Pour participer virtuellement, inscrivez-vous ici.

L’Afrique a joué un rôle normatif et de négociation majeur au sein du régime climatique mondial, notamment en ce qui concerne l’adaptation, la justice climatique, l’équité, les pertes et préjudices, ainsi que la mise en œuvre du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives (CBDR-RC). Toutefois, il est admis que le leadership dans la gouvernance climatique mondiale ne saurait être revendiqué au seul motif que les priorités africaines sont exprimées ou défendues lors des négociations. Ce leadership doit s’entendre comme la capacité à orienter les agendas, influencer les normes, concevoir des institutions, bâtir des coalitions et élaborer des solutions concrètes susceptibles d’améliorer les résultats pour toutes les Parties.
La quatorzième Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XIV) propose dès lors une approche plus ambitieuse : il s’agit de dépasser le simple renforcement du leadership climatique africain pour consolider la capacité d’action de l’Afrique (son *agency*) dans l’élaboration des règles, institutions, normes, architectures de mise en œuvre et compromis politiques qui définissent la gouvernance climatique mondiale.