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Marketing des idées : la CEA scelle une alliance avec les centres de recherche pour des politiques de diversification économique fondées sur des évidences

16 février, 2026
ECA builds a knowledge alliance to drive evidence-based economic diversification in central Africa

Yaoundé, 16 février 2026 (CEA) – À l’occasion de la première édition des Cafés de la Diversification Économique (CaDE), le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a lancé une offensive majeure de « marketing des idées ».

L’enjeu est de susciter une appropriation large du « Consensus de Douala ». Il ne s’agit plus uniquement de produire des rapports, mais de construire un écosystème où industriels, chercheurs et décideurs publics parlent le même langage, fondé sur des données probantes et orienté vers l’action.

À la faveur d’une journée portes ouvertes organisée le 16 février 2026, marquée par des échanges avec les représentants des institutions académiques (universités, centres de recherche, think tanks) et par une exposition des produits de savoir de la CEA, le Bureau a consolidé son partenariat avec les institutions de recherche.

Sept universités, sept centres de recherche et think tanks, ainsi qu’un écosystème représentatif du secteur privé et de la société civile ont répondu à l’invitation, témoignant d’un intérêt croissant pour une coopération structurée autour de la transformation économique.

Cette dynamique a jeté les bases d’un réseau régional des think tanks et centres de recherche, destiné à renforcer le continuum entre la recherche opérationnelle de la CEA et la recherche académique fondamentale.

Alors que la sous-région se trouve à mi-parcours de la Décennie de la diversification économique (2021-2030), Jean Luc Mastaki, Directeur du Bureau sous-régional, souligne :

« La véritable transformation de l’Afrique centrale est d’abord intellectuelle. L’enjeu est, en premier lieu, de briser les barrières entre expertise technique et recherche académique afin de bâtir des politiques publiques robustes et crédibles. En second lieu, face à l’évolution de la situation économique dans la sous-région, il est urgent que la production intellectuelle accompagne l’accélération des politiques de diversification économique. »

Les participants ont unanimement recommandé l’institutionnalisation des Cafés de la Diversification Économique comme plateforme permanente de co-construction des politiques publiques fondées sur des évidences.

Pour le Professeur Bruno Ongo Nkoa, Directeur du Centre de Recherche en Économie et Gestion de l’Université de Yaoundé II :

« Cette plateforme permettra à la recherche de mieux dialoguer avec les politiques publiques et de les influencer davantage. Par ailleurs, nos chercheurs pourront produire des analyses plus techniques et plus utiles aux besoins des décideurs. »

Les CaDE incarnent ainsi une évolution stratégique : la CEA ne se positionne plus seulement comme centre d’expertise technique, mais comme acteur central du débat public économique régional, catalyseur d’un narratif collectif sur la transformation structurelle.

Le Dr Alfred Ramdaji, de l’Université de N’Djamena, appelle la CEA à aller plus loin :

« Les idées, actions et concepts portés par la CEA, notamment le Consensus de Douala pour sortir nos pays du modèle économique actuel, doivent être enseignés dans les facultés. Nous devons adapter les curricula de formation aux enjeux stratégiques du développement. »

À travers cette alliance avec les centres de recherche et les acteurs du savoir, la CEA pose les bases d’une coalition régionale d’influence, capable d’ancrer durablement la diversification économique dans les politiques publiques et dans l’opinion.

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