Quelles sont les lacunes actuelles au sein de DITE en Afrique?

DITE

Le chemin de l’Afrique vers un avenir numérique présente des défis. L’absence d’identité formelle / légale chez les citoyens africains est l’un de ces problèmes. La Banque mondiale estime que près de la moitié de la population du continent est sans identité juridique en raison de son système d’enregistrement des données d’état civil et de statistiques de l’état civil (CRVS) médiocre qui a contribué à la marginalisation et à l’exclusion de nombreuses personnes. L’absence d’identité juridique a été reconnue par tous comme un obstacle au développement inclusif, d’où l’inclusion de « l’identité juridique pour tous d’ici 2030, y compris par l’enregistrement des naissances » comme l’une des cibles des Objectifs de développement durable. L’absence d’identité signifie qu’environ la moitié de la population africaine n’est pas seulement handicapée de participer de manière significative au processus de production pour générer de la croissance économique, mais aussi privées d’accès à divers services pour améliorer son bien-être. Les citoyens qui n’ont pas d’identité légale ont des difficultés à faire valoir leurs droits, y compris leurs droits de citoyenneté.

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Malgré les possibilités offertes par la numérisation, il reste encore beaucoup à faire pour mettre en place les principaux moteurs de la numérisation en Afrique. Seuls quelques pays africains ont progressé dans la mise au point de systèmes d’identification numérique servant de base à l’identité juridique et à l’exploitation de l’économie numérique. En outre, après de nombreuses années de développement des TIC sur le continent, pour de nombreux pays africains, la préparation aux TIC (infrastructures et accès), leur utilisation et leurs capacités (compétences) sont encore faibles, mais en augmentation, conformément aux tendances observées selon l’Indice de développement des TIC de l’Union internationales des télécommunications. Alors que le taux de pénétration de la téléphonie mobile était estimé à 44% en 2017, le taux de pénétration de l’Internet est en moyenne de 20%, mais avec des variations importantes allant de 90% à 3%. En outre, seuls 7% des ménages africains étaient abonnés aux services Internet à haut débit à la fin de 2017.