La CIPD a adopté un Programme d'action sur vingt ans,doté d’un vaste mandat sur les questions d'interdépendance entre population,croissance économique soutenue et développement durable, et les avancéesaux plans de l'éducation, de la situation économique et de l'autonomisation des femmes. La Déclaration Dakar-Ngoret le Programme d’action de la CIPD ont orienté depuis lors la mise en œuvre des politiques de développement liées à la santé, à la population, à l'environnement et à d’autres politiques de développement pertinentes en Afrique.
L’application des recommandations du Programme d'action relève du droit souverain des pays, conformément aux lois et aux priorités de développement nationales. Cependant, tout en reconnaissant que les gouvernements nesont pas censés atteindre lesbuts et objectifs seuls, la CIPD a préconisé des partenariats à tous les niveaux. L'importance de la CIPD dépendra de la volonté des gouvernements, des communautés locales, des ONG et de la communauté internationale defaire deses recommandations une réalité. Dans ce sens, le Programme d’action de la CIPD a identifié les cinq fonctions ci-après pour le suivi de la Conférence:
• Constitution d’un soutien politique conséquent à tous les niveaux pour les questions de population et de développement.
• Mobilisation de ressources.
• Coordination et responsabilisation mutuelle des efforts visant à mettre en œuvre le Programme d'action.
• Résolution des problèmes et échange d'expériences au sein des pays et entre ceux-ci.
• Suivi et rapports sur les progrès dans la mise en œuvre du Programme d'action.
Aux niveaux régional et sous régionaux, le Programme d’action de la CIPD exhorte les commissions régionales et les organismes du système des Nations Unies œuvrant au niveau régional à jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de ce programme. En Afrique, la Commission économique pour l'Afrique (CEA) a reçu pour mandat de l'Assemblée générale des Nations Unies d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration Dakar/Ngoret du Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement. En collaboration avec le FNUAP et en étroite consultation avec les gouvernements africains, la Commission de l'Union africaine (CUA), la Commissionafricaine sur les populations et la Banque africaine de développement (BAD), la CEA s’est acquittée de ce mandat, en réalisant des examens de la CIPD à un intervalle de cinq ans entre 1999 et 2004.