Selon Hamdok, la migration peut contribuer énormément à la croissance économique de l’Afrique

Addis-Abeba, Éthiopie, le 26 octobre 2017 (CEA) - La migration peut apporter une contribution significative à la croissance économique et au développement humain en Afrique, déclare M. Abdalla Hamdok, Secrétaire exécutif adjoint et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Prenant la parole ce jeudi, lors de l’ouverture officielle de la réunion consultative régionale africaine sur le Pacte Mondial traitant d’une migration sûre, ordonnée et régulière en Afrique australe, à Addis-Abeba, M. Hamdok déclare qu’il est crucial que l’Afrique produise ses propres preuves, des données et statistiques robustes pour mettre en œuvre de façon efficace, mesurer, suivre, évaluer et rendre compte avec précision les activités et les progrès réalisés dans le cadre du Pacte mondial.

Il dit que partout dans le monde, il y a un sentiment anti-migrant plus fort et une prévalence de politiques restrictives basées sur des perceptions négatives qui ne sont pas correctes sur le plan factuel.

En conséquence, dit-il, l’Afrique doit œuvrer pour que ses discours et priorités soient correctement reflétés dans les six domaines thématiques du Pacte mondial pour la migration, qui sera le premier accord négocié entre gouvernements, organisé sous les auspices des Nations Unies, pour couvrir toutes les dimensions de la migration internationale dans une perspective globale et intégrée.

« Il est important pour le continent que le Pacte mondial sur la migration établisse une série de principes, d’engagements et une forme de  compréhension entre les États membres en ce qui concerne la migration internationale dans toutes ses dimensions ; apporte une contribution importante à la gouvernance mondiale et renforce la coordination en matière de migration internationale ; présente un cadre pour une coopération internationale globale sur les migrants et la mobilité humaine et traite tous les aspects de la migration internationale, y compris les aspects humanitaires, développementaux, liés aux droits de l’homme et autres aspects de la migration », indique M. Hamdok.

 

Politiques

Au-delà de l’adoption du Pacte mondial, dit-il, des politiques et une planification nationales avisées et dynamiques seront indispensables à la réalisation des perspectives africaines en matière de migration.

« Pour que cela soit possible, les politiques de développement économique et social et cette vision à long terme devront intégrer des perspectives et des préoccupations autour de la migration », déclare le chef adjoint de la CEA.

Il fait savoir que c’est triste que la migration africaine ait été largement décrite comme un phénomène suscité par la pauvreté, la violence et d’autres formes de misère humaine.

« Pourtant, la migration africaine ne s’avère pas nécessairement exceptionnelle ou essentiellement différente de la migration dans et à partir d’autres régions du monde », confirme M. Hamdok.

Pour sa part, le Ministre éthiopien des affaires étrangères, Aklilu Haile Michael, fait part des graves préoccupations de son pays concernant la protection des droits de l’homme des migrants en transit vers les pays de destination de leur choix dans le monde entier.

« Il est grand temps que la vision globale de la migration soit correctement mise à profit dans une feuille de route et une matrice de mise en œuvre bien classées et correctement articulées », déclare-t-il.

Mme Louise Arbour, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales, précise que le monde a tout intérêt à mieux gérer les migrations, compte tenu de la croissance de la population mondiale et de l’énorme augmentation du nombre de personnes en déplacement.

Mme Arbour mentionne que le Pacte mondial doit trouver des moyens de relever les défis liés à la migration qui peuvent être mis en œuvre par les États membres.

Pour sa part, Mme Erica Usher, Conseillère politique principale et Membre de l’équipe principale du Pacte mondial sur la migration de l’Organisation internationale pour les migrations, informe que la plupart des migrations se déroulent dans la même région.

« Il est important que nous profitions de l’opportunité du Pacte mondial pour aborder la migration dans toutes ses complexités », dit-elle, ajoutant que cela peut se faire en prenant en considération le Programme de développement durable 2030 des Nations Unies pour assurer une migration sûre, ordonnée et régulière

Les résultats de cette réunion éclaireront le processus du Pacte mondial sur la migration qui vise à améliorer la gouvernance en matière de migration, à relever les défis associés à la migration actuelle et à renforcer la contribution des migrants et de la migration au développement durable.

 

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