Les hauts fonctionnaires africains bénéficient d’une formation d’IDEP sur la politique industrielle

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Dakar, Sénégal, 8 juin 2017 - L’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) a récemment dispensé d’une formation sur la politique industrielle en Afrique à des hauts fonctionnaires de 20 pays africains. La formation avait pour objectif de renforcer les capacités de ces fonctionnaires dans la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des stratégies appropriées en vue de faciliter la transformation structurelle des économies du continent.

La formation traitait également parmi d’autres points de la question du besoin d’une industrialisation verte de l’Afrique pour une croissance durable et inclusive. Les participants ont félicité IDEP d’avoir organisé cette formation et reconnu que rendre le processus d’une industrialisation verte du continent reste encore un défi majeur.

Dans son discours aux participants, Karima Bounmera Ben Soltane, Directrice d’IDEP, déclare qu’il reste beaucoup à faire pour autonomiser les hauts fonctionnaires travaillant sur des politiques ayant une incidence sur le développement socio-économique de l’Afrique.

Les politiques industrielles, dit-elle, devraient non seulement tenir compte des problèmes locaux, mais aussi des chaînes de valeur régionales et de la coopération transfrontalière, entre autres.

Faisant allusion à la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) qui doit être mise en place d’ici octobre 2017, elle dit que celle-ci regroupera 54 pays africains avec une population combinée de plus d’un milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de plus de 3,4 milliards de dollars américains.

Avec la ZLEC, les dirigeants africains visent, entre autres, à créer un seul marché continental pour les biens et services, la libre circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements et développer le commerce intra-africain. La ZLEC renforcera également la compétitivité aux niveaux industriel et commercial.

« Nous devons préconiser une philosophie de développement moderne car nous aspirons à la compétitivité aux niveaux industriel et commercial », déclare Mme Soltane et ajoute que la diversité des participants à la formation a enrichi les discussions sur les politiques industrielles africaines.

Le Directeur de la formation, M. Babatunde, dit qu’à la suite de la période d’ajustement structurel des années 1980, aucune stratégie industrielle n’a été mise en place concrètement sur le continent.

« Il est grand temps que nous, en tant que continent, commencions à former une nouvelle génération de dirigeants pour faire face et de façon efficace à ces problèmes si nous voulons transformer structurellement nos économies », affirme M. Babatunde.

« Personne ne viendra de l’extérieur le faire pour nous. L’Afrique doit s’industrialiser et nous devrions prendre les choses en main ».

Il fait savoir que l’Afrique doit investir dans des initiatives plus efficaces du secteur privé et du secteur public et proposer des politiques industrielles solides ; il ajoute qu’il faut également renforcer la mobilisation des ressources intérieures au sein des États membres.

M. Babatunde ajoute que l’industrialisation, sans même parler de l’industrie verte, demeure un défi pour le continent africain.

Les participants ont examiné de nombreuses questions, y compris la question de la compétitivité mondiale ainsi que de la position de l’Afrique dans le monde et de son plan de développement de 50 ans, l’Agenda 2063.

Ils ont également entrepris une visite sur le terrain de la Société industrielle de papeterie du Sénégal (SIPS) alors qu’ils discutent même de l’industrie du continent et des contraintes auxquelles il est confronté pour tenter de relever ses défis de développement.

Les participants, au nombre de 20 dont huit femmes, viennent du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la République centrafricaine, du Tchad, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de l’Égypte, de la Guinée, de Madagascar, du Malawi, du Mali, de la Namibie, du Niger, du Nigéria, du Soudan du Sud, du Soudan, du Swaziland, du Togo et du Zimbabwe. Étaient également présents, deux participants de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’IDEP, qui a pour mandat de venir en aide aux États membres, à renforcer leurs capacités en ressources humaines comme condition préalable nécessaire et à promouvoir le développement socioéconomique, offre tout au long de l’année des cours de formation, en particulier dans les domaines de la gestion et de la planification économique, en étroite collaboration avec les ministères des finances, du développement économique et de la planification, entre autres.


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