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Un nouvel engagement, l’investissement nécessaire pour atteindre les ODD en Afrique

2 mars, 2023
Fresh commitment, investment needed to achieve SDGs in Africa

Niamey, Niger, le 2 mars 2023 (CEA) – L’Afrique a besoin d’un changement de paradigme pour assurer le développement durable en prenant un nouvel engagement et en augmentant les investissements afin de réaliser les ODD, exhorte la Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique, Hanan Morsy aux États africains.

« Une grande partie de notre quête pour atteindre les ODD, c’est que nous avons besoin d’un nouveau paradigme, nous devons accélérer l’action et nous devons assurer une reprise verte et inclusive après les effets des crises multiples, qui ont assailli le monde »", a déclaré Mme Morsy dans son discours de clôture au Forum africain pour le développement durable 2023 (FRADD) qui s’est terminé le 2 mars à Niamey, au Niger.

Mme Morsy souligne que les pays africains ont fait les frais des multiples crises alimentaires, énergétiques, de la guerre d’Ukraine, de la pandémie de Covid et du changement climatique contre lesquelles ils étaient mal équipés pour rebondir.

Les analyses de la CEA montrent que l’Afrique aura besoin d’environ 438 milliards de dollars de financement pour l’adaptation d’ici 2030. Outre les menaces du changement climatique, les menaces à la sécurité sapaient également les efforts visant à faire des progrès durables en matière de développement.

Mme Morsy appelle à un engagement envers les partenariats pour atteindre les ODD et souligne la nécessité d’un sens renouvelé de la solidarité et de la compréhension qu’une croissance rapide et d’une reprise seront réalisées en investissant dans les régions où les gains les plus potentiels peuvent être réalisés.

« Un message clair de ce forum est que nous devons briser l’aversion au risque associée à l’investissement en Afrique », déclare Mme Morsy, appelant à une concentration régionale du secteur privé, à l’exploitation du financement mixte et à la mobilisation des ressources nationales grâce à la « monétisation du capital naturel ».

Il est reconnu que l’Afrique peut répondre à 50 % des besoins mondiaux en matière de séquestration grâce à ses approches fondées sur la nature. C’est grâce à cette prise de conscience que la CEA a aidé les pays de la Commission du Bassin du Congo à établir un registre des crédits carbone.

Le Forum de trois jours a souligné la nécessité d’accélérer les investissements dans la réalisation des ODD à savoir l’ODD 6 eau propre et assainissement ; l’ODD 7 énergie propre et d’un coût abordable ; l’ODD 9 industrie, innovation et infrastructure ; l’ODD 11 villes et communautés durables et l’ODD 17 des partenariats pour la réalisation des Objectifs.

En décembre 2023, les chefs d’État africains se sont réunis à Niamey, au Niger, pour le Sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et ont souligné l’urgence de stimuler les investissements dans les chaînes de valeur durables pour transformer les économies africaines.

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est un levier efficace pour l’Afrique pour atteindre les ODD, indique Mme Morsy qui fait remarquer que la tenue du Forum au Niger a mis en évidence la nécessité d’une action climatique accélérée pour que les pays africains se remettent des crises.

Selon l’analyse de la CEA, déclare-t-elle, « 2 degrés de réchauffement se traduisent par plus de 15 % de perte de PIB et nous sommes actuellement sur une trajectoire de plus de 2,7 degrés de réchauffement » dans le Sahel où les pays ont le moins de capacités à réagir.

Le Forum a publié la Déclaration de Niamey appelant les pays africains à redéfinir et développer des modèles économiques intégrant la protection des ressources naturelles, en particulier l’eau, la promotion des énergies renouvelables et une transition juste.

En outre, la Déclaration - exprimant sa préoccupation face à la convergence des crises géopolitiques, financières, climatiques et de la biodiversité dans l’amplification des difficultés économiques et la réduction de la prospérité en Afrique - appelle à la mise en place d’infrastructures vertes et résilientes qui favorisent une industrialisation durable et le développement d’une urbanisation qui facilite la croissance inclusive, en tenant compte de la valeur de notre capital humain.

 

Publié par :
Section de la communication
Commission économique pour l’Afrique
B.P. 3001
Addis-Abeba
Éthiopie
Tél : +251 11 551 5826
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