La loi type du PIDA pour le développement des infrastructures en Afrique a été approuvée, lors de la Semaine du PIDA 2017 en Namibie

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Swakopmund, Namibie, le 13 décembre 2017 (CEA) – L’édition 2017 de la semaine du PIDA s’est achevée ce mercredi à Swakopmund, en Namibie, où les délégués ont appelé les États membres à s’engager sur le terrain en vue d’élaborer des programmes pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et de renouveler leur intérêt pour le développement des infrastructures dans les zones rurales et reculées, entre autres.

L’adoption par les délégués de la loi type du PIDA élaborée par la CEA pour harmoniser les règles, les réglementations, les lois et les politiques transfrontalières régissant les projets d’infrastructures transfrontalières en Afrique a été d’une importance majeure pour la Commission économique pour l’Afrique.

Les délégués ont convenu d’élargir la loi pour aborder des questions telles que le transfert de compétences, la création d’emplois et la formation.

« Nous sommes heureux que les délégués participant à la troisième édition de la Semaine du PIDA aient apporté leur soutien à la loi type. Je crois que cette loi, si elle est adoptée et domestiquée, s’attaquera aux obstacles qui empêchent les investisseurs d’investir dans des projets d’infrastructures transfrontalières sur le continent », déclare M. Adeyemi, Conseiller principal et Chef du Groupe sur l’intégration régional et les infrastructures, de la Division du renforcement des capacités de la CEA (CDD) de la CEA.

La loi type proposée facilite les investissements et le financement du secteur privé dans les projets d’infrastructures transfrontalières ; assure la transparence, l’efficacité, la responsabilité et la durabilité des projets d’infrastructures transfrontalières ; harmonise la réglementation transfrontalière des projets d’infrastructures transfrontières ; favorise le commerce intra-africain et ouvre les marchés intérieurs au commerce international.

La loi doit être adoptée par les chefs d’État africains lors de leur Sommet de janvier à Addis-Abeba, en Éthiopie, après quoi la CEA et son partenaire dans ce projet, le NEPAD, aideront les pays à adapter la loi à leurs besoins.

Parallèlement, les délégués ont également convenu que l’Afrique doit faire mieux dans la mobilisation des ressources nationales pour financer la mise en œuvre complète de cinq projets sélectionnés et dans la promotion de l’utilisation maximale du contenu local dans les pays et régions bénéficiaires.

Les cinq projets sont le Corridor central (Route de Dar es Salaam à Chalinze), le Pont routier et ferroviaire de Kinshasa-Brazzaville, l’Interconnexion Éthiopie-Soudan en matière d’énergie, le Raccordement électrique Zambie-Tanzanie-Kenya et la Centrale hydroélectrique de Batoka.

Dans leur communiqué final, les délégués recommandent que, pour que l’Afrique puisse s’appuyer sur les progrès réalisés grâce à la mise en œuvre du PAP du PIDA, il faut mettre l’accent sur un certain nombre de points stratégiques.

Cela inclut un suivi rapide de l’évaluation de l’examen à mi-parcours du PIDA et de l’engagement de la préparation de la deuxième génération du PAP 2 du PIDA (2020-2030) avec une liste des projets prioritaires actualisée ; une promotion du développement intégré des corridors en utilisant des modèles de prise de décision basés sur des données pour hiérarchiser les projets en vue de leur viabilité commerciale et une promotion de la mise en place de cadres juridiques et d’instruments pour la gestion des corridors.

Le communiqué met l’accent sur l’utilisation d’approches intersectorielles, y compris l’approche du lien eau-alimentation-énergie, pour promouvoir et démontrer la viabilité économique des projets d’eau sur le continent ; la nécessité de veiller à ce que les TIC soient pleinement intégrées dans les projets du PIDA afin que le haut débit soit disponible, abordable et que la bande passante soit suffisante pour de nouveaux services tels que les centres de données pour soutenir et promouvoir le démarrage de nouvelles entreprises en ligne.

Les délégués soulignent également la nécessité de sensibiliser sur l’importance de l’économie numérique en tant que partie intégrante du développement du PIDA et de l’Afrique et de promouvoir l’industrie des noms de domaine en ligne et de sensibiliser le public sur DoTAfrica (Afrique). .

« Il est nécessaire d’opérationnaliser le programme à 5% en encourageant les fonds souverains africains et les fonds de pension à investir une plus grande partie de leurs actifs dans le développement de l’Afrique, y compris dans la mise en œuvre des projets PIDA ».

La troisième édition de la Semaine du PIDA s’est tenue sous le thème, « Développement des infrastructures régionales pour la création d’emplois et de la transformation économique » et se termine ce jeudi avec une visite du Couloir de Walvis Bay en Namibie.


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