La CEA et ses partenaires développent des instruments pour répondre aux besoins des jeunes africains

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Addis-Abeba, le 3 octobre 2017 (CEA) - La Commission économique pour l’Afrique s’emploie élaborer des instruments en matière de politiques pour la jeunesse en vue d’aider les États membres dans l’élaboration de politiques nationales qui répondent non seulement aux besoins diversifiés des jeunes mais aussi à leur participation, déclare ce mardi, la Directrice de la Division de la politique de développement social de la CEA, Thokozile Ruzvidzo.

Dans ses remarques liminaires, lors d’un atelier d’experts sur les options politiques pour les jeunes en Afrique et les instruments politiques interrégionaux, Mme Ruzvidzo dit que ces instruments aideraient les États Membres à répondre aux besoins des jeunes en formulant des politiques inclusives et durables.

Ces instruments en cours d’élaboration sont un projet commun avec la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO).

« C’est dans le cadre de cette initiative conjointe que nous travaillons à documenter les bonnes pratiques en matière de transition école-vie active dans les trois régions, de la CEA, de la CESAP et de la CESAO. Nous espérons que grâce à ce projet, nous pourrons favoriser l’apprentissage et démontrer les aspects qui fonctionnent pour promouvoir un emploi décent pour les jeunes », indique Mme Ruzvidzo.

Elle fait savoir que la CEA s’est engagée à soutenir le renforcement des capacités des États membres dans la conception, la mise en œuvre et le suivi efficaces des cadres de planification pour le développement de la jeunesse.

« Nous sommes tous troublés par le taux élevé de chômage des jeunes sur le continent. La jeunesse africaine représente 60 pour cent des chômeurs sur le continent et les jeunes femmes africaines et les jeunes handicapés sont encore plus atteints sur le marché du travail car ils font face à de nombreux obstacles », dit-elle aux participants.

« N’hésitons pas de souligner les défis auxquels le continent est confronté car cela aidera à définir les solutions. Nous ne pouvons pas enfoncer nos têtes dans le sable et prétendre que tout va bien lorsque la région continue d’afficher le taux de pauvreté le plus élevé chez les jeunes travailleurs dans le monde, à près de 70% en 2016, alors que la région connaît une croissance rapide du nombre de jeunes dans la population active ».

Mme Ruzvidzo indique que les pays africains devraient adopter des politiques qui puissent aider à résoudre certaines des contraintes critiques auxquelles sont confrontés aujourd’hui les jeunes, en particulier le manque d’emploi et d’éducation de base.

« Des politiques gouvernementales plus larges sont également nécessaires pour soutenir la création d’entreprises et d’emplois, y compris celles destinées aux jeunes. Il est également important d’instaurer des interventions qui tiennent compte des différences hommes-femmes et axées sur les jeunes dans le contexte des politiques générales », informe-t-elle.

L’objectif, dit Mme Ruzvidzo aux participants, est de parvenir à un accord commun sur les mesures à entreprendre pour traduire la population croissante de la jeunesse africaine en un dividende.

Au cours des trois prochains jours, les participants participeront à une réunion de groupe d’experts pour valider les projets de rapports sur les « Options politiques pour les jeunes en Afrique » et « Le dividende démographique en Afrique ».

Il y aura également une session de renforcement des capacités sur les instruments politiques interrégionaux pour la jeunesse, car les participants cherchent à montrer les efforts positifs du continent qui déboucheront sur des résultats significatifs pour ses jeunes.


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