Accra (Ghana), le 21 avril 2026 – La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers ses bureaux sous-régionaux pour l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, en collaboration avec la Commission nationale de planification du développement (NDPC) du Ghana, a lancé à Accra, du 21 au 23 avril 2026, un atelier de renforcement des capacités de trois jours consacré à l’outil élaboré pour « l’intégration de la migration et des contributions de la diaspora dans les plans et politiques nationaux et à moyen terme de développement ».
Cette rencontre vise à doter les institutions nationales et locales d’outils pratiques pour mieux intégrer la migration, les contributions de la diaspora et les envois de fonds dans les plans et politiques de développement, afin d’en maximiser l’impact sur le développement à long terme du Ghana.
Organisé dans le cadre du programme « Renforcement le lien entre migration et développement en Afrique », l’atelier a réuni environ 100 participants issus des ministères, départements et agences (MDAs), des Conseils régionaux de coordination (RCCs), des assemblées métropolitaines, municipales et de district (MMDAs), ainsi que des acteurs clés du secteur privé et de la société civile.
Lors de la séance d’ouverture, au nom du Directrice générale de la Commission nationale de planification du développement (NDPC) du Ghana, M. Richard Tweneboa-Koduah, Directeur de la recherche à la NDPC, a indiqué qu’environ 1,7 million de Ghanéens résident à l’étranger, répartis dans plus de 50 destinations, pour des raisons diverses. « Malgré les incertitudes mondiales, les flux d’envois de fonds vers le Ghana sont restés résilients ; toutefois, la majorité de ces ressources est consacrée à la consommation, tandis qu’une part relativement faible est orientée vers l’épargne et l’investissement », a-t-il ajouté. M. Tweneboa-Koduah a également souligné les efforts en cours pour mieux intégrer les envois de fonds dans les plans de développement sectoriels.
Dans ce contexte, l’outil présenté constitue un instrument pratique permettant de mieux prendre en compte les contributions de la diaspora et les dynamiques migratoires dans les cadres de planification nationaux et sectoriels. Il propose une méthodologie structurée pour appuyer le suivi et l’évaluation, permettant aux parties prenantes de mesurer les progrès et d’évaluer l’efficacité de sa mise en œuvre.
Dans son allocution d’ouverture, M. Amadou Diouf, représentant les Directeurs de la CEA pour l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, a salué la solide collaboration entre la NDPC et ses partenaires, tout en rappelant le programme multi-pays de la CEA lancé en 2024 pour renforcer le lien entre migration et développement. Il a relevé les progrès significatifs réalisés au Ghana, notamment l’appui technique visant à intégrer les envois de fonds dans le Cadre de politique nationale de développement à moyen terme (2026–2029). Soulignant la position du Ghana parmi les principales destinations de transferts de fonds en Afrique, avec des flux atteignant 7,8 milliards de dollars des États-Unis en 2025, M. Diouf a insisté sur leur rôle crucial dans l’économie et sur les efforts du gouvernement pour mieux orienter ces ressources vers l’investissement et le développement. Il a conclu en réaffirmant l’engagement de la CEA et en encourageant une participation active afin de garantir des résultats concrets.
L’atelier vise à renforcer les capacités institutionnelles pour une utilisation efficace de l’outil, à identifier les lacunes dans les plans de développement existants et à améliorer l’alignement des contributions de la migration et de la diaspora avec les priorités nationales de développement du Ghana et les Objectifs de développement durable (ODD).
Depuis le lancement du programme multi-pays de la CEA en 2024, le Ghana a accompli des progrès importants, notamment à travers des travaux analytiques visant à intégrer les envois de fonds dans le Cadre de politique nationale de développement à moyen terme (2026–2029), ainsi que des réformes politiques destinées à améliorer la gouvernance, la coordination et les mécanismes d’investissement.
Au cours des trois jours de travaux, les participants prendront part à des discussions en plénière et à des sessions pratiques afin d’examiner les modalités d’utilisation de l’outil dans leurs plans respectifs, dans le but de promouvoir une planification du développement plus cohérente, fondée sur des données probantes et axée sur les résultats.
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