Selon Mme Yemeru, l'urbanisation de qualité peut stimuler une croissance inclusive et durable en Afrique

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Le Cap, Afrique du Sud, 4 décembre 2017 (ECA) - Il est essentiel que les pays africains intègrent stratégiquement et lient l'urbanisation à leurs priorités, plans et visions de développement nationaux pour que l'urbanisation contribue à la transformation structurelle et au développement économique dit Edlam Yemeru, Chef de la Section de l'urbanisation de la commission économique pour l'Afrique.

S'exprimant lors d'une réunion régionale de deux jours sur le cadre régional harmonisé pour la mise en œuvre du nouveau programme urbain en Afrique au Cap, Mme Yemeru a déclaré que l'urbanisation doit être considérée comme un moteur essentiel de la productivité et de la croissance économique, situé au cœur de la vision et de la planification nationale.

«L'intégration stratégique de l'urbanisation dans la planification du développement national, liée comme l'instrument à la réalisation des objectifs de croissance et de transformation, notamment par une industrialisation accélérée, est cruciale pour réaliser les visions du nouvel agenda urbain en Afrique », a-t-elle déclaré.

L'Afrique, a déclaré Mme Yemeru, est confronté au défi de parvenir à une croissance économique inclusive, ce qui augmente le besoin d'une urbanisation de qualité qui peut être exploitée pour parvenir à une croissance inclusive et durable.

« Ce n'est que lorsqu'elle sera bien planifiée et gérée que l'urbanisation pourra contribuer au dynamisme économique, à la création d'emplois et à la réduction de la pauvreté », a-t-elle déclaré aux participants réunis par la CEA, ONU-HABITAT et la commission de l'union africaine pour discuter et valider le cadre régional harmonisé afin de soutenir la mise en œuvre du nouveau programme urbain en Afrique.

Mme Yemeru a déclaré que la priorité absolue pour l'Afrique aujourd'hui, telle qu'elle est énoncé dans l'Agenda 2063, est la transformation structurelle par la diversification économique et la valeur ajoutée,  à travers l'industrialisation fondée sur les matières premières.

« Il est donc important que le cadre de mise en œuvre que nous examinons lors de cette réunion permette aux pays africains de se concentrer de façon réelle sur des priorités politiques et de mise en œuvre spécifiques pour les cinq, dix, quinze et vingt prochaines années,  liés aux priorités et objectifs de developpement national » a ajouté Mme Yemeru.

Politique

Naison D. Mutizwa-Mangiza, directeur du bureau régional pour l'Afrique d'ONU-Habitat, a déclaré que les pays africains ne peuvent pas transformer structurellement leurs économies sans améliorer significativement la planification et la gestion des villes et agglomérations et sans reconnaître pleinement la contribution de l'urbanisation au développement national durable.

«S'il est traduit en politiques efficaces mises en œuvre de manière intégrée, en construisant une structure de gouvernance urbaine robuste, en déployant des règles et des réglementations favorables, une planification urbaine saine et une conception assistée par des stratégies financières viables, le nouvel agenda urbain peut garantir que les villes fonctionnent comme moteurs de transformation du développement durable », a-t-il déclaré.

Il a déclaré que le nouvel agenda urbain, qui repose sur des engagements de transformation audacieux articulés autour des trois piliers de la durabilité, fournit un cadre pour la réalisation de l'urbanisation durable et pour maximiser sa contribution au développement durable.

Habofanoe Lehana, ministre du gouvernement local du Lesotho, a déclaré que l'Afrique, plus que toute autre région, doit regarder de plus près le nouvel agenda urbain car elle s'urbanise plus vite que toute autre région et porte donc le plus grand défi associé à l'urbanisation non planifiée et non gérée.

Pour sa part, Khabele Matlosa, directeur des affaires politiques de la CUA, a déclaré que le plan de mise en œuvre devrait être fermement ancré dans le concept et la vision de l'Agenda 2063 « L'Afrique que nous voulons », tout en tenant compte de l'idée générale de l'agenda global 2030 sur le développement durable.

« Une feuille de route orientée vers l'action est nécessaire pour suivre, examiner et rendre compte des étapes franchies dans le cadre du nouvel agenda urbain », a-t-il dit, ajoutant que la mise en œuvre effective du plan nécessite des partenariats durables et significatifs aux niveaux international, continental, régional, national, sous-national et communautaire travaillant à l'unisson vers une vision commune.

Mme Zoe Kota-Fredericks, vice-ministre de l'Afrique du Sud au département des établissements humains a déclaré que le nouvel agenda urbain s'harmonisait bien avec les objectifs de développement de l'Afrique du Sud tels qu'énoncés dans le plan de développement national du pays.

Des fonctionnaires, des décideurs et des experts de divers pays africains ont participé à la réunion pour discuter et valider le cadre régional harmonisé proposé pour la mise en œuvre du nouvel agenda urbain en Afrique.


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