. Peut-être que le tableau serait encore plus brillant si nous disposions de données de qualité mais très probablement moins reluisant qu'il ne le paraît. La question à se poser est donc comment pouvons-nous vérifier les chiffres qui se cachent derrière télécoms, détail, banques, corruption, pauvreté etc. ? Sur quelle base, ces statistiques sont-elles publiées et peuvent-elles être corroborées par les faits sur le terrain ?

En ce XXI e siècle et en cette ère de la technologie et de l'innovation, l'Afrique ne peut se permettre de faire les choses comme elle le faisait il y a 50 ans. L'utilisation des téléphones mobiles, de l'Internet et de la nouvelle technologie progresse à un rythme vertigineux et s'inscrit dans le processus visant à faire entrer le monde dans la révolution des données.

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14 Mars 2013
L’histoire de la planification du développement en Afrique est longue et mouvementée; la trajectoire de développement du continent est influencée par les diverses approches de planification du développement adoptées depuis l'indépendance. 
 
La première phase de la planification du développement en Afrique, correspondant aux années 60, était caractérisée par une planification centralisée, articulée autour de plans d’une durée de trois à cinq ans. Pendant cette période, au moins 32 pays africains s’étaient dotés d’un plan de développement national.
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01 Mars 2013

Les pays africains sont dans une période de croissance sans avoir su pour autant réaliser leur potentiel industriel. Cela s’explique par plusieurs facteurs historiques, internes et externes mais, plus que toute autre chose, par l'échec des politiques appliquées en Afrique, qui lui étaient souvent imposées. On épinglera à cet égard les séquelles du colonialisme, qui a laissé pour héritage des institutions et des infrastructures conçues pour maximiser l'extraction des ressources du continent, et les programmes d'ajustement structurel imposés de l'extérieur, qui ont eu des effets particulièrement négatifs sur l’accumulation technologique, la mise en valeur du capital humain et la performance du secteur manufacturier. Lire la suite

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